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Ils sont si forts que ça, ces Belges ?

Toute récente 6e au classement FIFA et largement en tête de son groupe de qualification, la Belgique peut assurer son billet pour le Brésil et la Coupe du monde dès ce vendredi contre la Croatie. Tandis que l'engouement est palpable, entretien avec quelques spécialistes pour mieux saisir le niveau réel de nos voisins.

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Un match nul vierge de buts contre l'équipe de France, une victoire en Écosse (0-2), cinq points d'avance dans son groupe de qualifications et un engouement incomparable. Telle est l'équation du problème belge. Séduisante mais encore trop tendre face aux grosses équipes, la Belgique propose un spectacle plaisant dont la qualité réelle reste difficile à mesurer. Journaliste à Sport Foot magazine depuis plus de trente ans, Pierre Bilic a vu défiler de nombreuses sélections sous ses yeux avisés. Il jette sur la génération de Hazard et Fellaini un regard passionné : « Elle est différente par rapport aux deux grandes équipes belges de l'histoire : celle de 1982, qui a battu l'Argentine lors du mondial, et celle de 1986, qui a terminé quatrième de la Coupe du monde au Mexique. Honnêtement, la génération actuelle a quelque chose en plus, elle dégouline de talent. Elle doit cependant progresser en terme de régularité dans la performance. J'attends de voir son attitude après un premier revers ou face à une grande nation. Selon moi, nous sommes plein de potentiel, mais nous ne sommes pas encore au niveau de sélections confirmées comme l'Espagne, l'Italie ou l'Allemagne. »

Ancien international belge (67 sélections) reconverti entraîneur de Lille dans les années 80, le recruteur Georges Heylens participe du même constat : « En voyant encore le match contre l'Écosse, je trouve que nous sommes dans une phase de progression fulgurante. Depuis deux ans, on dispose d'un effectif qui peut joueur le haut du tableau, catalogué parmi les six meilleures nations du monde. Le sélectionneur a mis en place un football attractif, conçu vers l'avant, qui me plaît, à moi, personnellement. » Victorieux 2-0 à Glasgow, grâce à des buts de Defour et Mirallas, les Diables rouges sont aujourd'hui en tête de leur groupe de qualifications et peuvent légitimement viser un bon résultat lors de la Coupe du monde au Brésil. « Attendez, il ne faut pas non plus mettre la charrette avant les bœufs, nous sommes quand même dans une série qui n'est pas incroyable non plus. Certes, nous avons devancé la Croatie et une Serbie en pleine reconstruction, mais notre poule n'était pas terriblement relevée, tempère le technicien René Taelman. Ce qui est appréciable, c'est seulement qu'on gagne ces matchs maintenant, alors qu'avant, on les perdait. Personnellement, pour avoir suivi la sélection de près depuis 40 ans, je ne pense pas qu'on puisse dire que c'est la meilleure équipe de l'histoire belge. Sans sous-estimer la performance de nos joueurs, la Belgique au haut niveau, ce n'est pas nouveau, même si on a connu une traversée du désert dans les dix dernières années. Quand on me dit que celle-ci est plus forte que l'équipe de Mexico, avec Georges Grün, Éric Gerets, Jean-Marie Pfaff ou Enzo Scifo, je n'en suis pas persuadé.  »

Points forts en pagaille

L'ancien entraîneur de clubs exotiques, au premier rang desquels l'Olympic Casablanca, Africa Sport et Al-Arabi, reconnaît pourtant volontiers être séduit par cette nouvelle vague : « C'est vrai que nous assistons à l'avènement d'une génération presque spontanée et très talentueuse. Tous ces joueurs ont poussé en même temps dans la même catégorie d'âge. Cette équipe n'a pas encore de joueurs de classe mondiale, mais en revanche, elle a de bons éléments à tous les postes. C'est un ensemble de bons joueurs, un collectif dans lequel il y a plusieurs individualités qui peuvent marquer des goals. » Justement, quelles sont les caractéristiques de la sélection ? « La qualité principale de cette équipe n'est pas de faire le jeu, on l'a d'ailleurs vu contre la France, que j'ai trouvée supérieure en terme d'organisation. Même si je suis pas vraiment fan de ce style de jeu, la Belgique excelle aujourd'hui en contre-attaque. On ne joue pas un football de possession comme Barcelone, mais notre force, c'est que l'équipe va très vite, avec un côté offensif qui est direct et plein de talent, notamment grâce à nos ailiers interchangeables. Sur le plan tactique, cela fait longtemps qu'on n'a pas eu une équipe capable d'aller aussi vite de l'arrière vers l'avant. » Une analyse partagée par Pierre Bilic : « Cette équipe a appris à être patiente durant sa campagne de qualification. Elle sait désormais être efficace, comme un boxeur qui attend que la garde adverse s'abaisse avant de frapper. »

