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Jean-Marc Mormeck : « J'ai essayé la délicatesse, mais j'avais les mains moites »

Jean-Marc Mormeck a lâché les gants pour tirer les boules. L'ancien double champion du monde de boxe et jeune retraité a eu la main lourde pour le tirage au sort des quarts de finale de la Coupe de la Ligue. Entre pression, mains moites et coupe de champagne, Mormeck raconte sa soirée à France Télé. Une interview coup de poing, évidemment.

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Comment ça se fait qu'un boxeur se retrouve à faire le tirage au sort de la Coupe de la Ligue ?
J'étais aux Étoiles du Sport, et, en arrivant, France Télé et ses responsables m'ont proposé de le faire. Vu mon actualité et ma carrière, ils recherchaient ce type de profil.

Quand tu arrives au studio, il se passe quoi ?
Je sors des Étoiles du Sport, à la Plagne, puis un chauffeur m'amène à Lyon. C'est 2h30-3h de trajet. J'arrive là-bas, je suis super bien reçu au stade, puis au studio. Je passe au maquillage, on me présente les gens et on m'explique un peu comment ça va se passer, le tirage au sort, ce que c'est. Ensuite, il faut attendre que les matchs se terminent. Je regarde la première mi-temps assis au stade. On vient me chercher à la mi-temps pour que je retourne au plateau. On discute un peu, on fait le lancement, puis je suis retourné au stade. Je suis revenu sur le plateau pour voir la fin du match. Une fois que c'est fini, il y avait le magazine, on a discuté, et le tirage au sort a commencé.

Pour les repas, ça se passe comment ? Tu manges sur le plateau ou bien dans le stade ?
J'ai mangé quand je suis reparti. Quand j'étais sur le plateau, j'aurais pu manger, mais, en fin de compte, je n'avais pas faim.

Quand tu as vu que Lyon-Monaco est allé jusqu'en prolongation, qu'est-ce que tu as pensé ?
Ça mettait la pression. Je me disais, bon, la première mi-temps était un peu monotone, il n'y avait pas beaucoup d'action. En deuxième, ça s'est accéléré, puis en prolongation, il y a eu les buts. Après ce sont les tirs au but, et ça met un peu la pression. Je fais le pari avec le présentateur : « Je suis sûr que ça va se retourner et que Monaco va l'emporter. » Lyon avait quand même dominé et avait eu plus d'actions, mais je lui ai dit que je sentais que Monaco allait gagner. Quand le gardien a stoppé le péno, je lui ai dit que c'était fort. Je ressentais la pression, alors que je n'y étais pas. C'est marrant quand même parce qu'on n'est pas dans le truc, mais on ressent quand même la pression.

Quand le studio reprend l'antenne, il y a d'abord le magazine, puis le tirage. Comment tu appréhendes ce retour au direct ?
Déjà, il y a le magazine où on revoit les buts, et on discute un peu. Je me renseigne un peu parce que je ne regarde pas beaucoup le championnat, seulement quand je peux étant donné mon emploi du temps. Là, y a des penaltys, la pression, et puis je demande un peu autour de moi. Il y en a qui sont pour Lyon, d'autres pour Monaco. Je me mets la pression tout seul et je me dis : « Il faut que je fasse le bon tirage, je sais pas comment ça se passe, mais il faut que je fasse le bon. »

Tu t'étais entraîné à tirer les boules ?
Entraîné non, mais pour les dévisser, ouais. Parce que, bon, parfois, il y en a qui se dévissent bien, d'autres mal, donc je m'étais entraîné, et ça s'était bien passé. Après sur le plateau, il fait chaud. On est dans le stade, c'est un petit plateau, il y a tous les projecteurs. J'y étais toute la prolongation, la séance de tirs au but, donc à force, avec toutes les lumières, il y a une chaleur qu'on ressent bien. À un moment, j'ai dévissé, et le truc était un peu bloqué. Je me dis : « Je vais pas le casser » , donc je force un peu.

Tu t'es pas dit « Tiens, je vais mettre un coup de poing, au moins, ça va l'ouvrir » ?
(rires) Non, je me suis dit que si j'appuyais un peu, j'allais le casser donc ça la foutait mal. Je me suis dit que j'allais essayer avec délicatesse, mais j'avais les mains un peu moites et qui glissaient un peu. Luyat, qui était à côté de moi, s'est proposé de m'aider parce que peut-être qu'il avait les mains moins moites que moi.

Pendant ce temps-là, Laurent Luyat a meublé avec quelques blagues. Tu l'as trouvé drôle ?
Ça me fait marrer parce que c'est tout l'effet du direct. Il se passe un truc, tu dois combler. Tu fais ce que tu peux. Ce que les gens ne comprennent pas, c'est que tu fais le truc, ça te met un peu la pression. Je reçois des SMS de mes amis, sur les réseaux sociaux en me disant que c'est le bon tirage. Tu penses à ça, donc c'est drôle.

Tu t'es fait chambrer après ?
Par certains, ouais. Il y a pas mal de supporters du PSG qui attendaient un bon tirage. Pour moi, il n'y avait pas de problème, puisque Marseille était sorti. C'était un peu drôle, tu vois tout l'enthousiasme autour du foot, c'est quand même incroyable.

Une fois que le tirage a été fini et que vous avez rendu l'antenne, il se passe quoi ?
On est resté un peu parce que les gens sont très sympathiques. Tout le monde était sympa, on a échangé, on a rigolé. On m'a un peu parlé de ma carrière, le dernier combat, on a rigolé. Puis on m'a offert un verre de champagne et on m'a invité à boire un coup. Je ne bois pas d'alcool, donc on a rigolé là-dessus. Ensuite, je me suis dit que j'avais encore 3 heures de trajet pour retourner à La Plagne, alors que là-bas, il neigeait. Je leur ai dit que j'allais quand même partir parce que ça allait faire tard. Je devais repartir le lendemain tôt, je faisais la matinale de beIN Sports. On est rentré il était 3h et quelques, je me suis couché à 4h. Le lendemain, je me levais super tôt, vers les coups de 7h pour repartir à 8h30, prendre le train vers 10h parce que j'avais des rendez-vous sur Paris.

