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Javi Martínez, premier de la classe

Bosseur, mature, intelligent, surdoué… A en croire ceux qui l’ont pouponné, il ne manque rien, ou presque, à Javi Martínez. Aujourd’hui indéboulonnable dans le milieu du Bayern Munich, le Basque a toujours eu un temps d’avance. Récit d’une croissance expresse .

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« En parlant avec toi qui est Français, je me rappelle du surnom que nous lui avions trouvé : Patrick Vieira. C’est un commentaire que nous nous étions fais à la Cantera lorsque Javier Aguirre était à la tête de l’équipe première. Il était venu voir jouer les jeunes et nous avait demandé qui était ce joueur aussi fort. Nous lui avons tous répondu : « Nous avons le nouveau Patrick Vieira » . Le Patrick Vieira basque  » . Pas emmerdé par la comparaison, José Ángel Ziganda n’est pas peu fier de son poulain. Celui qui a couvé Javi Martínez durant sa formation à l’Osasuna de Pamplune peut encore se faire plus direct : « Javi a toujours été au-dessus du lot, il a toujours été meilleur que les coéquipiers de son âge » . Après quelques minutes de conversation avec cet ancien directeur directeur de la formation Gorritxoak, la trajectoire croissante de Javi Martínez vers le plus haut-niveau semble des plus prévisibles. Aujourd’hui patron du milieu du Bayern Munich en compagnie de Bastian Schweinsteiger, le longiligne basque de 24 ans est promis à un avenir doré. Quoi de plus normal pour celui qui a toujours été en avance sur son temps. Portrait d’un garçon qui n’a pas fini de briller. Et de travailler.

La « salle à manger »

Natif d’Ayegui, Javi Martínez effectue les 45 kilomètres qui le séparent de Pampelune à l’âge de 13 ans. Au centre de formation d’Osasuna, il progresse sous la baguette du dit José Ángel Ziganda, ancien international espagnol ayant fait sa carrière entre le Pays Basque et la communauté de Navarre. Il raconte : « Alors qu’il n’avait qu’une quinzaine d’années et était en cadet, nous avons décidé de le surclasser avec des Juniors de trois à quatre ans plus vieux que lui. L’année suivante, nous l’avons même directement intégré à l’équipe B d’Osasuna qui évoluait alors en Segunda B (troisième échelon national, ndlr.) » . Cette précocité s’explique avant tout par « sa grande force physique » : « Il avait un physique privilégié : il était grand, puissant, souple… Mais plus que ces caractéristiques, il était très bien coordonné. Il n’en faisait jamais trop, jamais pas assez, il avait toujours le geste, le mouvement juste. Ce n’est pas « normal » d’être aussi grand (sic), aussi puissant et d’avoir en même temps cette vista. C’est bien simple, en équipe de jeunes, il pouvait tout faire et jouer à n’importe quelle position. Javi est extrêmement complet » . Au-dessus de la mêlée, Javi attire l’Athletic Bilbao, le club omnipotent du nord espagnol. A 17 ans, il plie les gaules et débarque dans la capitale basque.

«  Son transfert d’Osasuna vers Bilbao n’a pas été évident. Il avait 17 ans, n’était jamais partie de chez lui et, surtout, Bilbao venait de lâcher six millions d’euros alors qu’il n’avait jamais joué chez les professionnels, se rappelle « Cuco » Ziganda. Mais Javi est quelqu’un d’intelligent : il savait également que l’Athletic est un grand club et qu’il pouvait s’avérer un tremplin pour sa carrière » . Très tôt, il s’impose dans le XI des Leones. Joaquín Caparrós, alors entraîneur, se souvient de sa première rencontre avec le dénommé Javi lors de la pré-saison 2006 : « Nous allions faire un match face à mon ancienne équipe de la Corogne et je me suis immédiatement rendu compte de ses qualités. Un joueur de cet âge avec ce physique, ce talent, est un surdoué » . Un surdoué qui ne rechigne jamais à un peu de rab lors des séances d’entraînement. A tel point que l’ex-coach du FC Séville lui avait organisé ses propres séances individualisés : « Il était toujours le premier à vouloir travailler. Comme nous le disons ici, c’est un « comedor » (littéralement, une salle à manger, ndlr). On a même été obligé de mettre en place une salle avec des lits à la Ciudad Deportiva car après chaque entraînement, il était lessivé, il avait besoin de se reposer » .


