Jérémy Obin : « Une aubaine de jouer en Belgique »

Le LOSC a un excellent centre de formation. D'accord. Mais c'est aussi un mur sur lequel des dizaines de jeunes viennent chaque année s'empaler, victimes d'une forte concurrence. Jérémy Obin, 21 ans, est de ceux-là : malgré quelques sélections dans les différentes sections jeunes de l'équipe de France et une tentative à Valenciennes, le défenseur central a fait le choix de l'exil. Direction le Royal White Star de Bruxelles. Pas le bout du monde, mais une porte d'entrée vers le foot professionnel.

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Tu as fait plusieurs sélections en équipe de France U16-U17-U18, participant notamment à la demi-finale de l'Euro U17. Comment expliques-tu le fait que ça n'ait pas pris à Lille ou à Valenciennes ?
Ce n'est pas que ça n'a pas marché, c'est juste que j'ai toujours pris seul mes décisions, qui n'étaient sans doute pas toujours les bonnes. Peut-être que j'aurais pris d'autres décisions si j'avais été entouré de personnes pour m'aider et me conseiller à cette époque. Mais bon, je suis très fier d'avoir pu porter le maillot de l'équipe de France durant près de trois ans et d'avoir participé au championnat d'Europe U17. Ça confirmait que j'avais les qualités pour réussir, mais surtout que mon travail au centre de formation du LOSC était récompensé. D'autant que c'était hyper bénéfique d'évoluer avec les meilleurs joueurs de ma génération.

La L1 était-elle devenue un obstacle à ta progression ?
Quand j'ai décidé de quitter Lille, qui venait juste de faire le doublé Coupe-Championnat et qui possédait l'une des meilleures équipes de Ligue 1, je ne me voyais pas forcément réussir à percer dans ce groupe qui allait jouer la Ligue des champions, etc. Valenciennes s'est alors présenté à moi, mais ça ne s'est pas forcément passé comme je l'aurais imaginé. C'est comme ça, ça fait partie du football… Ça m'a permis d'être plus fort mentalement.

C'est un regret de ne pas avoir réussi en France ?
Je n'ai que 21 ans, je peux donc tout à fait revenir jouer un jour en France et y faire mon trou. Après, c'est sûr que, comme tout joueur issu d'un centre de formation, j'aurais aimé faire mes débuts avec Lille au plus haut niveau. Mais je n'ai pas particulièrement de regrets, je trace simplement mon chemin et je sais où je veux aller.

Quels souvenirs marquants gardes-tu de ta formation ?
Il y en a pleins. À Lille, j'ai pu profiter du domaine de Luchin, qui est tout de même un super centre de formation. C'est aussi là-bas que j'ai rencontré de très bons amis. En dehors de Lille, je garde un très bon souvenir des sélections en équipe de France, des entraînements avec les pros, de mes quatre participations à la Gambardella, de la fois où on est allés jusqu'en quarts de finale avec Valenciennes ou encore de mes premiers pas chez les pros en Coupe de la Ligue. J'en ai encore beaucoup, mais c'est impossible de tous les citer.

Et si tu devais n'en citer qu'un ?
Franchement, ce serait compliqué. Peut-être le championnat d'Europe U17 avec l'équipe de France, mais il y en a tant d'autres.

Pourquoi avoir choisi les White Stars ? Comment t'es-tu retrouvé là-bas ?
Mon contrat avec Valenciennes était fini, et plusieurs clubs de D2 belge m'ont contacté. Ça tombait bien, parce que c'était un championnat où je souhaitais vraiment évoluer, je savais que ça me permettrait de jouer régulièrement en équipe première. Et puis le projet du White Star, deuxième club bruxellois derrière Anderlecht, m'a tout de suite attiré. C'était le meilleur choix pour travailler et poursuivre ma progression.

