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Japanimation en Bundesliga

Ils s’appellent Shinji Kagawa, Atsuto Uchida, Shinji Okazaki ou encore Gotoku Sakai, et font le bonheur de grands clubs de Bundesliga comme Dortmund, Schalke ou encore Stuttgart. Mais pourquoi les Japonais sont-ils autant férus d’Allemagne?

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Les Japonais ont toujours eu une admiration particulière pour le football allemand. Il n’y a qu’à voir Olive et Tom. Dans la première partie du manga créé en 1981 par Yoichi Takahashi, « Captain Tsubasa » et ses potes de l’équipe nationale du Japon disputent un tournoi de juniors en France. En finale, ils retrouvent non pas l’Argentine (championne du monde 78 et 86), non pas l’Italie (sur le toit du monde en 82), ni même le Brésil (pourtant trois fois lauréat), mais la terrible équipe d’Allemagne, menée par le « Kaiser » Karl-Heinz Schneider et Manfred Kaltz. Thomas Price ira même évoluer à Hambourg. Mais pourquoi tant de sympathie pour cette équipe de Panzers?

Dettmar Cramer, l’instigateur

La réponse tient peut-être en deux mots: Dettmar Cramer. Le technicien allemand, grand voyageur, s’est pointé au pays du Soleil Levant dans les années 60, à une époque où le football japonais n’était pas encore professionnel. « Dettmar Cramer est venu avec ses théories du football et a tout de suite séduit le public japonais. C’est simple, Cramer n’est pas très connu en Allemagne, alors qu’au Japon, il y a des tas de journalistes qui veulent encore l’interviewer » , assure Pia-Tomoko Meid, directrice de la Société Germano-Japonaise (DJG) de Düsseldorf, ville qui compte le plus grand Japantown outre-Rhin (6000 habitants). Le travail de Cramer a permis de repérer des joueurs vifs, techniques et surtout combatifs (comme on aime en Allemagne) pour les envoyer ensuite sur ses conseils en Bundesliga.

C’est peut-être pour ça que Yasuhiko Okudera, le premier Japonais à évoluer en Europe, a atterri non loin de là, à Cologne, où il a remporté le titre dès sa première année avec le « FC » en 1978. Par la suite, Okudera-San a bourlingué quelques années en Allemagne (Berlin, Brême) avant de retourner au pays pour y finir sa carrière et intégrer la Fédé (JFA). Ce qui permettra de renforcer les liens entre les deux pays au niveau du football. Meid toujours: «  Par la suite, de grands noms comme Pierre Littbarski ou Guido Buchwald sont venus jouer, puis entraîner au Japon. Du coup, ça donne envie aux joueurs d’aller jouer dans le pays d’où leur coach est originaire. Comme ils ont appris à pratiquer un football « à l’allemande » , leur adaptation n’est pas si difficile que ça sur le terrain  » . Ce qui explique pourquoi ils sont 24 à évoluer en Allemagne, dont le tiers dans l’élite.

Une adaptation, mais à un certain prix

S’adapter sur le terrain, c’est une chose. S’adapter à la vie de tous les jours, c’en est une autre. Si le Japonais ne coûte généralement pas une somme exorbitante à la base (Dortmund a dépensé 350K pour Kagawa, Schalke 1,5 million pour Uchida), il faut faire en sorte que le joueur se sente bien dans un pays dont il ne connaît absolument rien. «  Généralement, les Japonais se retrouvent dans les clubs de l’ouest de l’Allemagne. Parce qu’il y a Düsseldorf et son Japantown, où il est sûr de trouver des compatriotes et manger des choses de chez lui, mais aussi parce que les clubs de l’ouest sont ceux qui ont généralement le plus d’argent. Il faut savoir qu’au Japon, les gens ont une très bonne qualité de vie. Et le joueur veut retrouver la même en Allemagne. Quand il calcule ce qu’il gagne par mois, quand il voit ce qu’il a déjà au pays et ce qu’il aimerait avoir dans son nouvel environnement, les clubs s’arrachent les cheveux et en viennent parfois à la conclusion qu’ils ne peuvent pas assurer les émoluments du joueur  » , estime Frau Meid. C’est clair que pour ravitailler un joueur en bœuf de Kobé, le voir se gaver de riz et de poisson devant son écran plasma de 200 cm et le voir se la raconter avec toute la panoplie de gadgets Sony, il faut savoir mettre le prix.


Un échange de bons procédés

Ils ont l’air durs en négociations, ces Japonais. Mais c’est pour ça (entre autres) que les Teutons les adorent. L’an dernier, les deux pays ont célébré le 150ème anniversaire de l’amitié germano-japonaise. Deux pays qui ont beaucoup échangé, du bon (droit civil allemand repris par les Nippons, de même que les techniques médicinales « made in Germany » ) et du moins bon (l’historien Manfred Osten ayant décrit les Japs comme étant « les Prussiens de l’Asie » , sans oublier les affinités Hitler/Hiro Hito). Si les Allemands ont un véritable crush pour les Japonais, c’est aussi pour leur sens de la discipline, qui rend les choses parfois un peu plus faciles. « Au Japon, la discussion n’existe pas. On écoute ce que l’autre a à dire, et ensuite on demande. Sinon, un footballeur japonais est trop sérieux pour déraper et avoir des problèmes d’alcool ou je ne sais quoi d’autre » , confirme Meid. Du coup, même quand ses performances ne sont pas au niveau, un compatriote de Hidetoshi Nakata aura toujours une image sympa. On comprend pourquoi les fans du Hambourg SV se sont amourachés de Naohiro Takahara, surnommé le Sushi-Bomber (ce qui a donné naissance à un stand de sushis devant le stade, « sacrilège » outre-Rhin); même s’il n’a pas beaucoup marqué de buts (13 en 97 matchs), Takahara a fait marquer, et a surtout fait preuve d’un état d’esprit irréprochable, qui lui a valu l’amour du public, donc, mais aussi le respect de la presse. On ne rigole pas avec le travail.

D’ailleurs, la presse ne rigole tellement pas avec ça que s’il y a moyen de faire d’un joueur l’employé du mois, il n’y a pas d’hésitation. Récemment, Oskar Beck, journaliste à Die Welt, a rédigé un édito dans lequel il encourageait Joachim Löw à naturaliser Gotoku Sakai en vue de l’Euro. Le défenseur droit, arrivé à Stuttgart au mercato d’hiver, est tellement fort que les supporters souabes le comparent à Philipp Lahm lors de ses jeunes années. La naturalisation de Sakai permettrait d’ailleurs à Lahm de jouer sur le côté gauche, côté où il est le plus fort. En plus, ça tombe bien, Sakai a une grand-mère originaire de Franconie. Cet édito a été relayé massivement au Japon, les Japonais commençant à se rendre compte qu’ils pourraient se faire voler l’un de leurs talents. En même temps, normal. Que ce soit Sakai ou un autre, les footballeurs japonais, c’est comme Olive et Tom : ils sont venus pour gagner.

Par Ali Farhat
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