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Joey Barton, et le départ par la grande porte

Après une saison difficile, à l'image de son club, Joey Barton profite des dernières journées de la saison pour montrer son meilleur visage. Celui, trop rarement affiché, d'un des meilleurs milieux du Royaume.

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Honteux. Voilà le terme le plus souvent utilisé pour décrire la sortie de Joey Barton ce 13 mai 2012 à l'Etihad Stadium. Ce jour-là, le score est encore de 1-1, et Manchester United est virtuellement champion d'Angleterre quand le capitaine de QPR pète les plombs et agresse Tévez, puis Agüero, écopant au passage d'un carton rouge, puis une suspension de 12 matchs. La suite, on la connaît. Un titre de champion arraché sur le fil par les Citizens, des commentateurs s'en donnant à cœur joie sur Barton, insinuant même parfois qu'il aurait voulu favoriser son club formateur dans la course au titre, et un exil à Marseille, avant de retrouver QPR en Championship, puis de remonter en Premier League. Aujourd'hui, à l'aube de retrouver l'Etihad Stadium, QPR est à une défaite de connaître sa deuxième relégation en trois saisons. Si la donne est simple, Joey Barton, lui, semble avoir une revanche à prendre sur le passé et une dette envers les supporters des Rangers. En effet, alors que le navire QPR semble constamment tanguer, à force de nager en eaux troubles, quelques-uns des joueurs n'auront pas à rougir si le couperet tombe cette après-midi. On pense à Charlie Austin évidemment, mais aussi à des joueurs tels que Leroy Fer ou Matt Phillips. Joey Barton fait partie de ceux-là. Des joueurs qui ont tout donné pour tenter de sauver le club, comme le confiait le natif de Huyton à Sky Sports : « Au final, le vestiaire s'est réveillé et a tout donné. Un ou deux œufs pourris ont tout gâché. Si cela avait été fait à ma manière, ils auraient été virés directement. »

Sept cartons, et un record


Pourtant, jusqu'à maintenant, la saison de Joey Barton était plutôt quelconque, voire décevante. Blessé en début d'exercice, l'ancien Marseillais manque six des dix premières journées de championnat. Avant de refaire parler de lui, pour de mauvaises raisons. En effet, entre la dix-neuvième et la vingt-cinquième journée de championnat, Barton établit un nouveau record en devenant le premier joueur de l'histoire de la Premier League à être averti lors de sept matchs consécutifs. Un record qu'il célèbre... en se faisant expulser à la demi-heure de jeu lors du match suivant, en déplacement sur la pelouse de Hull City. Mais voilà, si l'on peut reprocher beaucoup de choses à Barton, celui-ci a au moins le mérite de ne pas être un « quitter » comme le disent les Anglais, un lâche, ou celui qui baisse les bras en premier. Ainsi, le vent tourne lorsque Chris Ramsey est nommé entraîneur intérimaire après le départ d'Harry Redknapp, à la suite de la défaite 3-1, face à Stoke City lors de la 23e journée. Malgré les cartons, les gestes d'humeur, et donc cette fameuse expulsion au KC Stadium, Ramsey lui maintient sa confiance, en mettant en avant l'homme plutôt que le joueur, comme il l'a rappelé en conférence de presse : « Il avait une réputation douteuse, mais vous devez vous faire votre propre opinion des gens. Je ne pense pas que vous pouvez arriver dans une situation comme celle-là, et évaluer les gens en fonction de ce que les autres pensent d'eux. Il ne m'a rien montré qui pouvait justifier le fait de croire les histoires que j'avais entendues. »

L'heure de prouver


Conforté par son nouveau manager, Barton s'assagit, et livre des prestations de grande classe, récupérant un nombre de ballons incalculables, marquant même, comme face à West Bromwich Albion, ou délivrant des passes décisives, comme face à Liverpool le week-end dernier. Et si la victoire n'est pas toujours au rendez-vous, Barton, ces derniers temps, incarne une sorte de fighting spirit nécessaire à toute équipe se battant pour son maintien. « Il s'est comporté en grand professionnel, à l'entraînement, comme sur le terrain » , termine ainsi son manager. Bref, Barton met tout en œuvre pour sortir par la grande porte, peu importe l'issue de la saison. Avant de penser à se réinventer ? « Il m'a grandement impressionné et dans le futur, il sera probablement un grand manager. » On a hâte de voir le résultat.



Par Paul Piquard
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