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Inter : la vie sans Milito

Ce soir, l’Inter Milan, cinquième, se déplace sur la pelouse de la Fiorentina, sixième. Un déplacement rendu encore plus compliqué par la grave blessure de Diego Milito, out jusqu’à la fin de la saison.

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C’est le genre d’image que l’on aimerait ne jamais voir. Le genre d’image qui dépasse les rivalités footballistiques. La blessure de Diego Milito, jeudi soir, lors du match d’Europa League face à Cluj, a fait du mal à tous ceux qui l’ont vue. Le genou qui se plante dans le sol, les ligaments qui sautent sur le coup, le joueur à terre qui comprend immédiatement, en même temps que tout un stade. Ainsi l’attaquant de l’Inter, qui fêtera ses 34 ans en juin prochain, a dit adieu à la saison 2012/13. C’est sans lui que son équipe devra poursuivre son chemin sur les trois compétitions où elle est encore en lice : championnat, Ligue Europa et Coupe d’Italie. Un coup de massue pour le club de Massimo Moratti qui, pendant le mercato, a recruté massivement au milieu de terrain, mais pas en attaque. Ah, si, il y a bien Tommaso Rocchi, prêté par la Lazio pour être « le vice-Milito » . Mais pas sûr qu’Andrea Stramaccioni ait très envie de confier les clefs de son attaque à un pré-retraité. Non, Strama va devoir composer avec les éléments qu’il a à disposition. À moins que les dirigeants nerazzurri ne jettent un œil aux joueurs libres de tout contrat. On a évoqué Milan Baros ces derniers jours. Pas le même niveau, c’est sûr.

Une Inter avec et sans Milito

À quelques heures de la confrontation directe face à la Fiorentina, l’entraîneur interista se veut plutôt confiant, malgré l’absence de celui qui a inscrit 73 buts en quatre saisons avec le maillot noir et bleu. « Nos ambitions ne changent pas : nous sommes l’Inter, et nous devrons désormais tous donner encore plus, car plus que jamais, nous allons avoir besoin de la contribution de ceux qui sont un peu en retrait, de Rocchi à Alvarez, mais aussi Palacio, Cassano et Guarín » , a-t-il affirmé en conférence de presse. D’accord. Mais il va tout de même falloir élaborer un plan spécial. Car n’en déplaise à Strama, il y a une Inter avec et une Inter sans Milito. La moyenne de buts par match de l’Inter depuis 2009 (arrivée de Milito) est de 1,77 lorsque le Principe est sur la pelouse. Sans lui, cette moyenne chute à 1,63. En plus de marquer des buts (neuf depuis le début du championnat), le buteur argentin est également un point de référence pour tout le secteur décisif, et n’hésite pas à se mouvoir en passeur décisif lorsqu’il en a l’occasion (cinq passes décisives cette année).

Bref, il va falloir trouver une nouvelle recette. D’un côté, Andrea Stramaccioni a de la chance : son autre attaquant, Palacio, est actuellement dans une forme olympique. L’attaquant à la natte la plus longue du monde reste sur six buts lors des huit derniers matchs officiels de l’Inter, dont un doublé, jeudi soir, face à Cluj. Très vraisemblablement, l’entraîneur interista va l’aligner en duo avec Cassano, avec Guarín derrière, et les nouvelles recrues Kuzmanović et Kovačić au milieu. Cette formation semble la plus équilibrée, avec Ricky Álvarez prêt à venir prêter main forte en cas de besoin. Pour ce qui est de la défense, Stramaccioni va devoir être malin, ce soir, pour contrer les ardeurs florentines. Défense à quatre, a priori, avec Zanetti (832e match officiel avec l’Inter, bah quoi ?), Ranocchia, Juan Jesus et Nagatomo. Un test florentin grandeur nature, à une semaine du derby milanais qui, en plus de sa fascination et ses enjeux habituels, sera décisif dans la course à la Ligue des champions.

Répondre au Milan AC et à la Roma


Mais attention. Le déplacement à Florence, lui aussi, est essentiel dans la course à l’Europe. L’Inter compte pour le moment quatre points d’avance sur son rival du soir. S’imposer au stadio Artemio Franchi voudrait dire mettre la Fiorentina à sept points (huit, même, en comptant les confrontations directes, puisque l’Inter a déjà remporté le match aller, 2-1). En revanche, une défaite permettrait à la formation de Montella de revenir à un point, ce qui relancerait tout. Stramaccioni le sait, et n’a aucune intention de prendre ce rendez-vous à la légère. « C’est l’un des terrains les plus difficiles de Serie A. Aucune grande équipe n’est parvenue à gagner ici, et la Juve, la Lazio et le Napoli ont même beaucoup souffert. Comme type de match, c’est l’un des plus compliqués du championnat, nous le savons, et c’est une confrontation directe vu que nous avons quatre points d’avance. Je vois une rencontre à haut degré de difficulté  » , analyse le jeune technicien. On ne peut lui donner tort : cette saison, à domicile, la Fiorentina ne s’est inclinée qu’une seule fois, contre Pescara (0-2).

Surtout, c’est une Fiorentina en quête de confiance que l’Inter va trouver ce soir. Un peu le même profil, d’ailleurs, que la Roma vue hier soir contre la Juventus. Une équipe en plein doute, qui n’arrive plus à prendre de points (la Roma, avant la victoire contre la Juve, en avait pris deux en six matchs, la Fiorentina en est à quatre, pas franchement mieux) et qui a une grande envie de se donner une secousse. Or, la réception d’une grande équipe comme l’Inter est l’occasion rêvée pour cela. Et ça, Vincenzo Montella le sait : « L’Inter est une équipe de grande valeur, elle est dans une forme psycho-physique très bonne. Une victoire ferait taire toutes les critiques et nous permettrait de raisonner d’une autre façon. Contre la Juve, la semaine dernière (défaite 2-0, ndlr), nous avons commis des erreurs, mais l’équipe avait la volonté de créer du jeu. Nous avons juste mal interprété le match, une baisse de concentration » , a-t-il déclaré. Sauf qu’une nouvelle baisse de concentration n’est pas permise si l’équipe veut continuer à rêver d’une troisième place qualificative pour la Ligue des champions. Milan s’est imposé, la Roma aussi : deux signaux forts envoyés par les prétendants à l’Europe. L’Inter et la Fiorentina doivent y répondre ce soir. Frissons.

Eric Maggiori
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