S'il rechigne à identifier des joueurs clés, René Taelman met davantage en avant la profondeur de banc d'un groupe d'une vingtaine de joueurs de haut niveau, « qui peuvent se remplacer l'un l'autre » . Les points forts de la sélection sont pourtant nombreux et bien connus, selon Georges Heylens : « D'abord, avec Courtois, la Belgique dispose d'un gardien de but adulé par l'Europe entière actuellement. Derrière, on a des garçons qui sont des valeurs sûres, regroupés autour de Vincent Kompany qui est un élément hors du commun. C'est un leader charismatique, on ne devient pas capitaine de Manchester City par hasard. Au milieu, Hazard et De Bruyne se révèlent très talentueux techniquement dans leur rôle d'ailiers et sont des éléments porteurs et perforateurs au plus haut niveau, en plus d'être relativement habiles à la finition. Enfin, devant, Benteke joue bien son rôle dos au but et arrive à se montrer efficace. » Une fois ce constat fait, l'ancien international ne trouve aucun point faible évident : « Le gros avantage de cette équipe, c'est qu'à chaque poste, il y a doublon. C'est une équipe qui propose un football positif et pas attentiste. Je les ai vus jouer contre l'Écosse et j'ai reconnu quelque chose du Barça, surtout dans cette mentalité de faire voyager le ballon. Le secteur défensif fait toujours en sorte de ne pas perdre le cuir, soutenu par un milieu de terrain capable de le maîtriser. » Autant de qualités qui ravissent Pierre Bilic : « Nous disposons de plusieurs atouts intéressants. Mais pour moi, le joueur le plus important, c'est Witsel. Son intelligence dans le placement et sa facilité dans le jeu de distribution en font pour moi la pierre angulaire de l'équipe et la véritable pièce maîtresse de la sélection.  »

L'effet Wilmots

Le journaliste l'assure, « la sélection n'a pas de problèmes, seulement de petites faiblesses. Au niveau des latéraux par exemple, où nos remplaçants sont plus faiblards que les titulaires. Pareil en pointe, où Romelu Lukaku ne peut pas encore faire le travail dos au but de Benteke. Il est trop limité techniquement, il lui manque encore un ou deux ans de progression. » Il faut donc se tourner vers René Taelman pour trouver quelques raisons de ne pas s'enflammer : «  L'équipe fonctionne bien, mais il y a un manque évident de mobilité en défense, avec 4 stoppeurs aux 4 postes d'arrière. Vermaelen ou Kompany, c'est du solide, c'est de la très grande taille, mais ce n'est pas très agile. On risque d'encaisser des goals quand on aura contre nous des équipes plus vives. Notre système défensif est très efficace dans le domaine aérien, notamment sur corner, mais on risque de connaître des difficultés devant des joueurs vifs et rapides comme Suárez, Neymar, Jesús Navas ou Ribéry. Prenez un Espagne/Belgique, si on met Jesús Navas contre Vertonghen à gauche, clairement, notre défenseur, il va pas toucher le ballon » , explique-t-il dans un sourire. L'entraîneur belge regrette en outre l'absence d'un vrai leader : «  On n'a pas un avant-centre de génie, ni d'organisateur du jeu au milieu, comme pouvait l'être Enzo Scifo. Contrairement à Hazard, Scifo était un meneur de jeu plutôt dans le style de Pirlo ou Zidane, il faisait voyager le ballon. Pour moi, Eden Hazard, c'est plus un numéro 10 comme Degryze, dans le sens où c'est un joueur virevoltant et mobile, très bon derrière l'avant-centre, qui sait tirer profit de ses terribles accélérations dans la phase finale d'une action. » Ce jugement, aussi juste soit-il, n'a pas forcément lieu d'être selon George Heylens : « C'est vrai qu'on n'a pas vraiment de leader capable de prendre l'équipe en main sur le terrain, à part peut-être Hazard ou Van Buyten. Mais je pense que c'est un problème compensé par la personnalité de Wilmots. C'est quelqu'un qui reste toujours positif dans l'action et la détermination, une personnalité hors du commun qui me rappelle un peu d'une certaine façon Raymond Goethals.  »