Lors de ton arrivée, Jean-Guy Wallemme était l'entraîneur. C'est lui qui t'a motivé à rejoindre l'effectif ?
Non, c'est M. Bico (l'entraîneur actuel du club, ndlr) qui m'a fait signer mon contrat, et c'est donc lui qui m'a motivé à venir ici.

Le club semble avoir une histoire particulière, non ?
Le club a été repris au bord de la faillite à la fin de la saison 2012/2013, il a fallu tout reprendre presque à zéro. Les nouveaux actionnaires et dirigeants ont beaucoup travaillé pour stabiliser le club. Résultat : le White Star progresse de jour en jour. On a un nouveau stade depuis cette saison, l'effectif se bonifie et on travaille très dur afin de parvenir à faire monter le club en D1.

Tu penses que le club a les moyens de monter en Jupiler League ?
En tout cas, le club se donne tous les moyens pour réaliser cet objectif. Ce serait la suite logique et c'est notre ambition. On a un effectif jeune et de qualité, capable de travailler beaucoup et qui ne demande qu'à gagner en expérience pour pouvoir être un candidat sérieux à la montée en fin de saison prochaine. Pour Bruxelles, ce serait top : la ville aurait deux clubs en Jupiler League.

Concrètement, elle vaut quoi, la D2 belge ?
Je n'arrive pas trop à comparer la D2 belge à la Ligue 1, Ligue 2, National ou CFA. Ce qui est sûr, c'est que c'est un championnat très compliqué, qui nécessite une grande capacité physique. Sans oublier les qualités techniques et tactiques que certaines équipes possèdent plus ou moins en D2.

On dit souvent que les Belges ont un rapport plus amical aux gens. Tu confirmes ?
Je suis né à Lille et j'ai vécu toute ma vie dans le Nord. C'est donc une évidence pour moi : en Belgique et dans le Nord-Pas-De-Calais, les gens sont naturellement chaleureux et accueillants. Je ne suis pas trop dépaysé.

Comment expliques-tu ce côté chaleureux ?
Je pense que c'est naturel pour les Belges et les Nordistes. On pourrait presque dire que c'est dans les gênes d'être accueillant, aimable ou serviable.

J'imagine que la vie n'est pas foncièrement différente de celle à Lille et Valenciennes ?
À Bruxelles, ça change forcément un peu quand même. Ça reste la capitale de l'Europe. Tout est plus grand qu'à Lille ou Valenciennes, même si je retrouve cette sympathie dans le caractère des gens.

Revenons au White Star. Comment est l'ambiance dans les vestiaires ?
Le vestiaire vit bien. L'effectif étant jeune, l'ambiance est très animée, notamment avant les entraînements. J'évolue vraiment dans un groupe qui sait travailler sérieusement pendant les séances et qui sait s'amuser le moment venu.

En moyenne, vous jouez devant combien de spectateurs ?
Je ne sais pas exactement le nombre de spectateurs qui viennent nous voir à domicile. On a déménagé du Stade Fallon à Woluwe pour venir ici à Molenbeek cette saison, donc il faut forcément un peu de temps pour faire venir du monde. Ce que je sais, c'est que nous voulons tout donner sur le terrain pour enchaîner les résultats et remplir à nouveau le Stade Edmond Machtens.

Les conditions d'entraînement, c'est comment ?
En plus de notre terrain principal pour les matchs, on a un terrain en herbe et un synthétique pour les entraînements. En plus, tout est très bien situé, on est juste à côté de certains parcs bruxellois. C'est idéal pour les décrassages le lendemain des matchs. Les conditions sont donc très bonnes.

Aujourd'hui il y a dix Français dans votre effectif. C'est une stratégie du club de choisir des Français qui ont peu de temps de jeu en L1 ou c'est quelque chose de courant en Belgique à ce niveau ?
C'est vrai qu'il y a pas mal de Français dans l'effectif. Mais on ne fait pas forcément attention à ça dans le vestiaire, même si on se chambre parfois entre nous. Après, c'est sûr que c'est une aubaine de venir jouer ici lorsqu'on ne parvient pas à s'imposer en L1. D'autant que la Belgique progresse d'année en année d'un point de vue footballistique. Mais le White Star n'a pas de stratégie concernant les nationalités, ce qui prime, c'est la qualité.

