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Jimmy Jump : « Une seule minute de gloire »

Jimmy Jump est un homme fou. Son truc à lui, c'est de rentrer sur le terrain lors des plus grands matchs. Sa dernière performance : avoir réussi à sauter sur le Camp Nou lors du dernier Barça-Real. Petit entretien avec un mec pas tout à fait normal.

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En voyant la tête de Cristiano Ronaldo quand tu es venu lui lancer ton bonnet, il avait vraiment l'air effrayé. De vraies pleureuses ces joueurs du Real ?


Tout ce que je peux te dire, c'est que les joueurs du Barça ne pleurent pas, ils sont simplement de meilleurs footballeurs que les Madrilènes sur tous les aspects. Ils sont plus modestes, enfin surtout moins arrogants que les joueurs du Real. En plus, nous à Barcelone, on joue un foot offensif, pas un style défensif à la Mourinho.


En parlant de Barcelone, c'est la première fois que tu rentres sur la pelouse du Camp Nou ?


Non, c'est ma troisième fois. La première fois, ça remonte au 26 octobre 2003 lors du jubilé de Pitu Abelardo. J'avais sauté pour rendre hommage à cette légende du club : j'ai décidé de rentrer sur le terrain avec le maillot qu'il portait lors de la finale de 1997 (finale de la coupe d'Europe des vainqueurs de Coupes, ndlr) contre le PSG. Il l'avait lancé et j'avais réussi à le récupérer. Ma deuxième fois, c'était un an après, le 11 septembre. C'était le premier match d'Eto'o avec le maillot culé alors je suis allé le voir sur la pelouse en lui donnant une « barretina » rouge (bonnet symbole de la Catalogne, ndlr), c'était le jour de la fête de la Catalogne. Et puis, comme tout le monde l'a vu, la troisième fois, c'était la demi-finale contre le Real !


Comment t'es venu cette envie de devenir un « streaker » ?


J'étudiais pour devenir acteur, j'allais à pas mal de castings mais je n'étais jamais choisi. Un jour, un directeur m'a dit que je ne passerai jamais à l'écran et c'est là que j'ai décidé de sauter dans le Camp Nou. Après ce premier saut, je suis passé dans tous les médias, et j'ai créé mon propre personnage : Jimmy Jump. Alors là, je l'ai appelé et je lui ai dit : « va te faire foutre bâtard » ! C'est ensuite que courir sur les terrains de foot est devenu ma passion. Je dois courir plus vite que les stewards et je dois tout préparer sachant que je n'ai qu'une seule minute de gloire.


L'un de tes faits de gloire a eu lieu l'été dernier en finale de la coupe du Monde. Tu voulais faire quoi ?


Je voulais poser la « barretina » sur la coupe du Monde. Il faut savoir que ce bonnet n'est pas seulement le symbole de la Catalogne. C'est un signe de liberté. Il y en avait d'ailleurs lors de la Révolution française (le bonnet phrygien, ndlr). Dis toi que Don Quichotte voyait des moulins, que Dali peignait des trucs surréalistes, et bah moi j'aime sauter et courir librement dans les stades !


Quel est ton meilleur souvenir ?


Sans hésitation, c'est l'Euro 2004. Lors de la finale, je suis allé vers Figo et je lui ai balancé le drapeau du Barça à la gueule C'est un bâtard d'aller chez l'ennemi qu'est le Real Madrid. Si tu es capitaine de ton équipe tu ne peux pas aller chez ton plus grand rival. Les supporters ne l'oublieront jamais. Sinon j'ai adoré la finale de ligue des Champions en 2007 à Athènes, mais le plus drôle reste l'Eurovision. Il faut savoir que tous les sauts que je fais sortent de ma tête, et je suis le seul à savoir la difficulté pour les faire afin de rester le plus grand « streaker » du monde.


Mais c'est quand même bizarre que tu arrives toujours à rentrer dans les stades ?


En fait, je suis interdit de stade mais il est très difficile de m'arrêter à l'entrée parce que je suis un professionnel de l'infiltration. Je sais comment rentrer dans le stade mais le plus dur, c'est de changer de fringues et d'aspect pour ne pas être reconnu. Par exemple, pour la finale de coupe du Roi, je voulais vraiment rentrer sur le terrain mais la police nationale m'a stoppé à l'entrée de Mestalla. J'ai pu regarder le match en deuxième mi-temps dans un bar qui s'appelle le "Manolo" à côté du stade après m'être fait interroger par les flics. Tout ça parce qu'ils avaient peur que je revienne pour réessayer de sauter. Cette montée d'adrénaline, je peux la contrôler maintenant, puisque je vais chez un médecin qui me donne des calmants. Je ne suis pas fou, c'est juste que quand je sens le moment pour y aller, personne ne peut me stopper.


A l'heure d'aujourd'hui, c'est quoi ton rêve de « streaker » ?


Ce serait de sauter pendant les Oscars à Hollywood ou alors pendant un match de NBA au Staples Center. Le Superbowl serait pas mal aussi sachant que c'est l'évènement le plus regardé au monde avec plus d'un milliard de téléspectateurs. Aujourd'hui, j'ai plus de 215 000 fans, mais j'en veux plus parce que mes sauts n'ont pas de frontière !





Barça-Real






Finale de la coupe du Monde 2010






Figo, finale du championnat d'Europe 2004






Baptême Eto'o






Finale de l'Eurovision







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Propos recueillis par Robin Delorme

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