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Jeu danse le Milla

Lors du Mondial 1990, Roger Milla est remplaçant avec le Cameroun. C'est pourtant à cette occasion qu'il forge sa légende en amenant le Cameroun en quarts de finale. Une première pour une nation de son continent. Enchanté par sa danse et son attitude, le reste du monde ne regardera plus jamais le football africain comme avant.

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Le mouvement du postérieur est inimitable tant il transpire la joie et la spontanéité. Le bras droit se lève en direction du public, alors que le gauche vient placer sa main au niveau de son abdomen, effectuant quelques cercles brouillons. Le smile envahit le visage du buteur pendant que ses potes viennent le célébrer. À ses côtés, le poteau de corner, qui constitue son compagnon de danse préféré. Quelques secondes de kif total, et le monde entier connaît désormais la Makossa made in Roger Milla. Celle qui rythmera les exploits des Lions indomptables lors de la Coupe du monde 1990 et qui récompensera véritablement la carrière et la personnalité inédites de son attaquant emblématique.

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Milla perdurerait-il autant dans les mémoires si le Mondial italien n’avait pas existé ? Rien n’est moins sûr. À l’époque, l’avant-centre est pourtant en fin de carrière. Après avoir fait le bonheur du Tonnerre Yaoundé, de Saint-Étienne ou encore de Montpellier, il évolue alors à La Réunion. Reste que son historique avec le Cameroun (trois finales de CAN dont deux remportées, une Coupe du monde, plus de 90 sélections) et son statut de taulier obligent Valeri Nepomniachi, le sélectionneur du moment, à l’inclure dans le groupe. En réalité, la question de sa présence en Italie ne se pose même pas. Sauf que les jambes de Roger portent le poids de leurs trente-huit ans. Le titulaire indéboulonnable depuis plus de quinze étés débute donc la compétition dans un rôle nouveau : celui de remplaçant.

« Je sais que ça ne lui plaisait pas de débuter chaque match comme remplaçant. Roger, c'était un très grand compétiteur, c'était un vrai crève-cœur pour lui. Mais ce n'était pas possible que Roger soit titulaire, et je crois que le fait qu'il ait toujours commencé sur le banc, cela lui a rendu service, expliquait très bien André Kana-Biyik, un de ses coéquipiers de l’époque, en juin 2014 sur sofoot.com dans une longue tirade. Vu son intelligence, vu sa façon de jouer, vu son expérience, le fait qu'il puisse voir la façon de faire des défenses adverses lui permettait de savoir exactement ce qu'il devait faire. Et lui faisait toujours ce qu'il avait prévu de faire. Il n'a jamais vraiment digéré de ne pas commencer, mais je pense vraiment que c'était mieux comme ça. Cette stratégie-là a été payante pour lui comme pour nous à tous points de vue. Et puis, le contexte n'était pas favorable. Il venait de La Réunion et n'avait pas participé aux éliminatoires... Les gars ne l'auraient pas accepté et, en plus, je pense que lui n'aurait pas eu le même rendement.  »

Le totem à préserver


Toujours est-il que c’est dans la peau du joker que Milla va achever presque définitivement le roman de son histoire avec le football en écrivant une page de celui du ballon rond africain. Car en réalisant une compétition de toute beauté avec son pays, il est le principal artisan du premier quart de finale d’une nation africaine dans un Mondial. Et celui qui prouvera réellement que le foot de son continent mérite davantage de respect. Son œuvre est d’autant plus mémorable qu’il ne participe pas du tout à la première victoire surprise du Cameroun contre le champion sortant argentin en ouverture de l’épreuve. «  Ce qui est vraiment fort, c’est qu’il a su marquer cette Coupe du monde de son empreinte en très peu de temps, admire Joseph-Antoine Bell, gardien et pilier de la sélection. La grâce de Milla ne s’était pas encore réveillée. »

Passons donc aux faits. À la suite de leur exploit face à Diego Maradona et consorts, les Lions indomptables remettent le couvert dès la deuxième journée, au détriment de la Roumanie cette fois. C’est ici que Roger Milla entre en scène. Alors que le score est toujours de 0-0 à l’heure de jeu, l’attaquant lève son fessier (qui ne tardera pas à s’activer pour une petite danse), et plante un doublé quinze minutes plus tard (76e et 86e), donnant les deux points de la victoire et la première place du groupe aux siens. « C’était un exploit personnel terrible. En deux ballons, il montrait l’étendue de son talent, rembobine Thomas Libiih, lui aussi de la partie. Quand le vieux loup entrait, il avait faim, tout le monde le savait. Avant le match, le coach lui avait d’ailleurs dit : "C’est toi qui nous feras gagner." »

Un autre regard grâce à Milla


S’il ne se sublime pas lors de la défaite 4-0 face aux Russes (un échec qui n’a aucune incidence pour le Cameroun), il en est tout autrement en huitièmes de finale. Opposés aux Colombiens, les Lions ne trouvent pas la faille pendant 105 minutes. Moment choisi par leur guide, entré une fois de plus à la demi-heure de jeu, pour faire basculer l’histoire avec un nouveau doublé. En trois minutes. « À cet instant, on a connu notre summum niveau émotion. Sa performance, hyper efficace, fut incroyable, pose Bell. Il y avait une bonne étoile au-dessus de sa tête. En faire un remplaçant pour qu’il entre muni de toute sa force, c’était une sacrée idée. Il usait de toute sa malice, de toute sa roublardise et de tout son talent accumulés durant sa carrière. » « Nous, on le regardait comme un génie, ajoute de son côté Libiih. On savait que quand il était sur le terrain, quoi qu’il arrive, si nous on arrivait à tenir le coup derrière, il pouvait sortir une botte secrète. Il fallait donc le protéger, travailler pour lui. On n’a jamais revu un joueur comme lui. »

Le peuple camerounais s’enflamme alors en même temps que le reste du monde. Avec son sourire et son insouciance qui incarnent tant son équipe, pourtant en proie à de gros conflits internes avec la hiérarchie, chaque amateur de foot se prend de sympathie pour cette bande de copains inattendue à ce niveau de la compétition. En deux matchs et quatre buts, le natif de Yaoundé aura sublimé son image ainsi que celle des Lions. Et qu’importe la défaite en quarts contre l’Angleterre (3-2 après prolongation). Il était écrit que les hommages se succéderaient pendant des décennies. « Roger, c'était la star, le grand frère, l'homme qu'on écoute, renchérit encore Kana-Biyik. Nous aussi, on avait notre Maradona, c'était Roger Milla. Tout le monde savait qui était Roger Milla. Pour nous, c'était un atout indéniable. (...) Merci encore à lui. » Milla frappera une dernière fois dans un Mondial, quatre ans plus tard. À quarante-deux ans et un mois. Juste histoire de devenir le joueur le plus âgé de l'histoire de la Coupe du monde à marquer (jusqu’en 2014). Un homme à part, définitivement.

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Par Florian Cadu
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Top 100 : Ils ont marqué
le foot africain
N°5 : Roger Milla




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