Ils ont marqué le foot sud-américain (de 90 à 81)

Après les tops européens, voici le classement des joueurs qui ont marqué le football sud-américain. Aujourd'hui, les joueurs classés de la 90e à la 81e place.

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90. Víctor Agustín Ugarte


Le football bolivien n’a connu que trop peu d’heures de gloire. Mais en 1963, la Verde va faire sensation. À La Paz et Cochabamba, la Bolivie accueille la Copa América. À cette époque, sept sélections s’affrontent dans un format de championnat. Emmenée par Víctor Agustín Ugarte, la Bolivie va soulever ce qui représente à ce jour le seul titre de l’histoire du pays, si l’on occulte les Jeux bolivariens de 1970. Lors du dernier match face au Brésil, remporté 5-4, Ugarte marque un doublé pour entrer dans l’histoire. Une histoire qui ne tient à pas grand-chose. En mars 1958, Ugarte quitte le club de Bolivar pour rejoindre San Lorenzo. Une expérience de six mois qui tourne mal, Ugarte étant nostalgique de sa patrie. S’ensuit une immense claque, puisqu’en 1961, il n’est plus convoqué en sélection. Deux ans plus tard, grâce à la clameur populaire et l’insistance des journalistes, l’attaquant enfile de nouveau le maillot vert. Après ce titre, il s’en va découvrir le football colombien à Once Caldas, avant de prendre sa retraite à quarante ans, sous le maillot de Northern – Mariscal Santa Cruz, en Bolivie. Le meilleur joueur de l’histoire du football bolivien tombe dans l’anonymat. L’état oublie sa promesse de lui verser «  une indemnité spéciale » , il conduit un taxi pour subvenir à ses besoins, et passera même par la prison, après un conflit avec l’un de ses fils. El Maestro meurt dans l’oubli, dans un hôpital de la capitale. RC

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89. Gary Medel


« Si je n’avais pas été footballeur, j’aurais été narcotrafiquant. » C’est ainsi que se présente Medel à la presse lors d’une de ses premières interviews alors qu’il évolue à l’Universidad Catolica. Il faut dire que le pitbull, grandi dans un coupe-gorge de la banlieue nord de Santiago, incarne un football sud-américain mille fois postérisé entre violence, rage et tatouages de taulard. Mais Gary – qui s’est retrouvé à l’adolescence avec un flingue sur la tempe lors d’un match de quartier – est surtout l’âme de la sélection chilienne double championne d’Amérique façonnée par Bielsa, puis polie par Sampaoli. Un homme dont la popularité dépasse de loin celles de Vidal ou Sánchez depuis qu’il a mangé Neymar en huitièmes de finale de la Coupe du monde en jouant avec une déchirure musculaire. Un an plus tard, il récidive et engloutit Messi en finale de la Copa América 2015 pour définitivement entrer au panthéon national. AJ

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88. Ladislao Mazurkiewicz


Brésil-Uruguay, Mondial 1970. Devant Ladislao Mazurkiewicz, Pelé va tenter une feinte folle, qui malgré une frappe ratée, entrera dans l’histoire du football. Évidemment, on ne se souvient pas du mythique gardien comme la victime du Roi. Considéré comme l’un des meilleurs porteros de l’histoire du football sud-américain, il a traversé le continent, portant le maillot du Racing de Montevideo, de Peñarol, de l’Atlético Mineiro, de Cobreloa et de l’América. Avec une pige à Grenade en Espagne. Avec la sélection uruguayenne, il a disputé les Coupes du monde 1966 et 1970. Au Mexique, il est nommé meilleur gardien de la compétition. Mais sa plus grande récompense, il la reçoit des mains de Lev Yachine. Lors d’une rencontre en hommage au gardien russe, ce dernier remet ses gants à Mazurkiewicz, affirmant que le portier charrúa serait son successeur. La classe. RC