Officiellement nommé sélectionneur de la Belgique en juin 2012 après le départ de Georges Leekens, l'ancien joueur de Bordeaux et de Shalke 04 a réussi à mettre tout le monde d'accord au pays, en apportant « une rigueur germanique et des méthodes de travail personnalisées qui faisaient défaut » . « C'est un atout formidable, estime Pierre Bilic. Il y a une communion totale entre Marc Wilmots et le groupe. Après 2002, nous avons connu une longue traversée du désert qui a duré 10 ans. Et puis soudainement, quelque chose s'est mis en place ; et le déclencheur de tout cela, c'est Marc Wilmots. Il a réalisé un travail exceptionnel, a tout mis en place et a tout planifié. » Avant de poursuivre : « Robert Waseige faisait jouer l'équipe dans un 4-4-2 à plat. Wilmots, lui, a des joueurs tellement doués qu'il peut jouer en 4-3-3 afin de donner énormément de profondeur dans le jeu. Concrètement, comme on dit en Belgique, on joue en V, ce qui fait que le porteur du ballon a toujours une solution. » Pour une fois, René Taelman est d'accord avec ses deux acolytes : « Georges Leekens a vraiment bâti le socle, Wilmots a seulement ajouté quelques joueurs, mais il a surtout insufflé un esprit d'équipe à ces individualités. Il est plus rassembleur que son prédécesseur. » Loin d'être un magicien, Wilmots peut aussi s'appuyer sur une formation de haut niveau, le championnat belge étant en reconstruction permanente avec les départs successifs et précoces des jeunes talents à l'étranger.

Engouement populaire

Ainsi, avec des joueurs de qualité, une campagne de matchs qualificatifs réussis et un sélectionneur avisé, l'équation se fait tout de suite moins obscure. Et surtout, elle devient beaucoup plus sexy. « Il y a un véritable engouement de tout le pays pour cette équipe. Les gens se précipitent pour les voir au stade, car c'est le seul moment de l'année où ils peuvent voir les grandes vedettes belges qui sont parties de notre championnat. Il y a un emballement formidable que je partage, étant moi-même résolument optimiste » , constate Pierre Bilic. René Taelman ne dit pas autre chose : « En ce moment, les gens sont déchaînés. Pour le dernier match à domicile contre le Pays de Galles, il n'y avait plus une place disponible. Nos clubs ne marchent pas bien, le niveau en division 1 n'est pas très fort, voire faible comparé aux autres pays, donc les espoirs se rabattent automatiquement sur la sélection. »

De là à imaginer les Diables rouges champions du monde, il n'y a qu'un pas... que le technicien se refuse encore à franchir : « Selon moi, contre les grands pays, qui vont nous dominer dans le jeu par leur qualité tactique, on ne pourra pas rivaliser. On a une bonne génération qui peut faire de bonnes choses, mais à mon avis, on n'a pas une équipe pour dépasser les quarts de finale. » Plus confiant, Pierre Bilic espère une belle surprise, voire une révélation : « L'ancien sélectionneur Robert Waseige est parti au mondial 2002 avec une équipe qui n'avait que le tiers des capacités de celle-ci niveau talent. Et pourtant, grâce à une très bonne discipline tactique, nous avons su poser d'énormes problèmes au Brésil. Moi, je les vois bien quarts de finalistes de la Coupe du monde. Un miracle est toujours possible, mais il faut garder les pieds sur terre, ça serait déjà pas mal… Vous imaginez déjà, quart de finale ? Quel réveil ça serait ! » Georges Heylens a, lui, carrément la frite : «  Il y a du talent à profusion. Je pense qu'on peut espérer être dans le dernier carré, on a la qualité, le fonds de jeu et la mentalité. » Réponse à partir du 12 juin prochain. En attendant, les Belges peuvent continuer à rêver. Et les Français se consoler d'un triste 0-0, peut-être pas si dégueulasse tout compte fait.

Par Christophe Gleizes
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Putain de maillot en tout cas.
nononoway Niveau : CFA
Merci pour l'article leur (nous ?) étant consacré.

Je vais voir tous leurs matchs à domicile. Et je reviens souvent content (voici 6-7 ans, j'ai vécu des Belgique-Kazakhstan 0-0 putain*), mais mitigé sur le jeu.

