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Iuliano : « Ne retenir que ça de ma carrière est limitatif »

Malgré une carrière de défenseur tout à fait honorable en club comme en sélection, ainsi que de nombreux trophées conquis, le monde du football se souvient de Mark Iuliano pour une seule chose, cette collision avec Ronaldo dans la surface de réparation lors d’un Juventus-Inter décisif pour l’attribution du Scudetto en 1998.

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Bonjour Mark. Alors, qu’en est-il de ta carrière d’entraîneur ?
J’exerçais en Serie B à Latina jusqu’à l’an dernier, mais il y avait des problèmes qui ne pouvaient pas être résolus. J’aime ce travail, j’attends tranquillement la bonne occasion qui me permette de bien travailler, d’inculquer mon jeu et de ne pas seulement penser aux résultats.

Combien de propositions d’interviews as-tu reçues cette semaine ?
C’est toujours la même chose chaque année, à l’approche d’un Inter-Juve, on ressort toujours ce match de 1998. On me demande s’il y avait penalty, si Ronaldo avait plongé. Il faudrait plutôt demander à l’arbitre et pas à moi, mais bon, ça me fait plutôt sourire maintenant.

Si tu fermes les yeux, tu revois encore la scène ?
C’était il y a presque vingt ans, donc non, si je m’en rappelle aussi nettement, c’est parce qu’elle passe souvent à la télé.
« Mais bon, l’Inter avait un joueur extraordinaire, tandis que la Juve en possédait plusieurs. »
Il restera toujours un grand doute, certains l’interprètent comme une faute de l’attaquant, d’autres comme celle du défenseur. C’est du 50/50. Mais bon, l’Inter avait un joueur extraordinaire, tandis que la Juve en possédait plusieurs. Au-delà du résultat de cette rencontre (victoire des Bianconeri 1-0, ndlr), la Juve était nettement supérieure et a mérité de l’emporter sur l’ensemble du championnat.

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Vidéo

Il y avait un plan anti-Ronaldo ?
Non, pas du tout. On a affronté l’Inter comme on a affronté d’autres équipes, car on se sentait tellement forts. Cela ne nous empêchait pas de respecter notre adversaire et un joueur comme Ronaldo, mais on ne jouait pas à 10 contre 1.

Pour beaucoup, ce fait de jeu est la preuve ultime que quelque chose ne tournait pas rond dans le football italien.
Ces discours ne m’ont jamais intéressé, je n’y ai jamais accordé d’importance. Il suffit d’analyser la valeur de ces deux équipes, hormis Ronaldo, la Juve possédait les meilleurs joueurs à chaque poste et elle était la plus forte. Là aussi, cette constante remise en question me fait sourire.

Tu avais vingt-quatre ans, l’écho médiatique de cette collision aurait pu te mettre en difficulté.
Et ce ne fut pas le cas. On avait gagné, on était sur le point de conserver notre Scudetto et on devait disputer aussi une nouvelle finale de Ligue des champions, donc je suis vite passé à autre chose, je n’ai pas traîné ce fait de jeu comme un boulet.

As-tu eu des expériences désagréables liées à cette épisode depuis toutes ces années ?
« Et puis, c’est franchement difficile de me casser les couilles, il faut avoir une argumentation très solide. »
Quelques vannes de piliers de comptoir quand je me balade. Il y a des supporters interisti énervés, mais je pense que c’est lié à la délicate période que traverse leur club, vu que je représente quelque chose de négatif pour eux, ils m’utilisent un peu comme un défouloir. Et puis, c’est franchement difficile de me casser les couilles, il faut avoir une argumentation très solide.

Tu as bien recroisé Ronaldo depuis le temps ?
Oui, sur le terrain également, mais on n’en a jamais parlé. C’est un « phénomène » dans tous les sens, un mec adorable. Ils ont essayé de nous faire nous exprimer ensemble sur le sujet, mais ils n'ont pas réussi, aussi parce que ce n’était pas une question entre lui et moi. C’était une décision arbitrale difficile à prendre, quelque chose plus médiatique et statistique.


