1. // Coupe du monde des clubs

Inter vs Inter ?

Jusqu'au 18 décembre à Abu-Dhabi va se dérouler la septième Coupe du monde des clubs. Un tournoi assez foireux où tout est réuni pour obtenir une finale Inter (Milan) - Inter (Porto Alegre).

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Une coupe du monde des clubs, sur le papier, c'est beau. En réalité, il faut bien reconnaître qu'il s'agit d'une compétition nettement au rabais. Principale raison : les énormes inégalités de richesse (et donc de niveau) entre les différents clubs participants. Réunir au sein d'un même tournoi le vainqueur de la C1 d'Océanie et celui de la C1 européenne part certainement d'une bonne intention, mais il faut bien reconnaître que ça n'a pas vraiment de sens. De plus, avec les calendriers démentiels d'aujourd'hui, ce Mondial tombe bizarrement, en plein cœur de la saison pour le représentant européen, plus ou moins à la fin pour la plupart des autres. Dernière incongruité : l'organisation pour le moins étonnante du tournoi, avec pour but avoué de gommer justement un maximum les inégalités entre les clubs participants. Pire encore que la Coupe de la Ligue, cette coupe du monde offre d'abord un premier match de play-off entre les deux équipes les plus faibles, puis des quarts de finale, les formations européenne et sud-américaine n'arrivant qu'au stade des demi-finales. Il ne leur faut donc que deux victoires pour remporter le trophée, détenu depuis l'an dernier par le Barça.

Le match préliminaire verra s'affronter Al-Whada, champion des Emirats arabes unis (pays organisateur de la compétition) à Hekari United, club semi-professionnel de Papouasie Nouvelle-Guinée, vainqueur de la Ligue des champions d'Océanie. Le club qui sortira victorieux de cette redoutable confrontation se qualifiera pour les quarts de finale et affrontera les Sud-Coréens de Seongnam Ilhwa, qui ont récemment remporté la C1 asiatique.

Pachuca – Mazembe, duel d'outsiders

L'autre quart de finale s'annonce nettement plus intéressant, avec l'entrée en lice des Mexicains de Pachuca, vainqueur de la coupe Concacaf, et des Congolais du Tout Puissant Mazembe, victorieux pour la deuxième fois consécutive de la C1 africaine. C'est la troisième participation au Mondial pour le club de Pachuca, qui s'est imposé ces dernières saisons comme une valeur sûre sur la scène nationale et surtout continentale. Réputée solide, l'équipe ne possède aucune star et sort peu d'internationaux. Elle peut tout de même compter sur l'expérimenté Braulio Luna, milieu de terrain de 36 ans qui aurait pu prétendre au voyage en Afrique du sud cet été. Le buteur paraguayen Edgar Benitez fut, lui, un participant actif du bon parcours des Guaranis à la Coupe du Monde et constitue le principal danger offensif de l'équipe.

En face, le Tout Puissant Mazembe fait figure d'épouvantail. Pour sa première participation l'an dernier, le club du sulfureux homme d'affaires et gouverneur Moïse Katumbi s'était lamentablement ramassé, avec deux défaites en quart, puis en match de classement. La leçon semble avoir été retenue et cette année, les Congolais affichent ouvertement de grandes ambitions. Forts de leur solide victoire en finale continentale face à l'Espérance Tunis (5-0, 1-1), ils préparent ce rendez-vous depuis près d'un mois. Les joueurs à suivre tout particulièrement sont le fantasque Trésor Mputu, Dioko Kaluyituka et l'attaquant zambien Given Singuluma, double buteur face à Tunis.

Le baroud d'honneur de Benitez ?

Le vainqueur de ce match des outsiders rencontrera l'Internacional Porto Alegre en demi-finale, qui a déjà triomphé dans cette compétition. C'était en 2006, face au Barça. Les Colorados, qui viennent tout juste de terminer leur championnat à la septième place, peuvent particulièrement compter sur d'excellents joueurs dans l'entrejeu. Y figurent notamment le vétéran Tinga, le gaucher argentin D'Alessandro et bien sûr le grand espoir Giuliano, 20 ans et qui a récemment effectué ses débuts avec la Seleçao.

