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Inter/Juve : d'un triplé à l'autre ?

Rarement un « Derby d'Italie » aura eu aussi peu d'enjeu. L'Inter se bat pour une qualification en Ligue Europa, tandis que la Juventus se repose en attendant les prochaines échéances et un possible triplé, comme celui réalisé par le rival cinq ans plus tôt. Difficile de résister à l'envie de comparer les deux parcours, on y trouve des contrastes importants, mais aussi des similitudes troublantes.

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Storari - Padoin, Barzagli, Ogbonna, Romulo - Pereyra, Marchisio, Sturaro - Pepe, Morata, Coman. Voici la formation que devrait aligner Max Allegri ce samedi soir. Le match face au rival historique devient un simple amical utile pour faire tourner l'effectif en vue de la finale de Coupe d'Italie de mercredi, voire celle de Champions League dans trois semaines. Le hashtag #gitaamilano (promenade à Milan) est déjà en Trending Topic sur le réseau du piaf. L'Inter de Mancini, elle, alignera bien sa meilleure équipe possible puisqu'elle peut décrocher une qualification en Ligue Europa sur le fil. Deux rivaux sur deux planètes différentes depuis plusieurs années désormais, mais dont les destins ne cessent de se croiser.

Parcours similaires, mais bases de départ différentes


2010. Vilaine élimination en Ligue Europa face à Fulham (victoire 3-1 à Turin, défaite 4-1 à Londres) et une septième place en Serie A. Imaginez dans quel état se trouvait le peuple bianconero devant le Triplete de l'Inter de Mourinho, cette équipe désormais au sommet de la hiérarchie de ses antipathies depuis l'été 2006. Après une nouvelle saison déficitaire sous l'égide de Delneri, qui pouvait penser un seul instant que la Juventus renaîtrait de ses cendres lorsqu'Antonio Conte vint à son chevet à l'été 2011 ? La suite, on la connaît, une saison invaincue et un premier titre, puis un second, un troisième, un changement de coach et un quatrième. Au passage, presque tous les records de l'Inter post-Calciopoli sont battus, ne résistent que le nombre de succès consécutifs (17), de victoires à l'extérieur (15 dont 11 de suite) et de points d'avance sur le second (+22).

Le cycle de l'Inter s'est également articulé autour de deux techniciens. Avant d'y revenir en novembre, Roberto Mancini passe en tout quatre saisons à Appiano Gentile, d'abord deux à regarder la Juve et le Milan se tirer la bourre en plus d'éliminations en quarts de Champions League dont une contre le cousin. Puis le tournant de l'affaire Calciopoli qui lui ouvre la voie du succès. Certes, cette Inter avait déjà une très bonne base, mais elle se voit débarrasser de ses deux rivaux. La Juve est anéantie, le Milan pénalisé, un titre sur tapis vert est récupéré, le duo Ibrahimović-Vieira recruté en soldes. Résultat : une saison de tous les records qui se conclut sur un Scudetto, puis un second, puis un troisième, avant d'arriver à maturité en Europe en même temps que le quatrième titre conquis sur le terrain. Une trajectoire que pourrait également connaître la Juve.

Gouffre à fric vs gestion exemplaire


Fidèle à sa réputation, Massimo Moratti n'avait pas lésiné sur les dépenses pour construire l'Inter du Triplete, ainsi qu'en conserver les héros qu'il prolongea à prix d'or. En revanche, il n'avait pas pu retenir Mourinho parti fêter l'exploit dans la limousine de Florentino Pérez. À l'été 2010, le bilan financier est déjà dans le négatif à hauteur de 70 millions d'euros, l'enchaînement des entraîneurs et les mauvaises opérations de mercato ont creusé ce déficit au point de contraindre Moratti à vendre 70% du club à un magnat indonésien. Nous voici aujourd'hui à un « - 100 » qui a attiré les foudres du fair-play financier. Un chiffre duquel est parti la Juventus à l'été 2011 avant de probablement revenir dans le positif dans quelques semaines. Le tout sans affaiblir l'équipe, bien au contraire, et en conservant l'identité historique de la famille Agnelli.