En fait, les White Stars, c'est un peu comme Mouscron, non ?
Mouscron et le White Star, ça n'a totalement rien à voir pour moi. Mouscron appartient au LOSC et se fait donc prêter certains de leurs jeunes joueurs, français ou non. Alors que le White Star est indépendant et n'a donc aucun lien avec la stratégie de Mouscron.

Un retour en France, c'est possible ?
Comme je l'ai déjà dit, je n'ai que 21 ans et réussir dans mon pays me rendrait extrêmement fier. Mais à l'heure actuelle, je suis sous contrat au White Star, je travaille et cherche à progresser pour le club. J'aimerais monter en D1 avec. Je ne me vois pas faire toute ma carrière en D2 belge, j'ai un plan et je travaille tous les jours pour y parvenir.

Dans l'idéal, ce serait quoi ?
Je préfère garder ce plan de carrière pour moi, et les personnes qui m'entourent. D'autant que le White Star est mon principal objectif à l'heure actuelle.


Par Maxime Delcourt
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LucaBrazzi Niveau : CFA
Dommage que l'on en sache pas plus sur son football(poste, jeu, point fort etc)
LucaBrazzi Niveau : CFA
j'ai rien dit ,honte a moi c'est dit dès le début que c'est un DC
Vous n'avez plus de budget à So Foot pour avoir les impressions de mecs qui jouent au foot au Cambodge, au Tibet ou en Guinée Equatoriale ?
Un type qui n'a pas percé au LOSC et qui joue en D2 belge je voit pas trop l'intérêt de l'interview...
et je valide avec le LOSC
Bon moi j'vois pas trop l'intérêt de venir perdre ton temps sur sofoot si ton truc c'est de lire des interviews de CR7...

Cela dit c'est pas le mec le plus rock'n roll que vous ayez interviewé les gars, dans le genre langue de bois il est pas mal.
ChristopheDussart Niveau : District
Message posté par nikolaz
Vous n'avez plus de budget à So Foot pour avoir les impressions de mecs qui jouent au foot au Cambodge, au Tibet ou en Guinée Equatoriale ?
Un type qui n'a pas percé au LOSC et qui joue en D2 belge je voit pas trop l'intérêt de l'interview...
et je valide avec le LOSC


C'est vrai ça, aucun intérêt de proposer des interviews sur des parcours atypiques, avec des joueurs qui ont pas eu la carrière dorée dont ils rêvaient mais qui s'éclatent quand même en vivant de leur passion et en s'impliquant à fond dans des projets passionnants. Aucun intérêt de rappeler aux gens (et aux footix qui lisent leurs articles) que le foot n'est pas qu'un milieu de pétrodollars et de coupes prestigieuses, mais un sport et une passion avant ça. Stupide So Foot.
valeureux liégeois 74 Niveau : National
J'adore comme il élude subtilement la question sur l'assistance... Que ce soit au Stade Fallon (avant) ou au Machtens (mtn), le White Star ne joue quasi jamais dvt + de 1000 personnes. Le 2e club bruxellois le + populaire reste l'Union qui milite en division 3. Sinon, le White Star avait joué le Tour Final il y a 2-3 ans pr monter en D1 mais est à présent calé ds le ventre mou. J'espère que ce garçon tapera ds l'oeil d'un club de D1 car la D2 belge est un mouroir pr bcp de clubs.
Moi c'est ce genre d'interviews que je demande. Les gars qui sont arrivés, on sait tous comment ils sont arrivés. Ce que j'aime, c'est les explications de ceux qui galèrent pour y arriver et faire leur trou dans le domaine professionnel du foot. Parce que, bon, ça représente 99% des joueurs pros ou presque pros quand même tout ça. Ils sont beaucoup plus représentatifs du métier de footballeur que les stars.
D'ailleurs, si j'ai un truc à reprocher à l'article, c'est qu'il n'insiste pas trop face à la langue de bois de ce joueur. On sent bien que le gars veut pas dire un truc qui pourrait lui nuire mais le journaliste aurait pu par exemple lui demander quelles sont les décisions sur lesquelles il pense avoir déconné. Y'a sans doute des petits jeunes que ça aurait intéressé tout ça. Surtout que ce gars a 21 ans et avec le parcours qu'il a chez les jeunes, c'était super intéressant de voir comment il arrive un peu en-dessous de ce qu'aurait du être son parcours théorique. D'ailleurs, se retrouver en D2 belge n'est peut-être pas un mauvais calcul de sa part pour revenir au top niveau. A 21 ans, il a encore 2 ou 3 ans pour revenir dans ce parcours. Bref, la carrière professionnelle d'un vrai footballeur quoi...

