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« Je voulais juste mes 1000 balles et quitter ce stade »

Toucher la barre du rond central, c'est fort. Le faire à la mi-temps de Montpellier-Lille quand on supporte Nîmes et qu'on est venu à La Mosson avec un maillot des Crocos, c'est encore plus fort. Aurélien, 20 ans, étudiant en STAPS à Montpellier, mais amoureux du Nîmes Olympique, l'a fait. Avant d'empocher un chèque de 1000 euros, le jeune homme a dû essuyer sifflets, insultes et bras d'honneur.

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Tu supportes Nîmes qui n'évolue plus en Ligue 1 depuis plus de vingt ans. Comment est né cet amour ?
Je supporte le Nîmes Olympique depuis tout petit. C’est simple, je suis né à Nîmes, on m’a raconté son histoire, j’y baigne depuis l’enfance. J’ai commencé à aller aux Costières très tôt, donc c’est Nîmes depuis toujours, et jamais une autre équipe. Je suis très fier de ma ville, de mon club.

Dans ce cas, quelle idée d'aller à la Mosson ?
J’y suis allé juste pour le jeu concours crossbar challenge lancé sur Facebook par le Montpellier Hérault. À la base, c’était pour rigoler, je ne pensais même pas être sélectionné. Ils prenaient les deux commentaires avec le plus de j’aime. Du coup, j’ai identifié deux de mes potes dessus pour déconner, sauf qu’ils ont identifié les leurs et je me suis retrouvé sélectionné pour aller sur le terrain. J’avais été convoqué au stade contre Amiens, mais ça a été annulé parce qu’il pleuvait trop. Du coup, j’ai dû retourner à la Mosson une deuxième fois... Je suis rentré, je me suis dit : « Je vais toucher la barre, pour les Nîmois. » Mais mon intention première n'était pas de montrer mon maillot de Nîmes.

Venir à la Mosson avec un maillot de l’ennemi nîmois, c’est osé...
En fait, je venais de faire un futsal tout l’après-midi, et d’ailleurs je suis arrivé en retard au stade. Dans tous les cas, je l’aurais pris même si je ne l’aurais peut-être pas mis. Mais là, je n’ai juste pas eu le temps de me changer.
« Quand le speaker m’a présenté et que j’ai dit que je venais de Nîmes, le public a commencé à me siffler. »
Au départ, je ne voulais pas le montrer pour éviter certains problèmes. Mais quand le speaker m’a présenté et que j’ai dit que je venais de Nîmes, le public a commencé à me siffler. Ils m’ont hué juste parce que je venais de Nîmes. Ils ont mis une grosse ambiance pendant tout le jeu. Et là, je frappe la barre. Je pensais être applaudi parce que je venais de gagner le jeu, mais ils m’ont sifflé deux fois plus, donc je suis allé leur donner une bonne raison de me siffler. C’est de bonne guerre.


Ça valait le coup d'entrer à la Mosson et de se taper un MHSC-Lille?
Franchement, j’ai vu entre cinq et dix minutes du match, même pas. Je suis arrivé à la 28e, on est descendu sur la pelouse à la 30e. Je suis parti direct après ma victoire, ça ne m’intéressait pas trop et on ne sait jamais sur qui on peut tomber... J’ai quitté le stade rapidement.

C’est la première fois que tu réussissais le crossbar challenge ?
Oui ! Je n’avais jamais essayé, c’était ma première tentative, mon premier jeu concours : un pur hasard. Je ne me suis jamais entraîné. J’ai pas vraiment de conseil à donner, j’ai bien pris la balle et le culot a fait le reste.

« J’ai eu le choix entre 1000 euros cash ou 2000 euros à jouer au casino de la Grande-Motte. »

Hormis ton heure de gloire à Nîmes, ça t’a rapporté quoi ?
J’ai eu le choix entre 1000 euros cash ou 2000 euros à jouer au casino de la Grande-Motte. Je vais prendre les 1000 euros, je préfère mettre des sous de côté.


Qu’est-ce qu’on ressent quand on réussit à toucher la barre face à plusieurs milliers de personnes ?
Dans mon cas, d’abord un gros soulagement ! J’ai pu leur mettre les boules après m’être fait huer pour rien. Avant de tirer, je voyais bien les bras d’honneur au loin, les sifflets, les mauvais gestes. Les gens ne me connaissaient même pas, et ils m’ont insulté : j'étais galvanisé. À la base, j’étais là pour déconner, je n’avais rien à perdre, tout à gagner, mais en me sifflant, ils m’ont bien motivé.

Pourquoi être allé au pied de la Butte Paillade après ?
Je suis resté à hauteur de la bâche à trente mètres, j’ai soulevé mon pull, j’ai mis ma main sur le logo en le tapotant fièrement. Et là, ça a crié dans tout le stade.

« Dans le couloir, il y a même eu des gens du staff qui m’ont demandé ce que j’avais fait pour déclencher une telle bronca. Je leur ai montré mon maillot. Ils m’ont encerclé pour m’engueuler comme un gosse » .

Tu ressens quoi à ce moment-là ?

Je me dis qu’ils l’ont bien mérité. Je voulais aussi entendre leurs petits chants anti-nîmois. J’étais content, je ne regrette rien. Je me suis dit : « Les Nîmois ont encore gagné. »

Le retour aux vestiaires n’a pas dû être simple...
Les « enculé de nîmois » ont continué jusque dans les vestiaires, même la tribune présidentielle m’a insulté. Le pire, c’est les gamins qui m’ont fait des doigts. Dans le couloir, il y a même eu des gens du staff qui m’ont demandé ce que j’avais fait pour déclencher une telle bronca. Je leur ai montré mon maillot, le monsieur m’a dit qu’il ne voulait plus le voir et la femme m’a dit que j’étais un inconscient. Je leur ai dit qu’ils avaient raison pour couper la conversation. C’était lourd. Ils m’ont encerclé pour m’engueuler comme un gosse. Moi, je voulais juste mes 1000 balles et quitter ce stade.


C’était quoi le plus jouissif : toucher la barre ou montrer ton maillot nîmois ?
Franchement, ça se vaut. (Il hésite.) Après, si je n’avais pas touché la barre, je n’aurais pas pu le montrer. Et surtout, j’aurais eu un peu l’air con vu que je venais de dire que j’étais nîmois. D’ailleurs, il y avait un autre Nîmois juste avant moi qui a raté et s’est bien fait vanner. Je l’ai vengé.


Tu as été accueilli comment à Nîmes ?
Je ne savais pas que ça avait autant buzzé, je n’avais plus de batterie en sortant du stade. Je suis arrivé dimanche à Nîmes pour mon match, et tout mon club était là pour fêter ça et me féliciter. J’ai rallumé mon téléphone et j’ai compris. Je me suis couché avec un message ou deux. Le Midi Libre m’a laissé un message pendant le match, sur Facebook. Et à la fin de mon match, mon président me dit que le Midi Libre est là pour m’interviewer. Donc on l’a fait. J’étais surpris.

Tu as touché la barre pendant ton match ?
Non.

Propos recueillis par Adrien Hémard
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