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Jesé, surdoué et bad-boy du Real Madrid

Toujours trop fort, toujours trop ingérable : Jesé Rodríguez n'a jamais été un gamin comme les autres au Real Madrid. Surdoué, le Canarien a souvent frôlé l’éviction. Mais avec les conseils de Zidane, il est en train de prendre une dimension en adéquation avec son talent : ultrasonique.

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Lundi 6 janvier, l’Espagne fête ses rois mages. Avec ce Noël décalé de deux semaines, le Santiago Bernabéu offre un cadeau à de nombreux petits supporters. En clôture de la 18e journée, le Real Madrid reçoit le Celta Vigo, moribond relégable. Les buts vont pleuvoir, c’est une certitude. Raté. Une heure durant, les Merengues ennuient et s’ennuient. À la 62e, alors que les occasions sont galiciennes, Isco cède sa place à Jesé Rodríguez. Premier ballon, une frappe sans grand danger. Deuxième ballon, un centre en retrait que ne peut reprendre Karim Benzema. Troisième ballon, bingo : centre pour le Français qui ouvre la marque. Grâce à son entrée, le Real Madrid a retrouvé du peps et de l’entrain, pour finalement s’imposer 3-0. Depuis le début de saison, Jesé est la bonne surprise de Carlo Ancelotti. Dans le secteur madrilène le plus concurrentiel – l’aile gauche –, le Canarien fait son trou au point de provoquer les comparaisons avec Raúl. Un miracle tant le parcours du prodige de la Fabrica, aujourd’hui âgé de 20 ans, est loin d'avoir été un long fleuve tranquille.

15 matchs, MVP et danse avec moi

Faut-il conserver Jesé Rodríguez ? Cette question, le Real Madrid se l’est longuement et à plusieurs reprises posée. Débarqué à 14 ans de Las Palamas de la Gran Canaria, il est de suite surclassé. Trop rapide, trop technique, Jesé est trop fort pour les gamins de son âge. « C’est un garçon rapide, puissant, qui se distingue par ses changements de rythme. Il est droitier, mais il peut indifféremment jouer sur les deux côtés ou dans l’axe » , explique Julen Lopetegui qui l’a eu sous ses ordres dans les équipes de jeunes de la Roja. Il est aussi trop « différent » , « spécial » . Loin des élèves studieux qui peuplent les centres de formation d’Espagne, lui n’arrive à se défaire d’un caractère bien trop trempé. Illustration en est faite lors d’un rassemblement des U18 espagnols. Pour le tournoi de Maspalomas, Jesé a la pression. Il joue à quelques kilomètres de chez lui et veut faire bonne figure. Problème, une durite saute dès le premier match : il se bat avec un adversaire et sera expulsé de la compétition. Malgré ce pétage de plombs, il sera toujours des sélections de son âge : son talent n’a pas d’égal.

Même topo en club. Lors d’un derby face à l’Atlético de Madrid, Jesé se braque. Une agression sur l’arbitre plus tard, il écope de quinze matchs de suspension. Pour son retour, il voit rouge lors d’un amical face à une sélection de la communauté de Madrid. Sur le chemin des vestiaires, il lance à Paco de Gracia, responsable des scouts du club : « Ces matchs ne me motivent pas.  » Insuffisant cependant pour le virer du club. Car son talent est à la hauteur de son caractère ingérable. Avec les différentes catégories de la Roja, il flambe chaque été. En 2012, il finit champion d’Europe U19 avec le trophée de meilleur buteur de la compétition et de MVP de la finale. L’été dernier, l’élimination lors du Mondial U20 n’enlève rien à ses performances abouties. Loin des terrains, Jesé Rodríguez détonne tout autant. De sa passion pour le rap, il a cosigné sous le pseudonyme JR10 un CD avec son ami Nuno. Le titre de l’album, Baila conmigo ( « Danse avec moi  » , en VF). Tout un programme.


L’élève de Zidane

Loin de la qualité discutable de cette chanson, Jesé est un vrai danseur étoile sur le terrain. Élégant et rapide, puissant et technique, il poursuit sa post-formation dans une Castilla qu’il intègre en janvier 2011. Sa première saison dans le monde des adultes sera la suivante. Elle lui servira de tremplin. En 38 matchs, il colle 22 cachous, termine meilleur buteur du championnat et est prépondérant dans le maintien du Real Madrid Castilla en Segunda Division. Mourinho l’essayera, mais c’est bien Carlo Ancelotti, cet été, qui l’incorpore à l’effectif du groupe pro. Pour le couver, l’entraîneur italien lui colle un mentor pas comme les autres : Zinedine Zidane. Aux côtés de ZZ, Jesé va apprendre et patienter. Quelques sorties en début saison – dont le seul but madrilène lors du Clásico –, puis l’explosion en décembre. Sur le terrain de Valence, il offre la victoire aux siens. Auteur du dernier but de 2013, il inscrira le premier de 2014 face au PSG. Cette croissance (3 buts, 3 passes en 18 apparitions) est couvée par Carlito et son staff. À la pression insistante pour le voir s’installer dans le XI, le coach préfère rappeler que « l’important n’est pas d’être titulaire  » . Non, l’important est de ne pas être suspendu.

Par Robin Delorme, à Madrid
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