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« J’ai vraiment eu des propositions pour être chauffeur poids lourd »

Auteur d’une saison complète avec le Gazélec Ajaccio, Rodéric Filippi aura tout donné, à l’image de ses partenaires, sans arriver à exaucer le vœu de début de saison : maintenir le Gaz’ dans l’élite. La relégation à peine digérée, il revient sur cette première saison en Ligue 1. Un entretien entre carton rouge, Zlatan, CSC, médiatisation, et même équipe de France.

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Comment tu te sens une semaine après cette relégation ?
Là, ça va mieux, j’ai un peu digéré le truc, mais c’est vrai que c’est quelque chose qui m’a beaucoup touché, surtout de par mon histoire avec ce club dans lequel je suis depuis sept ans, c’est toujours un moment difficile à vivre. On est parti de loin et quand tu arrives en Ligue 1 en partant de la CFA, bah tu aimerais bien y rester.

Surtout que vous y avez vraiment cru jusqu’à la fin ?
Ah bah évidemment, tout était possible jusqu’au dernier match, donc bien sûr qu’on y croyait, surtout qu’à la mi-temps de cette dernière journée, le résultat de Toulouse nous était favorable, donc on espérait vraiment, mais bon, tout a basculé en seconde mi-temps, enfin pas pour nous puisqu’on perdait déjà.

« De la Ligue 1, je retiens que ce championnat est un effort de tous les instants, qu’il ne faut jamais se relâcher. »

Ce dernier match à Lorient, justement, tu penses que la pression était trop forte pour vous ?
Honnêtement, je ne sais pas. Peut-être… Après, c’est sûrement un tout avec une saison difficile dans l’ensemble, beaucoup de changements tactiques, on a cherché à trouver des solutions à droite, à gauche… Sûrement qu’on n'en a pas assez fait sur le terrain pour assurer le maintien, il ne faut pas se voiler la face.

Qu’est-ce que tu retiens de cette saison ?
Beaucoup d’expérience ! Quand tu joues ta première saison en Ligue 1 et que tu te confrontes aux attaquants de l’élite, tu apprends forcément pas mal de choses. J’en retiens aussi que ce championnat, c’est un effort de tous les instants, qu’il ne faut jamais se relâcher.

Tu penses que votre maintien se joue lors de ses dix premières journées où vous avez eu du mal à entrer dans ce championnat ?
Pas vraiment. Je suis d’accord qu’on a perdu pas mal de points en début de saison, mais si tu regardes bien, on a largement la place de se maintenir en deuxième partie de saison. Honnêtement, ces dix premiers matchs, je ne les compte même pas, pour moi on doit beaucoup plus s’en vouloir sur des matchs comme Monaco où on gagne 2-0 et où on se fait rattraper à 2-2, ou encore le match face à Toulouse où on mène 1-0 à deux minutes de la fin avant d’encaisser un but dans les derniers instants. Ce sont deux matchs qui ont été décisifs dans cette fin de saison, selon moi. Que tu aies du mal à démarrer un championnat que tu ne connais pas du tout, c’est presque normal, mais c’est une fois que tu es lancé, comme après notre série de onze matchs sans défaites, que tu ne dois plus faire d’erreurs.


Ces dix premiers matchs sans victoires, comment tu les expliques ?
On était de nouveaux arrivants, à part quelques anciens, on n’était pas beaucoup à connaître ce niveau, donc tout de suite ça change la donne quand même. En plus, on a commencé la saison avec un groupe vachement restreint, on n’était que douze à la reprise, le temps que les autres arrivent, ensuite s’adaptent, c’est normal qu’on ait mis du temps à vraiment se lancer. C’est pour ça que pour moi, on ne perd pas vraiment le maintien sur ce début de saison.

Tu as vraiment trouvé une énorme différence de niveau entre la Ligue 1 et la Ligue 2 ?
Écoute, sur certains matchs, oui, mais sur d’autres, pas vraiment. D’ailleurs, j’ai parfois été étonné de ne pas voir ce supplément de technique ou d’efficacité. En revanche, attends, il y a des matchs où tu voyais clairement une différence. Mon premier match face à Paris, je m’attendais vraiment à avoir mal à la tête, alors qu’au final, pas tant que ça, même si bien sûr on a perdu 2-0. Alors qu’à l’inverse, le match retour, je peux te dire qu’ils nous ont fait mal au crâne. En dehors du résultat (4-0), écoute-moi bien, c’était une boucherie sur le terrain (rires). On a essayé de tenir un peu le coup, mais ils étaient largement au-dessus.

Cette première victoire, elle finit par arriver à la dixième journée contre Nice (3-1), match où tu marques un but contre ton camp avant de marquer derrière. Une sacrée sensation, non ?
Ouais, je me souviens surtout qu’avant ce match, on s’était fait la remarque qu’on prenait toujours un but dans le premier quart d’heure, et quand je marque contre mon camp, direct je regarde l’horloge et je vois que c’était la onzième minute de jeu, et là je me dis : « Putain, mais c’est pas vrai, on est maudits. » J’avais peur qu’on se retrouve niqués une fois de plus, et puis finalement, on est arrivés à relever la tête et à se battre avec nos armes. Après, marquer mon premier but en Ligue 1, sur le moment, j’en ai rien à foutre, l’important c’était vraiment de marquer pour gagner enfin un match et relancer l’équipe. Qui marque, qui fait la passe dé, on s’en fout, il fallait juste gagner ce match.

