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Inzaghi est-il coupable ?

Confirmé dans ses fonctions malgré les résultats catastrophiques du Milan AC, Filippo Inzaghi est en grande difficulté pour le début de sa carrière d'entraîneur. Est-il pour autant vraiment coupable ? Alors, SuperPippo ou SuperPipe ? Le procès est ouvert.

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- Monsieur Filippo Inzaghi, né le 9 août 1973, à Plaisance. Vous êtes accusé de non-assistance à personne en danger à l'égard du Milan AC. Selon le classement du championnat et l'élimination en Coupe d'Italie - pièces jointes au dossier - vous avez déjà manqué à votre devoir à plusieurs reprises. Fait aggravant : vous avez, à l'aide d'un trafiquant reconnu sur le marché des transferts (Monsieur Adriano G.), empoisonné le club et manqué au code éthique dûment représenté par l'institution. Je requiers contre vous la radiation des bancs de Serie A avec application immédiate. »

- Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les jurés, je tiens à retracer devant vous la succession d'épreuves qu'a endurées mon client. Tiraillé par la pression des objectifs irréalisables imposés par ses dirigeants, il a jusqu'ici plaidé coupable à chaque accusation. Il n'est pourtant ni de près ni de loin à la source du problème et s'efforce au contraire de le résoudre par tous les moyens. Je ferai également souligner à la cour que le contrat de Monsieur Clarence S. estimé à 5 millions d'euros annuels jusqu'en 2016 réduit fortement la marge de manœuvre du Milan AC. Une condamnation serait donc catastrophique aussi bien pour mon client que pour son employeur.

Le réquisitoire et la plaidoirie ont été entendus, place aux délibérations du jury.

Pippo n'est plus Super...


35 points en 19 matchs contre 26 en 20. Voici le comparatif du Milan AC avec respectivement Seedorf et Inzaghi. Les chiffres ne mentent pas et la réalité mathématique illustre les difficultés pesantes rencontrées par SuperPippo. Le 4-2-3-1 du Néerlandais cristallisait déjà les nombreuses critiques. Le 4-3-3 d'Inzaghi réussit à faire pire. Jamais le dernier à donner son avis, l'ancien Milanais Zvonimir Boban en a dressé un portrait peu flatteur sur Sky Sport : « Cette équipe n'a jamais été en mesure de bien jouer, et Inzaghi n'a jamais vraiment eu d'idées sur comment la faire jouer. Il a réussi au départ à insuffler un esprit de sacrifice, mais maintenant que cet esprit a disparu, l'équipe est plus que médiocre. » Un constat qui s'impose malheureusement de lui-même, à l'heure actuelle, après que le Milan a réalisé le pire mois de janvier de son histoire avec un seul petit point engrangé.

Filippo Inzaghi ne propose surtout aucune solution de rechange ou presque. Exemple avec les clés du jeu constamment confiées à Jérémy Ménez. Le Français réalise certes une bonne saison à titre personnel - 10 buts en 20 apparitions en Serie A -, mais il ne peut tenir à lui seul le Milan et a surtout tendance à phagocyter ses partenaires par son excès d'individualisme. Un problème assez évident pour tout observateur attentif, mais auquel Inzaghi n'a que trop peu cherché à répondre, en témoigne le faible temps de jeu accordé à Torres ou Pazzini. Massimo Ambrosini en a d'ailleurs fait part sur les ondes de Radio 24 : « Pour moi, le problème est plus en attaque qu'au milieu, il manque un point de repère. Je ne comprends pas pourquoi Ménez est forcément utilisé comme attaquant de pointe. Il ne court pas assez sur un côté ? Alors il ne joue pas. Je ne comprends pas pourquoi il devrait forcément jouer. »

