Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 3 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // Amical
  3. // Israël-Argentine

Jérusalem ne verra pas le Messi

Refroidie par les pressions exercées par la Palestine et ses soutiens, l'Argentine a annulé le match amical qu'elle devait livrer ce week-end à Jérusalem face à Israël. Une rencontre dont le contexte était devenu irrespirable en raison des provocations et menaces exercées par les camps pro-israéliens comme pro-palestiniens. De quoi pousser la Fédération israélienne de football à déposer une plainte auprès de la FIFA, en accusant la Fédération palestinienne de « terrorisme footballistique » .

Modififié
« Le match n’a été annulé que pour une seule raison : les menaces sur la vie de Messi, de sa famille.  » Ce mercredi 6 juin, Miri Regev, la ministre de la Culture et des Sports israélienne, l'a mauvaise : Israël doit dire adieu au match de gala que sa sélection devait disputer face à l'Argentine. La faute au choix du lieu du match, censé se disputer à Jérusalem. De quoi politiser à l'extrême une rencontre qui devait à la base rester un banal match amical.

« Jérusalem vaut chaque shekel »


Fin février, les fédérations argentine et israélienne annonçaient dans un premier temps la tenue d'un match entre leurs deux équipes nationales prévu pour le 9 juin à Haïfa, au nord-ouest du pays. Jusqu'ici, tout va bien. Jusqu'à ce que Miri Regev, ministre des Sports israélienne connue pour son intransigeance et ses provocations verbales vis-à-vis du camp palestinien, ne décide de changer la donne début mai. Cette dernière annonce alors que la rencontre se disputera non plus à Haïfa, mais à Jérusalem.


Un choix très osé alors que Donald Trump s'apprête à donner un grand coup de pied dans l'échiquier géopolitique, en installant mi-mai l’ambassade américaine à Jérusalem. Délocaliser le match dans la cité de David a aussi un coût non négligeable : 2,5 millions de shekels, soit près de 600 000 euros. Qu'importe, Regev insiste sur la puissance symbolique que la tenue de la rencontre dans la ville sainte aurait pour l'État juif : « Jérusalem vaut chaque shekel. »

Messi, cible prioritaire


Déjà controversée économiquement, cette décision met le feu au poudre sur le plan politique. Le 28 mai, Jibril Rajoub, président de la Fédération palestinienne de football, adressait une lettre à son homologue argentin pour le dissuader d'envoyer l'Albiceleste à Jérusalem. Avant de passer à la vitesse supérieure dimanche dernier, face à l'absence de réaction de la Fédération argentine : « Nous allons lancer une campagne contre la Fédération argentine (AFA), en visant Messi... Nous demandons à tous de brûler les maillots à son nom et les posters du joueur. »


Incendiaire, à l'image des déclarations de Regev, qui continue en parallèle de narguer le camp palestinien en déclarant le lendemain que « Messi viendra à Jérusalem pour embrasser le Mur des Lamentations » . Le 5 juin, des militants pro-palestiniens finissaient ainsi par brandir des maillots argentins tachés de sang, en marge d’un entraînement de l'Albiceleste, à Barcelone. Le coup de trop pour la Fédération argentine, qui décide d'arrêter les frais : « Ce qui s’est passé ces 72 dernières heures nous a conduits à prendre la décision de ne pas voyager » , a ainsi rapporté ce jeudi Claudio Tapia, le président de l'AFA.



Une vraie victoire pour la Fédération palestinienne (PFA), qui enregistre enfin un succès tangible face à son homologue israélienne. En octobre 2016, la PFA avait déjà sollicité la FIFA pour qu'elle sanctionne les clubs des colonies israéliennes de Cisjordanie occupée. Un territoire annexé illégalement par Israël, au regard du droit international. Mais la Fédération internationale avait préféré rester à l'écart du jeu politique. En 2015, la Fédération palestinienne avait aussi demandé à la FIFA de suspendre la Fédération israélienne. Sans plus de résultat. Au milieu de ce micmac politico-sportif, la décision prise par la Fédération argentine d'annuler son déplacement à Jérusalem semble, elle, satisfaire les joueurs de l'Albiceleste, inquiets de voir leur préparation pour la Coupe du monde perturbée. « Nous avons pu faire ce qu'il convenait, a ainsi déclaré Gonzalo Higuaín. Nous croyons que le mieux était de ne pas y aller. »

« Terrorisme footballistique »


Un choix qui ne satisfait cependant pas tout le monde au pays. Le quotidien argentin Clarín qualifiait ainsi ce mercredi la sélection de « Champions du monde de l’absurde » , en se moquant de l’équipe pour avoir découvert « seulement maintenant » les problématiques du conflit au Moyen-Orient. Les journaux argentins n'oubliaient également pas de souligner que l'AFA avait, semble-il, laissé les considérations politiques l'emporter sur ses intérêts économiques : selon plusieurs médias israéliens et argentins, l'organisateur du match côté israélien, la société privée Comtec, devait en effet verser à la Fédération argentine un cachet de deux à trois millions de dollars pour rémunérer l'escapade de l'Albiceleste en Israël.


Un pactole finalement moins convaincant que les pressions exercées par le camp palestinien. Si bien que la Fédération israélienne de football a déposé une plainte auprès de la FIFA, accusant la Fédération palestinienne de « terrorisme footballistique » . Signe que les dirigeants du football israélien ne sous-estiment pas les conséquences du retrait argentin. « C’est un signal très fort, confiait ce mercredi au Monde le directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques, Pascal Boniface. Cela signifie qu’aller en Israël et à Jérusalem ne va pas de soi, et que ce ne sont pas des destinations anodines. D’autres vont forcément se poser la question à l’avenir... »

Par Adrien Candau
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


jeudi 21 juin 350€ offerts EN CASH pour parier sans risque sur la Coupe du monde
Partenaires
Olive & Tom Tsugi MAILLOTS FOOT VINTAGE Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Podcast Football Recall
Podcast Football Recall Épisode 9: La France fait le boulot, le naufrage argentin et les votes WTF suisses jeudi 21 juin Pourquoi c’est largement mieux de regarder un match AuBureau plutôt qu’au bureau ? 1 jeudi 21 juin Des bourses d'échanges Panini près de Nantes 8 jeudi 21 juin Où trouver le guide SO FOOT du Mondial 2018 ? jeudi 21 juin Suivez la Coupe du monde sur un bateau à Paris ! 10 jeudi 21 juin Des fans colombiens cachent de la vodka dans des jumelles 9 jeudi 21 juin La chanson de N'Golo Kanté (via Facebook SO FOOT) Podcast Football Recall Épisode 30: France-Pérou, terrain glissant, la fougue iranienne et le métro de Moscou