NB: de manière générale, y'a pas grand chose à se mettre sous la dent sur sofoot concernant les équipes d'âge. Ne serait-ce que des interviews de joueurs de bons centres de formation de 15-16-17 ans, ça serait déjà cool je trouve.
Très peu bavard le garçon , je suppose que son ambition est de jouer un jour en L1 Belge ?!?

Personnellement j'aurais voulut en savoir un peu plus sur son spécimen de club du a son nom :
On connait les Red Star en Europe mais pas du tout le White Star , quel langue on parle dans le vestiaire ?
Il me semble que certains quartier de Bruxelles sont soit Wallon ou Flamand , et que cette ville a le particularisme de ne pas etre unilinguiste ?
Qu'en est t'il du FC Brussels ? Que représente le White Star dans la ville ? Anderlecht est t'il considéré comme un club de Bruxelles ?

Bref des questions d'incultes sur la ville , le club ...
Message posté par El Xeneize
Très peu bavard le garçon , je suppose que son ambition est de jouer un jour en L1 Belge ?!?

Personnellement j'aurais voulut en savoir un peu plus sur son spécimen de club du a son nom :
On connait les Red Star en Europe mais pas du tout le White Star , quel langue on parle dans le vestiaire ?
Il me semble que certains quartier de Bruxelles sont soit Wallon ou Flamand , et que cette ville a le particularisme de ne pas etre unilinguiste ?
Qu'en est t'il du FC Brussels ? Que représente le White Star dans la ville ? Anderlecht est t'il considéré comme un club de Bruxelles ?

Bref des questions d'incultes sur la ville , le club ...


Pour répondre aux moultes questions. Le White Star parle français depuis que Woluwé est majoritairement francophile. Le FC Brussels, redevenu RWDM et récemment dissout, parlait flamand depuis que Molenbeek est plutôt historiquement flamand. Il n'y a pas vraiment de quartiers wallons ou flamands à Bruxelles... ces derniers n'aiment pas Bruxelles et ont quitté cette ville (moins de 5% de la population résidente à Bruxelles est flamande). La ville n'est pas unilingue pour autant. Officiellement, on y parle français et flamand. Réellement, on y parle français, anglais, espagnol (institutions européennes) et arabe. En marchant dans Bruxelles on entend très très très rarement du flamand, en tout cas moins que les langues que j'ai cité au-dessus. Le White Star est "historiquement" le troisième larron de Bruxelles. Mais le RWDM venant de disparaitre, il peut revendiquer le titre de deuxième club de la ville. Sachant qu'Anderlecht, c'est Anderlecht (commune de Bruxelles) ou la Belgique toute entière ("From North to South" chante-on dans l'hymne du club diffusé pendant l'avant-match au Constant Vanden Stock entre le Grand Jojo et Carmina Burana) mais pas vraiment, voir pas du tout Bruxelles.