Caparrós : « Du matin au soir, il pense au football, il aime le football »


« Javi Martínez a pu commencer si jeune chez les pros grâce à son physique mais pas que. Son physique a toujours été accompagné d’une technique propre et d’une très grande intelligence tactique, se remémore Joaquín Caparrós. Il a réussi à développer son jeu aux exigences du haut niveau et à se faire aimer de tous ses entraîneurs. C’est le genre de joueur que tu aimes avoir sous tes ordres : du matin au soir, il pense au football, il aime le football. Aujourd’hui, il recueille les fruits de tout son travail » . Alerte, la « salle à manger » a su se parfaire aux exigences du haut-niveau. A ses débuts à Osasuna, il partait pourtant à tout berzingue : « Il est toujours très généreux mais ne semble jamais fatigué. Il peut engloutir des kilomètres et, le pire, c’est qu’il aime ça. Dans ce secteur, il a également beaucoup progressé : avant, avec son physique qui lui permettait, il était au four et au moulin ce qui lui valait de s’éparpiller. Désormais, il est devenu plus rationnel dans ses déplacements » , dixit José Ángel Ziganda, aujourd’hui entraîneur de l’équipe filiale de l’Athletic Bilbao. Cette science du jeu est à mettre au crédit d’une maturité détonnante.

Toujours surclassé, « Javi est une personne très affable, très bien éduqué, très sympathique. Il a toujours été le plus jeune de son équipe, il a donc appris très vite ce que maturité voulait dire. C’est également quelqu’un de très famille : il passe beaucoup de temps dans son petit village proche de Pampelune, chez ses parents » , nous livre son ancien mentor pampelonais. Javi Martínez était donc un élève attentif et concerné, avide d’en apprendre toujours plus. Une éponge que résume en une caractéristique Joaquín Caparrós : « l’intelligence » : « A chaque entraînement, chaque match, il progressait. Aujourd’hui, il dispose encore de cette marge de progression ce qui fait de lui l’un des grands espoirs du football espagnol. S’il ne connaît pas de grave blessure et garde ce sérieux, il deviendra l’un des meilleurs à son poste au niveau mondial » . Adepte des actes plus que de vaines paroles, le Basque est un leader dans l’âme. « Il n’a jamais été capitaine pour une simple et bonne raison : il était toujours le plus jeune et à Osasuna nous donnions le brassard au plus ancien, regrette à demi-mot José Ángel Ziganda. Mais il a un caractère à le devenir : il est mature, a déjà beaucoup d’expérience. Il est toujours le premier à courir et le dernier à s’arrêter » .

Dans l’ombre de Busquets

Ce sont toutes ces qualités qui amené le grand Bayern Munich à casser sa tirelire l’été dernier. Avec un chèque de quarante millions d’euros – soit le montant de sa clause libératoire – il devient le joueur le plus cher de l’histoire de la Bundesliga. Comme il l’admet de son propre chef lors de sa présentation bavaroise, « le prix qu’ils ont payé pour moi n’est pas une pression, c’est une motivation  » . Cette petite folie financière, le board munichois se l’est également permise grâce à un changement tactique de Marcelo Bielsa intervenu la saison dernière. Repositionné dans l’axe de la défense, il s’impose rapidement comme l’un des meilleurs centraux de Liga. Une descente d’un cran qui pose la question de son véritable poste. « Tout dépend du style de jeu mis en place, précise « Cuco » Ziganda. Au Bayern Munich, il se trouve dans sa position préférentielle : il est dans un rôle de pivot, pas de simple sentinelle, qui lui permet de faire le liant entre la défense et l’attaque. Après, l’an dernier, il a fait une saison exceptionnelle en jouant défenseur central » . Un joueur deux en un dont la période d’essai en charnière défensive s’avère un grand plus sur son CV. Selon Joaquin Caparrós – qui a également lancé au plus haut niveau Sergio Ramos et Jesus Navas – « dans ce football actuel, où les latéraux montent énormément, il est indispensable dans son travail devant la défense où il permet de combler les brèches. Lorsque les latéraux sont montés, il peut se glisser entre les deux centraux et former une défense à trois. Cette intelligence de jeu, il l’a grâce à sa vision de défenseur central  » .

Capitaine des moins de 21 espagnols, champion du Monde a à peine 22 ans, Javi Mártinez ne connaît pourtant pas le même succès au près de Vicente Del Bosque. Pas indispensable au bon fonctionnement de la Roja, il est barré par un joueur de sa génération au profil semblable : Sergio Busquets. De la tempe de Javi Martínez, le longiligne métronome blaugrana est le plus grand frein à sa progression en sélection. Leur face à face lors de la dernière demi-finale de Ligue des Champions, loin d’avoir changé la donne, pourrait tout de même semer le doute dans la tête du moustachu. « Lors de la double confrontation face au Barça, Javi ne m’a jamais paru aussi fort, avoue José Ángel Ziganda. Certes, le Bayern était collectivement supérieur à Barcelone, mais il a effectué un travail exceptionnel, toujours dans l’ombre de ses partenaires mais d’une importance capitale. Lorsqu’il avait le ballon, il ne le perdait pas : il jouait juste avec ses coéquipiers, sans chichi. Tactiquement, je pense qu’il est indispensable au Bayern  » . A se demander si Javi Martínez n’était pas le chainon manquant à la belle mécanique bavaroise pour soulever sa cinquième coupe aux grandes oreilles.

Par Robin Delorme, à Madrid
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