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Izagirre surgit sous la pluie

Pas de renversement de situation dans cette dernière étape de montagne, l’avant-dernière de ce Tour 2016 : Froome et la Sky ont contrôlé, Bardet a assuré sa deuxième place au général, Quintana n’a rien fait. Pour l’étape, Izagirre surprend Pantano, Nibali et Alaphilippe, les quatre survivants de l’échappée du jour.

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Disons-le clairement : cette étape a été décevante, en tout cas frustrante. Avec son avance au classement général, Froome pouvait difficilement être attaqué, mais derrière, on pouvait légitimement imaginer qu’il allait y avoir la grosse bagarre pour le podium et les places d’honneur. Il n’en fut rien, la faute à une concurrence carbo, après quasi trois semaines d’une course menée à un gros rythme par la Sky, comme encore aujourd’hui. L’équipe du maillot jaune a contrôlé le groupe des leaders : lors de la dernière ascension, le terrible col de Joux Plane, Froome était entouré par quatre de ses coéquipiers, dans un mini-peloton de quinze coureurs. Un tiers du groupe ! Dans celui-ci ne figurait pas Fabio Aru, le grand battu du jour, victime d’une méchante hypoglycémie au bas de la dernière ascension, alors qu’il avait fait rouler son équipe devant pendant une bonne partie de l’étape… La stratégie d’Astana sur ce Tour aura décidément été incompréhensible jusqu’au bout. Romain Bardet, lui, n’a eu aucune défaillance, malgré les efforts de la veille. Il a assuré, bien que privé assez tôt de l’aide de son équipe, mais jamais inquiété par ceux qui pouvaient lui vouloir la deuxième place, Quintana, Yates, Porte… Ces trois-là finiront demain aux Champs aux 3e, 4e et 5e places. Pour le Colombien, c’est un classement insuffisant, mais il ne méritait pas mieux cette année : pas assez en forme, pas assez audacieux, pas forcément assez aidé non plus par son aîné Valverde…

Petit Aru, petit Nibali


La Movistar a tout de même sauvé son Tour aujourd’hui grâce à la victoire d’étape surprise d’Izagirre, en solitaire. C’est le premier succès de son équipe lors de cette édition 2016, le premier succès aussi pour un Espagnol. Izagirre a eu le flair de partir peu après le départ de Megève dans la bonne échappée de trente coureurs. Dans celle-ci pourtant, il a longtemps été invisible. C’est d’abord l’incontournable Sagan qui a fourni le travail pour un Kreuziger à la chasse aux secondes pour le général. Puis De Gendt s’est encore distingué, franchissant en tête les trois premiers cols de la journée, les Aravis, la Colombière et la Ramaz. Du côté des Français, Alexis Gougeard pour AG2R avait la socquette légère. Pierre Rolland aussi était de la partie, de même qu’Alaphilippe. Chaque descente de col provoquait des cassures dans cette échappée, la faute à la fatigue et surtout à la chaussée détrempée. Les moins bons descendeurs se faisaient systématiquement décrocher. Arrive Joux Plane, le juge de paix, précédé sur France Télé par un surréaliste reportage consacré à Gérard Holtz. Pantano et Alaphilippe, deux très bons slalomeurs partis devant dans la descente du col de la Ramaz, se retrouvent encore ensemble et entament l’ascension en duo. Derrière, Nibali attend les instructions, patiente, mais finit par apprendre que son « leader » Fabio Aru a craqué dès le bas de Joux Plane. Enfin, il a le feu vert pour aller chercher les deux fuyards, ce qu’il réussit à faire 3,5 km avant le sommet. L’homme de Messine place plusieurs attaques pour passer devant et décrocher le Français et le Colombien. La quatrième est la bonne : Nibali est désormais seul en tête, il a course gagnée. Sauf que ce n’est décidément pas du grand Nibali sur ce Tour 2016 : il ne s’envole pas comme prévu, il coince même. Qui surgit alors ? Izagirre.

Izagirre oui, Pantano


À moins d’1 km du sommet de Joux Plane, l’Espagnol de la Movistar revient sur l’Italien, accompagné de Pantano, qui s’accroche dans son style si particulier. On croit le Colombien à la limite, décroché même, mais chaque fois il revient au train. Izagirre, lui, est revenu de nulle part : trois premières ascensions gérées anonymement dans l’échappée, une bonne descente de la Ramaz et encore assez de force pour revenir sur Pantano et Alaphilippe d’abord, puis sur Nibali, avant de descendre vers Morzine. Alaphilippe n’a en revanche pas pu basculer avec les trois autres. Il reste maintenant une longue descente avant l’arrivée. Sur ce terrain, des trois survivants de l’échappée, Nibali est le favori naturel, mais l’Italien est tétanisé, souvenir peut-être de sa chute d’hier… Pantano paraît fort en revanche, mais il prend un virage trop large et se retrouve proche de basculer dans le fossé. C’est le moment choisi par Izagirre pour filer vers la victoire. Froome arrive quatre bonnes minutes derrière, petit sourire aux lèvres. Pour le grand, ce sera sur le podium des Champs demain, maillot jaune sur le dos.



Par Régis Delanoë
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