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Iniesta : « Courir 90 minutes après le ballon, ça fatigue »

L'Espagne a longtemps buté sur le mur Petr tchèque. Et puis Andrés Iniesta, plus que jamais patron de cette Roja, est passé par là...

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La tête est presque toujours baissée. Le crâne lissé, toujours apparent. Et dans les yeux d’Andrés Iniesta, la même timidité, presque de la gêne. Après ces années de carrière, le milieu ne semble toujours pas connaître la raison de sa présence en salle de presse. Ou peut-être ne l’a-t-il jamais assumée. Trop humble pour parler de lui, trop humble pour briller seul. Pourtant, Andrés est bien le porte-flamme d’une Roja qui se renouvelle à petites doses. Mais ne peut encore se passer de son petit homme frêle aux pieds de velours.

L'ADN Roja


Élu homme du match face à la Tchéquie, Iniesta sait plus que quiconque que le trait d’union est une donnée importante pour cette Espagne. Une Espagne qui a tout gagné, connu un accident industriel en 2014, mais dispose toujours d’un réservoir à même de remporter n’importe quelle grande compétition. Cela, Andrés l’a bien compris. En même temps qu’il a décidé de prendre la destinée des siens en main. C’est bien lui qui, après quelques minutes de mise en route, décidait de perpétuer la tradition du tempo, du déclenchement de cette passe rapide qu’aucune équipe n’a jamais aussi bien maniée. Autour de lui, Fàbregas, Busquets ou même Silva n’ont pu que regarder. Et si l’on peut reprocher à cette Espagne d’avoir été lente à conclure, Andrés n’en a que faire. L’ADN est une chose plus importante à ses yeux : « Ce n’est pas la première fois qu’on joue un match fermé. Nous avons cette façon de jouer depuis des années et il n’y a pas de raison de changer. Je suis d’ailleurs convaincu que courir 90 minutes après le ballon, ça fatigue. Et il devient compliqué avec la fatigue pour les adversaires de garder leurs cages inviolées. » On pourrait croire à de l’entêtement. Ce n’est que de la logique. D’ailleurs, pour qu’on ne puisse pas lui reprocher, c’est de ses pieds, et au terme d’un ultime centre que la décision s’est faite. La preuve par le fait, voilà la philosophie d’Iniesta.

Le point manquant


Mais le rôle du milieu semble dépasser la simple exécution. Car Iniesta se doit désormais de transmettre. D’abreuver les nouveaux venus de ses connaissances, de les saouler de ces cadeaux qui ne connaissent plus bel orfèvre. Un rôle qui pourrait paraître trop lourd à porter pour l’homme discret. Mais pas pour le joueur : « J’essaie toujours d’avoir une responsabilité assez importante quand je joue. Qu’importe la période, c’est comme ça que je suis en sélection. Mais le football est un sport collectif, ne dépend pas d’un seul. Ma responsabilité, c’est la sélection, pas uniquement mon importance au cœur du jeu. » Il n’y a qu’à voir le nombre de ballons adressés au jeune Morata pour se convaincre de son altruisme. Et si l’attaquant est resté muet, la faute à un grand Čech, il n’en demeure pas moins qu’il aura appris. Appris à se déplacer, appris à recevoir, et donc, bientôt, à transformer : « Personne ne porte préjudice à notre jeu, nos nouveaux attaquants doivent juste comprendre le jeu. C’est magnifique d’avoir ces milieux avec cette vision du jeu, et c’est donc à eux de s’adapter à ce système » , précisait Vicente del Bosque après la rencontre. Au Stadium de Toulouse, c’est Gerard Piqué qui l’a compris. L’expérience sans doute. Parce qu’il a su reconnaître cet Andrés Iniesta à la tête levée, cet Andrés Iniesta appliqué avec, au bout du pied, l’envie d’emmener la Roja une nouvelle fois sur le toit de l’Europe. Avant de céder sa place, sans un bruit.

Par Raphaël Gaftarnik, à Toulouse
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