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In bed with CR7

Célébrer son quatrième Ballon d’or, c’est bien. Construire un empire, c’est mieux. Après un premier projet hôtelier à Madère, là où tout a commencé, Cristiano Ronaldo vient d’inaugurer le deuxième hôtel à son nom, à Lisbonne. Visite exclusive au cœur d’une aventure entrepreneuriale. Qui en appelle d’autres et contribue à rendre chaque jour un peu plus complexe la personnalité de CR7.

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Ce sont des têtes un peu inhabituelles qui déambulent dans le hall d’un grand hôtel de luxe de Lisbonne, en tee-shirts et débardeurs par une après-midi de juillet suffocante. Depuis neuf heures du matin, un groupe de jeunes de différentes nationalités s’arrache les cheveux autour d’une table. L’objet de la discorde ? Un monticule de spaghettis. Non loin, des questionnaires de personnalités, des mises en situation aussi. À côté d’eux, derrière ses lunettes, Miguel, jeune cadre de l’hôtellerie, scrute la moindre réaction : « On cherche des jeunes gens à l’aise qui ont du vécu, des leaders qui s’adaptent, sont vifs d’esprit, ont de l’humour, bref, on cherche des gens qui ont des choses à dire... » Miguel a une mission : il cherche les futurs salariés du premier hôtel lisboète de Cristiano Ronaldo dont il va prendre la direction, le Pestana CR7, monté avec le groupe hôtelier portugais du même nom. Lors de cette improbable journée de recrutement, Miguel trouvera un ancien nageur, une actrice de telenovela aussi, et d’autres qui ont comme point commun d'avoir beaucoup voyagé malgré leur jeune âge.

Pas de photos de famille


Un souhait personnel – comme un paquet d’autres – du patron de l’aventure : Cristiano Ronaldo. « L'investissement dans le tourisme a toujours été l'un des objectifs de ma carrière professionnelle » , explique le joueur du Real quelques semaines plus tard, lors de l’inauguration de « son » hôtel. Dont il a accompagné le staff – « il en appelle beaucoup par leur prénom » – et supervisé un paquet de détails : choix des couleurs, luminaires, parcours de running qu’il empruntait quand il était jeune footballeur, et bien évidemment matériel de muscu. « Il est intervenu sur tous les choix avant l’ouverture et il continue : l’autre jour, grâce à une tablette, on lui a fait visiter une nouvelle chambre en live sur Skype, et il nous a demandé de retirer un bibelot ! » CR7 est fier de ne pas avoir mis ses photos de famille – à défaut de sa frise personnelle évolutive sur écran plasma dans l’ascenseur en fonction des étages parcourus – et d’en avoir fait un lieu « tout sauf masculin » . Et ultra connecté : « Ce sont des hôtels avec des emplacements extraordinaires, dans le cœur des villes, explique le fondateur du groupe, Dionísio Pestana. On a voulu un style décontracté, contemporain, avec une forme de sophistication technologique, une connectivité de pointe, le confort... »

Il a investi 37 millions d'euros


Comme à chaque fois avec CR7, l’histoire a commencé sur l’île qui l’a vu naître, ainsi que son associé, Dionísio Pestana, qui pèse aujourd’hui 87 hôtels dans 16 pays. Et sur lequel le Portugais se repose complètement. Les deux sont partenaires à 50/50, chacun ayant investi 37 millions pour une affaire qui commence avec quatre hôtels : le premier à Funchal, à côté du musée de CR7 – et de sa statue bien membrée –, le deuxième à Lisbonne, puis deux autres en construction, à Madrid et New York. « À Lisbonne, précise Miguel, il y a un décalage entre les produits et les services, il faut que les gens du peuple puissent venir et bénéficier d’un service de qualité : connexion wifi, cocktails abordables, confort de la chambre... » Les gens du peuple ? « Ce sont des endroits parfaits pour connaître un peu mieux le style de vie de Cristiano Ronaldo, mais aussi et surtout, et on le souhaitait dès le début, le point de départ idéal pour se faire de nouveaux amis » , explique très sérieusement Dionísio Pestana. Le hall y est « volontairement accessible » , dixit Miguel, ouvert sur la rue et à tous sous forme de bar lounge sans trop de prétention.

À partir de 109 euros la nuitée


Surtout, la carte des cocktails y est plutôt drôle et accessible, où se côtoient, pour 8 euros, le « Ballon d’or » , le « Mexico vs Scotland » ou le « Madeira Team » . La surprise du chef ? Le « Melon d’or » . Pour 7 euros. Dans les étages, cinq catégories de chambre, avec un premier prix à 109 euros. La visite permet de montrer les fonctionnalités d’interconnexion des laptops, tablettes et smartphones sur l’écran plasma de la chambre, de voir les lumières de la douche changer de couleur en fonction de la chaleur de l’eau, mais aussi de voir apparaître sur les moquettes grises, vertes ou orange des imprimés de crampons en théorie discrets. Moins discrets, mais plutôt étonnants : les chants de supporters, décidés directement de la réception, qui résonnent au loin dans le couloir, très faiblement, et qui s’adaptent aux nationalités des visiteurs. Encore un choix du patron, qui vient parfois y dormir – sa chambre est la 604 – lorsqu’il est en ville. « J’ai un bon réseau dans le tourisme et l’hôtellerie, explique sans rire CR7. C’est un secteur que je connais bien de par ma carrière de sportif, j’ai visité des centaines d'hôtels, et je crois que je peux apporter une valeur sur ce plan-là aussi. »



Reste la folie du lieu, impossible à éviter, car au-dessus de l’accueil : une citation radicale, et énorme. « Votre amour me rend plus fort, votre haine me rend inarrêtable. » Une explication ? « La haine dont il s’agit ici, ce n’est pas au sens littéral du mot, rigole Cristiano, mais elle reflète ce que nous aimons tous un peu dans le fait de jouer et la compétition, la rivalité, mais qui ne dure que le temps d’un match. » Reste à savoir si finalement, c’est ou non une bonne chose que son style de vie soit désormais exportable. « Mon succès m'a donné beaucoup de travail, rigole-t-il de nouveau, et partager une partie de mon mode de vie ici comme par le biais des réseaux sociaux, avec tous mes fans, me procure personnellement un grand plaisir. » CR7, un homme désormais de partage, et encore plus s’il s’agit de son propre succès, sur le terrain ou dans l’hôtellerie. Sa nouvelle fierté. Même s’il relativise aussitôt : « Ce dont je suis le plus fier, c’est mon fils, hein... » Les enfants, l’autre lien avec Dionísio Pestana, pour qui ce partenariat a permis de trouver grâce aux yeux des siens : « Il n’y a pas encore si longtemps, mes enfants se foutaient de moi avec mes 200 likes sur Facebook, explose-t-il de rire. Maintenant, dès que je poste avec la marque Pestana CR7, c’est deux millions de personnes qui me suivent ! » Reste à savoir combien aiment réellement dormir...

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    Par Brieux Férot, à Lisbonne En savoir plus : http://www.pestanacr7.com
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