Les débuts de matchs sont souvent fébriles. La circulation et protection de balles sont top mais, d'une manière, ils me font souvent très peur. Soit par de la distraction (VS Croatie), par système déficient (Serbie VS). Mais Wilmots fait de bons changements tactiques.

J'ai toujours souhaité une chose pour 2014 : la qualification. Briser cette spirale négative.
Black Pigeon Niveau : District
En tout cas c'est une génération de joueur magnifique.

Sur le papier, ça a de la gueule. Maintenant, il faudra confirmer. Mais assurement l'équipe a suivre.
Non.
Qui croit sérieusement qu'ils vont faire un très bon parcours au Brésil? Sachant qu'en plus Kompany sera blessé.
c'est 5 points d'avance et non 7

sinon, on serait déjà qualifiés
A tous les étages, ils sont meilleurs que nous !

Nos 2 points forts que sont Lloris (quand il n'a pas la gastro ;-)) et Ribéry ont leur équivalent Belge (Courtois, Mignolet au but et Mister Hasard).

Leur onze est une folie pure et l'avènement de Lukaku ne fait que renforcer leur pseudo point faible (Benteke, Dembele, Mertens.)

Je mets 1 pièce sur eux en 2014 et un billet en 2016 quand tous les joueurs seront à maturité !!!!
nononoway Niveau : CFA
"mais notre poule n'était pas terriblement relevée"

Bonjour le spécialiste...

Pot 1 - La Croatie ? Oui, on pouvait avoir les P-B, l'Italie, l'Allemagne, l'Espagne. N'empêche que les Croates proposaient un des meilleurs jeux de l'Euro 2012.

Pot 2 - La Serbie ? Invaincu chez eux depuis des années. A part la France, on pouvait choper dans ce pot la Russie, la Suède, le Danemark, la Turquie, ... Rien d'incroyablement plus compliqué que les Serbes.

Pot 3 - Nous

Pot 4 - L'Ecosse ? Combattants et difficiles à manoeuvrer chez eux. Y'avait quoi de plus dur ? Pologne ? Autriche ? Irlande du Nord ? Roumanie ? Georgie ? Lituanie ? Albanie ?

Pot 5 - La Macédoine de Pandev. C'est un pays que peu savent placer sur la carte, donc ils sont nuls. Bien sûr. J'invite à les regarder jouer, ils sont forts à la reconversion offensive. Sinon on pouvait avoir l'Azerbaidjan, les îles Féroé, Chypre, la Lettonie, l'Arménie, la Finlande, ...

Pot 6 - Le Pays de Galles. On pouvait jouer le Liechtenstein, le Kazakhstan, le Luxembourg, Malte, Saint-Marin, Andorre, mais non, on joue l'équipe de Gareth Bale, Ramsey et Bellamy. On pouvait choper l'Islande, qui, à mon avis, est plus difficile.

Tirage facile mon cul...
Je sais que ça fait un peu cliché de parler toujours de ça pour la Belgique, mais quid des différences entre flamands et wallons ?
J'ai l'impression qu'il y a une nette sur-représentation des francophones dans cette équipe, ou n'est-ce qu'une impression due au fait que les médias français ne parlent que d'eux ?
Quelqu'un a-t-il une réponse ?
DJ Barbelivien Niveau : District
Que ce soit en foot, en musique, en cinéma, en chroniqueur TV, ou bien sûr en BD, la hype est à la Belgique depuis qqes temps déjà!
Et on ne parle même pas des soirées :)

Aaah, je l'aime ce plat pays qui est le leur.
De bien belles fautes dans les noms cités:

Leeskens au lieu de Leekens

Waseigue au lieu de Waseige

Degryze au lieu de Degrijze

Romeo Lukaku au lieu de Romelu Lukaku
Faut pas oublier qu’énormément d'internationaux belges ont changé de club cet été.

Quand tu vois, De Bruyne, Mertens, Chadli et Alderweireld qui déroulaient la saison dernière et qui ne sont plus que remplaçant aujourd'hui tu peux te demander dans quel état ils vont être en juin..
C'est là que je me dis qu'en France on a raté quelque chose à un moment.

Quand je vois l'effectif de l'Espagne, de l'Allemagne, de l'Italie, voire du Portugal et maintenant de la Belgique je me dis qu'ils ont su à un moment donné faire quelque chose en plus que nous.

