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  4. // Interview Moussa Sissoko

« Je ne me vois pas faire la saison à Newcastle »

Fort d'un Euro de haute volée, Moussa Sissoko est aujourd'hui l'un des hommes les plus convoités du mercato. Et devrait ainsi quitter Newcastle et la Championship pour une grosse écurie espagnole au maillot couleur merengue. Même si l'international français refuse de lâcher un nom et attend « que cela se décante » .

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La saison de Championship reprend ce week-end pour Newcastle. Clairement dans ton esprit, tu te vois ailleurs ?

Oui, aujourd'hui, je ne me vois pas faire la saison à Newcastle. J'ai repris l'entraînement lundi, je me prépare de mon côté avec un préparateur, j'intègre le groupe petit à petit en espérant qu'un transfert se fera d'ici peu.

Sur le principe de ton départ, il y a un accord entre toi et le club, ce n'est qu'une question de montant ?

Le club est ouvert à un départ, ils savent ce que je pense. Il faut juste qu'ils tombent d'accord, et j'espère que cela va se faire vite.

Tomber d'accord avec qui ? Quel club en particulier ?

J'ai dit « les » clubs. Il y a plusieurs clubs, après, c'est en discussion, il faut essayer de bien faire les choses pour que cela aboutisse.

« le Real Madrid c'est l'un des plus grands clubs au monde, cela fait rêver. Mais ce n'est pas pour cela que je vais signer sans réfléchir »

D'après nos infos, c'est surtout le Real Madrid qui est en avance, même s'il y a Dortmund intéressé et une rumeur de dernière minute avec le PSG. Tu as quand même une préférence ?

Il y a quatre, cinq clubs intéressés, voilà. On va réfléchir à la meilleure solution avec mon agent, on prendra la décision ensemble. Ce qui sera le mieux pour moi, pour tout le monde. Il faut juste que les clubs tombent d'accord, que Newcastle aient ce qu'ils demandent. Après... Après voilà je pourrai m'asseoir.


Si on se penche sur les noms des clubs mentionnés dans la presse, admets-le, le Real ce serait un aboutissement pour n'importe quel joueur...

Aujourd'hui, je n'ai pas envie de dire que j'ai le Real ou un autre club. Il y a plusieurs clubs. Maintenant, on sait que le Real Madrid, c'est le plus grand club au monde, ou l'un des deux ou trois meilleurs. C'est un club qui fait rêver tout le monde, mais après, il y a plein de choses à prendre en compte, il faut bien réfléchir, bien en discuter. On verra, pour le moment j'attends en espérant que cela aboutisse bientôt.

Au Real, il n'y a pas n'importe quel entraîneur : Zinédine Zidane. S'il t'appelle, tu ne vas quand pas lui dire « réessayer plus tard, je passe mon BAC » comme Raphaël Varane ?

(Rires) Tu as raison, le Real Madrid c'est l'un des plus grands clubs au monde, cela fait rêver. Mais ce n'est pas pour cela que je vais signer sans réfléchir. Pour toute chose, je prends le temps de réfléchir. Même si le Real est un très gros club, il faut bien réfléchir afin de n'avoir aucun regret. Mais on connaît Zidane, on connaît le monsieur, son parcours comme joueur, le parcours qu'il est en train de faire comme entraîneur. C'est une référence du football, il fait rêver beaucoup de personnes. Mais pour le moment, je n'ai pas eu la chance de discuter avec lui, je suis dans mon coin, je travaille pour me remettre dans le rythme. Pour être prêt rapidement et être transféré rapidement aussi.

Quand tu dis n'avoir aucun regret, c'est en quelque sorte ne pas choisir le plus gros club mais celui où tu auras le rôle le plus important ?

Un club où je pourrais jouer et où je pourrais m'épanouir. Quelque soit l'endroit où j'irai, il y aura de la concurrence, mais voilà. Je suis quelqu'un qui a toujours envie de travailler, de se surpasser, donc la concurrence au contraire j'adore ça. Progresser, élever mon niveau... Peu importe le club, je devrai faire mes preuves car rien ne me sera donné.

« Je ne suis pas surpris d'avoir fait de bons matchs pendant l'Euro. Je connais mon niveau, je sais de quoi je suis capable »

En tout cas, avant de signer au Real, prends quand même le temps d'appeler Julien Faubert (prêté au Real en janvier 2009, pour ne disputer que deux matchs et retourner à West Ham ndlr).

(Rires) Nooonnn ! Je ne connais pas trop Julien, je n'ai pas eu l'occasion de discuter avec lui. Il a son parcours au Real Madrid, il s'est passé ce qu'il s'est passé. Je ne suis pas encore un joueur du Real Madrid, je suis encore un joueur de Newcastle, j'attends que les choses se décantent.

Avant l'Euro, on n'aurait jamais pensé que tu serais l'un des gros poissons du mercato. Comment tu as vécu les montagnes russes entre une saison très compliquée avec Newcastle et un championnat d'Europe exceptionnel ?

