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« Je préfère regarder un Lorient-Rennes qu’un Manchester-Liverpool »

En marge du festival Coachella, et en attendant un concert à Las Vegas, le producteur français Anthony Gonzalez, alias M83, l’auteur de l’imparable Midnight City, ne pouvait visiblement pas s’empêcher de faire une pause football. Parce que c’est un fidèle lecteur de So Foot, mais aussi parce que sa passion pour l’OGC Nice finit toujours par reprendre le dessus.

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Il paraît que tu joues régulièrement au foot à Los Angeles ?
Oui, je suis avant-centre et je joue surtout en salle. J’ai deux-trois petits clubs où je peux m’entraîner la semaine ou le week-end et ça suffit amplement à mon bonheur. Bon, j’avoue avoir un peu de mal ces derniers temps à me remettre de ma rupture du tendon d’Achille d’il y a deux ans, j’ai l’impression de voir la fin apparaître à seulement 35 ans, mais je m’en sors encore. (Rires)

Tu as toujours joué au foot ?
Pour tout te dire, le foot est vraiment ancré dans ma famille. Mon père a joué en amateur à Antibes, ma ville natale, et un peu à Cannes, tandis que mon grand-père a participé à la Coupe du monde 1966 en Angleterre avec l’équipe de France. Il a également joué pour Bordeaux, Monaco et l’OM. Du coup, je me suis très vite retrouvé inscrit dans un club, vers cinq ou six ans. Je jouais en DH avec Antibes, donc je pouvais profiter des primes de match, et j’ai même fait quelques essais à l’AS Cannes. Ils m’avaient proposé d’intégrer leur centre de formation, mais j’étais trop jeune et un pépin au genou à quatorze ans m’a mis un coup d’arrêt. C’est à ce moment-là que j’ai découvert la guitare, et le foot est devenu un loisir. C’est peut-être bête, mais la musique me paraissait être une voie beaucoup moins aléatoire et compétitive que le foot. En plus, le côté vestiaire m’a très vite saoulé. Les blagues de cul, ça va cinq minutes, hein…

Tu gardes quoi comme souvenir de toute cette période ?
Les stages à Bordeaux et les matchs dans le stade Pierre-Lescure avec mon grand-père où on allait voir Tigana et Giresse dans les vestiaires. Ce sont de sacrées expériences quand tu es gamin.

Et aujourd’hui, ce n’est pas trop dur de suivre la L1 en vivant à Los Angeles ?
Disons que beIN m’aide beaucoup. Tous les week-ends, lorsque je ne suis pas en tournée, je peux ainsi passer mes journées à regarder la L1 ou les matchs espagnols. beIN n’a pas la Premier League, mais ça ne me dérange pas. C’est un championnat très spectaculaire, mais il m’intéresse moins tactiquement. Honnêtement, je préfère regarder un Lorient-Rennes qu’un Manchester-Liverpool.

Tu sais qu’ils sont rares, les gens à se permettre de dire ça…
(Rires) Je sais que ça peut être surprenant, d’autant que j’ai l’impression que le niveau de la L1 régresse chaque année. Il y a une espèce de gouffre entre Paris et les autres qui ne cesse de se creuser et c’est inquiétant. Le problème, ce n’est pas tant la puissance financière de Paris, mais le fait que Lyon, Monaco et l’OM ne parviennent pas à suivre le rythme. Heureusement, l’OGC Nice représente bien le Sud ces derniers temps ! Koziello, Mendy et Seri, ça fait un sacré milieu. Avec Ben Arfa pour piloter tout le monde devant, on comprend que cela peut fonctionner.

Nice, c’est ton équipe de cœur ?
À la base, c’est plutôt l’AS Cannes de Pierre Dréossi, Micoud ou Zidane, mais quand le club a commencé à sombrer, je me suis mis à fond dans l’OGC Nice. Les matchs au stade du Ray m’ont fait vibrer. Je regrette d’ailleurs de ne pas encore être allé au stade cette année pour voir un match de L1. Je n’ai vu qu’un match assez minable contre Rennes en Coupe de France.

Comment expliques-tu le retour en forme de cette équipe ? L’effet Ben Arfa ?
Honnêtement, j’ai toujours eu confiance en ce joueur. Déjà dans le reportage À La Clairefontaine, il me fascinait. Sa technique et son franc-parler avaient déjà quelque chose d’hyper accrocheurs. Sans jouer les faux-culs, j’étais persuadé qu’il allait cartonner en arrivant à Nice. Il a indéniablement gagné en maturité, il est plus serein et est nettement moins personnel que par le passé. Mais ce n’est pas le seul, heureusement. Le fait d’avoir replacé Pied en latéral, d’être moins rigide tactiquement et d’avoir un milieu assez solide, c’est vraiment la force de Nice cette saison. Tant que l’on ne nous presse pas trop haut, on est hyper dangereux.

