France - Ligue 1 - Paris Saint-Germain
Antoine Mestres
Jallet, le dernier survivant
Il était arrivé sur la pointe des pieds, de Lorient, avec une calvitie précoce et l'espoir de jouer un peu. Aujourd'hui, Christophe Jallet est le dernier représentant du PSG d'avant dans le onze de Carlo Ancelotti.
Christophe Jallet (PSG)
« C’est rare qu’il fasse une erreur tactique, il est tous les jours focalisé, concentré, dynamique. Il est très professionnel. C’est un joueur sur lequel nous compterons sans problème la saison prochaine, on n’a pas l’idée d’aller chercher un défenseur latéral » déclarait Carlo Ancelotti en mai dernier. Cette formule exclusive est lourde de sens. Le choix du mot "problème" aussi. Ils sous-entendent que les autres ne sont pas au niveau espéré. Oui, Carlo Ancelotti en a vu d'autres. Oui, du PSG Colony Capital, Christophe Jallet est le seul à l'avoir pleinement convaincu. Au point qu'il militait en sa faveur pour le maillot bleu avant l'Euro : « Je ne veux pas perturber le travail du sélectionneur. Mais j’ai le droit d’exprimer mon opinion. Je pense que Jallet est le meilleur latéral droit de France. » Ce qui avait passablement agacé Laurent Blanc : « Les entraîneurs militent pour leurs joueurs, que dire de plus ? Mais si tout le monde s’y met, ça devient un peu pénible. Quand Ancelotti dit qu’il ne veut pas se mettre à la place du sélectionneur, il s’y met quand même. » Un joueur qui permet à Carlo Ancelotti d'asseoir son autorité de coach à renommée mondiale sur Laurent Blanc doit bien avoir quelque chose de spécial.
Content d'être là
A y repenser, on a du mal à trouver un match où Christophe Jallet a été mauvais à Paris. Quand il débarque dans la capitale, en balance avec Ceara, il saisit sa chance d'abord au milieu, où il surprend et distille quelques passes décisives qui font remarquer sa justesse technique. C'est dans son parcours polyvalent que se comprend l'intelligence tactique du joueur. Christophe Jallet n'a pas toujours collé la ligne et joué les pistons de service. Derrière l'attaquant à Cognac, devant la défense avec les Chamois Niortais, arrière droit dans le Lorient très joueur de Gourcuff, le joueur s'est façonné avec le temps, sans brûler les étapes, et sans trop attendre du foot non plus. Aujourd'hui, il est un arrière droit capable de servir ailleurs. Si Kombouaré l'a utilisé au poste de milieu droit, Carlo Ancelotti l'a même apprécié milieu défensif. Doté d'une bonne frappe, techniquement précis, joueur appliqué, tactiquement adapté et adaptable, la transition Lorient-PSG ne l'a pas perturbé outre mesure, pas plus que le changement de cap Kombouaré-Ancelotti.
Contrairement à Gameiro, Hoarau, Erding, ou Sakho, ceux qui ont le plus souffert de l'arrivée de QSI, il est peut-être le seul à ne pas avoir considéré le PSG comme un tremplin mais bien comme une fin en soi. Sa force est à trouver par là, dans une ambition modérée. « J’aimerais bien finir à Paris. Il me reste encore trois ans de contrat à la fin de saison. Si je m’intègre toujours dans un projet… Je suis très bien ici. Je n’espère pas m’arrêter en 2015 mais une carrière, ça va vite. Ce n’était pas un club que je portais dans mon cœur quand j’étais plus jeune mais ça a été un honneur d’y venir. Plus j’y suis et plus je m’y plais » avouait-il en avril dernier. Avec la direction que prend le PSG, on le comprend un peu. Mais sa place, il ne la doit qu'à lui-même. L'OM découvrant les joies de l'austérité a voulu s'offrir son Jallet. Il s'est offert son Jérémy Morel. Et un joueur tout moyen. N'est pas Christophe Jallet qui veut.
L'heure de se mettre au Bleu ?