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87. José Andrade


Il y a les joueurs qui régalent, qui illuminent des matchs, qui font vibrer des stades, et qui seront retenus pour l'éternité comme des footballeurs géniaux. Et puis il y a ceux qui vont encore plus loin, et qui dépassent le cadre de leur sport pour devenir de réelles icônes populaires. L'Uruguayen José Andrade fait partie de ce club plutôt fermé, lui qui a acquis au cours de sa carrière le statut de « première légende noire » de l'histoire du football. Et au-delà de sa couleur de peau, Andrade a mené une vie romanesque, un destin qui l'a d'abord conduit à remporter la première Coupe du monde de l'histoire en 1930, après s'être accroché deux médailles d'or olympiques consécutives autour du cou (1924 et 1928). Fils d'esclave, footballeur spectaculaire et à la classe hors du commun balle au pied, Andrade était aussi un sacré noceur, qui a écumé les soirées des années folles, enchaînant les virées parisiennes avec les stars de l'époque. Quasiment aveugle, malade, alcoolique et ruiné, il aurait tenté un carrière de musicien avant de mourir oublié de tous, à seulement cinquante-cinq ans. AD


86. Adolfo Valencia


L'attaquant colombien était un buteur plutôt frénétique, mais surtout un globe-trotter insatiable. La Colombie, l'Allemagne, l'Italie, les États-Unis, la Grèce, la Chine... Adolfo Valencia a vadrouillé un peu partout, évitant soigneusement de rester plus de deux saisons dans le même club, mais a tout de même réussi à rester assez performant pour participer à deux Coupes du monde avec la Colombie (1994 et 1998). Et s'il a connu quelques très gros clubs au cours de ses pérégrinations - au hasard l'Atlético de Madrid, mais surtout le Bayern Munich -, il a fini par se retirer avec un palmarès plutôt léger : une coupe et un championnat en Colombie, un titre de champion d'Allemagne, et une breloque en bronze à la Copa América 1993. Aujourd'hui âgé de quarante-huit ans, il a tenté de transmettre le flambeau à son fils José Adolfo Valencia, qui avait percé jusqu'en équipe de Colombie U20 et qui est attaquant au Once Caldas, en première division colombienne. AD

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85. Alberto Spencer


Spencer. Le nom rappelle les origines britanniques de sa famille jamaïcaine. Alberto, lui, est né à Ancón, en Équateur. En sélection, le joueur représente son pays natal et portera même le maillot de l’Uruguay, sa terre d’adoption, au milieu de sa carrière. Car c’est à Montevideo, avec Peñarol, que l’attaquant enquille les pions. Grâce aux missiles sol-sol de leur buteur vedette, les Aurinegros soulèvent trois Copa Libertadores dans les sixties. Aujourd’hui encore, Alberto Spencer reste le meilleur buteur de l’histoire de la compétition sud-américaine (cinquante-quatre buts, dont quarante-huit avec Peñarol). Son jeu de tête a fait sa légende à tel point que Pelé déclara : « S’il y avait bien un joueur meilleur de la tête que moi, c’était Spencer. » En 2006, la RSSSF l’a élu footballeur équatorien du siècle. Juste après ça et même s’il n’a jamais disputé de Mondial, Alberto Spencer pouvait mourir tranquille. FL

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84. Arturo Vidal


« Dix minutes après avoir appris l’incident, je savais que je le conserverais. Il était fondamental. Sans lui, on n’aurait pas gagné la Copa América. Vidal est un crack. L’enjeu n’a aucune prise sur lui, qu’il joue le match le plus important de la saison ou un petit match de quartier, il est toujours pareil. » C’est peut-être Jorge Sampaoli, l’entraîneur du FC Séville, qui parle le mieux du « Rey Arturo » dans un entretien pour So Foot. Quand, en pleine compétition, Vidal, sous l’influence de l’alcool, crashe sa Ferrari, l’Argentin le garde donc sans hésiter dans l’effectif. Le pire étant qu’Antonio Conte à la Juve ou Carlo Ancelotti au Bayern auraient probablement fait la même chose, tant le joueur formé à Colo-Colo est irremplaçable. Indiscutable dans toutes les équipes où il est passé, celui qu’on surnommait dans sa jeunesse « Celia Punk » est à l’heure actuelle le meilleur milieu de terrain sud-américain. Et l’un des trois meilleurs milieux du monde en fait. Un homme qui sait aussi bien harceler, récupérer des ballons que faire des passes décisives et marquer des buts. Tout cela malgré cette affreuse coupe de chanteur de reggaeton. AJ

