« Je peux m'imposer dans cette équipe »

Avec Cyril Jeunechamp et Romain Pitau, Geoffrey Dernis faisait partie du package « recrues d'expérience » acheté par le promu Montpellier cet été. Si l'ancien petit milieu de poche lillois joue moins que ses deux compères, il positive et sait que le MHSC va devoir batailler dans cette deuxième partie de saison. Dès samedi contre Nice, pour le compte de la 20e journée de L1.

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Mercredi, Monaco a battu Montpellier sur un score à la lilloise (4-0), en match en retard de la 15e journée. Il paraît que ton entraîneur, René Girard, a poussé une belle guelante à la fin de la rencontre...


C'est normal ! Ce serait illogique qu'un entraîneur vienne dans le vestiaire et dise que tout a été bon alors qu'il a encaissé quatre buts. Pour un premier match de rentrée, il ne s'attendait certainement pas à une telle claque, avec autant de lacunes de notre part. Il faut admettre que Montpellier n'est plus l'équipe surprise du championnat.

Malgré cette défaite, vous restez sur la 3e marche du podium. C'est quoi la recette ?


On a pris un bon départ qui nous a permis d'accumuler beaucoup de confiance. On a ensuite gagné des matches par chance, d'autres en allant les chercher. En plus, dès qu'on est passé à travers sur une rencontre, on a su réagir immédiatement. L'état d'esprit, c'est vraiment la base de notre groupe.

On lit souvent dans la presse que le groupe est né au soir de la première journée avec le nul 1-1 contre le PSG. C'est aussi ton avis ?


Moi, j'ai trouvé que déjà en stage de pré-saison tous les joueurs étaient à l'écoute. Il ne faut pas oublier que beaucoup découvrent la Ligue 1. Après, tu reçois Paris pour ton premier match, le stade est plein, tu te retrouves à dix au bout d'une demi-heure, tu arraches le nul à la 94e minute... Tu te rends vite compte que tu joues avec des mecs qui ne lâcheront rien.

Est-ce possible de conserver cette place jusqu'à la fin du championnat ? Le Barça en Ligue des Champions l'année prochaine à la Mosson, ça aurait de la gueule...


Ouais, mais pour ça il faut réaliser exactement le même parcours que pendant la première partie de saison, et ça va être un peu plus compliqué. On sait qu'on va devoir faire quasiment aussi bien pour terminer dans les 5ers.

Qui t'a le plus surpris au sein de l'effectif du MHSC ?


Le milieu Aït-Fana, pour sa première année en L1, est excellent. Tous les jeunes qui viennent de la Gambardella (ndlr : remportée par Montpellier en 2009) sont impressionnants, comme Belhanda. En plus, ils ne se posent pas de question et ça nous permet de réussir. Ils sont plus ou moins sûr d'eux et ils apportent leur confiance. C'est ce qu'on appelle l'insouciance de la jeunesse !

Tu n'as pas peur que l'effet de la potion magique soit terminé et que Montpellier s'écroule sur cette deuxième moitié de saison ?


Ca se passera si on change d'état d'esprit, qu'on n'arrête d'être humble en pensant que tout est acquis. Mais quand on avait pris 3-0 à Rennes, on avait ensuite enchaîné trois victoires, même chose après la défaite 4-2 à Marseille. Dès qu'on manque de rigueur, on devient une équipe très moyenne de L1. A nous de bien réagir samedi contre Nice, qui vient de sortir par la petite porte de la Coupe de France contre Plabennec. Ils vont être revanchards, surtout qu'au match aller, on avait été gagner 3-0 là-bas et que ça avait été tendu avec les supporters.

A titre personnel, tu es arrivé cet été de Saint-Étienne pour te relancer mais au final, tu n'as joué que huit matches. Comment l'expliques-tu ?


Je suis forcément déçu. En même temps, quand je suis arrivé, ma priorité était de trouver une maison car ma femme devait accoucher et je voulais que tout le monde soit bien installé. Tout ça m'a pris beaucoup d'énergie donc j'étais moins performant. Je l'accepte, ça fait partie d'une carrière. Il m'avait fallu six mois d'adaptation lors de mon arrivée à Saint-Étienne avant de revenir plus fort. Je sais que je peux m'imposer dans cette équipe.

En parlant des Verts où tu as passé trois saisons, un mot sur leur situation calamiteuse. C'est quoi le problème à part le froid et les mines ?!


Quand je suis parti, je connaissais l'état d'esprit de chacun. Je savais qu'avec Alain Perrin, ça ne se passait pas forcément bien, ce n'est plus un secret. Beaucoup de joueurs arrivaient aussi en fin de contrat et les négociations avec les présidents ne se sont pas très bien déroulées. Les seuls qui ont prolongé l'ont fait après un énorme bras de fer en menaçant de ne plus venir s'entraîner. Que ceux qui gèrent le club arrêtent de prendre les joueurs pour des imbéciles...

Pour finir, fais rêver les lecteurs de Sofoot.com : comment ça se passe vraiment une fête foraine dans le mas de Loulou Nicollin ?!


Je n'avais jamais vu ça de ma vie ! Il y avait une petite mare aux canards pour les enfants avec uniquement des jouets. Je n'avais même plus de place à la maison avec ce qu'a ramené ma fille ! Tu avais aussi un stand avec des crêpes, des gaufres et des bonbons à volonté. Et tous les joueurs se sont mis sur les auto-tamponneuses, avant un grand repas collectif. Le président a été sensationnel ce jour là !

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