Le soutien des supporters


Si le tableau noir de Pippo s'avère bien maigre, il paye aussi son inexpérience et une stratégie de communication discutable. Quand Seedorf n'avait ainsi pas hésité à charger frontalement aussi bien son effectif que ses dirigeants, ce qui lui a coûté sa place, Inzaghi fait lui dans la langue de bois. Comme Allegri avant lui, il n'ose pas - publiquement en tout cas - hausser le ton pour remuer le sac à puces milanais, pour rester poli, et provoquer une réelle réaction. Pis, il incarne un pantin désarticulé à la botte de l'administrateur délégué du club, Adriano Galliani. Un simple béni-oui-oui bien incapable de tenir ses engagements d'avant-saison. Les promesses de rendre le Milan aux Milanisti ou de créer une équipe à la motivation irréprochable sur le modèle de l'Atlético Madrid étaient belles, mais encore faut-il avoir le charisme pour les tenir. Comme nombreux avant lui, Filippo Inzaghi est très proche de confirmer un fait avéré : un grand joueur ne fait pas un grand entraîneur.

Pourtant, à tort ou à raison, Inzaghi est toujours vaillamment soutenu par le public milanais. La Curva Sud dégaine par exemple, cette semaine, un communiqué très clair pour lui porter secours. Extrait choisi : « On dit que ce serait la dernière chance de Pippo Inzaghi qui en réalité est l'énième entraîneur qui a hérité d'une faible équipe vantée comme la plus forte du monde. Inzaghi, sur qui la société a tout misé, en sachant bien que c'était sa première expérience. Et c'est bien pour cela qu'il faut l'aider et le soutenir dignement. » Les banderoles de soutien suivront en tribunes, en Coupe d'Italie contre la Lazio. Un soutien dont a également témoigné un bon nombre de personnalités historiques du club. D'Evani à Sacchi en passant par Gattuso ou l'illuste Cesare Maldini, tous partagent plus ou moins le même avis : la responsabilité des fautes est partagée et même le meilleur entraîneur du monde ne peut faire de miracles avec un effectif déséquilibré et qui manque de qualités.

Inzaghi : « Forza Milan, pour toujours »


Inzaghi dans tout ça, après être resté très discret suite à la défaite contre la Lazio, samedi dernier, est enfin sorti de son silence, avec d'abord un message sur sa page Facebook officielle : « Merci à tous pour le soutien et l'affection... Je ferai le possible et l'impossible pour sortir au plus vite de cette situation. Forza Milan pour toujours. » Simple et efficace. Encore plus parlant, il a affiché ce samedi une confiance retrouvée en conférence de presse : « Je n'ai jamais eu peur d'être renvoyé. Tout le monde veut le bien de Milan. Nous en sortirons tous ensemble, j'en suis certain. » SuperPippo peut aussi bénéficier d'un mercato de réparation, comme on l'appelle parfois, qu'il juge convainquant. « On a fait d'importantes recrues et je remercie le club pour ces renforts. Ce sont des joueurs que j'ai demandés. » Sous-entendu cette fois ? Qu'importe, l'essentiel est ailleurs, Inzaghi a maintenant - sauf retournement de situation - quatre mois devant lui pour prouver son innocence et relever son Milan. Charge à lui de trouver la bonne formule ou à défaut le bon avocat.


Par Eric Marinelli
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Inzaghi débute et reprend une équipe avec de bons joueurs, certes, mais pas au niveau de ce que devrait être le Milan AC.

Et en plus le club est en pleine crise conjoncturelle. Qu'est ce que les dirigeant croyaient ?

Laissons lui du temps, ne faisons pas la même erreur qu'avec Seedorf.

Et son recrutement Italien, perso j'approuve.


