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Independiente-Liverpool, finale entre gentlemen

Liverpool vs Independiente. Il s'agissait de la première rencontre entre Anglais et Argentins depuis la guerre des Malouines. Un contexte sulfureux qui accoucha d'une finale de Bisounours.

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Le pire pouvait être redouté. Les braises de la guerre des Malouines étaient encore chaudes, les tensions vivaces. Deux ans étaient bien passés depuis le terme du conflit, mais les plaies restaient grandes ouvertes : deux ans plus tard, Maradona n'aura-t-il pas encore le sentiment de venger tout un pays, de la main de Dieu, puis de ces pieds omnipotents ? Le passif entre Britanniques et Argentins en Coupe intercontinentale inclinait également à craindre le pire. Le climat de violence qui avait régné lors des finales entre Celtic et Racing (1968), puis entre Manchester United et Estudiantes de la Plata (1969), avec les Argentins en grands équarrisseurs, avait d'ailleurs conduit plus d'un champion d'Europe à décliner de jouer la compétition qui départage les deux continents du football, au cours des seventies. En 1977 et 1978, Liverpool prétexte ainsi une incompatibilité de calendrier pour s'éviter de jauger son fighting spirit au pays de la grinta. Au vrai, le refus scouser aurait été motivé par la mauvaise réputation des représentants albicelestes et les craintes que les tensions politiques entre Argentine et Angleterre trouvent une prolongation symbolique sur le terrain.

Finalement, le choc des cultures a bien eu lieu entre Liverpool et Independiente, mais de manière pacifique. Ignorer la dimension politique d'une telle rencontre - la première entre Anglais et Argentins depuis la guerres des Malouines - se révèle alors impossible, mais cette conscience que le moindre incident donnerait lieu à des interprétations débordant largement le cadre du rectangle vert incite justement les deux camps à ne pas entrer dans ce jeu malsain. Pas un carton ne sera distribué. Au-delà de la bonne volonté des deux camps, ce climat pacifié a indéniablement été favorisé par la nouvelle formule de la Coupe intercontinentale, qui se dispute sur un match, à Tokyo, depuis 1980. Plus facile de ne pas se faire influencer par son environnement et de résister aux pressions en tout genre sur terrain neutre. Le made in Japan a rendu obsolète ces voyages épiques au bout du monde, avec des stades furieusement hostiles en guise de comité d'accueil.

Vidéo

En 1984, ce sont deux mastodontes continentaux qui s'affrontent à Tokyo. D'un côté, le Rey de Copas, vainqueur de sept Copa Libertadores, accumulées en seulement deux décennies (de 1964 à 1984). De l'autre, le Liverpool de l'âge d'or, vainqueur de quatre C1 depuis 1977. Paisley vient de passer la main, mais Joe Fagan a repris le flambeau avec brio. D'un côté, une équipe qui joue au rythme cérébral du jeune trentenaire, Ricardo Bochini. De l'autre, le football so british des Reds. « Ils défendent très bien, sont excellents tactiquement, et savent conserver la balle » , reconnaît Joe Fagan, beau joueur, au terme de la rencontre. Pour sa part, le reporter du magazine anglais, World Soccer, s'extasie sur la science du jeu du numéro 10 d'Independiente, décrit comme un joueur d'un autre temps, pour sa réticence à enchaîner les courses et la fidélité à son club qu'il ne quittera jamais malgré les offres venues d'Europe.

Le seul but de la rencontre, œuvre du jeune José Percudani, est inscrit dès la sixième minute de jeu. Un but peut-être entaché d'une position de hors-jeu, mais même cette décision litigieuse ne parvient pas à faire dégénérer la rencontre. Jorge Burruchaga et consorts l'emportent sur la bande à Kenny Dalglish. Onze ans après sa première Coupe intercontinentale remportée aux dépens de la Juventus, Ricardo Bochini, l'idole de jeunesse de Maradona, lève à nouveau le trophée qui symbolise la suprématie mondiale d'Independiente. « L'Intercontinentale pour Independiente, mais le football comme réel vainqueur » , titre World Soccer. Aucun incident à déplorer pour la finale de tous les dangers.

Par Marcelo Assaf et Thomas Goubin
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