Personnellement, je pense avoir donné le maximum, le meilleur de moi-même malgré la relégation de Newcastle. Certains diront le contraire, ils pensent ce qu'ils veulent. Peu de gens ont regardé tous les matchs de Newcastle parmi ceux qui critiquent mes prestations personnelles. C'est le football, moi je sais que j'ai tout donné, et que malheureusement cela n'a pas suffi. J'ai quand même eu la chance d'être sélectionné pour l'Euro. Je suis depuis un certain temps en équipe de France, je joue régulièrement, le sélectionneur et les autres joueurs me font confiance... J'ai eu du temps de jeu et encore une fois j'ai donné le meilleur de moi-même pour aider le collectif, gagner la compétition. C'est bien pour moi, mais je ne suis pas surpris d'avoir fait de bons matchs, je connais mon niveau, je sais de quoi je suis capable et le sélectionneur aussi. Après, cela a fait du buzz, c'est le football, tant mieux pour moi. Et si cela me permet d'aller dans un grand club...


L'événement peut inhiber, toi cela a plutôt l'air de t'avoir libéré...

Dès le début du tournoi, je me disais « il faut qu'on gagne l'Euro » . Je savais qu'on avait une équipe de qualité, qui pouvait le faire. Les blessés qu'il y a eu, les changements, je me suis dit que cela allait renforcer le groupe, qu'on irait au bout. Un Euro en France, devant nos proches... Tout était réuni pour le faire. J'ai donné tout ce que j'ai pu donner. Malheureusement on n'a pas gagné mais on a montré une très belle équipe de France. Surtout, on a reconquis le cœur des Français et redonné un peu de plaisir par rapport à tout ce qui a pu se passer avant l'Euro, les attentats... Le pays était meurtri, là ça va peut être un peu mieux.

Quels souvenirs forts tu vas garder de cette aventure ?

Je ne vais pas oublier ce mois et demi. L'ambiance de travail, le plaisir ensemble, le collectif... Et puis le déroulement du tournoi, un premier match compliqué, un second match compliqué... Aucun match n'a été facile, chaque victoire on est allé la chercher. Peu de gens nous voyaient gagner contre les Allemands en demis et voilà, on l'a fait... Et on a eu la chance de disputer une finale, ce n'est pas donné à tout le monde. Plein de choses vont rester gravées dans ma mémoire même si j'ai bon espoir de vivre quelque chose d'encore plus beau.




On constate souvent que l'équipe battue en finale a plus de mal par la suite que le vainqueur. Tu penses que cette équipe de France, très jeune, aura digéré la déception de la finale en septembre contre la Biélorussie ?

Oui, je pense. On a une équipe jeune, talentueuse, mais aussi avec un très bon staff et un très bon sélectionneur. Il réussira à trouver les mots pour rebooster ce groupe, et nous qualifier pour la Coupe du monde. Et y faire un aussi bon parcours qu'à l'Euro. Je ne suis vraiment pas inquiet. On a vraiment un groupe de qualité, avec d'autres bons joueurs qui peuvent arriver. En France, on a de quoi faire pour briller pendant plusieurs années.

Un mot sur Toulouse, ton club formateur, dont tu as dû regarder la victoire à Angers en dernière journée de Ligue 1...

Ouais, j'ai regardé. J'étais très heureux, je ne voulais pas voir ce club descendre. Ils m'ont fait grandir, si je suis là aujourd'hui, c'est aussi grâce à eux. J'étais derrière eux. Le coup franc (le but de la victoire signé Bodiger ndlr), j'étais avec eux sur le terrain. À la fin, j'ai félicité la plupart des joueurs.

Avant l'arrivée de Pascal Dupraz, dans l'esprit de beaucoup d'observateurs, c'était plié, le TFC allait repartir en Ligue 2. Aujourd'hui, on se souvient surtout de sa causerie avant le match d'Angers. Tu aurais aimé y être ?

(Il réfléchit longuement) Personnellement... cela ne m'aurait pas dérangé. Mais chaque joueur réagit différemment, certains ont aimé et d'autres peut être moins. Il y en a même qui en ont pleuré... Mais au final, on retient qu'il a eu raison car ils se sont transcendés, ils ont donné leur vie. Il a dit « il faut se battre pour sa famille » , ils se sont battus pour leurs familles, leurs proches, leurs amis. Ils ont su retourner la situation alors que ce n'était pas facile. Chapeau à lui, chapeau à eux aussi.

Dernière question mais pas la moindre : tu attends quoi de la prochaine saison des « Feux de l'amour » ? (Moussa Sissoko est un fan de la série depuis que ses grand-parents l'y ont converti enfant ndlr)

(Rires) Qu'est-ce que j'attends ? J'attends de tourner dans un épisode ! Je plaisante, mais ce serait fun.

Si tu avais le choix entre jouer dans « Les Feux de l'amour » ou jouer au Real Madrid sous les ordres de Zidane ?

(Rires) Bien joué la question, mais j'utilise mon joker !


Propos recueillis par Nicolas Jucha
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