Le natif de Cognac, titulaire d'un bac S et d'un BTS d'œnologie, trimballe son profil atypique branché terroir, d'ex-joueur gentil, dans les excès parisiens : « Niort me suivait depuis mes 13 ans, mes parents avaient considéré que j'étais trop jeune pour partir, et trop immature. J'y suis allé à 15 ans. Le déclic est arrivé six mois après mon arrivée à Niort. Mon coach de l'époque, Jacques Capoue, a convoqué mes parents et il leur a expliqué que je n'étais pas assez méchant pour pouvoir m'imposer. Ce jour-là, j'ai décidé de mettre le bleu de chauffe » raconte-t-il en 2011 à La Charente Libre. Censé être un joueur comme un autre du PSG de Kombouaré, il est désormais titulaire dans le cinquième budget européen et s'apprête à jouer la Champions' League, avec des nouveaux coéquipiers qu'il ne pensait jamais croiser.
Christophe Jallet est tout sourire à l'heure de découvrir Zlatan Ibrahimovic : « On a hâte de le voir à l’œuvre en matches et à l’entraînement. On sait que c’est un très grand joueur et qu’il va beaucoup nous apporter. » Hormis une fausse note avec cette déclaration maladroite concernant la taxe Hollande, Christophe Jallet fait un sans-faute à Paris depuis ses débuts. Dans les Bleus de Deschamps et la liste qui se profile pour France-Uruguay, on ne serait pas étonnés de le voir appelé. Son profil correspondrait aux aspirations du moment. Son profil de joueur sage plairait à la vox populi. Cette fois, elle n'aurait pas tort.
Content d'être là
A y repenser, on a du mal à trouver un match où Christophe Jallet a été mauvais à Paris. Quand il débarque dans la capitale, en balance avec Ceara, il saisit sa chance d'abord au milieu, où il surprend et distille quelques passes décisives qui font remarquer sa justesse technique. C'est dans son parcours polyvalent que se comprend l'intelligence tactique du joueur. Christophe Jallet n'a pas toujours collé la ligne et joué les pistons de service. Derrière l'attaquant à Cognac, devant la défense avec les Chamois Niortais, arrière droit dans le Lorient très joueur de Gourcuff, le joueur s'est façonné avec le temps, sans brûler les étapes, et sans trop attendre du foot non plus. Aujourd'hui, il est un arrière droit capable de servir ailleurs. Si Kombouaré l'a utilisé au poste de milieu droit, Carlo Ancelotti l'a même apprécié milieu défensif. Doté d'une bonne frappe, techniquement précis, joueur appliqué, tactiquement adapté et adaptable, la transition Lorient-PSG ne l'a pas perturbé outre mesure, pas plus que le changement de cap Kombouaré-Ancelotti.
L'heure de se mettre au Bleu ?
Le natif de Cognac, titulaire d'un bac S et d'un BTS d'œnologie, trimballe son profil atypique branché terroir, d'ex-joueur gentil, dans les excès parisiens : « Niort me suivait depuis mes 13 ans, mes parents avaient considéré que j'étais trop jeune pour partir, et trop immature. J'y suis allé à 15 ans. Le déclic est arrivé six mois après mon arrivée à Niort. Mon coach de l'époque, Jacques Capoue, a convoqué mes parents et il leur a expliqué que je n'étais pas assez méchant pour pouvoir m'imposer. Ce jour-là, j'ai décidé de mettre le bleu de chauffe » raconte-t-il en 2011 à La Charente Libre. Censé être un joueur comme un autre du PSG de Kombouaré, il est désormais titulaire dans le cinquième budget européen et s'apprête à jouer la Champions' League, avec des nouveaux coéquipiers qu'il ne pensait jamais croiser.
Christophe Jallet est tout sourire à l'heure de découvrir Zlatan Ibrahimovic : « On a hâte de le voir à l’œuvre en matches et à l’entraînement. On sait que c’est un très grand joueur et qu’il va beaucoup nous apporter. » Hormis une fausse note avec cette déclaration maladroite concernant la taxe Hollande, Christophe Jallet fait un sans-faute à Paris depuis ses débuts. Dans les Bleus de Deschamps et la liste qui se profile pour France-Uruguay, on ne serait pas étonnés de le voir appelé. Son profil correspondrait aux aspirations du moment. Son profil de joueur sage plairait à la vox populi. Cette fois, elle n'aurait pas tort.
