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JC Satàn: « Avec Bordeaux, tu t'amuses une fois tous les dix ans »

Avec le transfert de Zidane en 1996, le groupe JC Satàn est sans doute le plus bel exemple d’amitié entre Bordeaux et Turin. Un quintet garage (ou pop lo-fi, au choix) qui met autant de branlées en concert qu’aux footballeurs en interview. Ça valait bien une discussion avec Romain, le batteur, Paula, la chanteuse, et Arthur, chanteur-guitariste. Paula qui, d’après sa grand-mère, «  ressemble plus à un footballeur qu’à une rockeuse avec (ses) tatouages  » .

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Le JC de JC Satàn, c’est pour Jean-Claude Darcheville ?
Romain : Si tu veux ! On dit ça à tout le monde, donc, si tu veux que ce soit Jean-Claude Darcheville, tu peux.
Paula et Arthur : C’est qui ?
Romain : Un ancien joueur des Girondins. Il était gros, courait très vite et tirait toujours à côté du but.
Arthur : Ah non, nous, on marque des buts !
Paula : Ou des buts contre notre camp ! Auto-goal !!!

Paula vient de Turin, Arthur et toi, vous venez de Bordeaux : pas trop dur de se souvenir du Bordeaux-Turin de 1985 (demi-finale de Ligue des champions perdue par Bordeaux) ?
Romain : Moi, j’y connais rien en football avant la Coupe du monde 1990, alors, tu sais, ce match, j’en ai rien à foutre. Après, j’adorais la Juve à l’époque de Zidane…

En parlant de Juve, Paula, t’es fan, c’est ça ?
Paula : Je suis argentine, au départ. Du coup, j’étais une ultra de Colón, à l’époque. Bon, j’avais cinq ans, hein… (presque rêveuse) Mais je me rappelle très bien du stade : El Cementerio de los Elefantes ! Quand je suis arrivée à Turin, je suis devenue fan de la Juve, oui. J’ai été très fan pendant un an, vers mes treize ans, parce que je n’avais pas de petit copain. J’avais même un agenda « Juventus » pour l’école. Je dessinais des cœurs partout, à Paulo Sousa et à Alessandro Del Piero. J’étais amoureuse de Del Piero, il venait d’arriver, il était jeune et beau.

Et maintenant, tu ne suis plus trop le foot ?
Paula : Non. C’est surtout quand je reviens le dimanche à la maison. Ils sont complètement tarés, là-bas. Ma mère, son mari et mon petit frère sont des fans hardcore de la Juventus. Ils habitent à Barge (petite ville à 60km de Turin) et ils font partie du fan-club de la Juventus de la ville. Une fois par an, ils vont déjeuner avec un ou deux footballeurs du club, ils sont super potes avec le président du fan-club, etc. Les mecs, ils pleuraient dès que la Juve perdait, quoi !

Parlons un peu des Girondins de Bordeaux : la saison à venir s’annonce compliquée, non ?
Romain : Ah bah ouais, ça fait deux ans qu’ils sont dans la merde. Bordeaux, c’est le genre de club où tu t’amuses une fois tous les dix ans. La dernière fois, c’était il y a quatre ans avec le championnat, bon ben là, il va falloir encore attendre un peu. Peut-être que lorsqu’il y aura le nouveau stade, il va se passer des trucs.

C’est pas le stade qui va changer toute une équipe, si ?
Romain : J’ai une théorie : tout l’argent que gagne le club, avec les quelques joueurs vendus assez cher ces dernières années, on ne sait pas où il passe. Donc je me dis qu’en fait, les Girondins gardent la thune pour qu’une fois le stade terminé, ils foutent une équipe qui cartonne sur le terrain. J’aime y croire. Il y a aussi un gros problème, c’est que Bordeaux ne sait pas recruter d’attaquant. Regarde Modeste. Le mec plante à mort hors du club. Après, ils savent recruter des défenseurs, ça c’est sûr : Mariano, l’année dernière, Orban cette année. Un boucher, un vrai défenseur. Il TACLE, quoi !

Cette année, il y a Cheick Diabaté en pointe, quand même !
Romain : Ah, mais j’adore ce mec ! Il est trop gauche, il a pas du tout de style, il est pas beau à voir. Mais il joue bien, il plante. C’est le genre de joueur que j’aime. Pas élégant du tout, mais qui a du potentiel. Par contre, c’est typiquement le genre de joueur qui se révèlera pas à Bordeaux.

Tu penses qu’il va réussir ailleurs ?
Romain : Euh… Ouais, en fait, non. Il n'y arrivera pas du tout.

