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J'en veux Joe, j'en veux

C'est clairement la gueule du championnat d'Europe : Joe Ledley, 29 ans et barbe fournie. Reste que le milieu de Crystal Palace est avant tout un miraculé, un mec qui s'est fracturé le péroné il y a un mois et qui est revenu de nulle part pour faire partie d'une aventure à laquelle il a donné l'esprit. Le Mojoe.

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Et dire que tout aurait pu s’arrêter aussi facilement. Comme ça, sur un contact anodin, un après-midi de mai à Selhurst Park où le poète Charlie Adam avait décidé de laisser traîner sa jambe. Un peu trop, juste assez pour lui fracturer le péroné. Joe Ledley s’est alors relevé et a regardé le ciel avec un objectif en tête : quoi qu’il arrive, il sera prêt. On ne laisse pas filer aussi simplement des vacances entre potes. Sur le calendrier, 7 mai. La course vient de débuter. Alors Ledley va s’entraîner dans son coin, demande l’aide de spécialistes, d’entraîneurs particuliers et retrouve rapidement des sensations. De son côté, Chris Coleman ne lâche pas non plus : « J’ai jusqu’au 31 mai à minuit pour donner ma liste définitive pour le voyage en France. » Vingt-quatre jours sont passés depuis la grimace. 31 mai, Coleman s’avance face à la presse et égrène sa liste de noms : « Wayne HennesseyAshley Williams… Ben Davies… Neil TaylorJoe AllenAaron RamseyAndy KingJoe Ledley » L’ensemble de la presse vient de relever la tête. Coleman : « Oui, avec ce type de blessure, il peut être remis assez vite. Nous pensons même qu’il sera rétabli pour le premier match contre la Slovaquie. » Dans le silence, Joe Ledley vient de gagner son pari, son ticket pour la France et de vaincre la médecine.

Aimer à perdre la raison


Le temps a depuis fait son travail et Chris Coleman est revenu peu à peu à la raison en affirmant que « faire jouer Ledley pour le premier match serait imprudent » . L’important est finalement ailleurs, et il faut déjà s’en satisfaire : le milieu de Crystal Palace sera au championnat d’Europe. Pour son talent d’abord, où sa place est quasiment indiscutable dans le milieu à trois du pays de Galles avec Joe Allen et Aaron Ramsey, mais aussi pour son côté indispensable à la vie du groupe gallois. Si Ledley est en France, c’est aussi parce que son capitaine, Ashley Williams, l’a demandé : « Il est obligé d’être avec nous, même s'il ne peut pas mettre un pied sur le terrain. Sa personnalité est essentielle pour le bon fonctionnement du groupe. » Pourquoi tant de louanges ? Tout simplement parce que Joe Ledley est un homme à part, une gueule unique et un footballeur exemplaire. Ce que Chris Coleman aime appeler « un joueur de devoir » , à comprendre un combattant de tous les instants qui a permis au pays de Galles de se qualifier pour sa première compétition internationale depuis 1958.


De cette histoire, Joe Ledley est finalement devenu le symbole, alors que le regard protecteur de Gary Speed plane toujours au-dessus d’une sélection longtemps privée de gloire. Entre 2010 et 2011, la belle gueule a révélé une génération dorée pour lancer le pays de Galles sur la route de l’Euro 2016 avant de se donner la mort un soir de novembre 2011. Au final, les Dragons ont terminé deuxièmes de leur groupe de qualifications derrière la Belgique avec une seule défaite (contre la Bosnie 0-2). Paradoxalement, ce revers a été le jour de la libération, celui où le pays de Galles a retrouvé la lumière avant de finir le travail contre Andorre le 13 octobre dernier (2-0), à Cardiff, grâce à Ramsey et Gareth Bale. Du retour de Zenica restent des images indélébiles : un vol mémorable, un Williams en feu et Joe Ledley, barbe fournie, en première ligne pour ambiancer le bordel. Ce pays de Galles s’est aussi construit là-dessus, sur une ambiance singulière et une volonté de réussir à tout prix pour honorer la mémoire de Speed. Alors il faut revoir également la fête de Cardiff.

Sex Bomb


Ledley l’affirme, au départ ce n’était qu’un pari : « Le but était de garder cette barbe jusqu’à ce qu’on soit qualifiés - tout le monde dans le groupe dit que c’est quelque chose qui nous porte chance. » Résultat, le miraculé a décidé de la garder lors de la phase finale en France où les Gallois sont dans le groupe B avec l’Angleterre, la Russie et la Slovaquie. Joe Ledley a même été nommé plus belle barbe du pays devant Tom Jones. Oui, le Tom Jones de Sex Bomb. Cela joue sur le personnage. Ledley est un homme de la vie, un mec qui affirmait il y a quelques années au WalesOnline être « le meilleur danseur du groupe » . Et la suite est devenue historique : après la défaite contre la Bosnie et la victoire contre Andorre, Joe Ledley a claqué une danse terrible devenue un emblème.


Vidéo

Ledley est un personnage unique et représente l’état d’esprit qui anime cette sélection galloise malgré le manque d’expérience internationale. Cette semaine, quelques jours après la bourde de Hodgson avec son carnet, Chris Coleman a imité son homologue anglais en couchant les noms de Maradona, Best, Pelé. Cela touche au Danemark 92, à l’ambiance colonie de vacances malgré l’envie de bien figurer dans la compétition. Le pays de Galles a les armes, les ambitions, et peut faire tomber du monde sur sa route même si les matchs de préparation ont laissé quelques doutes. Tant qu’il y a de la barbe...

Par Maxime Brigand Propos de Joe Ledley tirés de FourFourTwo.
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