Inventaire, perspectives et affinités

Après un amical puis deux matches qualificatifs, Blanc a gagné trois points, une défense, le droit de réfléchir à un schéma, et une vraie chance.

Modififié
0 1
Il est temps de dresser le bilan de ces deux matchs. Le premier, contre la Biélorussie, s'est soldé par une défaite un à zéro. Pour certains, comme Guy Roux, c'était un hold-up. Pour d'autres, c'était un match serré, et comme dans tout match serré, la différence s'est faite sur un détail, qui, en football, a souvent la caractéristique de se dérouler dans une surface de réparation. Légèrement dominatrice, en termes d'occupation de l'espace, l'Equipe de France de football n'a pas su (pu) concrétiser ; Hleb, lui, a fait la différence dans la surface adverse, une seule fois certes, mais une seule fois suffit. Le second match qualificatif pour l'Euro prochain a vu la France s'imposer deux à zéro en Bosnie, théoriquement la meilleure équipe du groupe. C'est bien. La défense n'a pas pris de but, ni eu de vraies grosses frayeurs, le milieu a contenu son homologue adverse et Benzema a fait la différence. Pour autant, ce match aurait pu se solder par un résultat nul, voire par une défaite. Si la France, enfin Benzema, n'avait pas su trouver la faille, la Bosnie aurait été tout à fait capable de lui planter, en fin de rencontre, une banderille dans le dos. L'Histoire ne se réécrit pas ; la France a perdu son premier match, remporté son second, la voilà donc avec trois points après deux rencontres.

Voilà pour le bilan comptable. Maintenant, place à la manière. Ce n'est pas encore ça, loin de là, mais il y a déjà du mieux par rapport à la dernière Coupe du Monde, c'est indéniable. Laurent Blanc a eu le mérite de se recentrer sur l'essentiel, soit le sérieux, la détermination et le travail collectif, afin de redonner un semblant de cohésion à cette équipe. C'est très bien. Maintenant, le talent ne s'invente pas, la France a fait ce qu'elle a pu avec les joueurs dont elle dispose. Ni plus, ni moins. Hoarau, Valbuena, Alou Diarra, Clichy ou Sagna ne vont pas gagner un Euro ou même un match d'Europa League à eux seuls. Simplement, la France manque de joueurs de très haut niveau.

Le retour des suspendus va quelque peu changer la donne. La France ne disposera pas pour autant de demi-dieux mais, pour le sélectionneur, les retours de Gourcuff, Toulalan, Nasri et oui, même Ribéry, constituent de bonnes nouvelles. Intrinsèquement, ce sont de meilleurs joueurs que ceux actuellement alignés par Lolo la touillette. Pour autant, ils ne constituent pas de fait une meilleure équipe, et c'est justement maintenant que le véritable travail commence pour Blanc.

Déjà, il va falloir choisir sur qui bâtir son équipe et le schéma de jeu en conséquence. Ou inversement. Domenech avait construit autour d'Henry, puis de Dhorasso, puis de Zidane, puis de Gourcuff, puis de Ribéry, avec pour seule constante d'avoir le minimum de joueurs de Serie A dans son équipe. Aujourd'hui, parmi les joueurs vus lors des premiers matchs sous Laurent Blanc, deux noms sortent du lot : Abou Diaby et Karim Benzema. Le premier a l'avantage d'être pratique. 442, 433, 451, 4231, pommes, poires ou scoubidous, l'émir s'adapte à toutes les organisations. Le second est un peu plus contraignant. Si Houllier disait de lui, à l'époque, que son meilleur poste était celui de neuf et demi, c'est en pointe d'un 433 avec de vrais ailiers qu'il s'est montré le plus à l'aise. Il vient également de faire la différence en bleu dans ce module. Laurent Blanc a dû le remarquer aussi ; il doit déjà être en train de griffonner les différentes possibilités qui s'offrent à lui, en se grattant assez souvent la tête, mais en remarquant qu'au moins, il a déjà trouvé une défense, et un avant-centre.

Son schéma bordelais de prédilection, le 442 losange, semble encore trop complexe et inadapté à ses troupes. Et puis qui aligner en deuxième pointe ? De toute façon, avec le retour de Gourcuff, et la nécessité de caser Malouda quelque part, la France va devoir jouer avec des ailiers, alors tant pis pour le losange. On se dirige donc vers un 4231 autour de Yoyo, avec Malouda à gauche, une inconnue à droite, sans oublier Nasri à caser et éventuellement Ben Arfa. Aujourd'hui, l'Equipe de France idéale pourrait ressembler à ça : Lloris, Sagna Rami Méxes Clichy (Evra grillé), Diaby M'Vila (Lass, et appeler Puel pour savoir ce qu'ils vont faire de Toulalan), Valbuena Yoyo Malouda (plus Rémy Nasri Ribéry) Benzema. Je crois que bon, c'est pas mal.

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Mais qu'est-ce que vous avez avec Toulalan ? Toulalan est juste un très bon joueur de club. Sur les impacts, il est plus que juste par rapport à des Diarra ou Diaby. Et sa technique est correcte mais rudimentaire. Il serait tout simplement étonnant qu'il revienne un jour en équipe de France (on parie ?). Bien que irréprochable dans l'esprit, il n'est simplement pas à ce niveau là.
Et puis vous oubliez un peu vite Abidal, l'homme le plus rapide du championnat de France, à l'époque... Il joue au Barça, ce n'est pas pour rien. S'il ne peut plus gaffer en défense centrale, alors qu'il joue à gauche. En plus, il est grand et physique. Clichy, laissons-le progresser tranquille.
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
0 1