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  1. // Foot et santé

Jeux de mains, jeux de gardiens

Si les footballeurs doivent prendre soin de leurs pieds, les gardiens de but s’occupent, eux, aussi de leurs mains. Et forcément, il y a quelques bonnes habitudes à prendre.

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«  Ce n’était pas beau à voir. » Nous sommes au Camp des Loges il y a une dizaine d’années. Alexandre Letellier, pensionnaire du centre de formation du PSG, vient de se luxer le petit doigt à l’entraînement. « En retombant après un saut, il s’est planté dans l’herbe. Je ne te fais pas le détail » , explique l’actuel gardien de but d’Angers. C’est la plus grosse blessure de sa carrière... au niveau des mains (il a subi une rupture de ligaments croisés d’un genou en 2016, ndlr). Car le portier de 26 ans sait à quel point ses membres supérieurs sont importants. La vigilance est donc de mise, même dans la vie de tous les jours. « Je fais super attention, jure ce futur papa, roi du bricolage. Franchement, j’adore ça ! J’ai tout fait sans problème. J’ai monté toute la chambre de mon fils, commode, armoire, table à langer... Je touche à tout, mais avec un mode d’emploi. (Rires) Car les accidents peuvent arriver vite. Tu n’es pas à l’abri de déraper et de te mettre un coup de tournevis dans les mains. » Forcément, pour un gardien de but, c’est emmerdant. Pour l’instant, il touche du bois.

« Plus jamais tu fais ça, t’as jusqu’au mardi pour le faire ! »


« Monter un meuble, j’évite de le faire, tranche, lui, Damien Perquis, le dernier rempart de Valenciennes. Je fais hyper attention. » Outre le bricolage, la cuisine est aussi un domaine où les gardiens doivent jongler entre le goût du risque et celui des bonnes choses. « Il ne faut pas y aller comme un fou » , se marre Perquis, pas vraiment cordon bleu sur les bords. Jeffrey Baltus, nommé parmi les trois meilleurs gardiens de National la saison passée, mais actuellement libre, avoue aimer jouer les Norbert Tarayre de temps à autre. « Il faut vraiment se concentrer en cuisine, conseille celui qui gardait le but du CA Bastia jusqu’en mai dernier. On peut se couper avec un couteau ou un verre. Moi, j’aime bien cuisiner donc j’ai des vrais couteaux à la maison. (Rires) »


D’autres actions élémentaires du quotidien peuvent prendre des proportions insoupçonnées chez les gardiens de but. Se couper les ongles, aussi simple que cela puisse paraître, peut s’avérer complexe. « Quand on est gardien, généralement, on aime bien que tout soit carré, avoue Jeffrey Baltus, pisté par les New York Red Bulls. Quand tu te coupes les ongles, parfois, tu peux trop couper. Et là, tu peux sentir la douleur tout au long du match. Psychologiquement, ça joue quand même du coup. Tu peux être moins sur tes gardes. D’ailleurs, à ce sujet, je me souviens de François Darras, mon kiné quand je jouais à Auxerre. Il m’avait vu me couper les ongles le jour d’un match et m’avait dit : "Plus jamais tu fais ça ! T’as jusqu’au mardi pour le faire et après c’est niet !" »

« Si je me coupe mal les ongles...  »


Damien Perquis, lui, ne s’embête pas avec les ongles. « Si ça me gêne, je coupe. Que ce soit les ongles ou les petites peaux. Ça ne sert à rien de se pénaliser. » Si, pour ceux des pieds, certains spécialistes interviennent directement dans les clubs, pour les ongles des mains, les gardiens sont souvent livrés à eux-mêmes. Mais ça arrange plutôt Alexandre Letellier : « Si je me coupe mal les ongles, je préfère que ce soit moi qui fasse l’erreur.  » De son côté, Steve Mandanda expliquait l’année dernière dans le magazine L’Équipe qu’il ne se coupait jamais les ongles les veilles de match. Les douleurs pouvant surgir 24 heures après la coupe. Jeux de mains, jeux de vilains.


Gants d’infirmière en latex


Aujourd’hui, concernant les mains, tout doit être contrôlé par les gardiens. « C’est notre outil de travail  » , justifie Perquis, qui a notamment décidé de remplacer son alliance par un tatouage afin d’éviter les blessures aux doigts. Il faut parfois trouver des petites astuces pour apaiser, soigner ou renforcer ses mains. Jeffrey Baltus, lui, met beaucoup de crème pour les hydrater. Mais pas que. « Ça m’est déjà arrivé de mettre des gants d’infirmière en latex sous mes propres gants quand il faisait froid. Je les achetais moi-même ou c’était le kiné qui m’en donnait. Mais, dans le gant, je n’avais pas le même contact, la même sensibilité. » « Plus jeune, au centre de formation, on faisait des exercices avec des balles de tennis pour renforcer les articulations, enchaîne Letellier. C’était pour éviter les entorses, car à cet âge-là, on n’est pas totalement formé. » Il faut croire qu’aujourd’hui, tout s’est consolidé. Même son petit doigt...

Par Tanguy Le Séviller
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