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  1. // France – Arbitrage – Questionnement

Jeux de mains, jeux de vilains

Elles ont une nouvelle fois marqué ce week-end de football européen et animeront sans aucun doute les discussions des machines à café cette semaine. Il faut dire que depuis la création des règles du jeu, les mains sont les fautes les plus soumises à controverse. Et ce n'est manifestement pas près de changer.

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José María Giménez qui emmène deux fois le ballon de la main à la sortie d'un tacle, Torres qui tire sur le bras de Mascherano et surtout Godín qui se sert de son organe préhensile effecteur situé à l'extrémité de l'avant-bras pour enlever la frappe de Neymar. La rencontre entre l'Atlético Madrid et le FC Barcelone a été riche en actions controversées. Enfin, pas pour tout le monde non plus, puisqu'Antonio Mateu, l'arbitre de la rencontre, n'a, lui, rien trouvé à y redire. Soit. Ce n'est de toute manière pas le seul à avoir laissé courir sur ce genre d'actions ce week-end, avec par exemple Lucas Digne gracié par Andrea Gervasoni lors de Frosinone-Roma. Plus largement, les mains et l'arbitrage qui s'y rapporte ont toujours été sujets à débat. La faute à un règlement souvent mal maîtrisé par les fans du ballon rond et à des règles qui laissent une part importante à l'interprétation de l'homme en noir. Forcément, puisque ce dernier fait rarement l'unanimité, le terreau est fertile à la polémique. Alors une bonne fois pour toute : que nous relève donc la fameuse loi 12 relative aux fautes et incorrections ?

Intentionnalité = subjectivité


Pour tenter de mettre fin à l'éternel débat qui oppose les adeptes du « bien sûr qu'il y a faute, il l'a touché de la main » à ceux du « elle est pas volontaire, il pouvait pas l'enlever » , il convient de faire un tour dans un pavé de 150 pages, estampillé du blason de la FIFA, les règles du jeu 2015/2016. À la page 121, section « Fautes et incorrections » , sous paragraphe « Toucher le ballon des mains » , se dévoile enfin la fameuse règle des fautes de main. Elle est là, bien moins imposante que prévue. Elle ne tient qu'en cinq puces. Et elle est sensée apporter une réponse à des milliers de spectateurs qui se sont déjà sentis lésés par une satanée main. Et dès ses premiers mots, elle calme son monde. « Il y a main lorsqu'il y a contact délibéré entre le ballon et la main ou le bras. » « Délibéré » , c'est donc bien le caractère de l'intentionnalité qui prime sur tous les autres.

Toutefois « l'arbitre doit prendre en considération les critères suivants :
- le mouvement de la main en direction du ballon (et non du ballon en direction de la main),
- la distance entre l'adversaire et le ballon (ballon inattendu),
- la position de la main, qui ne vaut pas nécessairement infraction,
- le fait que le ballon soit touché avec un objet tenu dans la main (vêtements, protège-tibias, etc.), ce qui vaut infraction,
- le fait que le ballon soit touché par un objet lancé (chaussure, protège-tibias, etc.), ce qui vaut infraction.
 »

Pour résumer, l'arbitre doit donc tenir compte de ces différents critères pour déterminer le caractère intentionnel ou non de la main. Même si les deux derniers critères n'ont sans doute jamais nécessité d'être appliqués. À moins qu'un joueur décide un jour de lancer sa chaussure sur le ballon pour l'empêcher de rentrer dans les buts. Peu probable.

L'opinion de Bruno Derrien


Bruno Derrien, ancien arbitre international de football français, explique volontiers que les fautes de main sont totalement laissées à l'appréciation de l'homme sous le maillot jaune et que ce n'est pas vraiment près de changer. « Avec ces règles-là, c'est à l'arbitre de décider. Donc, pour résumer et ne pas se compliquer la tâche, ça dépendra toujours, toujours, de l'appréciation d'un seul homme. Avec des paramètres que parfois on ne maîtrise pas. Les fautes de main sont les plus difficiles à juger » , détaille-t-il. « Il faut dire que juger de l'intentionnalité, c'est tellement subjectif. Si vous mettez face à des mains deux ou trois arbitres différents, vous n'aurez pas trois fois la même décision. » Pénible, quand on sait que les mains apportent souvent des penaltys décisifs, voire même des cartons, jaunes ou rouges. Mais que faire de plus ? « Bien sûr qu'il faut tendre vers de l'uniformité pour que ce soit compréhensible par tout le monde. Mais c'est compliqué d'être uniforme sur de la subjectivité » , constate monsieur Derrien.

Serait-ce alors la fin de l'histoire ? Les mains sont-elles vouées à rester des fautes de jeu trop compliquées pour être sifflées partout de la même manière ? Il faut croire que oui... À moins que ! « On pourrait améliorer la règle, la simplifier, mais ça irait contre les lois du jeu. Toutes les mains dans la surface, intentionnelles ou pas, donneront un penalty » , propose ironiquement monsieur Derrien, précisant toutefois que « ça n'empêchera jamais les arbitres de ne pas voir certaines mains ! Moi, je n'en ai pas vu une lors d'un Lyon-Bordeaux et voilà. » Alors préparez-vous, lundi prochain, si tout se passe normalement, les mêmes débats viendront animer votre journée trop longue au bureau. Et les défenseurs continueront à jouer avec les bras dans le dos. Et pour les mains de ce week-end, Bruno Derrien, qui n'en a vu qu'une seule, a son avis sur la question : « Bon, pour parler de la main lors du match d'Ajaccio, l'arbitre peut difficilement ne pas la siffler. Le joueur détourne complètement la trajectoire du ballon. » À la semaine prochaine pour une nouvelle décision controversée.

Par Eric Marinelli & Gabriel Cnudde
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