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Insuffisant mais loin d'être désespérant

La victoire étriquée face à l’Islande (3-2) indique que la France n’est pas encore prête. Elle est même préoccupante dans certains secteurs. Pas assez solides, un peu trop joueurs, les Bleus doivent vite gagner en maturité pour espérer réussir un truc dans quinze jours.

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Il y a trois Laurent Blanc qui sommeillent dans le sélectionneur de l’équipe de France : le pragmatique, le romantique, et le boulimique. Hier, chacun des trois a connu des fortunes diverses au cours d’un France-Islande (3-2) franchement surprenant par moments. Commençons par le pragmatique qui en a sans doute pris un gros coup dans la carafe. Il faut toujours se souvenir que le Président n’a pris toute sa dimension qu’au sein de l’équipe de France d’Aimé Jacquet, une froide machine à défendre comme le football international n’en a pas beaucoup connu dans l’Histoire. Cette même solidité à toute épreuve que Blanc s’est attachée à reconstituer à une moindre échelle du côté de Bordeaux, dont on oublie souvent de dire à quel point il était solide, ultra organisé, implacable. Le tout à partir d’un postulat plein de bon sens : tant qu’on ne prend pas de but, on ne perd pas. Simple à comprendre à l’énoncé, terriblement difficile à appliquer match après match.

Ce n’est pas un hasard si le Cévenol avait tout de suite ciblé la défense comme chantier prioritaire lors de sa prise de fonction à la tête des Bleus, conscient de sa propre expérience comme de l’échec patenté de Raymond Domenech dans ce secteur depuis 2006, avec les conséquences que l’on connaît. Du coup, derrière ses binocles, Blanc s’est parfois frotté les yeux devant la fragilité extrême de son bloc arrière dimanche. Un secteur où Évra avait décidé de flécher la route aux Islandais, alors que Mexès devait être bien trop occupé à parfaire ses nattes pour aller vulgairement au mastic dans les airs. Même Debuchy, le meilleur du back-four, a été bien plus convaincant en contre-attaque qu’en défense, mais c’est déjà considérable quand on songe à la pauvreté des latéraux bleus en la matière depuis la retraite de Willy Sagnol. Bien entendu, ne charger que la ligne arrière serait une erreur, car leur fébrilité est aussi le fruit d’un dispositif audacieux.

Foot sur bitume

C’est là qu’il faut évoquer le romantique. Blanc avait décidé de jouer la carte offensive sur ce match. Le récupérateur unique ? Yohan Cabaye, encore plutôt bon hier soir, mais pas naturellement un pur six, et sans doute faut-il trouver là une partie de la facilité des Islandais à franchir les lignes. Pour le reste, l’équipe de France regorgeait de joueurs de ballons. Ou supposés comme tel. Car sincèrement, on aimerait ne pas avoir à tirer sur l’ambulance Yohann Gourcuff… mais comment faire autrement ? On ne sait pas ce qui a poussé Blanc à retenir le Lyonnais dans sa pré-liste ; on ne cherchera même plus à comprendre si d’aventure le Breton part en Ukraine, car cela relèverait de l’inexplicable. Certains échanges à pleine vitesse de ses partenaires d’attaque ont parfois ringardisé Yo, tellement empoté en comparaison. Le hic, c’est que le quatuor estampillé 8-7 n’a pas non plus apporté toutes les garanties. Ah ça, c’est sûr, Benzema, Ben Arfa, Nasri et Ménez sont copains avec la gonfle, et parfois même un peu trop. Certaines combinaisons entre eux relevaient du futsal ou, même mieux, du bitume. Du « tié-quar » . Surtout entre Benzema et Ben Arfa, à la connexion parfois vertigineuse, comme peu en sont capables en Europe. Mais personne ne peut croire qu’au plus haut niveau, ces arabesques, aussi distrayantes soient-elles, suffisent, surtout au regard de certains déséquilibres défensifs qu’elles engendrent.

Giroud, la rupture


Du quatuor, il faudra peut-être enlever un larron pour que l’animation gagne en maturité : reste à déterminer lequel. Et d’ailleurs, c’est en revenant à la simplicité, grâce aux entrées de Ribéry et Giroud, que les Bleus sont revenus dans la partie. Parfois, le foot est simple comme un bon vieux une-deux des familles, ou comme une remise en retrait old fashioned pour une bonne grosse praline plein fer. Il faut d’ailleurs de plus en plus s’interroger sérieusement sur l’opportunité de faire une place à Giroud, qui a apporté cet ancrage qui a tellement fait défaut quand Benz, Hatem & co l’ont joué foot du ghetto. C’est bel et bien avec l’entrée du Montpelliérain que l’animation tricolore a enfin semblé pratiquer du « vrai » football d'adulte : sobre, juste, physique et efficace, une manière d’antithèse aux funambules cités plus haut. De quoi permettre aussi de satisfaire Blanc… le boulimique. Car ses Bleus ne perdent toujours pas depuis septembre 2010. Là encore, c’est en s’inspirant d’un patrimoine ancien, celui de la période 1994-2000, quand la France ne perdait qu’une fois toutes les années bissextiles, que Blanc entend transmettre la culture de la victoire à des joueurs pour qui cela ne reste encore qu’une vue de l’esprit. Et à bien y regarder, si bien des chantiers restent ouverts, Blanc a sans doute largement avancé celui-là. Il n’était pas gagné en 2010 et il est probablement le plus fondamental. Et si les Bleus étaient sur la bonne route ?


Dave Appadoo
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