Dans l'autre demi-finale (le tableau d'Al-Whada, des Papouasiens et des Coréens), c'est l'Inter Milan qui entrera en lice, le 15 décembre, trois jours avant la finale. Après avoir relevé la tête l'espace de deux matchs, les Nerazzuri ont replongé vendredi sur le terrain de la Lazio Rome et pointent désormais à 10 unités du Milan AC en Serie A. Pis, ils ont sombré hier en C1 à Brême. Pour le très contesté entraîneur Rafael Benitez, ce court périple à Abu-Dhabi prend des allures de baroud d'honneur, car même en cas de victoire finale, il n'est pas certain qu'il reste en poste. Il se murmure en effet que le président Massimo Moratti aurait déjà trouvé le nom de son successeur pour débuter l'année 2011 : Walter Zenga, plus de 300 matchs dans les cages de l'Inter dans les années 80 et 90, actuellement en poste à Al-Nasr, en Arabie Saoudite.

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On se paluche beaucoup sur le niveau de nos championnats européens... à raison ? On se targue d'être les plus riches, d'attirer les joueurs les plus talentueux... bref le vainqueur de la C1 est Champion du Monde dans nos esprits étriqués. Mais à y regarder de plus près, le palmarès de cette Coupe montre une égalité parfaite entre l'Europe et l'Am Sud (ou plutôt le Brésil à lui tout seul !). J'ai beau débattre avec mes collègues sampaolinhos, « Nossos times sao melhores » et j'ai bien du mal à les contredire...

Bien sûr ils connaissent et respectent le club de mon cœur, mais quand ils me demandent combien de fois on a gagné la C1... la gorge se resserre... c'est en général à ce moment qu'on est tenté de se perdre dans des justifications plus ou moins vaseuses sur la fiscalité, l'arrêt Bosmann, les droits TV, etc... mais les mecs se marrent : le budget du Sao Paulo FC c'est la moitié de celui de l'OL, sauf que la tunique qui scintille d'étoiles n'est pas celle ornée d'un Betclic !

Alors tout irait bien si le représentant européen faisait place nette à chaque fois mais les stats sont là. Pourquoi ??? Le calendrier ? Nos européens sont en pleine bourre à cette période, les brésiliens ont terminé leur championnat national (jambes lourdes ?) depuis 2 semaines et se tournent vers le churrasco-cerjeva estival. Manque d'intérêt de la compétition ? Ca parait étrange puisqu'est offerte la possibilité d'assoir sa suprématie et qu'on connait le potentiel marketing des tournées asiatiques...

Une explications sensée ?
Cher moucletche, les supporters du Sao Paulo FC sont les Sao Paulinhos je crois. Au Bresil, on parle le portugais. Chaozinho.
plutot d'accord avec le premier commentaire,,avant ça s'appelle coupe intercontinentale et aussi coupe toyota intercontinentale et la encore le palmares etait bien partagé entre l'europe et l'amsud,et effectivement vu leurs budget respectifs"les énormes inégalités de richesse (et donc de niveau)",comme quoi l'argent ne fait pas tout,le Barça a eu un match très difficile contre le modeste Estudiantes l'année derniere...


@ JamesBond: pas de conneries,on appelle les supporteurs de Sao paulo fc,les são-paulinos ou surtout tricolor(vais pas t'expliquer pourquoi quand meme)vu que SPFC n'est q'un des quatre grands clubs du championnat Paulista...et en fait c'est tchauzinho qu'on dit...
Autant pour moi argento, mais tu noteras que dans mon post precedent j'ai dit 'je crois', ce qui veut dire (en français) dans ce contexte que je ne suis pas sur. Et 'chaozinho' c'est du portugais... du Portugal... je crois...

Sinon, revise tes classiques... SPFC est un des quatre grands de la ville de Sao Paulo c'est vrai (avec Portuguesa, Palmeiras et evidemment Corinthians, le Timao), mais en ce qui concerne le championnat paulista, il y en a d'autres dont... Santos!

Pas de quoi, ça me fait plaisir!
Autant pour moi, c'est bien Sao Paulinho. Habitant Sampa (puisque c'est bien ainsi que s'orthographie son diminutif), j'ai commis l'impair de faire un raccourci erroné. Par ailleurs on écrit par ici Tchau(-zinho) et les torcedores du SPFC sont davantage qualifiés par ici de Bambis (une biche à la croupe frétillante étant leur symbole, d'où les railleries sur ses fans supposés gays) chez ses détracteurs dont je fais partie. A part ça... j'attends de voir ce que fera l'Inter...
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