Il y a un truc grandiose chez lui : il parle de lui à la troisième personne.
Romain : Ah merde ! Je savais pas. Mais c’est génial. Les mecs comme lui, comme Ibrahimović, comme Balotelli, des joueurs avec une personnalité hors-norme, s’ils existaient pas dans le foot, tu te ferais chier. Déjà qu’il y en a pas beaucoup…
Paula : Moi, j’ai toujours aimé les gentils dans le foot. Comme Ravanelli.

Ravanelli n'était pas vraiment apprécié...
Romain : Attends, c’est un connard !
Arthur : Moi, j’ai un souvenir d’enfance : Ravanelli était un gros enculé de tricheur quand il était à Marseille. Je me rappelle de cette fois où il s’est fait un croche-pied tout seul dans la surface.
Romain : Ouais, contre le PSG. D’ailleurs, il y a eu pénalty derrière et l’OM marque.
Paula : Ouais, mais moi, je l’avais croisé à Turin et j’avais fait une photo avec lui. Donc il est gentil.

Romain : Pour revenir à Bordeaux, c’est vrai que c’est pitoyable en ce moment. Regarde, l’année dernière, ils ont gagné la Coupe de France et personne n’en avait rien à foutre. Bordeaux, ça a toujours été comme ça, une ville de bourges, donc, quand l’équipe gagne pas, les bordelais s’intéressent pas. Mais c’est pas grave : je suis girondin pour toujours !

Vous vous appelez JC Satàn, vous faites plein de références religieuses dans vos textes : vous devez aimer le Old Firm, alors ?
Romain : Ah ouais, le derby entre le Celtic et les Rangers, c’est chaud. Mais on n’en est quand même pas à suivre le championnat écossais, non.
Arthur : En tout cas, je trouve ça bien plus sain de les faire se bastonner dans un stade pour des questions religieuses plutôt qu’ailleurs.
Romain : Il y a un truc génial au Royaume-Uni, c’est que les supporters de clubs se détestent. Des mecs s’en branlent que leur équipe perde le championnat pourvu qu’ils battent l’équipe rivale. C’est trop beau.
Paula : C’est un peu comme Torino-Juventus, aussi. Le Torino ne pourra jamais gagner le championnat, mais lorsque le Torino bat la Juve, les mecs peuvent plus faire de sexe pendant six ans, tu vois ! C’est la droite, les riches contre le peuple. C’est con : j’ai un pote qui est pour le Torino et il sait que ma famille est pour la Juve, alors il m’insulte. Il dit qu’on est des merdes, tout ça. Je lui réponds que j’en ai rien à battre. «  Ouais, mais ta famille, c’est toi aussi un peu, hein…  »

Avec les mecs de la scène bordelaise, vous parlez un peu foot ? Certains des membres de François and the Atlas Mountains sont assez fans de ballon rond.
Romain : C’est surtout Gérard (le clavier) qui est fan. On parle aussi avec Sylvain des Crane Angels. Mais dans le milieu de la musique, il y a quand même beaucoup de mecs qui détestent le foot.
Arthur : Aux Transmusicales de Rennes, on a fait des foots de débiles mentaux. On avait mis en place un projet tous ensemble, qui s’appelait Licornia et dans une des salles, pieds nus, sur un parquet ciré hyper glissant, on a joué au foot. Le plafond, c’était un faux plafond carrelé en polystyrène. À la fin, le truc, c’était un damier…
Paula : Moi, tout le pognon que ça brasse le foot, ça me fait les détester.
Romain : Attends, il y a plein d’autres types qui gagnent énormément d’argent. Moi, je préfère que ce soit un footballeur qui gagne de la thune plutôt qu’un autre mec. Un gros teubé qui joue bien au ballon parce que c’est beau, c’est du pur spectacle, de l’entertainment. C’est comme une œuvre d’art qui transcende la réalité de la société.
Arthur : Oui, mais le football, c’est censé être un sport de prolos et ça s’est perdu. Mais attention, il y a des trucs que je trouve beau dans le foot. Ce qui se passe en Angleterre, notamment. Toute la mythologie qui se crée entre les clubs avec les rivalités. Ça devient une telle culture qu’à un moment, même si tu t’intéresses pas au foot, tu veux écouter les mecs t’en parler.

J.C. Satàn - Dragons - Live (Cabaret Vert 2013)
Vidéo

Retrouvez JC Satàn sur Facebook

Propos recueillis par Matthieu Rostac
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