Sinon, pour les questions que tu n'a pas posé, saches que le White Star est le club le plus délirant qui existe. Et pour avoir trainé au Stade Fallon (avant qu'ils ne déménagent à Maechtens) et avoir "supporté" le club, je peux dire que le spectacle est hors-tribune, hors-terrain. J'avais d'ailleurs écrit à ce sujet un très long pavé. Jérémy Obin se tait par exemple de dire qu'il avait été recruté en même temps que 18 autres joueurs par un directeur un peu mégalomane qui a fini par devenir son entraineur http://yourzone.beinsports.fr/rws-bruxe … all-67943/
Mdr josékarlpierrefanfan +1
lebrugeois Niveau : DHR
Pour la rédaction de So Foot

Si il y a un personnage auquel il faut s'intéresser dans ce club, c'est bien le sulfureux camerounais John Bico.

Ce monsieur haut en couleurs est à la fois ex-agent de joueur de Ribéry et des frères Hazard, dirigeant du White Star et après avoir limogé 3 entraîneurs cette saison, il a décidé lui-même d'entraîner l'équipe, la presse belge s'est même amusée à se demander si le gars pouvait s'auto-limoger :-)

Il y'a une plainte contre lui de l'Union belge de Football parce qu'il exercerait encore le métier d'agent tout en possédant un club ce qui est interdit.

Faut pas chercher plus loin l'afflux massifs de jeunes joueurs au White Star, le seul objectif est de générer du pognon.
L'info à retenir c'est que Wallemme arrive (arrivait ?) encore à faire illusion auprès des clubs pros....les pauvres....
pierrot92 Niveau : CFA2
Citation de l'article http://yourzone.beinsports.fr/rws-bruxe … all-67943/
(préparez l'aspirine)
"le championnat de deuxième division belge est divisé en trois tranches de respectivement 10, 12 et 12 journées. Le champion à l'issue du total des 34 journées est bien assuré de monter directement, rassurez-vous. Mais les champions des trois tranches (ou les deuxièmes si jamais le champion fût aussi vainqueur d'une tranche ou qu'un club en gagna deux) se regroupent avec une équipe de Division 1 qui n'est autre que le vainqueur des play-offs 3 pour former un autre play-off où le vainqueur gagne l'accession en Division 1. Les play-offs 3 de la première division se jouant au préalable quant à eux, entre le dernier et l'avant-dernier du championnat de Division 1. Le perdant des play-offs 3 est directement relégué en deuxième division. (...) Je vous évite par ailleurs les explications sur le nombre de points avec lesquels chaque équipe commence les play-offs en première division."
pierrot92 Niveau : CFA2
Message posté par cyrilleh


Pour répondre aux moultes questions. Le White Star parle français depuis que Woluwé est majoritairement francophile. Le FC Brussels, redevenu RWDM et récemment dissout, parlait flamand depuis que Molenbeek est plutôt historiquement flamand. Il n'y a pas vraiment de quartiers wallons ou flamands à Bruxelles... ces derniers n'aiment pas Bruxelles et ont quitté cette ville (moins de 5% de la population résidente à Bruxelles est flamande). La ville n'est pas unilingue pour autant. Officiellement, on y parle français et flamand. Réellement, on y parle français, anglais, espagnol (institutions européennes) et arabe. En marchant dans Bruxelles on entend très très très rarement du flamand, en tout cas moins que les langues que j'ai cité au-dessus. Le White Star est "historiquement" le troisième larron de Bruxelles. Mais le RWDM venant de disparaitre, il peut revendiquer le titre de deuxième club de la ville. Sachant qu'Anderlecht, c'est Anderlecht (commune de Bruxelles) ou la Belgique toute entière ("From North to South" chante-on dans l'hymne du club diffusé pendant l'avant-match au Constant Vanden Stock entre le Grand Jojo et Carmina Burana) mais pas vraiment, voir pas du tout Bruxelles.

