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Jeff Strasser : « Je fais régulièrement des barbecues avec les frères Schleck »

Sans se départir d’un flegme très luxembourgeois, l’ex-défenseur international nous fait visiter Mondorf-les-Bains, où s’est installé ce mardi le village départ du Tour. Une petite station thermale dans laquelle le coach du CS Fola Esch (D1 luxo) a l’habitude de se faire mousser avec les deux autres stars locales, Andy et Fränk Schleck.

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Salut Jeff. Est-ce que le peloton risque de te croiser ce mardi sur le bord de la route ?
Je ne peux rien promettre, parce que nous disputons avec le CS Fola les préliminaires de la C3. Nous avons gagné 2-1 le match aller face à Milsami la semaine dernière, mais il faut préparer le retour prévu ce jeudi en Moldavie. Je dois vérifier si mes horaires me permettent d’y assister. Le passage dans sa ville natale du Tour de France, ça reste toujours quelque chose d’exceptionnel.

Surtout que la course a traversé le Grand-Duché la veille, est passée à Esch-sur-Alzette, ville dans laquelle tu entraînes, et passera dans l’après-midi sur les hauteurs de Metz, ton premier club pro. Décidément, les organisateurs te rendent un joli hommage.
Soyons modestes. Que les organisateurs du Tour aient décidé d’un départ à Mondorf, c’est surtout par rapport aux prestations d’Andy et de Fränk Schleck, qui sont aussi originaires d’ici. Ils ont tellement apporté à leur sport et à cette compétition.

Quelle est ton histoire personnelle avec Mondorf-les-Bains ?
C’est ma ville, celle où j’ai passé toute ma jeunesse et où je suis revenu quand j’ai mis un terme à ma carrière de joueur. Je suis fier de vivre ici. La qualité de vie qui est présente dans cette commune. Voir mes enfants grandir ici, dans cet environnement, c’est tout ce que je voulais.


L’émission Village Départ avec Laurent Luyat n’a pas été reconduite cette année sur France 3. Du coup, on a plus que jamais besoin de toi pour présenter cette charmante bourgade de Mondorf-les-Bains. Tu nous offres la visite ?
C’est une petite ville de 5000 habitants collée à la frontière française. Son histoire est profondément liée aux cures thermales. Cette source représente Mondorf-les-Bains au niveau international et attire pas mal de visiteurs ! Le cadre est très plaisant, un mélange entre espaces verts et urbanisme aéré. C’est une commune agréable à vivre, où tout le monde se connaît. Il y a pas mal de lieux de restauration, d’aires de jeux, de parcs, et puis j’allais oublier de vous parler du casino qui attire pas mal de monde.

Il n’y aurait pas une ou deux difficultés à signaler aux coureurs, histoire que personne ne se fasse surprendre dès le kilomètre zéro ?
Je ne connais pas l’itinéraire exact, mais je ne pense pas qu’il y ait de piège particulier. Il faudrait demander aux Schleck pour ça. Aux alentours, c’est légèrement vallonné quand on arrive vite dans la vallée de la Moselle.

« Mondorf-les-Bains, c’est ma ville, celle où j’ai passé toute ma jeunesse et où je suis revenu quand j’ai mis un terme à ma carrière de joueur. Je suis fier de vivre ici. »

Le vélo, ça te passionne ?
Je regarde les étapes de montagne du Tour de France, celles où chaque attaque peut être décisive. J’admire énormément ceux qui peuvent relever ce défi physique sur trois longues et éprouvantes semaines. J’ai énormément d'admiration pour chaque coureur capable de franchir la ligne d’arrivée à Paris. Et puis le fait de connaître Fränk et Andy, ça donnait envie de suivre un peu plus intensément ce Tour de France quand ils faisaient partie des favoris. J’étais fier lorsqu'ils portaient haut les couleurs du Luxembourg au-delà de nos frontières.