On peut me parler de générations, oui c'est sur, mais il faudrait déjà voir le niveau de la ligue 1 et de l'exportation de nos joueurs.

Quand on compare la ligue 1 avec la D1 Belge, on peut clairement conclure que notre championnat est plus élevé, plus "constant" avec des équipes comme Marseille, Lyon, Bordeaux, Lille (bon ok parfois certains de ces clubs rament, mais globalement ils sont présents en championnat et en Europe -en tout cas plus que les clubs Belges-). A cela on rajoute désormais Paris et Monaco grâce aux investisseurs (comme tous les grands clubs Européens quoi) et des clubs qui arrivent à jouer les troubles fêtes, voire le haut du tableau comme St Etienne, Rennes, Montpellier ... En face en Belgique, outre Anderlecht qui peut espérer passer la phase de poule en C1 je vois pas vraiment d'autres équipes capables d'influencer sur la ligue des champions (même si cette année le Standard fait un bon départ il me semble).

Donc à priori ça vient pas directement de notre championnat. Non le soucis principal vient de nos joueurs à l'étranger. Quand on regarde les Belges à l'étranger on se rend compte que quasiment tous les grands clubs en ont un titulaire, ou grand espoir : Man.U, City, Chelsea, Porto, Atletico etc (et je dois en oublier plein) ... Certains sont aujourd'hui des stars : Hazard, Courtois, Kompany, Fellaini, Witsel (bon après faudrait pas qu'il traîne trop longtemps en Russie), voire des joueurs confirmés comme Verthongen, Lukaku, Defour, Mignolet etc ... En plus de ça j'ai l'impression que chaque saison on trouve de nouveaux talents : De Bruyne, Mirallas, Mertens, Benteke ou des joueurs qui confirment les espoirs placés sur eux...

Et encore, je m'y connais pas trop en joueurs Belges, mais même sans m'y connaître aujourd'hui je pourrai en citer pleins car ils jouent dans de grands clubs.

A côté en France on a qui ? Ribéry ? Nasri ? Lloris ? Evra ? Clichy ? Même dans ces joueurs qui jouent pour de grands clubs on retrouve de grandes interrogations (Evra, Clichy voire Nasri). A côté soit nos joueurs jouent les seconds rôles dans de grands clubs (Benzema, Giroud) soit ils jouent dans des clubs moins réputés (Valbuena, Cabaye, Sissokho).

Et le pire c'est que ça semble être plus qu'un problème de génération. Quand on voit la future génération de l'Allemagne ou de l'Espagne (voire Belgique/Italie) on prend peur en comparaison avec la notre : Alcantara, Isco, Illaramendi, Reus, Gotze (certes c'est la génération actuelle mais celle ci va durer un moment), Verratti, Insigne, Florenzi et j'en oubli surement des tonnes.

Alors certes on a gagné le mondial des -20 mais vraiment j'ai pas l'impression que la roue va tourner lors des grandes compétitions sur les prochaines années. Dans tous nos jeunes on en a vraiment que quelques uns dont on peut affirmer sans trop de doutes qu'ils vont percer : Varane, Pogba (et c'est à peu près tout). En comparaison les autres nations ont déjà des certitudes sur pleins de joueurs de 18-22 ans (je vais pas les citer de nouveau).

Bref c'est un constat peu glorieux de ma part, mais je crains vraiment pour les années à venir. Et comme j'ai pas envi de plus m'étendre je m’arrêterai ici sans quoi je passerai pour le gros relou de service.
nononoway Niveau : CFA
@lélé66

Du tout. L'équipe est extrêmement équilibrée à ce point de vue.
Elle est coachée par un emblême de notre football, parlant les 3 langues officielles du pays (ce qui est très rare, mais Kompany a ce même profil). Wallon, marié à une flamande, ayant vécu en Allemagne et en France...

Y'a de tout.

Kompany est bruxellois et parlent les 3 langues nationales
Lukaku est bruxellois et parle français comme néerlandais.
Courtois est flamand mais sait parler français.
De Bruyne est flamand et sait parler français.
Hazard est wallon et ne parle que français.
Benteke est wallon et ne parle pas très bien néerlandais.
Fellaini est bruxellois mais a toujours joué en Wallonie, ne parle pas néerlandais.
Defour est flamand mais est une icone en Wallonie (capitaine du Standard de Liège)
Witsel est wallon, ne parle pas néerlandais.
Vertonghen, Vermaelen, Vertonghen, Dembélé et Lombaerts sont flamands et ont quitté le pays vite. On ne les entend jamais en français bien qu'ils doivent bien le comprendre.
Van Buyten est wallon, je ne l'ai jamais entendu parler néerlandais.
Chadli est wallon et bilingue.
Mignolet est flamand mais parle le français.
Pocognoli est wallon mais parle le néerlandais.
Mirallas est wallon, ne parle pas le néerlandais.
Mertens est flamand mais parle français parfaitement.
Vossen est flamand, jamais entendu parler français.

