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Jardim, maître digestion

Appelé à la barre pour se défendre cette semaine après la première défaite à domicile de son équipe depuis la chute face à la Juve en mai dernier, Leonardo Jardim a une nouvelle fois déballé un calme de circonstance, également affiché par des dirigeants conscients du yo-yo émotionnel qu’amène naturellement le projet monégasque. Au point que les dépôts de Porto semblent incapables de s’incruster sur la table princière.

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Le 20 septembre dernier, deux jours avant un déplacement à Lille et quatre après une victoire face à Strasbourg (3-0), Leonardo Jardim, calme, visage aseptisé et corps animé par les réflexes d’un rendez-vous médiatique qu’il aime transformer en pluie de sciure, refuse une nouvelle fois de se retourner : « J’oublie très vite les défaites, mais aussi les victoires. Le prochain match est toujours une nouvelle histoire. Seul le résultat collectif est important à mes yeux. » Une fracture, comme si Jardim était imperméable à la souffrance là où Marcelo Bielsa voyait dès 1992 la défaite comme une mort personnelle, dessinant la semaine suivant un revers en « un enfer » où il s’enferme et se mutile.

Mercredi, au lendemain de sa troisième défaite toutes compétitions confondues de la saison face au FC Porto (0-3), le technicien n’a d’ailleurs pas dit autre chose, affirmant qu’avant ce match, son équipe « n’était pas la meilleure et n’est pas devenue » la pire en quelques heures. Ce n’est plus un secret : le technicien portugais déteste l’exercice de la conférence de presse. « Dans le foot, tout le monde a vite besoin d’une justification, expliquait-il au Monde en novembre 2016. Il faut trouver une solution très rapidement, dire que le changement n’a pas été bon, que l’équipe manquait de vitesse, de physique, etc. Edgar Morin m’a aidé à regarder la complexité des choses. » Soit à penser global plutôt qu’instant, Leonardo Jardim affirmant régulièrement préférer une équipe « régulière sur toute une saison en restant sur un plateau de forme » plutôt qu’un groupe formaté pour arriver à un niveau de forme optimal en janvier-février. Raison simple : « Si tu es éliminé de la Ligue des champions et restes à 20 points du premier en championnat, pourquoi veux-tu arriver en forme en février ? Les choses sont déjà finies. »

Coutures et flou


Toujours avec raison, Jardim tempère quand les autres polémiquent. Sur un autre socle, la défaite subie face à Porto mardi soir aurait d’autres conséquences – médiatiques notamment –, mais le Portugais est à Monaco, avec tout le projet de construction-déconstruction que l’on connaît désormais sous les moindres coutures. En débarquant dans les couloirs du Louis-II après la rencontre cette semaine, le vice-président de l’ASM, Vadim Vasilyev, n’a d’ailleurs pas hésité à insister sur le fait de ne pas « tout remettre en cause, parce que cette équipe a des qualités. (...) Toutes les équipes connaissent des moments difficiles, comme ce soir. J’avais dit, quand j’ai présenté les nouvelles recrues, qu’il nous faudrait du temps. »

Un message que ne cesse de verser son entraîneur depuis le début de saison, répété après la leçon reçue à Nice (0-4) le 9 septembre au milieu de six victoires tamponnées en sept journées de Ligue 1, où Monaco avait alerté par un nombre de duels perdus massif et une attitude aux antipodes de celle affichée la saison dernière, où le titre remporté au printemps avait du Beethoven, l’effort collectif amenant les résultats sur un hymne à la joie singulier. Parce que ce qui brille peut aveugler, Jardim n’a jamais affiché d’objectif de reconquête durant l’été, le Portugais ayant la connaissance parfaite de l’inconnu où il mettait les pieds avec un effectif retapé, son job consistant avant tout à accompagner des joueurs à fort potentiel vers les cimes d’un monde qui n’est pas le sien. Mathématiquement, cela entraîne un flou sportif le temps qu’un nouveau cycle – ici les nouveaux joueurs – mûrisse.