Fränk et Andy, tu les croises souvent à Mondorf ?
Tous les jours. Tous les matins, quand on emmène les enfants à l’école. On habite à 200 mètres l’un de l’autre, et la fille de Fränk joue tout le temps avec mon fils. Ça arrive régulièrement que l’on fasse des barbecues avec eux. Du fait de notre petit écart d’âge (42 ans pour Jeff, 37 ans pour Fränk, 32 ans pour Andy, ndlr), on s’est moins côtoyés en étant jeunes qu’aujourd’hui, depuis que nous sommes adultes et que chacun s'est réinstallé dans la région après nos carrières respectives. On s’est rapprochés par la force des choses, parce qu’on a beaucoup de choses en commun. Andy est un grand fan de football, qui me supportait quand je jouais. Ça arrive qu’en fin de soirée, on se pose et qu'on raconte chacun les anecdotes que l’on a vécu pendant notre carrière.

Tu pouvais être l’idole incontestée de Mondorf et tu te retrouves à habiter en face des plus grands sportifs du pays. Quelque part, ce n’est pas un peu dommage de devoir partager l’affiche avec de telles stars ?
Non, car chacun a écrit l’histoire dans son propre sport. On se respecte trop pour en arriver à penser cela. De toute façon, la jalousie est un mot qui ne fait pas partie de mon vocabulaire, j’ai horreur de ça. Ce qui est marrant, c’est que nous avons quand même représenté pendant de longues années le sport de haut niveau luxembourgeois et que nous sommes tous les trois originaires du même patelin. Ça prouve qu’il y a quelque chose de spécial dans cette commune.

L’US Mondorf organise chaque week-end de Pâques la Jeff Strasser Cup, un tournoi international U9, U11 et U13 avec beaucoup de clubs dans lesquels tu as évolué (Union Luxembourg, Metz, Strasbourg, Kaiserslautern, CS Fola). C’est toi qui es à l’origine de cette initiative ?

C’est grâce à ce genre de tournois que j’ai pu intégrer le FC Metz. Et à un moment donné dans ma carrière, je me suis demandé comment je pouvais faire pour offrir la chance à de jeunes footballeurs luxembourgeois de se frotter à des équipes d’un niveau international. On s’est mis à table avec mon frère Christian, qui dirige le club de Mondorf avec mon père (Lull), et on a mis ce challenge en place. On a commencé par un tournoi en salle parce qu’on n’avait pas encore les installations nécessaires, avant de développer l’événement d’année en année. Aujourd’hui, ce tournoi a une petite renommée et les équipes étrangères reviennent toujours avec plaisir.

« Le jour où Gérard Lopez aura besoin d’un entraîneur et qu’il pense que je peux être la bonne personne, il me contactera certainement. »

L’USM joue depuis trois saisons en Division nationale. Quand tu dois les affronter avec le CS Fola, ressens-tu des tensions au sein de la famille ?
C’est toujours quelque chose de particulier parce que ce jour-là, la famille et l’amitié sont mises de côté le temps du match. Chacun fait le maximum pour faire gagner son équipe, et le lendemain, tout se remet en ordre. L’an dernier, nous étions opposés en demi-finale de la Coupe et ils nous ont éliminés. Une fois la frustration évacuée, j’étais content pour Mondorf parce que le travail réalisé par mon frère depuis plusieurs années est incroyable. Ils méritaient cette finale, et c’est dommage qu’ils ne l’aient pas remportée.


Entraîner ce club, c’est un projet qui te semble envisageable ?
J’ai du mal à imaginer mon frère devenir mon chef (rires). Ce ne serait pas une bonne idée de mélanger à ce point le travail et la famille. Et puis ça fait sept ans déjà que je suis au Fola, un des meilleurs clubs du pays, où j’ai la possibilité de jouer l’Europe. C’est une longévité assez exceptionnelle pour un entraîneur. L’ambition est de continuer à faire grandir ce club et, d’un point de vue personnel, de pouvoir un jour entraîner au niveau auquel j’ai joué pendant ma carrière.

Pour ça, il y a peut-être une piste à explorer du côté de Lille, puisque tu connais très bien Gérard Lopez, qui était votre patron au Fola avant de racheter le club nordiste. Bosser avec Marcelo Bielsa, c’est quelque chose qui te brancherait ?
Présenté comme ça, bien sûr que ça m’intéresserait. Mais le LOSC étant en pleine restructuration, Bielsa venant à peine d’arriver, ce n’est pas une idée qui me trotte dans la tête. Ce serait malsain de réclamer quoi que ce soit. En revanche, le jour où Gérard Lopez aura besoin d’un entraîneur et qu’il pense que je peux être la bonne personne, il me contactera certainement.



Propos recueillis par Mathieu Rollinger
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