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Jay-Jay Ochoa

Le gardien d'Ajaccio a mis le Brésil dans son short en 90 minutes. Neymar, Thiago Silva et toute la clique jaune et vert se sont cassé les dents sur le gardien mexicain.

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Brésil


Júlio César (6) : D'habitude, Júlio César s'entraîne avec Jermain Defoe et ses potes de Toronto. Il se déplace dans une Volvo beige, regarde bien dans son rétro quand il change de file, bref, sa vie actuelle est plutôt monotone. Mais hier, il gardait les bois du Brésil avec une pression maximale. Il voulait se faire mal. Schizophrène.

Daniel Alves (4) : Il s'habille dans les friperies, porte des lunettes de soleil en soirée, adore les bérets et les tatouages. En bon hipster, Daniel est déjà prêt pour Paris avec sa teinte de cheveux façon Thierry Paulin. En plus, il défend aussi bien que Christophe Jallet. C'est sympa pour la Ligue 1, mais rédhibitoire pour être champion du monde.

Thiago Silva (5,5) : Quand il n'est pas sur son compte Instagram avec sa bouche en cul de poule, Thiago Silva est le capitaine du Brésil et, accessoirement, un défenseur exceptionnel. Le mec aurait même pu délivrer une passe décisive d'une déviation du plexus. Génie. Tellement classe qu'il ne prend qu'un avertissement quand il découpe Javier Hernández par derrière. Génie bis.

David Luiz (5) : « Rahan, plus vite que le vent, plus fort que toutes les vagues de l'océan, toujours plus loin, Rahan  » (air connu). La chanson la plus chère du monde : 50 millions.

Marcelo (4) : Retour à la case départ pour le crocodile brésilien. Moins à la peine que Daniel Alves, quoique, le latéral gauche doit commencer à sentir la respiration de Maxwell dans sa nuque. Trop de cheveux.

Luiz Gustavo (5,5) : On a retrouvé Carlton Banks du Prince de Bel-Air. Ça mérite bien une petite danse.

Vidéo

Paulihno (4) : Le joueur des Spurs doit avoir des dossiers sur son entraîneur. Incroyable qu'il soit encore dans le onze après ses dernières prestations. Et comme son karma est négatif, il rate l'immanquable face à Ochoa peu de temps avant la pause.

Oscar (5) : Ne pas se fier à son physique de conseiller financier au Crédit Agricole, Oscar est une sucrerie et un homme qui sait parfaitement placer son argent. Pas pour rien que le bon Dieu lui a filé de l'or dans les pieds. Bon, hier, c'était un jour de fermeture pour les administrations au Brésil, donc il a juste retiré 20 euros au DAB.

Ramires (3) : Le Blaise Matuidi brésilien a fait un footing de 45 minutes sans jamais toucher la gonfle. Une fois le rythme cardiaque au top, il a laissé sa place à Bernard (4), gentil mais timide.

Neymar (6) : Une frange de poney, mais une capacité à supporter la pression populaire grosse comme ça. « Junior » a encore étoffé sa palette en position de meneur de jeu. Alors qu'on l'attendait dans les pieds, c'est dans le domaine aérien qu'il a sorti le grand jeu avec une tête sortie par Ochoa sur sa ligne. Le reste du temps, il a fait du futsal, comprenant que ses potes étaient nuls. Le numéro 10 est le plan A, B, C, D et F des schémas offensifs de Scolari.

Fred (3) : Déjà que s'appeler « Fred » n'incite pas immédiatement au respect, si en plus on se planque pendant 68 minutes... Quoique, des Européens qui changent de nom pour venir se cacher en Amérique du Sud, c'était très tendance à une époque. Quelqu'un a des nouvelles de son compagnon de fuite, Jamy ? Remplacé par , autre escroquerie de Football Manager.

Mexique


Ochoa (20/20) : Son remplaçant en sélection à un nom de bière, il porte un bandana, habite dans la plus belle île européenne, bref, Ochoa est un homme abonné à Geo et aux gros matchs. Toujours aussi solide quand il joue en 16/9, il a dégouté Neymar sur une horizontale et Paulinho en première période avant de tout aimanter en seconde période, dont la tête de Thiago Silva. Un monstre. Le monde a donc découvert ce que la Ligue 1 couve depuis trois ans. Dépêchez-vous, il est gratuit.

Rodríguez (6,5) : Le défenseur de Club América a dédicacé les protège-tibias de Neymar avant de tout prendre dans les airs. Une machine.

Marquez (6,5) : Il a joué avec Hassan El-Fakiri en défense à Monaco, depuis, plus rien ne lui fait peur. Pas même l'attaque du Brésil dans un Mondial brésilien. Surtout quand on est capitaine de son pays pour une quatrième Coupe du monde de suite. Respect.

Aguilar (7) : Le charisme d'un joueur de CFA2, mais un coup de rein international. Marcelo en sait quelque chose, lui qui a dû changer ses plaquettes de frein dès la pause.

Moreno (6) : France Gall lui préférant Dario, Hector se devait une revanche. C'est fait depuis ce soir.

Herrera (6,5) : Un faciès à la Ángel Di María, une frappe de balle de mutant et des poumons en trop. Décidément, le FC Porto a le don pour se dénicher des futurs cracks.

Vasquez (6) : Ça court, ça presse, ça ne perd pas la balle, c'est donc ça, un joueur de football ?

Layún (5) :
« J'ai demandé à Layún, et le soleil ne le sait pas. Je lui ai montré mes blessures, et Layún s'est moqué de moi. »

Guardado (6) : Il craignait de jouer le Brésil puisqu'il ne s'était pas encore tout à fait remis de ses rendez-vous avec Lucas Moura en Ligue des champions. Sauf que Lucas était sur son canapé d'angle et le gaucher mexicain sur le pré. Libéré, il a fait son match.

Dos Santos (4,5) : Depuis Football Manager 2006, on attend son explosion. Chaque match raté est une vraie douleur pour ceux qui ont cru en lui au point de demander une rallonge budget aux dirigeants. Le fils du Brésilien Zizinho jouait pourtant un derby, mais la pression était trop grande et lui, beaucoup trop petit pour David Luiz.

Peralta (4) : Star dans son pays, l'homme a vu la fréquentation de sa page Wikipedia exploser depuis 48 heures. Pour rien. Remplacé par Hernandez, venu mettre un peu de piment dans tout ça. Bien content de repartir avec ses deux jambes, au final. Un moindre mal.

Par Mathieu Faure
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