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  3. // Itw Jérôme Roussillon

« J'ai toujours supporté le PSG »

Aujourd'hui titulaire sur le flanc gauche de Montpellier, Jérôme Roussillon a grandi en banlieue parisienne à Sarcelles. Et donc avant d'apprendre son métier de footballeur à Sochaux, il rêvait du PSG. Par celui de Zlatan, mais celui de Filipe Teixeira.

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Fred Hantz a débarqué à Montpellier, c'est votre troisième coach cette saison. Autant, Pascal Baills étant l'adjoint de Rolland Courbis, cela assurait une continuité, on imagine qu'Hantz amène des choses différentes...
Tout à fait. Entre Courbis et Baills, ce n'était pas très différent. Avec Hantz, je ressens une grosse différence, il est beaucoup dans la tactique. Une équipe était déjà là, mais il met en place ses idées de jeu, il souhaite nous les transmettre, et nous, on doit s'efforcer de les appliquer du mieux possible.

Courbis est réputé charismatique, les joueurs sous ses ordres sont en général séduits par son fonctionnement. Hantz est-il lui aussi assez expressif et proche des joueurs ?
Cela ne fait que deux semaines qu'il est là, je le sens déjà proche des joueurs. Il parle et rigole avec nous, en revanche quand il faut travailler il ne rigole plus, c'est que le travail. Sur le terrain, c'est très sérieux, et en dehors, il est agréable et tranquille.

Tu es originaire de Sarcelles en région parisienne, gamin tu supportais un club en particulier, genre le PSG ?
Je suis obligé de répondre ? (rires)
J'ai toujours supporté le PSG. Cela a commencé à l'époque de Filipe Teixeira, Mario Yepes et Stéphane Pichot. La génération Pauleta !
Je suis parisien, j'ai toujours supporté le PSG. Cela a commencé quand Filipe Teixeira était dans l'équipe (2002-2005 ndlr), quand il y avait Mario Yepes et Stéphane Pichot (à partir de 2004 ndlr), la génération Pauleta. Je suis né en 1993, donc c'était la première équipe du PSG que j'ai connue.

Mais quand tu joues sur console, tu prends Chelsea...
(Rires) Qui t'a dit ça ? C'est vrai, ou plutôt c'était vrai, car je ne joues plus à FIFA en ce moment. J'ai encore le temps de jouer à des jeux vidéo, mais je préfère jouer à Battlefield, plutôt des jeux d'action avec des armes.


À part les jeux vidéo, ton autre gros loisir, ce sont les séries télé, tu peux passer des journées entières dessus, c'est vrai ?
Ouais, c'est vrai. En ce moment, je regarde Heroes Reborn, la suite de Heroes. Je regarde en français, mais s'il n'y a pas de VF dispo, je n'hésite pas à me les passer avec sous-titres. Je n'aime pas lire, c'est relou.

Donc Game of Thrones, tu n'as clairement pas lu le roman avant de regarder la série...
C'est un roman ? Sérieux ? (rires) Le week-end, si je n'ai pas de match, je mate des séries ou des films...

Gamin, tu as débuté le foot dans quel contexte ?
Je jouais dans mon quartier, mais j'ai découvert le football rapidement, à 5 ou 6 ans en club à l'US Saint-Denis. Et je n'ai pas eu à jouer sur du béton, car on avait un terrain en herbe à côté de mon immeuble, donc on était bien. Il y avait même des buts, donc pas besoin d'utiliser des caddies pour faire les cages (rires). C'était de très beaux buts.


Tu as signé ton premier autographe juste après avoir appris ton intégration à l'INF Clairefontaine, c'est véridique ?
Mon premier autographe, c'était pour mon prof d'italien. Il m'a dit qu'ainsi il aurait le plus vieil autographe d'une star du foot.
Ouais, c'était pour mon professeur d'italien. C'était pour plaisanter avec lui, il m'a dit qu'ainsi, il aurait le plus vieil autographe d'une star du foot. J'apprenais l'italien en deuxième langue après l'anglais, mais pas parce que je prévoyais déjà une carrière en Serie A, on pensait juste que cela pourrait me servir un jour.