Cela a tout de même exacerbé la rivalité entre les deux clubs, est-elle trop intense aujourd’hui ?
Il y a une rivalité quand les équipes luttent pour le même objectif, et dernièrement ce n’est pas vraiment le cas, tout comme ce n’était pas le cas lorsque l’Inter raflait tout et que la Juve était en difficulté. Reste celle entre les supporters qui a toujours existé, mais au niveau des résultats, il y a une équipe qui est trop au-dessus de l’autre.

Et comment était-ce vécu entre les joueurs, vous étiez parfois coéquipiers en sélection.
Déjà, tout finissait après les matchs, on parle de professionnels, chacun donnait tout pour le maillot qu’il endossait. Moi, je suis juventino depuis tout petit, mais les joueurs ne sont pas tous supporters de leur équipe. L’esprit de clocher restait en dehors du vestiaire de la Nazionale, je répète, on ne parle pas de gamins de primaire, mais de joueurs de haut niveau qui peuvent passer du jour au lendemain d’un club ennemi à l’autre.

À la Juve, tu as connu l’ère Moggi pratiquement du début jusqu’à la fin, présidents, journalistes et joueurs remettent ces années et donc ton palmarès en question, comment le vis-tu ?
« Calciopoli est quelque chose d’absurde, il suffit de revoir les matchs de l’époque, la Juve mettait toujours 10, 20 points d’avance à certains gros. »
Ça, c’est une chose différente. Calciopoli est quelque chose d’absurde, il suffit de revoir les matchs de l’époque, la Juve mettait toujours 10, 20 points d’avance à certains gros. Il y avait une domination technique et tactique impressionnante. Ce qui se passait entre les dirigeants, je ne veux pas le savoir. Moi, je parle du terrain, et de ce point de vue, il y avait une équipe qui dominait toutes les autres et qui le démontrait par ses prestations et la qualité de son effectif.


Donc, quels étaient les secrets de cette Juve ?
Les mêmes, depuis des décennies, le travail, l’attachement à la culture de la Juve, la famille, l'état d'esprit du groupe, le fait d’aller tous dans la même direction. Les valeurs transmises par la famille Agnelli et les professionnels qui y travaillent. La Juve te pousse à aller au-delà de tes propres limites. Tout le temps.

Tu y as fréquenté Trezeguet et Zidane.
David est arrivé après la finale de l’Euro 2000, il a juste fait son boulot de professionnel qui défendait les couleurs de son pays. De toute façon, c’est l’égalisation de Wiltord qui nous a tués, on était cuits après la demie éprouvante face aux Pays-Bas. Alors, on l’a évidemment chambré, mais il fallait surtout vite se concentrer pour continuer à gagner. Concernant Zidane, l’homme est encore plus fort que le joueur, un mec extraordinaire. À l’entraînement, on évitait de lui prendre le ballon, on faisait semblant de défendre, sinon, on risquait de se faire humilier par un petit pont.

Quel autre moment de ta carrière préférerais-tu que l’on retienne plutôt que cette collision ?
« C’était ma première année à la Juve, j’avais vingt-trois ans et j’offrais le Scudetto à mon club de toujours, c’était juste incroyable. »
C’est triste et limitatif de n’être rappelé que pour ça. J’ai gagné cinq Scudetti, disputé trois finales de Ligue des champions et gagné plein de trophées et perdu autant. J’ai eu une carrière honorable et j’en suis très fier. Il y a eu le but du titre inscrit l’année précédente face à l’Atalanta. C’était ma première année à la Juve, j’avais vingt-trois ans et j’offrais le Scudetto à mon club de toujours, c’était juste incroyable.

Vidéo

De toute façon, en France, on te connaît surtout pour tes prestations à l’écran...
(Il regarde la photo de Vincent Desagnat et rigole) Mon sosie officiel ? Oui, pourquoi pas. Allez, vous avez sûrement trouvé la bonne photo.




Propos recueillis par Valentin Pauluzzi
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