« Tu me déçois énormément, car je n’ai pas mis deux buts, mais quatre. Certes il y a deux CSC, mais ça reste deux buts quand même. »

Derrière ça, vous arrivez à enchaîner une superbe série avec onze matchs sans défaite. On peut parler d’un élément déclencheur.
Tout à fait, surtout que Nice, à ce moment-là, ils sont au top, et du coup, quand tu arrives à les battre, forcément ça déclenche un truc, tu réalises que tu es capable de faire de bonnes choses. C’est clairement un déclic, ouais. Ça nous a donné confiance en nous, en se disant on l’a fait une fois, on peut le refaire, et c’est de là qu’on est arrivé à construire la belle série qui a suivie.


Après ton premier but face à Nice, tu enchaînes la semaine suivante avec ton premier rouge face à Bordeaux…
Tu sais que je n’ai strictement aucun souvenir de ce carton. Les autres je m’en rappelle, mais celui-là pas du tout.

Tu as récolté trois cartons rouges au total, ça va, tu estimes que c’est correct ?
Ouais, c’est correct, attends je ne suis même pas le pire dans l’équipe au niveau des cartons. D’ailleurs, je nuis un peu à ma réputation (rires). Après, je peux te dire qu’il y en a un qui n’existe pas, c’est celui face à Lille, jamais je dois le prendre. Déjà, le premier jaune, je tacle le ballon, donc à la limite, l’arbitre peut siffler faute, mais pas mettre jaune, mais le deuxième, c’est encore pire, puisque je ne touche pas le mec, il n’y a rien du tout. C’est toujours chiant de prendre un rouge, car tu mets ton équipe en difficulté.

Au total, tu finis la saison avec deux rouges, dix jaunes et deux buts marqués, tu la juges comment ta saison, d’un point de vue personnel ?
Déjà, tu me déçois énormément, car je n’ai pas mis deux buts mais quatre, certes il y a deux CSC, mais ça reste deux buts quand même. Plus sérieusement, je la juge pas trop mal, mais c’est sûr qu’on peut toujours faire mieux. De toute façon, c’est une saison qui va me permettre de m’améliorer, car quand tu affrontes de bons attaquants, tu progresses toujours, notamment sur le plan tactique. Après, comme tout joueur, j’aurais aimé plus jouer, mais c’est comme ça.

C’est vrai que tu as connu une période où tu jouais moins, comment tu l’expliques ?
Je ne l’explique pas vraiment, ce sont les choix du coach, et il faut les respecter. Je ne dis même pas ça pour faire le suceur, c’est la vérité. Quand tu ne joues pas, il faut garder un moral de conquérant et te dire que la roue finira par tourner.

« Les gens me reconnaissent beaucoup plus dans la rue, surtout qu’avec ma barbe, je suis facilement identifiable. Quand il y a des gosses qui viennent te demander un autographe, c’est super touchant. »

Toi, tu as senti que tu étais moins bien à un moment ?
Ouais, il y a un match contre Nantes, début décembre, où j’ai connu un coup de moins bien, j’étais fatigué et ça s’est ressenti sur la pelouse. D’ailleurs, après ce match, je m’étais dit que si le coach ne me mettait pas sur les deux prochains matchs, c’était normal. Après, il y en a d’autres que je comprends moins, mais si je n’ai pas joué, c’est aussi que la défense qui était en place faisait le taf, c’est aussi simple que ça. Peut-être qu’il y a des fois où je n’ai pas assez montré à l’entraînement, je n’en sais rien. Je pars du principe que quand tu ne joues pas, tu fermes ta gueule et tu fais en sorte de t’améliorer, c’est tout. Ça a d’ailleurs payé puisqu’en fin de saison, j’ai pas mal joué, donc c’est bien que j’ai dû montrer de bonnes choses.

Jouer en Ligue 1, ça implique aussi une médiatisation plus importante. Comment tu l’as vécue ?
Ah bah ça, c’est parti de l’interview que j’avais faite avec vous. Derrière, tout le monde me parlait de ma formation de chauffeur poids lourd (rires). À chaque fois que je parlais à un journaliste, il me posait cette question, j’avais envie de dire, mais tu n’as qu’à lire l’interview, la réponse est toujours la même, j’ai pas soudainement eu envie de devenir danseuse étoile. Mais c’est vrai que cette médiatisation, ça change énormément, après je me suis toujours dit que ça n’allait durer qu’un temps et que les gens allaient vite se lasser d’entendre : « Rodéric, camionneur, hipster, ou je ne sais pas quoi. » Je te rassure, je n’ai pas pris le melon après cette petite notoriété, l’important c’était de continuer à bosser sur le terrain tous les jours.