Néanmoins, la Vieille Dame a beau avoir le Scudetto en poche depuis deux semaines, elle est encore très loin du triplé. D'abord, la finale de Coupe mercredi prochain, puis celle de Champions League le 6 juin pour un possible bouquet final. On notera une fois de plus d'étonnantes similitudes entre les deux générations, cette fois, concernant les parcours respectifs en C1. En 8es, élimination du vice-champion d'Europe deux ans plus tôt, Chelsea pour l'Inter, Borussia pour la Juve. En quarts, tirage clément, CSKA Moscou pour les Nerazzurri, Monaco pour les Bianconeri, et enfin le scalp du champion d'Europe en titre en demie, Barça pour les Milanais, Real pour les Turinois. D'ailleurs, il y a cinq ans, le derby d'Italie avait également eu lieu à quelques encablures de la fin du championnat (précisément à la 34e journée). L'Inter était en course sur tous les tableaux, la Juve, elle, se battait pour une place en Ligue Europa. Et c'est bien l'Inter qui s'était imposée 2-1, avec le bijou de Maicon. Si l'on suit donc cette logique, la Juve s'imposera 2-1 sur une reprise de volée d'un latéral brésilien. Rômulo ?

Par Valentin Pauluzzi
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cerveau-gauche Niveau : Loisir
Même l'équipe B de la Juve sera motivée, un derby ne rentre pas dans les statistieques métaphysiques, retour de Romulo après unbe lessure longue de plusieurs mois...
C'est vrai que la comparaison peut se faire, avec une équipe qui domine la Série A depuis des années, a vécu des désillusions européennes, et a atteint la finale après un parcours inattendu. Mais il faut néanmoins prendre un élément en compte: l'Inter 2010 s'était retrouvée en finale face à un Bayern qui redécouvrait le premier plan européen, après un parcours où la chance au tirage au sort s'était parfois mêlée à celle sur le terrain. Rien à voir avec le Barça actuel et son omnipotente ligne d'attaque.
declaubianco Niveau : CFA2
Si on pourrait éviter de rééditer le futur parcours de l'inter, je veux bien la perdre cette finale !
Message posté par declaubianco
Si on pourrait éviter de rééditer le futur parcours de l'inter, je veux bien la perdre cette finale !


T'inquiète a leurs différence, on a des dirigeants compétents
@cerveau-gauche; romulo a également joué la semaine dernière en championnat.
Après les points communs les différences:

-L'Inter à partir des 1/8 est habitée par une mission. Je n'ai pas ce sentiment avec la Juve.

-Les adversaires de la Juve ont été bien plus faibles que ceux de l'Inter notamment en demi-finale.

-Effectifs de l'Inter supérieur à celui de la Juve . Qui est ballondorisable même avec l'ancienne règle d'attribution du trophée chez la Vieille Dame? peut-être Buffon

-Barcelone sur sa dynamique actuelle ne joue pas dans la même catégorie que le Bayern de 2010.
La plus grande différence a été énoncée par sacchi, comme relaté dans mon post précédent, avec son intervention sur "la gazzetta dello sport" : en 2010, nous avons une inter sans joueurs italiens titulaires "coachée" par un portugais charismatique; en 2015, une juventus qui s'appuie quand même sur une base formée d'autochtones et dirigée par un entraîneur italien typique.
Une équipe meilleure surtout, qui évoluait dans un championnat beaucoup plus compétitif. La Roma de Ranieri n'a rien à voir avec l'équipe apathique qui est classée seconde cette année.
Sinon les similitudes sautent aux yeux en effet, à voir si ça se terminera de la même façon.

NB : Je ne comprends pas pourquoi cette grosse m*rde de Sacchi continue de l'ouvrir, ce donneur de leçon périmé depuis 91.
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