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Jack et la mécanique du corps

Face à la Slovaquie (0-0), Jack Wilshere ne s'est pas montré à son avantage. Mais où est donc passé le gamin qui avait impressionné l'Europe entière il y a cinq ans de ça ?

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Sa mine est grave, ses yeux fixent le panneau du quatrième arbitre. Après 56 minutes de jeu passées sur la pelouse du stade Geoffroy-Guichard, Jack Wilshere est contraint de laisser sa place à Wayne Rooney. Plus rien ne justifiait sa présence sur le terrain, comme le prouvent les chiffres : huit passes dans les pieds adverses, un seul tacle réussi, aucune interception, aucune occasion créée et aucun tir tenté. Roy Hodgson a pourtant tout fait pour le Gunner, qui a cette année disputé plus de matchs avec les Three Lions (quatre) qu'avec son propre club (trois). Mais rien ne peut plus aider Jack, que la mécanique du corps a éloigné d'une courbe de progression qu'on lui promettait exceptionnelle. Au final, Wilshere a sans doute prouvé ce lundi soir qu'il allait venir gonfler les rangs des joueurs anglais au potentiel immense qui n'ont jamais su n'en exploiter qu'une infime partie. Pour le plus grand regret de ceux qui ont toujours cru en lui.

Cinq ans déjà...


Pire qu'un crève-cœur, la dérive de Jack Wilshere est un déchirement pour les amoureux du ballon rond. Il y a cinq ans de ça, le 16 février 2011, Arsenal venait à bout du grand FC Barcelone (2-1) grâce à une performance hors normes du jeune Wilshere. Ce soir-là, rien ne semblait pouvoir arrêter Jack. Élu homme du match, le milieu de terrain avait complètement éteint Xavi et Andrés Iniesta, au point de récolter le titre de meilleur joueur de la rencontre. « Ces deux dernières semaines étaient complètement folles. Peut-être les deux plus belles semaines de ma vie. C'est de très loin ma plus belle soirée avec Arsenal » , analysait-il lui-même en sortant de son match référence. Le lendemain, l'Europe du football n'avait d'yeux que pour lui, et on lui promettait un avenir radieux. Cinq ans plus tard, le constat est forcément douloureux à avaler : ce qui aurait dû être le début de la carrière de Jack Wilshere est en fait son plus grand coup d'éclat.


C'est d'abord physiquement que Jack a dévié de la carrière qui lui était promise. Trop souvent et trop gravement blessé, le milieu de terrain n'a jamais pu bénéficier d'une réelle période d'accalmie pour développer son jeu comme il l'entendait. Cette saison encore, Jack Wilshere a dû faire avec une blessure à la cheville qui l'a tenu éloigné des terrains un long moment. Une blessure qu'il décrivait lui-même comme « la plus difficile à encaisser mentalement » . Au total, les chiffres sont effrayants : au long de sa courte carrière (Wilshere n'a que 24 ans), Jack a déjà manqué plus de 1000 jours de football, s'est déjà blessé 21 fois sur les six dernières années dont une fois pour 17 mois. Avec un corps aussi fragile, même Lionel Messi n'aurait pu espérer faire mieux. Seulement, il n'y a pas que la mécanique du corps qui a fait défaut à Jack.

Second couteau


C'est également en dehors des terrains que le Gunner a raté le coche. À de trop nombreuses reprises, le jeune prodige s'est retrouvé pris dans des controverses polluantes pour la carrière d'un gamin. Grillé à trois reprises la clope au bec, il a également souvent été épinglé par la police après des altercations en boîte de nuit ou dans des taxis londoniens. Rien de grave, évidemment. Mais cette liste prouve que Jack a trop souvent attiré l'attention sur lui et encore plus souvent pour les mauvaises raisons. Résultat, entre son corps en mousse et ses frasques, Jack Wilshere s'est condamné, malgré la bienveillance que Wenger et Hodgson lui portent, à jouer les seconds couteaux. Que ce soit à Arsenal ou en équipe d'Angleterre, l'ex-futur grand devrait voir son temps de jeu se raréfier.


Malheureusement pour les Gunners, la disponibilité de Wilshere au milieu de terrain est devenue un bonus plus qu'une norme. D'où le recrutement de Granit Xhaka, avec qui Jack ne devrait pas pouvoir collaborer. Sans compter que Wenger a aussi sous le coude Mohamed Elneny, Aaron Ramsey, Santi Cazorla et Francis Coquelin. En Angleterre, le repositionnement de Wayne Rooney pourrait bien jouer en la défaveur de Wilshere, qu'on ne devrait probablement plus revoir de l'Euro. Comme s'il avait besoin de ça. Ce lundi soir, ceux qui croient encore en Jack Wilshere pleurent sa très médiocre performance. Les autres, ceux qui savent tout, rigolent dans leur coin.

Par Gabriel Cnudde
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