Sinon, pour les questions que tu n'a pas posé, saches que le White Star est le club le plus délirant qui existe. Et pour avoir trainé au Stade Fallon (avant qu'ils ne déménagent à Maechtens) et avoir "supporté" le club, je peux dire que le spectacle est hors-tribune, hors-terrain. J'avais d'ailleurs écrit à ce sujet un très long pavé. Jérémy Obin se tait par exemple de dire qu'il avait été recruté en même temps que 18 autres joueurs par un directeur un peu mégalomane qui a fini par devenir son entraineur http://yourzone.beinsports.fr/rws-bruxe … all-67943/

Merci pour ce lien c'est édifiant...
Le véritable deuxième club de Bruxelles est l'Union Saint-Gilloise, club plus historique que le White Star, bien qu'évoluant un niveau plus bas. Pour donner une idée, l'Union Saint-Gilloise a été 11 fois championne de Belgique (mais avant la guerre 40-45), alors que le White Star était encore en 4e provinciale (8è niveau belge) il y a 15 ans. Ceci se marque réellement au niveau de la popularité, où l'Union Saint-Gilloise joue en général devant 1500 personnes à domicile.

Ce club essaie toujours de survivre en essayant de retrouver son lustre d'antan, un peu en vain...
Message posté par cyrilleh


Pour répondre aux moultes questions.


Merci a toi d'avoir prit le temps de me répondre , j'ai maintenant mes réponses d'un point de vu local .
pierrot92 Niveau : CFA2
Dernier match à domicile de son club : 200 spectateurs, victoire grâce à un péno de ...Wilfried DALMAT!!! Et sinon, il vise peut-être la montée, mais là il est plus proche de la descente...
Yellow Blue Niveau : Loisir
Petit rectif pour notre ami cyrilleh, là plus haut.

Le White Star "historiquement" le deuxième club de Bruxelles, qu'est-ce qu'il ne faut pas lire...

"Historiquement", il y avait l'Union, le Daring et le Racing, Anderlecht jouant les ascenseurs avec la D2 jusqu'à la fin de la 2ème guerre mondiale. Le Racing a fini par fusionner avec le White Star (qui n'est pas un club "historique" mais qui passait par là) pour former le Racing-White, qui a lui-même fusionné au début des années '70 avec le Daring pour devenir le RWD Molenbeek qui a disparu aujourd'hui malgré le phagocytage de Strombeek, devenu le FC Brussels, jouant à son tour à Machtens et aujourd'hui ... disparu. J'espère que vous suivez.

Le White Star actuel a été recréé tout en bas de l'échelle, en P4 pour remonter petit à petit dans les divisions nationales jusqu'en D2 où il a failli faire faillite. Moyenne de spectateurs : 200 !!!, une dizaine en déplacement, par temps clair. Quand on les a vu passer en D3, ils avaient un (1) ultra qui est devenu depuis un supporter de l'Union, où c'est habité, et parce que la solitude ça va un peu mais pour se protéger du vent... A un moment, ils ont réussi à payer 3 branquignoles venus d'Anderlecht et un mégaphone pour "mettre l'ambiance". Quand on est allé là-bas avec l'Union, leur stade était plein grâce à nous et leurs comiques sponsorisés alimentaient la risée générale. Le WS a obtenu le surnom acronymique peu enviable de "Without Supporters". Hahaha, serais-je tenté d'ajouter.

Depuis, au bord de la faillite comme dit plus haut, John Bico est arrivé tel un Remy Bricka (président, manager, agent de joueurs, entraîneur, madame pipi) et ils ont déménagé au stade Machtens (vrai stade de D1 même s'il tombe en morceau) mais leur 200 spectateurs n'ont pas suivi. Actuellement, ils doivent bien être une centaine de spectateurs avec les stewards, les curieux, John Bico et les supporters du feu RWDM souffrant d'Alzheimer. Dans un stade de 10/15.000 places, ça fait un peu "équipe réserve le vendredi soir", voilà pourquoi Jérémy Obin élude la question sur le nombre de spectateurs qui vaut celui d'un club de provinciale, et encore, si les parents ne viennent pas.