Antoine Mestres
Top 10: Buts d'Andriy Shevchenko

















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Dans l'attente de le voir en bleu, en doublure de Debuchy, dans un premier temps, mais je serais pas etonné qu'il explose cette année.
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C est aller un peu vite en besogne de penser que c est le seul de l ancienne epoque qui va jouer!
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Je le trouve tactiquement parfois perfectible en ArD. Maintenant, son envie comble absolument tout. Impressionnant. L'exemple même du joueur moyen qui, à force de quotidiennement se surpasser, fait quelque chose de vraiment bien. Le gardien du temple parigot.
Dommage que Ceara se soit arraché, j'aimais beaucoup cette doublette.
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Le saint sauveur du football français ! Le vrai exemple à suivre pour tous les jeunes footballeurs : Discrétion,humilité,travail,performance,ambition.
Le genre de joueur qui nous réconcilie avec le football et qui justifie à lui seul le rejet de "l'arrogance de la médiocrité véxée" des pseudos starlettes de L1 et d'ailleurs...
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Si on ajoute à ça, qu'il est l'un des rares footeux de l'hexagone à pouvoir répondre à une itw sans faire de fautes de grammaire ou de syntaxe, on peut dire que c'est un pur anachronisme sur pattes le Christophe.
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Techniquement, il est plutôt à l'aise, grosse frappe de balle. J'ai dit "tactiquement", l'ami ;)
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le seul truc qu'on peut lui reprocher, c'est d'être chauve...mais bon ça...
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75% ? et pourquoi pas 99% ? un moment faut être lucide & freiner avant de foncer dans le mur
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Jallet gagne, de mémoire, 1,2M€ par an. Tu vires les 75%, si tout va bien, il lui reste 300k€. Divise ça par 12, et oui, ça lui fait quand même 25k€ par mois.
Et encore, on sait tous ici que de toutes façons les mecs blindés sont équipés de conseillers fiscaux qui sauront très bien comment placer le pez sans que cela ne l'abîme. Malheureusement, la moralisation de la scène libérale si chère à notre petit Nicolas n'aura sans doute jamais lieu (quelle surprise!), et donc les paradis à pognon floqués de palmiers vert dollar ont encore de beaux étés chatoyants devant eux.
Alors on fait quoi? On accepte que des mecs qui tapent dans une balle soient taxés grassement, ou bien on perdure dans un délire qui fait qu'au sein d'un même club un rapport salarial de 1 à 100 s'établit entre le footeux et le type qui s'occupe de la communication, de la billetterie, de l'organisation des déplacements du staff?
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en outre, en tant que salarié, il a droit à 10% d'abattement
bon cela dit il est possible que cette nouvelle tranche ne passe pas la censure du conseil constit. comme le relève plus haut mario
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Et puis peut etre sont-ils aussi un peu réalistes.
Et pour Sakho si le club n'etait pas passé aux mains des Quatariens alors oui le PSG ne pouvait espérer mieux qu'être un tremplin.
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C'est quand même extraordinaire ! Il n'a pas le droit d'être contre la taxe Hollande Jallet ?
Encore un article signé par un bon journaleux de gauche qui porte un jugement à partir de son propre système de valeur. En effet, pour beaucoup ce serait au contraire une bonne note d'avoir eu le courage de donner son opinion dans le conformisme ambiant
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"Contrairement à Gameiro, Hoarau, Erding, ou Sakho, ceux qui ont le plus souffert de l'arrivée de QSI, il est peut-être le seul à ne pas avoir considéré le PSG comme un tremplin mais bien comme une fin en soi." Tout est dit ! Bel article d'un joueur sérieux dont manque cruellement l'EDF. "
Aaah l'article est de Jallet! Ca explique tout..
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