Tu ne crains pas le départ de certains joueurs lors du prochain mercato ?
C’est clair que je me fais du souci pour l’année prochaine… Mendy, Ben Arfa, Seri ou Ricardo Pereira, je crains qu’ils ne partent tous. Ce qu’il faudrait, c’est accrocher une place en Ligue Europa pour espérer garder Ben Arfa. Il n’est plus tout jeune et, vu sa forme, il peut largement prétendre à un club jouant les coupes européennes. Même Germain risque d’être courtisé. Il est bon un match sur deux, mais il est très adroit devant le but. Ça change du Nice du début des années 2000 avec Kaba Diawara. (Rires)

« Mon concert à San Siro ? J’imagine que j’ai ressenti à peu près la même chose que les footballeurs au moment d’entrer sur la pelouse. C’est très intense. Mais ce qui est cool, c’est que j’ai l’impression que ma musique se prête assez bien à ce genre d’ambiance. »

J’imagine que cette époque doit tout de même t’avoir marqué, non ?
Bien sûr ! Les deux premières saisons avec Gernot Rohr en entraîneur ont été exceptionnelles. En 2002, notre première saison en première division, on est même deuxièmes au moment de la trêve hivernale, ce n’est pas rien. Et le plus à cette époque, c’était l’ambiance au stade du Ray. C’était hyper chaud dans les tribunes. Mais bon, j’ai eu la chance d’aller à San Siro pour voir l’AC Milan, Antibes n’est qu’à trois heures de route, et c’est quand même autre chose.

Ça fait partie des stades les plus impressionnants que tu as eu l’occasion de fréquenter ?
Je pense, oui. Grâce à mes différentes tournées, j’ai eu l’occasion de voir des matchs à l’Emirates Stadium, à Newcatle ou à Manchester, mais Milan était plus intense. Quand tu as plus de 80 000 personnes derrière une équipe, avec en plus une bonne acoustique, ça rend l’expérience assez mythique.

Tu as également donné un concert à San Siro, non ?
Oui, c’était en première partie de Depeche Mode. Mais j’en ai fait également au Stade de France, au stade Olympique de Rome et à Berlin. J’imagine que j’ai ressenti à peu près la même chose que les footballeurs au moment d’entrer sur la pelouse. C’est très intense. Mais ce qui est cool, c’est que j’ai l’impression que ma musique se prête assez bien à ce genre d’ambiance.

Comment tu expliques ta faculté à composer des hymnes ?
C’est peut-être dû au fait d’avoir beaucoup fréquenté les stades étant petit qui a influencé indirectement ma musique. Ce côté mur du son et grandiloquent, ça vient sans doute de là. Je ne sais pas s’ils l’utilisent encore, mais je sais que l’un de mes morceaux, Midnight City, accompagnait l’entrée des joueurs de l’OL à Gerland. J’aurais préféré Nice, mais c’est déjà ça. (Rires) Il y a aussi TF1 qui s’est servi de ce titre à l’Euro en 2012 pour conclure son émission. Mais bon, c’est quand même nettement plus triste de se dire que notre chanson a accompagné une pitoyable équipe de France.

Tu la sens comment, cette équipe, à quelques semaines de l’Euro ?
J’ai envie d’y croire. J’ai envie de croire en Deschamps et en tous ces jeunes comme Martial ou Griezmann. J’adorerais d’ailleurs qu’il sélectionne Ben Arfa, juste histoire de mettre un peu de folie en fin de match. Quoi qu’il en soit, c’est sûr qu’on a une attaque très riche et très diversifiée. Si ça peut compenser les lacunes défensives, surtout des latéraux, c’est déjà un bon point.

L’absence de Benzema, tu la comprends ?
C’est complètement normal quand on sait ce qui a pu se passer en Afrique du Sud. Je ne dis pas qu’il était impliqué là-dedans, mais il faut éviter ce genre d’ambiances et de mésententes au sein de l’effectif. Tous ces joueurs racailles, qui ne respectent pas le maillot, qui refusent de s’entraîner ou qui manquent de respect à l’entraîneur, il faut arrêter de les sélectionner. D’abord parce que ça ne donne pas une bonne image de la France, et puis parce qu’on voit bien que ça pourrit l’ambiance. Là, ce dont on est certain, c’est qu’il y a actuellement une bonne mentalité dans l’effectif.

Sinon, pour terminer, tu ne te sens pas trop seul niveau football à Los Angeles ?
Ma mère m’envoie So Foot chaque mois, j’écoute L’After de RMC et je regarde les matchs sur beIN, donc je reste pas mal connecté. C’est une activité solitaire, mais ça ne me dérange pas. Je pense d’ailleurs que le foot commence à bien prendre aux États-Unis. L’influence dans les stades est même sans doute plus importante ici qu’en France. Les Américains ont compris que ça ne servait à rien de voir trop grand. Du coup, ils ont construit des stades à taille humaine, de 25 000 ou 30 000 places. Et, forcément, ils sont toujours pleins, contrairement à l’Allianz Riviera qui, malgré une équipe séduisante, ne parvient pas à faire guichet fermé chaque week-end.

Propos recueillis par Maxime Delcourt
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