Qui étaient tes camarades de promo à l'INF ?
Il y avait Raphäel Guerreiro à Lorient aujourd'hui, Alphonse Areola qui est à Villarreal, Jonathan Beaulieu à Caen, en Ligue 2 je peux citer Jérémie Béla à Dijon, Paul Charruau de Valenciennes...

Après l'INF, pourquoi as-tu choisi Sochaux pour faire ta formation ?
Le choix se jouait entre Rennes et Sochaux, j'ai choisi Sochaux, car j'avais fait plusieurs stages chez eux. L'ambiance, le cadre, le lieu, tout m'avait plu. Tu regardes les joueurs qui sortent, les joueurs de quel centre de formation jouent en pro. Franchement, entre Rennes et Sochaux, c'était deux clubs qui donnaient leur chance aux jeunes, donc c'était serré.

La plupart des joueurs pro disent que les meilleurs moments d'une carrière se déroulent durant la formation. Pareil pour toi ?
Bah oui, quand tu es jeune, genre en U16. Avec Sochaux, mon meilleur souvenir c'est quand on a gagné le championnat de France U17 et fait la finale de Gambardella avec les U19 dans la même année (2010, ndlr). Mes potes à l'époque, c'était Lionel Zouma (encore à Sochaux aujourd'hui, ndlr), Petrus Boumal (à Litex en Bulgarie depuis 2014, ndlr), Sanjin Prcić qui est en Italie (prêté à Pérouse par Rennes, ndlr), Merwan Mebrack et Walid Mhouzoiri (qui ne sont pas passés pro, ndlr), Ibrahima Tandia aujourd'hui à Tours. En fait, je m'entendais avec beaucoup de personnes. Avec tout le monde en réalité (rires).


Walid Mhouzoiri, tu l'as cité comme l'un des meilleurs joueurs avec qui tu as évolué, mais il n'est pas passé pro...
C'était mon frère jumeau sur le terrain, c'était un monstre qui allait à 2000 à l'heure, qui courait, dribblait.
« Je ne sais pas trop comment expliquer que certains réussissent à percer en Ligue 1 alors que des joueurs plus impressionnants chez les jeunes n'ont pas réussi. »
Lui et Tandia en U14 et U16, sur le terrain, c'était incroyable. Je ne sais pas trop comment expliquer que certains réussissent à percer en Ligue 1, alors que des joueurs plus impressionnants chez les jeunes n'ont pas réussi. Je pense que cela tient plus aux blessures d'un côté, et au mental de l'autre. Il faut y croire, être fort. Et aussi se focaliser sur le foot.

Tu as mentionné les blessures, c'est justement sur blessure que tu as manqué le Mondial U20 2013, remporté par la France. Tu t'es quand même senti champion du monde avec ce groupe ?
Oui, franchement. Quand ils ont remporté la finale, j'ai mis « champion du monde » sur mon Facebook. Même si je n'y étais pas, j'avais participé au début de l'aventure et j'étais derrière eux. Ma blessure, cela fait partie de la vie. Déjà l'année précédente, j'avais manqué l'Euro à cause d'une blessure à l'épaule. Vraiment pas de pot. Pour le Mondial U20, j'ai pris ça avec philosophie, j'ai suivi à la télé, je suis aussi parti en vacances. Le plus dur pour moi, cela a été ma convalescence difficile. À la reprise de la saison, j'étais encore blessé, j'ai dû me faire opérer six mois après, donc j'ai perdu un an, c'était ça le plus dur.


Les membres de la génération qui a gagné le Mondial U20 estiment qu'il y avait dans cette équipe un état d'esprit exceptionnel...
C'était une famille. On considérait que si un mec tombait, on tombait tous. Donc on était tous prêts à l'aider à se relever. Je ne sais pas si c'est clair ce que je dis, mais il y avait un esprit collectif très fort, on était soudés.

Propos recueillis par Nicolas Jucha
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Dans cet article

gwynplaine76 Niveau : CFA2
J'ai commencé à supporter le PSG l'année de sa naissance, mais j'avoue que j'avais complètement oublié Teixeira. Et pourtant, c'était une époque où j'étais à fond dans CM/FM.

Bon par contre, Heroes Reborn, c'est non.

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