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Jano Ananidze, le petit ange

Jano Ananidze est une pépite et depuis déjà bien trop longtemps. Lui qui a démarré sa carrière en trombe du côté du Spartak et de la sélection géorgienne, n'a pas encore confirmé les espoirs placés en lui. Il est pourtant de la trempe de ceux qui peuvent changer le cours d'un match en un geste.

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Les adeptes de Football Manager ou les courageux de FIFA – de ceux qui parviennent à la troisième saison en mode carrière – connaissent sûrement Jano Ananidze. Un jeune milieu offensif géorgien qui progresse à toute allure, jusqu'à devenir parmi les meilleurs milieux offensifs de la planète. Une évolution qui est loin de tenir de la simple spéculation ou imagination d'un concepteur farfelu. De fait, ce destin virtuel n'a rien d'un hasard. Car Jeannot – version frenchy – tient bien de l'adolescent prodige. Le natif de Kobuleti, station balnéaire prisée au bord de la Mer Noire, rejoint à 12 ans le Dinamo Tbilissi, club le plus important de son pays. A 14 ans, direction le Dinamo Kiev. A 16, le Spartak Moscou. C'est depuis la capitale russe, qu'Ananidze attire les regards. Après quelques mois passées chez les jeunes, son coach Valeri Karpin juge bon de le faire évoluer avec les grands. Premier match pro, premier but, aussi, en Coupe de Russie, face à Krasnodar. Un peu plus de trois mois plus tard, à 17 ans et 8 jours, il devient le plus jeune buteur de l'histoire du championnat. Une révélation soudaine, qui lui vaut les intérêts de clubs huppés, comme Liverpool ou – voilà qui est étonnant – Arsenal. Mais son club moscovite rejette tout en bloc, et couve la « future star » . Pas vraiment étonnant, pour celui que l'on compare déjà à Luka Modric. Un sens du jeu évident, une technique au-dessus de la moyenne, un toucher de balle exquis qui lui permet de déposer des enroulés en lucarne.

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A ce talent de 10, le Géorgien joint aussi une attitude irréprochable. « Jano a de grandes qualités. Beaucoup de joueurs manquent de caractère ou de patience pour accéder au plus haut niveau. En cela, Jano est un exemple à suivre. C'est quelqu'un de réservé, qui écoute nos conseils et qui travaille énormément  » témoigne Dmitri Gounko, alors coach de l'équipe réserve. Seule ombre au tableau pour le jeune homme – et c'est surtout en cela que la ressemblance avec Modric tient la route – un physique de super-plume : avec ses 1m70 les bras levés et 60 kilos tout mouillé, il ne tient pas vraiment le choc au duel, quand sa gueule d'ange accentue l'impression d'entrevoir un enfant sur la pelouse. Justement, ce physique va altérer une progression qu'on prédisait limpide. Blessé à deux reprises en 2011, son retour est difficile. D'autant qu'une mauvaise nouvelle l'attend en juin 2012, avec le départ de son mentor Karpin. C'est l'Espagnol Unaï Emery qui prend place sur le banc moscovite. De nouvelles galères en perspective, pour le jeune talent.

Talent précoce mais fragile

Les deux hommes ne se comprennent pas. Le nouveau coach ne titularise que rarement sa pépite. Et lorsqu'il lui accorde le privilège de fouler une pelouse plus de 20 minutes, c'est sur une aile, dans un coin du terrain où ses principales qualités ne peuvent être utilisées au mieux. Du coup, médias russes et géorgiens se posent des questions. Et la posent même directement à l'Espagnol, dont la réponse est pour le moins catégorique. Pour lui, Ananidze est un second choix : « Je n'exclus pas de mettre Jano à l'écart du groupe pro. Pour autant que je sache, il n'a pas commencé la saison avec une place garantie dans le onze de départ. Nous l'observons, nous l'aidons, je me réjouis de le voir progresser. Mais nous lui donnons assez de temps de jeu. Jano manque encore de stabilité, de régularité, ce qui l'empêche de laisser entrevoir son potentiel et son talent. Beaucoup d'autres jeunes ont le même problème. Et nous n'avons pas le temps de faire des expériences. . »

Pourtant, Emery tentera le coup. Un soir d'octobre en Ligue des Champions, et d'une réception capitale du Benfica au Luzhniki, il aligne le Géorgien d'entrée, en soutien de l'attaquant. Et le jeune homme est plus que convaincant. Il livre même une superbe prestation. Ce à quoi le technicien répond avec un remplacement, avant même l'heure de jeu. Le Spartak, déboussolé, finira la rencontre en souffrant, conservant finalement l'avantage acquis plus tôt avec l'aide de son crack. En coulisse, le principal intéressé, pourtant décrit patient et attentif, est tout aussi troublé, dérangé par une situation qui ne lui sied guère. Normal après tout, pour un jeune « qui a débuté en sélection à même pas 18 ans dans un match face à l'Italie championne du monde, qui a joué de nombreux matchs européens  » , et qui n'est du coup, « plus intimidé » par le haut niveau et les matchs à enjeu. Alors que le mercato hivernal approche, les rumeurs s'intensifient logiquement – Arsenal toujours. D'autant qu'il se murmure qu'Ananidze serait allé jusqu'à refuser, dans une sorte de défi, une prolongation de contrat. Le « je joue ou je me casse » est palpable, c'est Emery qui finit par quitter le club, victime des résultats en berne.

De telle sorte qu'aujourd'hui, alors que la deuxième phase du championnat russe vient à peine de débuter, le sort de Jeannot reste une inconnue. Crack futur ? Espoir déchu ? A 20 ans, le temps est venu de confirmer. Mais lui qui a encore été tenu éloigné des terrains un bon mois à la fin d'année dernière sur blessure doit vraiment bosser l'aspect physique. Pour s'imposer en club, en sélection aussi, ou en dépit d'un talent supérieur à celui de ses coéquipiers – Ananidze est sûrement le plus grand talent brut jamais sorti par le pays des Kaladze et Kinkladze – il n'est pas un indiscutable dans le 4-2-3-1 de coach Ketsbaia. Enfin, lueur au tableau tout de même, avec le retour de Karpin à la tête de sa formation moscovite. L'homme qui l'a révélé pourrait peut-être bien être celui de la relance. En attendant, le danger pour les Bleus viendra d'un gamin. Qu'il ne faudra pas traiter comme tel.

Par Alexandre Pauwels
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