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Inter, opération rachat

Tous deux vainqueurs cette semaine en C1, l'Inter et le Napoli se retrouvent ce soir pour continuer sur leur bonne lancée. Problème : l'un des deux, au moins, va devoir freiner.

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Ce coup-ci, pas de jaloux. Pas d'équipe désavantagée, ni d'équipe plus fatiguée l'une que l'autre. Non. Entre l'Inter et le Napoli, c'est l'équité la plus totale. Pour le plus grand plaisir d'Aurelio De Laurentiis, lui qui avait piqué sa crise, en août dernier, lorsqu'il s'était rendu compte que son Napoli allait affronter le Milan AC quatre jours après un match de C1. Pas de quoi pleurer, donc, puisque les deux formations, qui s'affrontent ce soir pour le premier grand choc de cette 6ème journée de Serie A, ponctuent une semaine en tous points similaire. Les deux ont joué mardi soir en Ligue des Champions. Les deux ont gagné. Les deux sont donc, à nouveau, en confiance. Seule et infime différence : l'Inter s'est déplacée à Moscou (avec retour compliqué pour cause de guichets fermés à la douane) tandis que le Napoli n'a eu besoin que de faire quelques mètres pour se plonger dans le chaudron du San Paolo. Un détail. Car ce soir, au final, une seule chose sépare l'Inter du Napoli : trois points. Trois points au classement, que l'Inter de Ranieri tient à combler au plus vite. Et le plus vite, c'est ce soir. Logique.

Copains comme cochons

Étrangement, un certain respect mutuel s'est installé entre les deux équipes depuis le début de la saison. Comme si une union transparente était née le 15 mai dernier, lorsque l'Inter et le Napoli se mettent d'accord sans que cela ne dérange personne sur un match nul (1-1) qui qualifie le Napoli pour la Ligue des Champions et assure la deuxième place du classement à l'Inter. Depuis ce jour, entre les deux présidents, c'est bisous-bisous et éloges dans la presse. « Je suis content pour Moratti que l'Inter aille mieux, même si j'espère que ce mieux va s'interrompre samedi. Blagues à part, j'ai énormément d'estime pour Moratti, c'est un vrai ami » assure Aurelio De Laurentiis.

Des compliments auxquels le président nerazzurro ne tarde pas à répondre. « Je peux vous dire que j'ai supporté le Napoli lors de cette soirée de Ligue des Champions, car c'est une équipe qui débute dans cette compétition, elle a de l'enthousiasme, et leur président est quelqu'un de très vivace et sympathique. Je souhaite tout le meilleur à cette équipe » . Bien. Néanmoins, que les choses soient claires : ce soir, au moment où les deux équipes entreront sur la pelouse de San Siro, il n'y aura ni amitié, ni révérences. Seulement deux équipes habitées par la même envie de continuer à gagner.

Monsieur 50%

Et pour gagner, il va falloir marquer des buts. Or, d'un côté comme de l'autre, les deux canonniers en chef, Giampaolo Pazzini et Edinson Cavani, ne pourront, à priori, pas fouler l'herbe de Giuseppe Meazza. Les deux ont été touchés en Ligue des Champions, et sont forfaits pour le match de ce soir, sauf bonne surprise de dernière minute. Un problème plus grave pour Mazzarri que pour Ranieri. En effet, le nouveau coach interiste a de la réserve. Forlan, Milito, Zarate. Le banc est fourni, et l'ancien technicien de la Roma n'a que l'embarras du choix pour composer un duo d'attaque performant.

Plus compliqué, en revanche, pour l'entraîneur napolitain. En effet, son petit Cavani a inscrit 50% des buts du Napoli depuis qu'il est arrivé au pied du Vésuve, toutes compétitions confondues. Une dépendance dont va devoir hériter, le temps d'un match, Goran Pandev. Le Macédonien, lourdé par l'Inter au mois d'août, tente de se faire une place au sein du Napoli. Mais ses premières prestations ne laissent pas de place aux spéculations : le seul et unique titulaire, c'est Cavani.

Les deux attaquants ne seront pas les seuls grands absents. Sneijder et Thiago Motta sont toujours out côté Inter, tandis qu'Aronica, excellent depuis le début de saison, ne pourra pas tenir son rang dans l'arrière-garde napolitaine. « C'est embêtant, mais nous donnerons ainsi l'occasion de s'exprimer à ceux que nous venons d'acheter » relativise De Laurentiis. Pas sûr qu'il dédramatise autant la situation si son équipe s'en prend trois.

Quatre mois de disette à San Siro

Trois. C'est d'ailleurs le nombre de buts qu'avait encaissés le Napoli lors de ses deux dernières venues à San Siro. 3-1 contre l'Inter, 3-0 contre le Milan AC. Un stade que l'on peut donc qualifier d' « hostile » pour les Mazzarri's boys. Oui, mais Naples a mûri depuis l'an dernier. Et l'a déjà prouvé cette saison. Notamment en battant coup sur coup le Milan AC et Villarreal, deux équipes qu'ils avaient été incapables de battre la saison passée, en quatre confrontations. Alors ? Mettre à mal l'Inter sur son propre terrain, pourquoi pas ? La tâche est ardue, mais pas impossible.

Ardue, parce que les Nerazzurri auront à cœur de briller devant leur public. La dernière victoire à San Siro remonte au 22 mai dernier, un 3-1 contre Catane. Quatre mois de disette. Merci Gasperini. Ranieri va donc essayer de remettre de l'ordre dans tout ça, après être déjà parvenu à remettre l'équipe sur de bons rails lors de ses deux premières sorties (3-1 à Bologne, 3-2 face au CSKA, à Moscou). Le calendrier lui offre l'occasion de frapper un premier grand coup en Serie A. Et de balayer un peu plus son passé. L'an dernier, sa Roma avait sombré contre le Napoli. 2-0, 2-0. Chacun a donc une revanche à prendre. Le temps des courbettes et des louanges est presque déjà révolu.

Eric Maggiori

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