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James/Kurzawa : destins contrariés

Tout ne s'est pas passé comme prévu pour James Rodríguez et Layvin Kurzawa, tous les deux partis de Monaco comme de futures stars. Ce soir, lors de PSG-Bayern, ils devraient se trouver l'un face à l'autre pour un match qui s'annonce déjà clé dans la suite de leur saison.

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Ce n'est pas qu'un cliché, le football va vraiment très vite. Il y a un peu plus de trois ans, James Rodríguez et Layvin Kurzawa jouaient pour le tranquille club du Rocher, mais paraissaient pouvoir soulever des montagnes. Acheté un an plus tôt à Porto pour la coquette somme de 45 millions d'euros – presque une broutille aujourd'hui –, le meneur de jeu colombien sortait d'une saison à l'ascension linéaire. Progressivement intégré au onze monégasque par Claudio Ranieri, il s'était imposé comme le maillon fort de l'équipe au fil des mois jusqu'à se révéler aux yeux du monde entier, et donc de Florentino Pérez, lors d'une Coupe du monde presque irréelle.


Kurzawa, lui, venait de découvrir l'élite en tant que titulaire alors qu'il était remplaçant en Ligue 2 et avait failli être envoyé en prêt à Brest quelques mois plus tôt. Il n'était pas encore dans les bagages de Deschamps en 2014, mais le débat autour de sa présence en équipe de France se posait déjà. Traumatisé par une demi-décennie de latéraux amorphes, les supporters des Bleus s'impatientaient de voir l'enthousiasme du jeune Monégasque emporter le côté gauche de l'équipe nationale. Un an après, James n'avait pas encore déçu le plus grand club du monde et Kurzawa était arraché à l'ASM par le PSG pour prendre la succession de Maxwell. Deux destins sur des rails bien droits.

Premiers virages


Mais si le club de la Principauté est passé maître dans la formation et la post-formation, il y a bien une ou deux choses auxquelles elle ne peut pas se préparer : l'exigence et la pression des clubs où elles envoient ses poulains. Jamais au niveau de ses débuts monégasques, le latéral gauche français est peu à peu devenu la cible de critiques, parfois exagérées, à propos de son niveau sportif.
Kurzawa est devenu celui qui fait tache, qui n'a droit à aucun répit, au point qu'on réclame à sa place un joueur dont on ne connaît pas vraiment le niveau.
De l'attente bienveillante qu'il suscitait à son arrivée, il est vite passé à celui qu'on attend au tournant, à chaque match, chaque centre et chaque absence défensive. Jusqu'à arriver au point de non-retour, l'étau des ennuis sportifs et extra-sportifs se resserrant chaque jour. Et le contexte parisien n'est pas là pour l'aider. Entouré de top joueurs mondiaux à tous les postes, il est devenu celui qui fait tache, qui n'a droit à aucun répit, au point qu'on réclame à sa place un joueur dont on ne connaît pas vraiment le niveau et avec qui on sera forcément plus indulgent. Du chasseur, de celui qui devait assumer l'héritage du joueur le plus titré au monde, Kurzawa est devenu le chassé.


Chassé, James Rodríguez, l'a été indirectement par le Real Madrid. De futur Ballon d’or, il a peu à peu glissé vers le banc d'un club qui ne tolère pas l'inconstance, à la différence de Porto ou de Monaco. Menant une vie un brin dissolue dans la capitale espagnole, le numéro 10 s'est laissé un peu couler après le départ d'Ancelotti, là où Isco, qui ne bénéficiait pourtant pas du même statut initial, s'est battu jusqu'à devenir incontournable.
James a compris qu'il devait partir du Real pour devenir ce qu'il aurait dû être.
James a compris qu'il devait partir pour devenir ce qu'il aurait dû être. De transfert de l'année il y a trois saisons, il est arrivé à Munich avec l'étiquette de simple « bon coup » de l'été. Pas encore tout à fait titulaire, il montre au fil des matchs ce pour quoi on l'aime beaucoup, et un peu moins parfois. Des inspirations géniales, un sens de la passe rare, une élégance de vrai numéro 10, mais aussi cette propension à ralentir le jeu par moments. Rappelant qu'il est de cette caste de joueurs que l'on affectionne et que l'on critique tour à tour parce qu'ils ne sont pas tout à fait de l'époque.

Retrouvailles


L'un devait devenir l'un des plus grands joueurs au monde, l'autre le meilleur latéral gauche français. Les deux ont pour le moment échoué. Mais les carrières se relancent aussi vite qu'elles se défont. À l'orée de ce PSG-Bayern palpitant, le Colombien, toujours indispensable et brillant en sélection, paraît en capacité de relancer pour de bon sa carrière en club, là où Kurzawa semble dans l'impasse. Il lui faudra plus d'un match pour inverser la tendance, mais son rôle sera de tenir en respect l'un de ses plus brillants ex-coéquipiers. Car James devrait retrouver ce côté droit qu'il n'affectionne pas tellement, mais dont il doit se contenter pour qu'un jour on lui offre de nouveau les clés du jeu. Ce soir, les deux anciens Monégasques ne devraient pas avoir le temps de se raconter leurs malheurs dans un match qui s'annonce intense. Il n'est pas impossible cependant que l'un en crée de nouveaux à l'autre. Lequel ?

Par Chris Diamantaire
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Ligue des Champions - J2 - PSG-Bayern




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