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Jimmy Cabot : « Dans ces moments-là, on vole »

Avec ses Merlus, Jimmy Cabot est tranquillement posé sur le trône de la Ligue 2. Au calme, il prend le temps de parler de pétanque, de Ligue 1, de Mickaël Landreau et même de croziflette.

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Tu es un enfant précoce : en 2001, à sept ans, tu es champion de Savoie de pétanque...
Ouais ! (Rires.) La pétanque, je baignais dedans en Savoie. Mon père m'y a mis assez tôt, j'ai fait de la compétition, mais j'ai vite vu que je n'allais pas trop rester. Mais j'aime beaucoup ! J'y joue toujours énormément avec mes amis, encore récemment, on regardait Fazzino face à Rocher (en demi-finale des Masters de pétanque d'Istres, victoire finale de Fazzino, ndlr). J'avais croisé Bauthéac, on en avait parlé. J'aime bien ça, ouais.

2002, tu commences le foot à Villargondran, à huit ans. Avec déjà l'envie d'être un champion ?
Entre huit et quatorze ans, je kiffais ça, je ne pouvais pas m'en passer. Villargondran, c'était un petit club de District hein, tout en bas. Je faisais aussi des stages, à Lyon, à Saint-Étienne, je me retrouvais dans des levers de rideau dans des stades pros, tout ça. J'aimais ça. J'ai intégré le centre de formation de Troyes grâce à la coupe : coupe inter-Districts, coupe régionale, puis j'ai fait la coupe nationale des jeunes, en 14 ans. Troyes et Sochaux étaient là, j'ai choisi Troyes et j'ai fait toute ma formation à Sochaux... à Troyes ! (Rires.) À partir du moment où j'ai intégré le centre, voilà, mon seul objectif était d'être pro. Mais je ne peux pas dire qu'avant je n'avais que ça en tête, non.


Autre année majeure, 2013, 19 janvier, premier match en Ligue 1.
Oui, c'est ça, je suis entré à Lorient, en plus. J'ai joué en coupe la semaine d'avant, et mes cinq premières minutes en Ligue 1 sont à Lorient. En août, j'ai mis mes premiers buts, en Coupe de la Ligue (contre le Gazélec et Nîmes, ndlr), et puis j'ai signé mon premier contrat en septembre, à 19 ans. Cette année-là, c'est mon arrivée dans le monde professionnel.


Ça te paraît déjà loin ? Tu as l'impression d'avoir changé depuis ?
Ça passe vite, quand même ! (Rires.) J'ai pas mal changé, je pense, parce que même si j'étais travailleur, il y avait beaucoup de choses à apprendre. J'ai eu beaucoup de blessures sur les premières années, des pubalgies, des entorses. Il fallait que je m'endurcisse, mais d'un autre côté, j'avais beaucoup envie de jouer. J'étais jeune, peut-être que je forçais un peu. J'avais une étiquette de joker, parce que j'étais un peu foufou. Ça pouvait m'être bénéfique, mais il fallait aussi que je sache gérer les temps forts et les temps faibles. Dans l'impact, j'étais aussi plus frêle que maintenant, plein de petits trucs comme ça.

D'être un petit gabarit (1,64 m, quelque part entre Marco Verratti et Frédéric Sammaritano), ça a été un handicap pour passer pro ?
Non, ce n'est pas écrit qu'il faut être grand pour être footballeur. Je trouve qu'au contraire, ça me permet beaucoup de choses. Après, bien sûr, il faut savoir compenser avec d'autres qualités, mais je ne pense pas que ça a été un problème particulier, je n'ai pas de souci par rapport à ça, surtout à mon poste. Il faut surtout avoir de la détermination pour passer pro. Et j'en avais.

Ton explosion coïncide avec le départ de Jean-Marc Furlan et l'arrivée de Claude Robin à Troyes, en décembre 2015. Qu'est-ce qui a changé à cette époque ?
Rien de particulier, en fait. Sur cette année-là, je commençais à être vraiment présent, mais on avait une équipe qui tournait, et même si on ne gagnait pas, le coach conservait les mêmes joueurs. Ils se connaissaient et je ne conteste pas ça. Mais après son départ, il y a eu des changements, j'ai eu l'occasion de jouer, j'ai marqué, la confiance est montée et voilà, j'ai saisi ma chance, on va dire.


En une semaine, tu offres à Troyes la première victoire de sa saison, à Lille le 23 janvier (1-3, doublé et passe décisive), et tu quittes ton club formateur le 29. Pourquoi avoir choisi Lorient ?
Je trouvais que Lorient était un club stable de l'élite. Même si aujourd'hui, Troyes est en Ligue 1 et que nous, on est descendus... Mais à ce moment-là, je pensais, et je le pense toujours, que c'était un cap à franchir, que c'était important pour ma progression. Il me restait une ou deux semaines pour partir, et j'avais vraiment envie de goûter à autre chose. Après, Lille ou Lyon (parmi les clubs intéressés à l'époque, ndlr), fallait quand même rester cohérent. Je n'avais que quelques matchs de Ligue 1, même si j'ai marqué, je sais très bien comment ça va se faire si je vais à Lyon. Que ça va être compliqué de jouer.


À Lorient, tu es aux premières loges pour assister aux début de Mickaël Landreau en tant qu'entraîneur. Tu prends du plaisir avec lui ?

Je me sens bien dans ce qu'il demande. J'ai peut-être plus de libertés, je ne suis pas réduit à un ou deux aspects, je peux m'exprimer beaucoup plus dans différents registres. Le coach n'arrive pas en disant : « Bon, on va faire du beau jeu. » Il arrive avec ses principes, avec ce qu'il a appris et ce qu'il veut mettre en place. Après, à nous de bien travailler. Mais dans ce qu'il demande, il y a beaucoup de jeu offensif et on voit très vite qu'on va prendre beaucoup de plaisir si on arrive à assimiler tout ça.

Et entendre le Moustoir chanter « Jimmy's on fire » , ça donne du plaisir ?
Ah oui ! (Rires.) Je l'avais déjà entendu un peu, l'année dernière en coupe. Cette année, j'ai eu l'occasion de marquer un beau but contre Châteauroux, et les supporters étaient à bloc. Dans ces moments-là, on vole, ça fait vraiment plaisir d'entendre le stade chanter. Surtout que je suis un peu sur les réseaux aussi, donc je suis au courant. Donc dès que je l'entends, je reconnais !


Tu n'as pas peur des réseaux sociaux, qui peuvent être durs à la moindre baisse de régime ?
Dans d'autres clubs ou d'autres contextes, ça doit être dur de tout regarder. Mais on le fait tous à des échelles différentes, on critique, on juge, faut pas le prendre trop au sérieux. C'est sûr que si on se vexe, il vaut mieux ne pas suivre tout ça.

La croziflette te manque ?
J'avais dit ça, un jour... C'est mon plat préféré, et forcément, quand on me parle de mes origines, je fais pas mal de référence à la bouffe. Mais ça va, je ne le sens pas comme un sacrifice aujourd'hui.



Propos recueillis par Eric Carpentier
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