Quant à Boban, il est bien gentil mais à par parler et destabiliser l'image du club, que fait il ?
Coupable de quoi des supporters fascistes, des stades vides, des effectifs pathétiques, des transferts de joueurs de seconde zones
soyons sérieux pourquoi rendre coupable cette légendes des maux du football italien.
Quelqu'un a osé parler de déclin?
georgesleserpent Niveau : Loisir
Personnellement je pense, en plus du fait qu'il n'y a plus de grands joueurs au milan, que le problème est la complémentarité et la qualité du milieu

On a soit des types bien physiques, bien bourrins, qui ne savent rien faire avec le ballon (Muntari, Essien), soit des types franchement mauvais ou du moins en méforme (Montolivo, Van Gikel), ou alors des joueurs intéressant techniquement mais qui sont physiquement vraiment faibles ce qui les handicapent complètement (Poli, Suso-en attendant de voir ce qu'il va faire-, Bonaventura-qui est ceci dit très bon).
Au milieu de tout ça heureusement on a NDJ, qui est franchement très très bon, et sans qui j'ose même pas imaginer où on serait.

A ajouter à cela le problème de la défense, qui, hormis au poste de latéral droit auquel Abate est franchement monstrueux depuis le début de saison, est composée à chaque poste de joueur qui alternent le bon et le médiocre: Mexes, Rami, De Sciglio (quelle déception, vu comme il avait commencé...), Armero, Bonera, même Alex, même si il reste notre meilleur central, est pas génial... En espérant que Boccheti et Antonelli apporteront un peu de qualité à tout ça, mais franchement j'en doute un peu.

Donc moi je pense que le plus important est de recruter un bon milieu complet, un box to box, un Vidal, un type capable d'un peu tout faire, pour faire la paire avec DJ, et là je pense qu'on serait parés, parce qu'une défense moyenne peut être protégée par un milieu efficace à la récupération.
hisoka
Si tout ceux qui coach un faible effectif sont coupable...
georgesleserpent Niveau : Loisir
Concernant Inzaghi, ses choix sont certes parfois discutables (notamment le fait de s'entêter à faire jouer ces chèvres de Bonera et Muntari, sans parler d'Essen), il est clairement pas le premier responsable de la situation.

Je pointerait du doigts plutôt Galliani pour sa gestion foireuse de l'effectif et du mercato depuis 10 ans environ, et Berlusconi pour ne pas avoir viré Galliani pour mettre à la place un vrai directeur sportif.
PedroMiguel Niveau : DHR
Message posté par georgesleserpent
Personnellement je pense, en plus du fait qu'il n'y a plus de grands joueurs au milan...


Et Jérémy Ménez alors ?

Je valide avec Sochaux.
Pippo a une équipe décousue à la défense imposée et catastrophique (sauf Abate).
Tu ajoutes des blessures (El Shaa, Alex, Abate), des milieux copie conforme (sauf De Jong), un seul vrai 9 (Pazzini) et ça donne une place logique au classement.
Un effectif de 4 à 10e place très loin derrière le trio Juventus, Roma, Naples. Au milieu des Fiorentina, Lazio, Udine... La différence se fera à quelques points près avec ces équipes.

La gestion de Pippo est parfois discutable (Muntari et Bonera sont nuls) mais son effectif ne l'aide pas vraiment (Essien = Muntari / Montolivo = Poli = Van Ginkel / Zapata = Rami...)
Ce qu'il faut c'est un retour de l'investissement (un vrai) et de la continuité et surtout une remise en cause des dirigeants, ce qui amènera logiquement les bonnes solutions précitées.
Dida
Cafu-Stam-Nesta-Maldini
Gattuso-Pirlo-Seedorf
Kaka
Inzaghi-Shevchenko

All: Carlo Ancelotti.

Vs

Diego Lopez
Abate-Alex-Rami-De Sciglio
Montolivo-De Jong-Muntari
Honda-Menez-Bonaventura

All: Inzaghi.

Pas besoin d'analyses de ce qui va pas au Milan.
Coupable, je sais pas, il est évident qu'il a sous le pieds une équipes de bras cassés, mais ça justifie pas de faire jouer Bonera, quoiqu'il arrive ...
C'est pas La défense le problème, parce que à part au poste d'arrière gauche (et encore, j'ai bien aimé Bocchetti hier) est plutôt correcte. Le problème c'est l'absence d'un milieu de terrain technique et de qualité (ce que devrait être Montolivo). Et celui la on est pas prêts de l'avoir...
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