Point zéro


Point zéro. Avant la réception de Montpellier vendredi soir, douzième étape d’une saison débutée par un revers à Tangers face au PSG (1-2) lors du Trophée des champions, Jardim, pointé pour son incapacité à répondre à l’organisation que lui a opposée Conceição, en était là : « Aujourd’hui, on n’a pas de joueur en capacité de nous donner ce que nous apportaient la saison passée Bernardo (Silva) et Kylian (Mbappé). Ou peut-être que je l’ai, mais qu’il n’est pas en forme maintenant. On ne peut pas seulement utiliser le collectif pour gagner, on a aussi besoin de choses individuelles, plus créatives. (...) Quand tu gagnes, tu es le meilleur. Quand tu perds, tu es le pire. Joueurs et entraîneurs, on a l’habitude. »

La rencontre de C1 face à Porto n’aura été qu’une confirmation de plus dans l’esprit universitaire de Jardim, formaté à Monaco pour « faire progresser des joueurs » , ce qui est plus complexe que de «  recruter des joueurs pour gagner » . Le onze aligné face au 4-2-3-1 étouffant de Porto, vainqueur de plus de 80% des duels, représentait certainement l’avenir, pas le présent. « Dans mon discours de lendemain de match, on a discuté de l’intensité de jeu, de notre impact, de la capacité aux duels : ça, c’est obligatoire en Ligue des champions » , complète Jardim, aujourd’hui orphelin de Tiémoué Bakayoko, parti à Chelsea et qui n’a pas été qualitativement remplacé – Soualiho Meïté manquant d’impact selon Jardim – dans un milieu où Moutinho a affiché mardi soir ses faiblesses, quatre jours après s’être fait allumer par Fabinho sur son placement lors des premières minutes à Lille.

Doublettes et acceptation


Gestionnaire et réaliste depuis le mois d’août, Monaco n’est déjà plus aujourd’hui l’instigateur d’orgies offensives portées par une jeunesse triomphante de la saison dernière, et le nul accroché à Leipzig (1-1) lors du premier voyage européen de la saison l’avait déjà prouvé, Jardim cherchant avant tout à contenir plutôt qu’à tenir. L’ASM se cuisine une nouvelle identité, et il faut arrêter de la comparer à celle qui avait filé jusqu’aux portes d’une finale de C1 il y a quelques mois, car elle n’a rien à voir. Preuve : elle se cherche défensivement là où elle était l’une des meilleures défenses d’Europe l’an passé, fruit d’un cocktail d’explosivité et de solidité, mais aussi dans l’animation, Jardim n’ayant pas réussi à trouver les doublettes inévitables au bon fonctionnement d’un 4-4-2, même si le duo Sidibé-Ghezzal aura été la seule satisfaction contre Porto avec la bonne prestation de Benaglio.

Leonardo Jardim a désormais le quotidien d’un homme qui tente de faire tenir un château de cartes privé des bases de ses succès d’hier – un milieu solide et généreux ; des côtés explosifs –, la prestation de Jorge face à Porto a une nouvelle fois provoqué la prise de Doliprane, et Kongolo n’est pas encore prêt ; un tueur porté par un bouffeur d’espaces devant. Voilà l’histoire d’un homme qui refuse de sourire à la culture de l’instant, mais qui donne sa vie – ici ses convictions – pour installer un cadre d’expression à des influences différentes auxquelles il accepte de laisser un temps d’adaptation, que ce soit ici pour Jovetić, Baldé Keita, Tielemans (qui devraient tous les trois être titulaires contre Montpellier) ou le jeune Jordi Mboula, une nouvelle fois très bon en Youth League cette semaine. Quitte à sacrifier les notions de sentimentalisme et de souffrance. Plus que les résultats, l’AS Monaco est un projet qui vise à épouser les courbes du temps. En s’éteignant dans le silence mardi soir, Louis-II semblait définitivement l’avoir accepté.



Par Maxime Brigand
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