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  2. // Rennes/Lyon (1-2)

Iron, Lyon, Zion !

On attendait avec intérêt ce déplacement lyonnais en terre bretonne après sa semaine européenne. Le genre de match piège chez l'éternel outsider du foot français que Lyon a souvent du mal à gérer. Erreur ! L'OL a parfaitement maîtrisé cette rencontre, avec plus de hauts que de bas, dans un style « puélien » qui commence à porter ses fruits. L'OL est leader de L1... Gare aux Lyonnais dans la dernière partie de saison !...

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Bon, déjà, on va commencer par Rennes. Belle équipe, bonne équipe, à sa place. “A sa place”, ça veut dire à sa place au classement, c'est-à-dire 7ème, aux portes de l'Europe. Et c'est normal, parce que Rennes n'est pas à sa place sur le terrain... Tactiquement parlant, les Bretons offrent l'apparence d'un bloc compact bien disposé à 30 mètres de ses buts et jusque vers la ligne médiane. Apparence trompeuse : dès que Lyon était en possession offensive du ballon, toutes les lignes se distendent, les espaces s'élargissent et la discipline collective s'évanouit, au détriment de joueurs un peu trop isolés condamnés au duel défensif. Désolé, mais quand un Boumsong parti de ses 30 mètres pour s'enfoncer comme dans du beurre aux abords de la surface rennaise pour créer le danger sans que le bloc équipe ne l'arrête, c'est que quelque chose ne fonctionne pas parfaitement.

Deuxième écueil : Rennes pratique le contre. OK, mais alors ça nécessite une récupération collective maximale du ballon. Et c'est le cas par moments, mais le manque de constance dans l'agressivité sur le porteur du ballon réduit trop souvent les Rouge et Noir au rôle de spectateurs un peu trop passifs. Et pourtant, c'était Lyon en face. Un Lyon expérimental et très emprunté en première... Sinon, quelle belle équipe, Rennes ! Sylvain Marceaux est parfois monstrueux à la baguette. Un pied gauche magique, des accélérations tonitruantes et des balles dangereuses pour ses deux attaquants, Briand et Gyan. C'est donc normal que Gyan ait ouvert la marque grâce au Ghanéen qui avait bien suivi le duel Briand-Lloris, achevé sur le poteau sortant (1-0, 14ème). Problème : à partir de ce but, Lyon va revenir irrésistiblement dans la partie...

L'OL au départ ? Lloris (capitaine), Lovren à gauche, Gassama à droite, Boumsong-Bodmer dans l'axe... Milieu : Gonalons devant la défense, Kim Cône à gauche et Pjanic à droite. Devant : Bastos à gauche, Lisandro axial et Ederson à droite. Pas difficile à comprendre : Puel prépare le Bordeaux-Lyon de mercredi en Ligue des Champions en laissant ses cadres souffler... Pas difficile à comprendre aussi que cet OL n'est pas à l'aise jusqu'au but de Gyan : les balles en profondeur dans le dos des défenseurs lyonnais font très mal, avec un Boumsong peu maître de sa défense, un Lovren souvent en retard. Heureusement, l'intelligence tactique (eh, oui !) de Lloris lui permet de colmater en libéro ces ballons mortels... Au milieu, ça flotte, Pjanic perd quasiment tous ses ballons, et il est difficile d'atteindre Lisandro, pourtant déjà en pleine activité. Ederson cherche ses marques à droite, lui qui se voudrait plus axial. Reste Bastos qui lui anime bien son couloir, tout heureux de jouer sur son côté de prédilection. Et puis, petit tournant du match à la 43ème : Bodmer se blesse (se re-blesse ?). Toulalan le remplace, mais au milieu : c'est donc Kim Cône qui passe à gauche et Lovren qui glisse dans l'axe. Et là, tout va changer. Surtout en deuxième mi-temps.

En deuxième période, sous l'impulsion de Toul, l'OL joue un peu plus haut, entame un pressing plus agressif et joue plus vertical. Comme prévu, Rennes recule, incapable de défendre en bloc face à un jeu plus rapide où même Pjanic renaît de ses cendres. C'est lui qui lance Bastos côté gauche. Débordement irrésistible sur Fanni en entrant dans la surface et frappe inouïe sous la barre : 1-1 (53ème). Lyon se fait plus dangereux et achève de déstabiliser tactiquement les Bretons à coups de permutations qui donnent le vertige : Bastos est passé à droite pendant que Ederson rabote le côté gauche. Et bingo, encore une fois ! C'est côté gauche que Ederson adresse un centre parfait sur Lisandro, à la hauteur du point de penalty. Détente verticale parfaite de l'Argentin avec un sacré client dur le dos, Hansson. Le Suédois est battu : Lisandro a catapulté la balle à droite de Douchez, battu malgré une vaine détente : 2-1 (61ème). On sait que l'OL sait gérer ce genre d'avantage, même à trente minutes de la fin. Ce qu'il fera sans trop de difficultés avec un bloc plus reculé mais vigilant.

Conclusion : Puel et Lisandro, et pis c'est tout ! Cherchez pas à comprendre. Le grand OL n'est pas encore de retour mais il n'est certainement pas mort. Cette semaine on a vu encore plus précisément le « Lyon puélien » qui se dessine. Pas génial, pas toujours fluide, capable de temps faibles ou d'inattention coupables (voir le premier but rennais sur la balle en profondeur de genius Marveaux). Reste que Puel gère correctement l'héritage des années de gloire. Une gestion d'autant plus aisée qu'il dispose avec Lisandro Lopez d'un lieutenant phénoménal, juste un tout petit peu moins saignant que mardi contre Bordeaux. Mais terriblement volontaire et mobilisateur. La grinta de l'Argentin ne se raconte plus... En plus, il joue vraiment à sa place, dans l'axe. Idem pour un Bastos retrouvé, épanoui à gauche, son vrai côté, et c'est d'ailleurs pour ça qu'il marque à nouveau. A la fin du match, l'OL était passé leader de L1, une place qu'il n'occupait plus depuis... depuis... Lyon n'a peut-être pas encore championnat gagné, mais il est revenu dans la course, au vu des défaites de Bordeaux (1-2 à dom contre Nancy) et de l'outsider lillois (battu 1-0 à VA). Qui l'aurait cru à la trêve quand le Lion était largué ?...

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