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Inter Milan, derby format Europe

Ce soir, l’Inter joue une grande partie de sa saison lors du derby milanais. En cas de défaite, les Nerazzurri pourraient chuter à la septième position, la place du con, puisqu’elle ne qualifie pour rien.

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Perdre à Parme n’était pas franchement la meilleure idée qu’ait eue Andrea Stramaccioni depuis son arrivée sur le banc de l’Inter. De fait, dans la folle course à la troisième position, tous les concurrents ont pris des points (trois pour le Napoli et l’Udinese, un pour la Lazio). Conséquence immédiate au classement : l’Inter est retrogradée à la sixième position, et voit revenir la Roma à seulement trois longueurs. Une défaite qui fait donc mal au classement, mais aussi dans les têtes : il s’agit là du premier revers de l’ère Stramaccioni. Un revers concédé contre l’équipe la plus en forme du championnat, certes (cinq victoires consécutives pour les Parmesans), mais qui pourrait bien laisser de grosses traces dans le sprint final. Car ce soir, c’est le derby. Un derby milanais que toute la ville attend, et que l’Inter aborde avec deux facettes. La première, celle d’une équipe qui doit absolument prendre trois points pour assurer une place au moins en Europa League. La seconde, celle d’arbitre du Scudetto. En effet, en battant le Milan AC ce soir, l’Inter pourrait bien offrir le titre à la Juventus. Etant donné que depuis cinq ans, les Bianconeri demandent à ce que le titre de 2006 leur soit restitué (titre remporté par la Juve mais finalement offert à l’Inter suite à l’affaire Caliopoli), ce serait un drôle de pied de nez à l’histoire.

Patatras parmesan

Alors, que doit faire l’Inter ? Soyons clairs : pour un tifoso de l’Inter, choisir entre voir la Juventus ou le Milan AC remporter le titre, c’est un peu comme choisir entre la peste et le choléra. Alors, dans le doute, pas de concessions. L’Inter doit gagner. Prendre trois points pour continuer à croire à la Ligue des Champions (en vrai, depuis la défaite à Parme, plus personne n’y croit), mais surtout pour assurer une place en Europa League. Ne pas participer à la moindre Coupe d’Europe serait une première depuis la saison 1999-00 pour l’Inter, mais aussi, par la même occasion, un véritable désastre sportif et financier. Or, un club champion d’Europe il y a deux saisons ne peut pas franchement se le permettre. Le derby apparaît donc comme un virage décisif. Et glissant. En face, ce n’est plus le même Milan AC qu’au match aller. C’est un Milan AC qui court après la Juventus et qui, depuis mercredi soir et le nul des Bianconeri face à Lecce, ne compte plus qu’un point de retard. L’équipe d’Allegri n’a donc pas le choix : pour espérer conserver sa couronne, il faut prendre six points sur les deux dernières journées.

Voilà donc une sacrée intrigue : l’Inter est obligée de prendre trois points ce soir, et le Milan AC aussi. Reste à savoir qui en a le plus les moyens. Avant la déroute de Parme, l’Inter aurait pu sérieusement prétendre pouvoir emmerder ses cousins rossoneri. La formation de Stramaccioni venait d’enchaîner sept résultats positifs consécutifs, dont une belle et importante victoire sur le terrain de l’Udinese. Un succès qui les avait totalement relancés dans la course à la troisième place. Mais à Parme, patatras ! L’équipe s’est littéralement écroulée en seconde période, tombant sous les coups d’une équipe parmesane bien plus fringante. Ironie du sort, c’est Jonathan Biabiany, lourdé l’an dernier par l’Inter (parce que trop mauvais), qui a inscrit le dernier but de Parme. Comme pour signifier à Massimo Moratti et à tout le staff interista que la gestion du club, depuis le départ de Mourinho, connaît quelques dérives foireuses.

Milito-Sneijder, so 2010


Quelques foirades, c’est vrai, mais aussi des certitudes. Force est de constater que les certitudes de l’Inter de Stramaccioni ne sont pas si éloignées de celle du Mou. En tête : Diego Milito. L’Argentin, fantomatique la saison dernière, a retrouvé ses sensations de buteur. Vingt pions en championnat, dont six en sept matches depuis l’arrivée de Stramaccioni. Milito, lors des dernières sorties, s’est même mué en passeur décisif pour Sneijder. Sneijder, tiens ! Un revenant. Lui aussi est enfin revenu sur le devant de la scène. Double buteur face à l’Udinese, encore buteur contre Parme, le Hollandais, qui partira certainement cet été, veut terminer en beauté une aventure auréolée de six trophées. De plus, le derby milanais lui a toujours laissé un goût amer depuis le 24 janvier 2010. Ce jour-là, l’Inter, qui réalisera quelques mois plus tard le triplé Championnat-Coupe-Ligue des Champions, s’impose 2-0 contre le Milan AC. Mais Sneijder est exclu à la 27ème minute pour avoir applaudi ironiquement l’arbitre. C’est de dehors qu’il assistera à la victoire des siens. Depuis, il n’a plus vécu de derby en tant que protagoniste.

L’an dernier, le Milan AC a gagné les deux, et cette saison, au match aller, il n’était pas en très grande forme et a clairement laissé la vedette à Milito, auteur du but vainqueur. Donc oui : Wes veut peser. Et il n’est pas le seul. Depuis son arrivée, Stramaccioni a relancé Ricky Alvarez, Obi et Zarate. Trois joueurs plus ou moins bannis par Ranieri, et qui ont à cœur de prouver qu’ils méritent de faire partie de la nouvelle Inter, qui naîtra cet été. Forcément, chacun d’entre eux sait qu’un but lors de ce derby, qui offrirait la victoire et la qualif’ en Europa League à son club, vaudrait très certainement la confirmation pour la saison prochaine. Une confirmation que veut aussi s’assurer Andrea Stramaccioni. Arrivé pour faire l’intérim jusqu’à la fin de la saison, l’ancien technicien de la Primavera a désormais les faveurs du vestiaire et du président. Avec une victoire lors du derby, il aurait toutes les raisons de croire qu’il s’assiéra à nouveau sur le banc en septembre prochain. Encore une petite pression en plus, comme s’il n’y en avait pas déjà assez.

Eric Maggiori
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