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Impossible n'est pas français

Aujourd'hui, la France reçoit le Luxembourg. La partie est jouée d'avance, mais il ne faudra pas oublier de marquer. Sinon...

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Encore une fois, face à la Roumanie, on a eu l'impression de voir un match typique de l'Equipe de France. Un net ascendant physique sur son adversaire, la possession de balle, des offensives aussi fréquentes qu'un peu brouillonnes, de la percussion, trop de tentatives individuelles ou des phases de jeu arrêtées façon handball, et toujours ce flagrant manque d'efficacité. Alors qu'on se demande souvent quel est le style de l'EDF, ses rencontres se suivent et se ressemblent. Et ce, même avec le changement de sélectionneur, de joueurs, d'enjeu et de contexte, au point que l'on peut toujours les résumer ainsi : dominer n'est pas gagner. Soit les Bleus parviennent à un moment à concrétiser leur domination, et tout devient plus simple, soit leur adversaire les contre avant, et là, bah c'est la merde. De fait, l'Equipe de France vient de délivrer plus ou moins trois fois le même match ; elle n'a pas forcément moins bien joué contre la Biélorussie que contre la Bosnie, mais elle n'a pas su marquer, et c'est tout ce qui compte à l'heure des bilans.

Samedi, contre la Roumanie, elle aurait très bien pu se retrouver menée 1-0 sans que l'on soit vraiment surpris ; le poteau de Lloris en a voulu autrement. Car l'EdF dispute toujours un peu le même match, un match qui semble voué à basculer dans un camp ou dans l'autre par sa propre volonté. Comme si l'EdF était incapable d'être maîtresse de son destin et subissait la volonté des Dieux du football. La France joue, et voit ce qu'il se passe ensuite. Soit les Dieux sont contre elle, et c'est le fiasco total, d'autant plus que l'EDF, quand elle sent le vent contraire, est capable d'accélérer le mouvement et de tout foutre en l'air elle-même ; soit les Dieux sont dans un bon jour, et c'est rendez-vous le 12 juillet, la victoire est en nous, chante le coq, et vive la France. Pourtant, au fond, on se dit que le niveau de jeu de l'équipe n'est pas forcément très différent d'une compétition à l'autre. On cherche bien des explications aux défaites, des justifications aux victoires, des théories, des arguments imparables, des présences de grand(s) joueur(s), des absences de grand(s) joueur(s) ; mais tout ça ne se peut s'établir qu'a posteriori, une fois que l'on sait ce que la France a fait. Parce qu'avant, impossible de savoir. Lors de la dernière Coupe du Monde, la France a plutôt fait un bon premier match contre l'Uruguay. Hélas, une fois encore, dominer n'est pas gagner. Résultat : pas du but, 0-0, et on connaît la suite. Pendant ce temps, l'Uruguay ira en demi-finale...


Aujourd'hui, le 12 octobre 2010, comme toujours, l'Equipe de France manque de stabilité, de régularité, et surtout d'efficacité. Dans la recherche du but, ce petit rien qui fait toute la différence, la solution en vogue en ce moment chez les entraîneurs (alors que le 4231 est le système le plus en vue) est toujours d'avoir deux voire trois buteurs dans leur formation quitte à les décaler aux postes de milieux offensifs. C'est ce qu'a très bien compris le “Mou”, qui alignait à l'Inter Eto'o et Pandev sur les ailes et Sneijder en meneur, c'est ce qui explique la position de Briand à Lyon, ou les essais Lisandro et Benzema ailiers gauche avant lui. L'autre solution est évidemment de jouer en 442. Même s'il n'a rien voulu dévoiler en conférence de presse, on prête l'intention à Laurent Blanc d'évoluer ainsi, puisque contre le Luxembourg, on peut se le permettre. Deux attaquants, Guillaume Hoarau et Karim Benzema pour ne pas les nommer. Deux buteurs ou le moyen le plus simple d'augmenter les chances de marquer ce satané but qui fait toute la différence. En plus, le système a été éprouvé par Lol à Bordeaux et laisse à penser que Yoann Gourcuff va reprendre les choses là où il les a laissées. Lors de son entrée contre la Roumanie, il a davantage distribué que Nasri, et en plus, il a marqué... Ce soir, contre le Luxembourg, la France n'a pas besoin de grand chose de plus qu'un premier but, qui lancera la rencontre, voire l'avalanche. Dans le cas contraire, les affaires pourraient bien se compliquer et le ridicule être à nouveau au rendez-vous. Mais qui sait ? Impossible n'est pas français.

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