1. // Premier League – Birmingham/Bolton

Johan Elmander, vu par...

Non, Djurgardens, ce n'est pas un nom de bière. C'est le nom du club qui a permis à Johan Elmander de prendre un peu de plomb dans la tête. Son entraîneur de l'époque, Sören Akeby, revient en quelques points sur la confirmation Elmander, aujourd'hui dans un sas de départ vers l'Italie ou Saint James' Park.

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Fin 90, Johan Elmander est considéré au pays comme un des très bons espoirs suédois. Sa cote grimpe, Elmander se barre à 19 ans au Feyenoord mais n'éclate pas. Deux prêts successifs au Djurgardens le remettent en selle. « Il était jeune à son arrivée, un peu arrogant. Il pensait qu'il était le meilleur joueur de l'équipe, qu'il avait déjà tout vu, tout fait, juste parce qu'il venait d'un grand club de Hollande. Il n'arrêtait pas de me dire que les entraînements en Hollande étaient mieux, qu'il fallait faire comme ci, comme ça » , confesse notre expert Sören Akeby. « Il a fallu recadrer ça rapidement. Ça n'a pas duré longtemps, quelques semaines seulement. Mais on lui a dit de se mettre sérieusement au travail pour qu'il devienne un grand joueur » .


« Il ressemble à votre Didier Deschamps »


Coach Akeby poursuit le tableau Elmander avec franchise : « Bon, Elmander, je pense qu'on est d'accord pour dire que techniquement, ce n'est pas le meilleur joueur. En Suède, ça n'a jamais été sa force. Lui, c'est un joueur d'espaces, qui n'est jamais aussi fort que quand le ballon arrive devant lui. Sur sa première touche de balle, lancé, il fait énormément de différences. Sur le plan des efforts aussi. En Suède, il est apprécié pour ça. C'est très suédois son type de jeu, d'abattre énormément de travail pour les autres, dans les appels, les replacements. Les gens aiment bien ça ici. C'est l'inverse d'un Zlatan, la star, plus égoïste et techniquement plus talentueux. Johan il sait faire le sale boulot pour les autres » . Akeby se risque alors à une comparaison osée : « En fait, il fait un peu ce que faisait très bien Deschamps chez vous. Sauf qu'Elmander, il fait ça bien plus haut sur le terrain » .


Le vagabondage à Bolton


Elmander, comme à ses débuts, choisit la difficulté pour confirmer ses deux très bonnes saisons toulousaines. Ok, Le Bolton de Gary Megson savait jouer dans les espaces, mais sans doute un peu trop, à coups de jeu direct très restrictif. Et le Suédois arrive avec l'étiquette du joueur le plus cher de l'histoire des Wanderers. « Durant ses premières années à Bolton, il a éprouvé des difficultés à s'adapter aux systèmes tactiques de la Premier League. Il ne comprenait pas comment se déplacer » . Puis Owen Coyle est arrivé dans la banlieue de Manchester et a mis un peu de football dans la maison vagabonde. Elmander s'y est retrouvé et a passé un semestre à marquer. En 2011, le Suédois est moins efficace, avec un seul but à son compteur, en Cup contre Birmingham. Mais, à trois mois de la fin de son contrat, Elmander, 30 ans, a tout du type bonne pioche pour le futur mercato.

Sélection, Italie et Newcastle


Car, depuis ses années toulousaines, Elmander a au moins gagné une chose : être la doublure de Zlatan en sélection, obtenir au moins le statut d'international régulier : « Le problème, c'est que la Suède joue en 4-5-1, et Zlatan est forcément l'attaquant de pointe. Elmander a déjà joué sur les ailes mais ce n'est pas son meilleur poste je trouve. Il n'est pas assez technique pour s'exiler sur un côté. Il doit se contenter des éventuelles suspensions ou blessures d'Ibrahimovic. Mais il est perçu comme un remplaçant très crédible, intéressant, apprécié » . Apprécié, son profil l'est tout autant par les recruteurs européens, aux aguets pour cet été. Le terreau est fertile : Bolton, en recherches d'économie, aimerait bien alléger sa masse salariale et Elmander est libre. La Juventus et la Fiorentina ont déjà commencé à se montrer alors que le Newcastle de Pardew utiliserait bien l'héritage laissé par Andy Carroll cet hiver pour mettre à disposition de Barton, Tioté et Ben Arfa, le bosseur Elmander, scoreur à ses heures. En observateur avisé, Sören Akeby ponctue et fait son pronostic : « En France, il s'est relativement amélioré techniquement. En Angleterre, il a pris une autre dimension physique et su s'imposer. En Italie, je ne sais pas trop ce que ça peut donner. Cela dépend dans quel club il atterrit. Mais je pense qu'il est vraiment fait pour la Premier League. Il y a beaucoup plus d'espaces que dans les autres championnats » .


Propos recueillis par Ronan BOSCHER

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