Et dans la rue, ça change beaucoup ?
Ouais, ça c’est abusé en revanche. Les gens me reconnaissent beaucoup plus dans la rue, surtout qu’avec ma barbe, je suis facilement identifiable. Quand il y a des gosses qui viennent te demander un autographe, c’est super touchant. Tu sais que j’ai vraiment eu des propositions pour être chauffeur poids lourd (rires). J’ai reçu quelques mails qui me proposaient des trucs comme ça pour la fin de ma carrière. Mais j’ai beaucoup d’amis en dehors du foot dont les entreprises ont besoin de chauffeurs qui me disaient que je pouvais venir taper à la porte à la fin de ma carrière, et que si j’avais le permis à ce moment-là tant mieux, mais que sinon ils me le feraient passer, donc c’était plutôt sympa tout ça.

Putain, mais elle va vraiment se faire cette reconversion ?
Bah bien sûr, et comment ! (rires)

Bon et est-ce que le fait de jouer en Ligue 1 t’a fait t’intéresser plus au foot ?
Ouais, absolument. J’ai acheté Canal Plus, beIN Sports et je regarde tous les matchs. Non, je déconne, je m’en fous toujours, je n’ai que la TNT chez moi, c’est pour te dire.


« Bon, je n’ai pas envie de le sucer plus qu’il ne l’est déjà, mais c’est vrai que Zlatan m’a beaucoup impressionné, surtout dans son intelligence de jeu. »

Quelles impressions t’ont laissé tes homologues de Ligue 1 ?
Bah, tu sais, on ne discute pas vraiment, avant le match t’es en condition, concentré, puis après, moi, ce n’est pas trop mon délire de venir demander le maillot tout ça, donc je n’ai pas eu plus d’échanges que ça. Ce que je garde, c’est surtout sur l’aspect du jeu, avec des joueurs qui m’ont permis de m’améliorer de par leurs déplacements, leur façon de jouer.

Quel est le joueur qui t’a le plus impressionné ?
Bon, je n’ai pas envie de le sucer plus qu’il ne l’est déjà, mais c’est vrai que Zlatan m’a beaucoup impressionné, surtout dans son intelligence de jeu. Cavani, également. Après, ce n’est pas pour rien que ces mecs-là sont des joueurs de niveau international, hein.

« Deschamps, je n’ai pas compris sa décision, putain, mais sans déconner, quoi. Attends, s'il te plaît, il appelle Mathieu qui joue à Barcelone, et même pas moi qui joue au Gaz, non mais on va où ? »

Il y a un joueur qui t’a demandé ton maillot ?
Non. Ah si, un mec de Nice, apparemment, qui après le match aller a demandé mon maillot à l’intendant du club, je lui ai donné, mais il n’a pas retrouvé le joueur en question, donc il ne l’a même pas eu au final. Mais c’est tout, personne d’autre.

Et toi, tu n’en as pas demandé ?
Écoute, je déteste ça, demander un maillot. Ce n’est vraiment pas mon truc. Mais ma femme, elle voulait absolument que je demande un maillot, je lui ai dit : « Ok, mais il n’y en aura qu’un, et qu’un seul, alors choisis-le bien. » Du coup voilà, je ne voulais pas te le dire, putain, mais bon, j’avoue, j’ai demandé un maillot. Il y a beaucoup de membres de ma famille qui m’ont demandé des maillots, mais je refuse, car c’est vraiment un truc que je déteste.


Non mais attends, elle t’a demandé le maillot de qui, ta femme ?
Un joueur du PSG… Allez, ok, c’est Blaise Matuidi. Il me l’a donné très gentiment, bon je lui ai pas dit que c’était pour ma femme, et en même temps, je pense qu’il en a rien à foutre, hein. C’est le premier et dernier maillot que je demande. Si demain, ma femme en veut un autre, elle va l’acheter en boutique. (rires)

Il y a un joueur avec qui tu t’es embrouillé sur le terrain ?
J’ai un peu une mémoire de poisson rouge, donc là comme ça, je ne crois pas… Il y a bien avec Zlatan où on s’est mis quelques coups en traître, mais ça restait bon enfant. À un moment, il a essayé de me faire un croche-patte pendant que David Luiz avait le ballon. Mais je m’en foutais, c’était dans l’esprit du jeu, on s’est mis des coups, et personne n’a pleuré devant l’arbitre, c’était bon esprit. Pour te dire, un moment, je me suis fait mal à la cuisse, il est venu prendre de mes nouvelles. Plutôt très sympa, comme gars.

Aujourd’hui, c’est quoi ton programme ?
Le programme, c’est de souffler un petit peu, profiter de ma famille. Rester tranquille, quoi. L’avenir sportif, on verra plus tard, pour l’instant, je profite des vacances.

Bon allez, dis nous, l’Euro, tu vas quand même le mater ?
Non, pas du tout. Je vais profiter de mes vacances, je ne veux pas regarder de foot.

Au fait, pas trop déçu de ta non-convocation en équipe de France ?
Bah si, carrément. Honnêtement, je n’ai pas compris sa décision, putain, mais sans déconner, quoi. Attends, s'il te plaît, il appelle Mathieu qui joue à Barcelone et même pas moi qui joue au Gaz, non mais on va où ?

Propos recueillis par Gaspard Manet
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