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Jérémiades Ménez

Véritable homme de base d'Antoine Kombouaré puis de Carlo Ancelotti au Paris-SG, Jérémy Ménez est en train de craquer nerveusement sous le poids de la concurrence. On lui prête des envies de départ et même une altercation avec Leonardo, la semaine dernière, à Valence. Un refrain déjà entendu. Trop, même.

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Dans son malheur, Jérémy Ménez a la chance d'être caucasien, jeune père de famille sans histoire et discret dans les médias. Sans ça, le natif de Longjumeau aurait déjà vu sa réputation salie au quatre coins de la France. On aurait sans doute évoqué son cas dans les couloirs de l'Assemblée nationale. "Merdeux", "petit caïd", "branleur", "autiste". Même sa compagne Emilie Nefnaf, sorte de Franck Provost au féminin, en aurait pris pour son grade. La raison ? Depuis l'arrivée de Lucas Moura dans l'escouade parisienne, le numéro 7 du Paris-SG joue moins. Ailleurs, on parlerait de routine. En France, on en fait une affaire d'état. Pour ce faire, on s'est appuyé sur un postulat de base : que ce soit Ezequiel Lavezzi, Javier Pastore ou l'intouchable Zlatan Ibrahimovic, les trois lascars n'ont pour le moment pas été ébranlés par l'arrivée du Brésilien. On l'a bien compris, le staff parisien a souhaité intégrer le plus rapidement possible la nouvelle perle brésilienne. Si on se réfère au match de Valence, mardi, en Ligue des Champions, difficile de ne pas leur donner raison. Les quatre lascars se sont amusés. Et nous avec. Sportivement, le coaching actuel d'Ancelotti ne souffre d'aucune discussion.
Comme dans chaque secteur concurrentiel, il faut des déçus. Actuellement, Ménez est celui qui débute donc ses matches entre Zoumana Camara et Nicolas Douchez (trois titularisations en sept matches depuis janvier).

Pourtant, et alors qu'il n'a jamais fait entendre le son de sa voix dans le moindre médias, on a largement parlé pour lui. En résumé, le mec ne comprendrait pas sa mise à l'écart et souhaiterait quitter le club en fin d'année (il est sous contrat jusqu'en 2014). Ok, mais calmons un peu le jeu. Sur le début de l'année, même si dans le jeu il est sacrément intéressant, Ménez n'arrive pas à se montrer suffisamment décisif pour être intouchable (deux buts en Ligue 1). Jusqu'à son caramel contre Bastia, il était même le Francilien le moins décisif. Le genre de détails qui n'a pas échappé au sourcil levé de Carlo Ancelotti qui n'a d'ailleurs pas hésité à parler de son poulain en conférence de presse : « Il doit comprendre, comme Mamadou (Sakho) l’a compris, qu’il y a de la concurrence. Et que si tu ne joues pas au coup d’envoi, tu peux entrer en cours de match. Ces 20-30 minutes peuvent être très importantes » . Et ouais, Jérém, tu dois te faire violence.

Pastore, le bosseur silencieux

Statistiquement, il est dans le même rythme de passage que Javier Pastore. Sauf que l'Argentin a déjà été remplacé trois fois à la pause, dont deux fois pour clairement le sanctionner. Or, on n'a jamais entendu l'Argentin s'en plaindre. Il n'a jamais été question d'un coup de gueule de l'ancien mec de Palerme dans l'intimité du vestiaire. Aucune réclamation officielle ou officieuse sur le temps de jeu qui devrait être le sien. Non, cette mentalité n'est pas très fréquente chez les joueurs étrangers. Javier a fermé sa gueule, encaissé les attaques publiques pour bosser dans son coin. Depuis deux mois, il a fermé pas mal de gueules. Menez devrait s'en inspirer. Typiquement un mal français. Propre aux joueurs du cru mais également à nos médias. C'est simple, depuis l'arrivée de QSI, la presse française s'est clairement inquiétée des sorts réservés à Gameiro, Sakho, Chantôme ou Jallet. Bizarrement, on n'a jamais entendu les représentants des joueurs étrangers ni même les plumes françaises s'élever sur les étrangers se trouvant hors circuit (Lugano, Tiéné, Van der Wiel). Saloperie de préférence nationale.

Cette semaine, Antoine Kombouaré, ancien coach du numéro 7 parisien, est revenu sur les ondes de RMC sur la situation actuelle de l'international français : "Jérémy, il faut qu’il apprenne. Avec moi, il était un titulaire indiscutable. Après, il ne comprend pas que dans le foot moderne et surtout dans les très grands clubs, il faut accepter la concurrence. De grands joueurs comme Lucas ou Lavezzi arrivent, des concurrents directs (…) Ce qui va le freiner, c’est son comportement qui n’est pas bon. Je suis surpris car il a joué à l’AS Rome, il a connu cette concurrence. En revenant ici, je pensais qu’il allait se servir de cette expérience et que ça allait le faire grandir. Mais je me rends compte qu’il a une attitude de petit con, et je le dis avec beaucoup d’affection car je l’ai fait venir à Paris. C’est triste car c’est un grand joueur qui peut apporter à l’équipe."

Ménez, un mal français

Le cas Ménez est presque symptomatique. Ce mal français, qui, dès qu'un joueur ne joue pas tous les matchs, le pousse à envisager d'aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs. Oui, mais pour aller où ? Et pour faire quoi ? Dans tous les grands clubs européens, la concurrence est en place. Féroce. Quotidienne. Nécessaire. Vitale. Quand Javier Hernandez, Gonzalo Higuain, Alexis Sanchez ou Mario Gomez goutent au banc de touche, on trouve ça tout à fait normal. C'est ça, d'évoluer dans un club qui souhaite tutoyer les sommets. Alors quoi ? On se la joue petite bite et on enquille les titularisations en signant à Sunderland ? Grosse ambition.

Pour le moment, on ne sait pas trop comment cette histoire avec Jérémy Ménez va se décanter. Une chose est certaine, si le blondinet de la génération 87 souhaite laisser une trace dans l'histoire du football français, c'est en acceptant les règles du jeu. Le mec a suffisamment de qualités pour ne pas bouder après trois matches passés sur le banc. On a encore envie de le voir fissurer les défenses adverses, coller des caramels et de continuer à envoyer des coeurs avec ses doigts. On n'oublie pas que lors du dernier PSG-OM en Coupe de la Ligue, il s'était payé la lucarne de Steve Mandanda...

par Mathieu Faure
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