On attend maintenant la future disparition du ixième locataire du stade Machtens (et la désignation d'un nouveau ? Ils trouveront bien quelque chose), c'est à dire quand John Bico se rendra compte que la reprise de ce club n'a aucun sens sauf pour un petit mégalo de quartier, et qu'il est déjà le deuxième à le faire zouave dans ce désert (Farin étant celui qui avait recréé le White Star).

Tiens, et "historiquement", Anderlecht a une trentaine de titres, ensuite le Club Brugeois 13, l'Union 11 (2ème club bruxellois "historique" donc), le Standard 10, le White Star, que dalle, même couplé à son ancêtre le ... White Star première époque.

Voilà pour la rectif, maintenant un message à So Foot :

On a aussi régulièrement des Français à l'Union (Nicolas Rasjel (ex-Psg en jeunes) et Kevin Dieme (ex-sosie de Titeuf mais il a coupé sa mèche) pour cette saison), venez les interviewer, vous découvrirez un stade à la façade classée adossé à un parc "historique", une histoire, un vrai club (sans fusion donc) avec un vrai public (fidèle malgré plus de quarante ans sans D1), et bien plus encore, pour paraphraser un parasite de mes connaissances (un réfugier de l'ancien RWDM disparu, il faut savoir que les gens venant de "de l'autre côté du canal" ne sont pas vraiment des gens comme nous). Sinon, nous sommes régulièrement visité par des supporters Britanniques de passage (et quelques réguliers d'Everton ou de Wimbledon) qui connaissent notre réputation, et d'un peu partout ailleurs.

Le white, c'est vraiment la misère, un Monaco du pauvre.
Zlatan D Ibra Niveau : DHR
Message posté par cyrilleh


Pour répondre aux moultes questions. Le White Star parle français depuis que Woluwé est majoritairement francophile. Le FC Brussels, redevenu RWDM et récemment dissout, parlait flamand depuis que Molenbeek est plutôt historiquement flamand. Il n'y a pas vraiment de quartiers wallons ou flamands à Bruxelles... ces derniers n'aiment pas Bruxelles et ont quitté cette ville (moins de 5% de la population résidente à Bruxelles est flamande). La ville n'est pas unilingue pour autant. Officiellement, on y parle français et flamand. Réellement, on y parle français, anglais, espagnol (institutions européennes) et arabe. En marchant dans Bruxelles on entend très très très rarement du flamand, en tout cas moins que les langues que j'ai cité au-dessus. Le White Star est "historiquement" le troisième larron de Bruxelles. Mais le RWDM venant de disparaitre, il peut revendiquer le titre de deuxième club de la ville. Sachant qu'Anderlecht, c'est Anderlecht (commune de Bruxelles) ou la Belgique toute entière ("From North to South" chante-on dans l'hymne du club diffusé pendant l'avant-match au Constant Vanden Stock entre le Grand Jojo et Carmina Burana) mais pas vraiment, voir pas du tout Bruxelles.

Sinon, pour les questions que tu n'a pas posé, saches que le White Star est le club le plus délirant qui existe. Et pour avoir trainé au Stade Fallon (avant qu'ils ne déménagent à Maechtens) et avoir "supporté" le club, je peux dire que le spectacle est hors-tribune, hors-terrain. J'avais d'ailleurs écrit à ce sujet un très long pavé. Jérémy Obin se tait par exemple de dire qu'il avait été recruté en même temps que 18 autres joueurs par un directeur un peu mégalomane qui a fini par devenir son entraineur http://yourzone.beinsports.fr/rws-bruxe … all-67943/


Franchement, "Amour, Gloire et Beauté" c'est du pipi de chat comparé à l'histoire récente du club décrite dans ce lien...
lebrugeois Niveau : DHR
C'est vrai que L'Union est un club historique qui mériterait un meilleur sort. Tout comme l'Olympic de Charleroi, relégué en P1 la saison dernière pour d'obscure raisons et qui malgré 9 points de pénalités caracole en tête de l'élite provinciale hennuyère.
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