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Infirmerie, le PSG s'Arsenalise

Avoir le plus gros budget de France – et de loin –, verser des émoluments XXL à ses stars, inviter Carl Lewis pour un coup d'envoi fictif, mais être obligé d'aligner Zoumana Camara en défense centrale à cause des blessures, voilà l'actualité du Paris Saint-Germain. Depuis la reprise, le club est touché par une incroyable série de blessures qui ressemble de plus en plus au mauvaises heures d'Arsenal, chat noir dans le domaine.

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En ce moment, Arsène Wenger doit bien se marrer devant les conférences de presse de Laurent Blanc. Le Président passe son temps à se plaindre des blessures, de l'état de forme de ses joueurs, de la préparation physique compliquée en raison des mondialistes, etc. Le genre de truc qu'Arsène Wenger gère au quotidien depuis qu'il a posé ses lunettes à Londres, il y a 18 ans. Après tout, Tonton en a bien pris 8 à Old Trafford un après-midi d'août 2011 alors que 70% de son équipe première s'enfilaient des médicaments à l'hosto. Finalement, Arsenal et ses blessés, c'est devenu le running gag le plus vieux du monde avec Abou Diaby en ambianceur numéro 1. Alors que les fans des Gunners ont pris l'habitude de jouer chaque match avec un ou deux cadres sur le carreau, Laurent Blanc piétine au moindre pansement.

Bon, il faut dire que l'homme à la touillette possède l'infirmerie la plus clinquante de France. Pour le match de Lens, les Parisiens doivent faire sans Marquinhos, David Luiz, Ezequiel Lavezzi, Thiago Silva et Zlatan Ibrahimović. Les adeptes du dogme de Stéphane Guy parleraient d'une infirmerie à 189 millions d'euros. Hors bonus. 
En ce qui concerne le PSG, d'aucuns ont essayé de trouver une logique à l'hécatombe actuelle. La préparation physique inadéquate ? Une reprise trop hâtive pour certains mondialistes ? Un effectif trop juste sur certains postes ? Un peu de tout. Pour la préparation physique, le travail de Philippe Lambert – responsable de la prépa francilienne – est pointé du doigt depuis peu. Cet été, le club a laissé partir Alexandre Marles à Lyon. Ce dernier s'occupait du domaine de la performance (il a depuis été remplacé par Martin Buccheit qui est notamment passé par l'Académie Aspire au Qatar) sans que la présaison en soit bouleversée. Grosso modo, les Parisiens se sont préparés comme l'an dernier avec comme objectif d'être en forme mi-septembre, lors de la reprise de la Ligue des champions. Pas besoin d'avoir fait les Mines pour se rendre compte que les mecs n'ont pas d'essence dans le gaz actuellement et que les blessures musculaires s'accumulent, tout l'inverse de l'an dernier. Au sein du club, on peste sur les efforts déployés pendant le Mondial sans jamais se remettre en question.

La blessure bizarre du Z


Actuellement, Marquinhos, David Luiz et Ezequiel Lavezzi soignent des bobos musculaires aux cuisses. Les trois joueurs se sont blessés en match (avec le PSG ou en sélection). De son côté, Thiago Silva revient de neuf semaines de congés payés pour une autre blessure à la cuisse. Pour le capitaine parisien, c'est d'ailleurs une habitude puisque c'est la troisième fois depuis son arrivée au PSG que sa cuisse se fait la malle. Ces blessures sont essentiellement dues au manque de condition physique. Bien souvent, nos amis les footballeurs possèdent un déséquilibre entre les muscles du tronc, du bassin et des jambes. Forcément, cela donne très souvent le même type de blessures : claquage musculaire, tendinites, instabilité du genou… Grosso modo les maux qui garnissent l'infirmerie parisienne actuellement. On aurait pu penser qu'un meilleur travail en amont aurait limité au maximum ses blessures. Pourtant, Arsenal a démontré que la malchance est un élément qui se cultive. Cet été, les Gunners ont misé sur l'Américain Shad Forsythe, l'un des quatre préparateurs physiques de la sélection allemande durant la Coupe du monde. Pourtant, rien n'y fait, Tonton Arsène est toujours aussi chat noir avec les blessures : Giroud, Özil, Koscielny, Debuchy, Sanogo, Diaby, etc.


Mais là où le PSG se différencie des Anglais, c'est sur le cas Zlatan Ibrahimović. Depuis le match de Lyon, le Suédois souffre du talon. Dans le jargon, on appelle ça une talalgie. Un truc unique que le toubib de l'équipe de Suède n'a pas été capable de soigner durant la trêve internationale. « C'est certainement une myoaponévrosite plantaire » , avance le Dr Gilles Watelle dans les colonnes de 20 Minutes. Le monsieur officiait en tant que podologue du PSG pendant près de 30 ans (de 1978 à 2007), avant de filer à la Fédération française de tennis. Pour le Doc', cette inflammation « se traduit par des douleurs sous-talonnières qui apparaissent à l'appui, avec la sensation d'un clou pénétrant dans le talon » . Pis, aucun délai de guérison n'est pour le moment évoqué au PSG. D'ailleurs, le Suédois n'a pas encore repris l'entraînement collectif. Au sein du club, on préfère prendre son temps plutôt que d'aller trop vite en besogne et s'éviter ainsi une intervention chirurgicale qui, sur un type de 33 piges, serait tout sauf une bonne nouvelle. Autant dire qu'on n'a pas fini d'entendre Laurent Blanc se la jouer Calimero. Il ne s'est d'ailleurs pas privé de le rappeler, jeudi, en conférence de presse. Encore, oui. « Ce ne sont pas ceux qui ont fait la présaison avec nous qui ont des soucis physiques, mais ceux qui ont pris part à la Coupe du monde. C'est la même chose dans d'autres grands clubs, notamment en Allemagne. Il y a un peu plus de fatigue, c'est normal. Plusieurs joueurs ont participé à la Coupe du monde et c'est compliqué, après, de retravailler quand on n'a pas eu beaucoup de vacances. Mais ça, on le savait. Ce n'est pas une excuse. » Pourtant, le coach parisien chante le même refrain depuis deux mois tout en oubliant les paroles les plus importantes : Ibrahimović et Marquinhos n'ont pas fait la Coupe du monde. Un détail sans doute.

Par Mathieu Faure
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