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  1. // Le Français de l'étranger

Isola: « Les trottoirs slovaques sont propres »

Les voyages forment la jeunesse. C'est en tout cas ce que pense Floris Isola. A 20 ans, le vainqueur de la Gambardella 2009 avec Montpellier, cavale désormais sur les prés slovaques, du côté de Kosice. L'ex-Héraultais profite du fait de jouer en première division et de découvrir une nouvelle culture, même si comme il l'avoue, il ne compte pas faire sa vie en Slovaquie.

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Floris, comment es-tu arrivé en Slovaquie ?

J'étais à Martigues en CFA et mon agent m'a proposé d'aller jouer là-bas, il travaille avec les pays de l'Est, son objectif c'est d'y amener les jeunes joueurs français, pour qu'ils jouent pendant un ou deux ans en première division avant de revenir en France ou à l'étranger dans un gros championnat. Ça nous permet de redorer notre CV, plutôt que de jouer en CFA... Du coup quand il m'a proposé Kosice, j'ai rompu mon contrat avec Martigues à l'amiable, j'ai fait un essai, ça s'est bien passé et j'y suis depuis un an.

Tu as été formé à Montpellier, c'est ça ?

Oui j'ai été au centre de formation de Montpellier pendant six ans. J'ai gagné la Gambardella en 2009 puis je suis parti à Sète en National. Et puis le club a fait un dépôt de bilan juste après mon arrivée, ils se sont retrouvés en DH, alors je suis allé à Martigues.

Quand tu vois la réussite de Montpellier en ce moment, tu regrettes pas d’être parti ?

C'est sûr que quand je vois mes potes de la génération 90 Belhanda, Stambouli, Cabella qui jouent en Ligue 1, je me dis avec le recul peut-être que j'aurais dû rester, mais bon on ne peut pas revenir en arrière. Et puis la Slovaquie, ça me fait voir autre chose, ça me donne un peu d'expérience.

Parlons maintenant de ta vie en Slovaquie, Kosice, c'est une ville sympa ?

C'est la deuxième ville de Slovaquie derrière Bratislava. Ils ont à peu près le même nombre d'habitants que Montpellier. J'ai été étonné parce que c'est vraiment une grande ville avec tous les transports en commun. Une ville historique avec des monuments, des cathédrales, un grand théâtre et tout. En plus, il y a plein de jeunes, ça bouge. Ça m'a vraiment donné une bonne opinion des pays de l'Est. Si vous y allez en tant que touriste, vous vous régalerez, les trottoirs sont propres, il n'y a pas un papiers dans la rue, la police fait son travail. Les gens sont droits, c'est vraiment nickel.

Pour sortir, c'est bien ?

Oui tout à fait. Dans la ville il y a cinq, six boîtes, des bars, des restaurants, on sort souvent avec les copains de l'équipe après les matchs. Quand il faut faire la fête, ils savent le faire, ils savent boire, et même le président participe, si on gagne un match, il nous donne 2000 euros pour la soirée et il nous dit, "Sortez, éclatez vous".

Les filles slovaques, tu les trouves comment ?

Ça j'en parle pas, tu pourras voir que par toi-même. Tu sais, c'est les femmes de l'Est. Personnellement j'ai ma copine donc voilà. Mais bon, on a l'image des femmes de l'Est et on ne se trompe pas.

Il y a des détails qui t'ont marqué dans la vie quotidienne ?

Déjà au niveau de la sécurité, c'est pas comme en France c'est très sécurisé, il n'y a pas de débordements, les gens respectent la police. Sinon tout le monde va à l'église, c'est quelque chose qui m'a vraiment marqué, les petits, les jeunes, les personnes âgées. Dès qu'il y a une messe, l'église est pleine. C'est dans les coutumes.

Tu parles le slovaque ?

Je connais quelques mots, je comprends le coach quand il me parle en termes de foot après c'est une langue compliquée. De toute façon, le foot, c'est un langage universel, sur le terrain, on se comprend sans problèmes. Sinon dans la vie de tous les jours, je parle anglais, et j'ai un traducteur qui m'aide pour m'exprimer en slovaque.


Quel est le niveau du championnat slovaque?

On me demande souvent, je l'estime au niveau du milieu de tableau de Ligue 2, à peu près. Des équipes comme Istres ou Châteauroux. D'ailleurs on voit que le PSG a eu du mal contre Bratislava en Europa League. Bratislava est l'une des trois meilleures équipes du championnat, ils disputent tous les ans la coupe d'Europe.

Où se situe Kosice dans ce championnat ?

Il y a trois, quatre ans c'était une des grosses équipes, maintenant c'est plus en milieu de tableau. Le problème, c'est que financièrement la mairie ne soutient plus le club. Avant ils représentaient 50% du budget du club, maintenant il n'y a plus de subvention. Donc on ne joue pas les premiers rôles. On se maintient chaque année, mais on est juste pour jouer l'Europe. En plus, on est une équipe de jeunes, la moyenne d'âge ça doit être 23 ans. D'ailleurs, un de mes potes arrière gauche est à l'essai à Saint-Étienne. Les clubs français se tournent de plus en plus vers l'Est car les joueurs sont moins chers, et du même niveau que les Français.

Au niveau du public, il y a de l'ambiance ?

A Kosice, pas tellement, il doit y avoir autour de 3000 personnes par match, à Trnava ou Bratislava autour de 7000 ou 8000, mais c'est vrai que si je compare à la République Tchèque ou même à la Hongrie, il y a moins de monde. En Slovaquie, le sport numéro 1 reste le hockey. Si vous allez voir un match de hockey, vous vous régalez, le stade est plein, il y a beaucoup d'ambiance.

Kosice pour toi, ça reste une étape ?

Oui, mon ambition, c'est de me faire repérer. Pour moi, il n'y a pas mieux pour jouer en première division et me redonner un second souffle. Ça doit me servir de tremplin, c'est l'objectif. J'attends encore cinq, six mois, jusqu'au mercato d'été et on verra. Je pense rentrer si j'ai une offre d'un club de Ligue 1 ou Ligue 2. Je ne suis pas venu en Slovaquie pour y faire ma vie.

Propos recueillis par Arthur Jeanne
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