Comment tu compares cette pression à celle que tu as en montant sur le ring ?
C'est pas pareil, ce sont des univers différents. Le ring, c'est mon métier, je le fais depuis tellement d'années. Tu as cette pression mais, à la rigueur, il faut. J'en ai besoin parce que c'est si je n'y vais pas que c'est inquiétant. Le mal de ventre, ce mal-être, une fois que tu es monté et que le gong a sonné, toute cette pression s'évacue. Tu te transformes, tu te transcendes, et là, tu dois faire ton truc. Sur le ring, tu es tout seul, tu peux prendre un coup ou en donner un, et ça peut s'arrêter à n'importe quel moment.

Concernant ton actualité, tu as perdu ton dernier combat et, sur le plateau, tu as parlé de prendre la présidence de la Fédération.
J'ai tapé un petit coup de gueule par rapport à la Fédération. J'ai dit que c'était une maison de retraite. Une maison de retraite, ce n'est pas sur l'âge, mais plus pour dire que c'est l'institution et la lenteur de ses gens qui laissent mourir la boxe professionnelle. En fin de compte, je pense que c'est ce qui plaît au public et ce qui fédère.


Propos recueillis par Jean-Guillaume Bayard
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Fébril Saucisse Niveau : District
Peu importe...respect a vie mon bon jean-marc!
Oui enfin Karim c'est gentil mais ton Masternak il a 15 ans de moins que Mormeck, qui lui a 42 ans. Je pense qu'à son prime Mormeck aurait mangé Masternak en 6 rounds, 8 maxi, c'était une machine Jean Marc, la fierté de la boxe Française sur la dernière décennie, champion du monde WBA et WBC lourd léger en même temps, le top du top mondial pendant 6-7 ans.

Bref désolé du HS mais ce type mérite un maximum de respect et a porté haut les couleurs de notre pays, très très haut même. En plus, même s'il a pas toujours la défaite classe (comme beaucoup de boxer) c'est un gars intelligent et assez posé.
burruchaga Niveau : CFA2
Y a un sacré suspense dans cet interview.
Epictète Niveau : CFA
C'est discutable, cette idée de commencer l'interview à l'avant-dernière question.
Romansochaux Niveau : National
Note : 2
Ce match contre Klitchsko. J'ai rarement été aussi gêné de ma vie.
Tu restes le meilleur quand même, Jean-Marc.
Karine Benzedur Niveau : District
Message posté par Karine Benzemolle
Bravo à mon frère polonais ! ;-) POLSKA !! <3


Patriote un jour , patriote toujours alors... Je saurai te rappeler ce message petite catin...
Respect à J-M Mormeck pour sa carrière certes mais c'est proche du néant l'intérêt de cet interview quand même.
T'as mangé quand? Tu t'es entrainé à tirer les boules?
Sérieux quoi!
labastille Niveau : DHR
"Pour les repas, ça se passe comment ? Tu manges sur le plateau ou bien dans le stade ?

J'ai mangé quand je suis reparti. Quand j'étais sur le plateau, j'aurais pu manger, mais, en fin de compte, je n'avais pas faim."

merci il faut des corones pour poser ce genre question au grand mormeck mais le jeu en vaut la chandelle ,un vrai moment fort !
Les quelques dernières interviews de So Foot sont incroyablement ridicules !
Clemuntinho Niveau : CFA
Note : 5
"J'ai mangé quand je suis reparti. Quand j'étais sur le plateau, j'aurais pu manger, mais, en fin de compte, je n'avais pas faim."

J'ai rigolé comme un con. SoJournalisme.
il a fait caca a quelle heure?
Spartakist Niveau : CFA2
Message posté par EEES
Oui enfin Karim c'est gentil mais ton Masternak il a 15 ans de moins que Mormeck, qui lui a 42 ans. Je pense qu'à son prime Mormeck aurait mangé Masternak en 6 rounds, 8 maxi, c'était une machine Jean Marc, la fierté de la boxe Française sur la dernière décennie, champion du monde WBA et WBC lourd léger en même temps, le top du top mondial pendant 6-7 ans.

Bref désolé du HS mais ce type mérite un maximum de respect et a porté haut les couleurs de notre pays, très très haut même. En plus, même s'il a pas toujours la défaite classe (comme beaucoup de boxer) c'est un gars intelligent et assez posé.


Mormeck a été un vrai champion, c'est indiscutable. Mais à son palmarès, il a quand même accroché trop peu de grands noms. Il s'est fait salement cueillir par tous les "vrais" adversaires qu'il ait eu à affronter (Haye et Klitschko). Et, il a aussi bénéficié de l'absence de grands boxeurs dans cette catégorie bâtarde qu'est "les lours-légers".

Pour ce qui est de son style, je n'ai jamais été fan de ce genre de boxeurs. Il misait tout sur son punch et sur son physique. Le genre de boxeur qui passe plus de temps à se muscler qu'à travailler ses enchaînements. Et son menton a toujours été trop fragile.

La vérité, c'est que Mormeck était protégé par ses managers. Il a trop souvent accepté des combats faciles contre des minables et il a toujours plus boxé pour la thune que pour la gloire. Et c'est en partie pour ça, qu'en dehors de France personne ne se souviendra de lui dans 15 ans.
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