Bref, mélange assez impeccable.
Je ne me rappelle pas qu'il y ait eu de gros problèmes communautaires en équipe nationale. Le plus récurrent, c'est les chocs de génération (la période Pékin 2008/époque Sonck était tendue).
Scotch_OMsoccer Niveau : Loisir
Une belle équipe de jeunes qui semblent avoir passé le cap que n'ont jamais passé les jeunes mexicains il y a quelques années (alors qu'on s'attendait à voir une El Tri de folie une fois arrivée à maturité).

C'est pas vraiment étonnant quand on connaît un peu leurs jeunes générations depuis quelques années.
Il était dit - ou pas d'ailleurs- que ca finirait par payer.

C'est en tous cas agréable de voir toutes ces sélections se renouveler et poser de solides bases sur de jeunes pousses : Espagne, Italie, Allemagne, Belgique.
Dans une moindre mesure l'EDF mais là, on attend encore les résultats (alors que les joueurs sont bel et bien là).
Message posté par lélé66
Je sais que ça fait un peu cliché de parler toujours de ça pour la Belgique, mais quid des différences entre flamands et wallons ?
J'ai l'impression qu'il y a une nette sur-représentation des francophones dans cette équipe, ou n'est-ce qu'une impression due au fait que les médias français ne parlent que d'eux ?
Quelqu'un a-t-il une réponse ?


C'est quand même relativement équilibré en fait! Dembélé, Verthongen, Alderweireld, Courtois, Defour, Vermaelen, Mertens, Mignolet, Lombaerts, Casteels, Simons (lol) et de Bruyne sont flamands! Donc c'est pratiquement du 50-50. Sans compter qu'il y a des bruxellois comme Lukaku et Kompany qui sont entre les deux ..
Message posté par lélé66
Je sais que ça fait un peu cliché de parler toujours de ça pour la Belgique, mais quid des différences entre flamands et wallons ?
J'ai l'impression qu'il y a une nette sur-représentation des francophones dans cette équipe, ou n'est-ce qu'une impression due au fait que les médias français ne parlent que d'eux ?
Quelqu'un a-t-il une réponse ?



C'est assez équilibré

Courtois, De Bruyne, Vertonghen, Mignolet, Mertens, Lombaerts, Dembele, Defour, Vermaelen, Alderweireld sont néerlandophones

Kompany, Gillet, Witsel, Fellaini, Pocognoli, Hazard, Bakali, Van Buyten, Chadli, Miralas sont francophones

Lukaku parle autant français que néérlandais (né en Flandres dans une famille francophone)

Même Wilmots, le coach, est francophone et marié à une néerlandophone (si je ne me trompe pas).
*somagic* Niveau : CFA
Ce qui est assez dingue c est l ecart entre la qualité des joueurs qui sortent des clubs belges et la qualité du championnat..
Andrlecht est encore là mais le fc bruges n est plus que l ombre de la belle equipe des annees 90.

Une question aux belges du forum. Etant frontalier je constate quil est impossible de voir les matchs de lequipe nationale sur les chaine rtbf, les plus gdes chaines nationales. Ça a été acheté par une chaine payante ?
@somagic

Les match à domicile sont diffusés sur RTL et ceux à l'extérieur sur la RTBF.

Si tu veux voir Croatie - Belgique ce vendredi ce sera sur la RTBF à 18h.
C'est une parodie offerte par la rédaction du Gorafi ? Georges Bruyne n'existe pas, et n'a jamais existé, du moins si on parle d'un footballeur professionnel belge. Georges Leeskens a un nom qui ressemble à celui d'un ancien coach national récent. Romeo Lukaku, je suppose que c'est le frère de Romelu Lukaku qui joue à Everton. Quant à René Taelman, vu son opinion très éclairée à propos du foot belge, il ferait mieux de continuer à écrire plutôt que parler.
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