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Initiales D.D.

Conforté dans ses fonctions par son nouveau président Vincent Labrune, Didier Deschamps est le nouvel homme fort de l'OM. Bien décidé à traverser une année annoncée comme « difficile » sans perdre la moindre plume, DD a édifié un plan de bataille napoléonien. La guerre de la Ligue 1 peut commencer.

Certains souvenirs sont indélébiles. Le 14 août 2010, Jean-Claude Dassier, en laissant partir Mamadou Niang contre la volonté de Didier Deschamps, laisse le Vieux Port un peu pantois. Près d'un an plus tard, Dassier n'est plus, mais les séquelles, elles, demeurent. Comme pour éviter une nouvelle déconvenue de ce genre, Didier Deschamps à insisté auprès de Vincent Labrune sur l'importance de récupérer la totalité de son effectif le 29 juin, pour la reprise de l'entraînement. Le 29 juin, c'est demain. L'idée était bonne, mais utopique. Les négociations se poursuivent toujours, et pendant que, comme chaque été, les noms circulent, le flou entoure en plus en plus les ambitions marseillaises à l'aube d'une nouvelle saison. Pourtant, alors que tous les voyants ne semblent pas vraiment au vert, les supporters marseillais peuvent aborder l'été paisiblement. Exit Adebayor, Gilardino et consorts. Le gros coup du mercato, l'Olympique de Marseille l'a réalisé en conservant Didier Deschamps. Champion dans l'âme, entraîneur gagneur, Deschamps s'évertue à préparer soigneusement le sportif en faisant abstraction d'une sphère financière inquiétante. Les joueurs reviennent de vacances et Didier les attend de pied ferme. Cette saison, c'est lui le boss.

Didier « tout puissant »

« Je n'ai rien demandé d'autre que de pouvoir travailler efficacement. Pour cela, je dois être maître dans mon domaine, le sportif, point. Tout a été clarifié. J'ai un champ d'action défini dans lequel personne n'est censé interférer. Le domaine sportif et même le bâtiment sportif son sous mon entière responsabilité » . Un brin évasif lorsque, interviewé par L'Equipe Mag, il doit admettre que le départ prématuré de Jean-Claude Dassier lui permettra de travailler dans la sérénité la plus totale, Didier Deschamps, qui sort d'une saison extrêmement éprouvante, peut légitimement se satisfaire du sort qui est le sien aujourd'hui. Un sort irrémédiablement lié à celui de milliers de Marseillais. D'ailleurs, le 9 juin dernier, sur la Canebière, quand Vincent Labrune remplace Jean-Claude Dassier, personne n'est dupe. La nouvelle, aussi soudaine soit-elle, est une bonne nouvelle. Elle est synonyme d'une prise de position claire du conseil de surveillance : pour passer outre les tourments financiers à venir, Deschamps est l'homme de la situation.

Une fois les pleins pouvoirs sportifs acquis, l'heure est au réglage de comptes. Dans un style toujours aussi innocent et léger, DD dégaine le fusil à pompe : « J'ai le choix entre accepter ce que l'on me propose ou refuser et donc ne pas recruter du tout en me retrouvant avec un trou dans l'équipe. De toute façon, dans les deux cas, je devrai assumer. Je ne participe pas aux négociations » . Toutefois, l'amertume de la saison passée laisse rapidement place au désir de renouveau et à un optimisme intriguant : « Cette année, avec Vincent Labrune, les écarts se paieront cash. Et moi, je vais rappeler quelques règles de vie. La vérité de ce mercato d'été n'est en aucun cas celle de l'an dernier » . Une nouvelle fois, Didier Deschamps dit vrai. L'été dernier, l'OM avait beaucoup de pognon, quelques idées, mais n'a pas daigné bouger le petit doigt avant les dernières heures du mercato. Le résultat est sans appel : André-Pierre Gignac. Cette année, les Marseillais ont moins de fraîche dans les caisses. Mais le système D a son charme.





Système D



«  Je veux apporter un peu de sang neuf au groupe, donc m'occuper aussi des joueurs de complément. Il y aura trois ou quatre recrues » . Deux d'entre elles se sont déjà engagées en faveur de l'OM. Libre, Morgan Amalfitano vient apporter un peu d'enthousiasme et de technique au milieu de terrain. L'autre Merlu, Jérémy Morel, débarque avec l'étiquette de remplaçant de Taye Taiwo. Si de Lorient, les Marseillais auraient surement préféré recupérer Kevin Gameiro, le recrutement estival de l'OM pourra, peut-être pour une fois, être qualifié de malin. Logiquement dans l'expectative, après la signature de deux joueurs dont on ignore s'ils sont réellement capables d'endosser la tunique blanche et azur, les observateurs pourraient rapidement se rassurer si Alou Diarra et Nicolas Nkoulou venaient à s'engager en faveur de l'OM. Encore une fois, pas de folie financière, mais un joueur international confirmé et un espoir, un vrai, qui pourraient s'avérer être des renforts de poids. Les quatre élus dont parlaient Deschamps sont donc connus. Hors surprise, le front de l'attaque marseillaise restera le même que l'an passé, sauf si la rumeur peu probable du départ anticipé d'André-Pierre Gignac s'avère réelle. Oui, la construction d'un nouveau stade à un prix. Celui de l'humilité. Cet été, l'OM se heurte à la difficile réalité financière.



Jeu vs argent





Heureux, Didier Deschamps n'en demeure pas moins un homme frustré. Amoureux du club dont il est le coach, il semble parfois se perdre entre rêve et réalité. L'onirisme, quand en grand nostalgique de l'OM de 1993, il avoue être impatient à l'idée de fêter les 20 du sacre phocéen sur le banc du Vélodrome. Le réalisme, et même la résignation, quand on lui parle d'ambitions : « Je ne suis pas inconscient des réalités économiques. Mais je sais aussi ce que l'on attend de moi en termes de réussite sportive. Je m'adapte. Il faut simplement qu'il existe une cohérence entre l'exigence et les moyens. J'ai envie aussi d'être là la saison suivante, quand l'OM jouera dans le nouveau Stade Vélodrome. Et peut-être que, d'ici là, les actionnaires auront trouvé des moyens financiers supplémentaires pour que le club vise plus haut » . Les Qataris n'ont pas encore débarqué sur la Canebière, alors pour viser le titre cette année, il faudra passer par le jeu. Une solution qui sied à merveille au coach marseillais.




Entre optimisme et incertitude



Dire que l'OM ne s'est pas distingué par son beau football la saison dernière est un doux euphémisme. Pourtant, il ne faut pas oublier que pour s'offrir un doublé en 2009-2010, l'équipe de Didier Deschamps, véritable rouleau-compresseur, a pu compter sur un football plus que convenable au regard du niveau général de la L1. Optimiste, Didier Deschamps pense que le temps joue en la faveur de son équipe : « Là, les joueurs vont commencer à trouver des affinités, de la complicité. On sera mieux dans le jeu. Par principe et par expérience, je préfère que mon équipe maîtrise parce que c'est souvent ainsi que l'on gagne. Avec du jeu et de l'engagement » . Avec un trident Ayew-Rémy-Valbuena en forme, l'OM de Deschamps pourrait faire pâlir n'importe quelle défense de Ligue 1. La seule inconnue, de taille, concerne le futur de Lucho Gonzalez. Bref, Didier Deschamps, aussi puissant soit-il, voulait son effectif au complet demain soir. Au final, il devrait repartir pour un mois de juillet de négociations et de gestion humaine. Un mois comme tous les autres à Marseille. Baigné d'incertitudes.



Swann Borsellino

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