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83. Martín Palermo


Avec son mètre 90, ses mains de bûcheron, sa coupe mulet et sa teinture blonde, il aurait dû être leader syndical comme son père et aguicher les gonzesses dans les boliches de La Plata. À la place, le Titan est devenu le meilleur buteur et l'idole du plus grand club du pays, Boca Juniors. Il a remporté tous les titres possibles en Amérique du Sud, a planté un doublé contre le grand Real Madrid et a qualifié son pays pour le Mondial 2010. Sinon, il a aussi raté trois pénos dans un match, en a marqué un autre avec les deux pieds, puis un autre avec les ligaments du genou en vrac. Mais encore : il s'est occasionné une fracture tibia-péroné en célébrant un but, a marqué de quarante mètres avec la tête, de soixante avec le pied. C'est tout ? Non. Lors de son jubilé, Boca lui a offert une des deux cages de la Bombonera. Pour continuer sa folle histoire dans son jardin ? LR

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82. Juan Sebastián Verón


« Verón est mon Xavi. Il est irremplaçable. » Avant de s’embrouiller un jour avec lui à la mi-temps d’un match pour la paix, Diego Maradona, le sélectionneur de l’Albiceleste, l’a surtout adoré. Verón ou la Brujita, en référence à son père, Juan Ramón Verón, la Bruja. Comme son paternel, il s’est révélé à Estudiantes de La Plata, en homme à tout (bien) faire du milieu de terrain, à la vista unique. Et comme son père, il y remportera la Copa Libertadores, après une carrière brillante en Italie. De Salas (à la Lazio) à Batistuta (en sélection) en passant par Crespo (à Parme), l’Argentin a régalé les plus grands attaquants, dégoûté un paquet de gardiens avec sa patate de forains et fait pleurer Marseille un soir de finale de Coupe UEFA 1999. «  C’est un putain de bon joueur. Vous êtes tous des putains d’idiots » , lancera Sir Alex Ferguson à des journalistes anglais qui remettaient en cause le rendement de la recrue la plus chère du football britannique en 2001. Et une putain de gueule tout droit sortie d’un épisode de Narcos. FL

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81. Claudio Taffarel


Au moment de citer les plus grands joueurs brésiliens de l'histoire, des centaines de noms viennent en tête. Mais en fouillant bien, le poste de gardien de but semble cruellement absent de la liste des génies nés au pays du football. Capables de merveilles balle au pied, les Brésiliens seraient donc des pipes dans les cages. Une injustice quand on pense à la carrière de Claudio Taffarel. Il faut dire que beaucoup se souviennent de lui comme étant le goal qui a mangé trois buts en finale de Coupe du monde, un soir de juillet 98 au Stade de France. Mais ceux qui n'ont pas la mémoire courte savent qu'il avait remporté le Mondial 94 en sauvant le Brésil à de très nombreuses reprises, y compris lors de la séance de tirs au but de la finale. Homme discret, très pieux, Claudio Taffarel n'a jamais eu l'aura des grands joueurs brésiliens de son temps, et a fréquenté quelques clubs de bon standing (Parme, Galatasaray) sans jamais jouer pour un ogre du foot européen. Peut-être l'une des raisons du relatif oubli dont il est victime. Mais mérite-t-on vraiment autre chose quand on encaisse un but d'Emmanuel Petit ? AD

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Par Léo Ruiz, Florian Lefèvre, Alexandre Doskov, Arthur Jeanne et Ruben Curiel
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Barton_fink Niveau : DHR
Vraiment dommage de pas avoir fait un classement Top 100 bresil, Top 100 Argentine voire Uruguay et un autre pour les autres pays. Je vois pas l'objectivité de dire que Medel a plus marqué le foot latino que Forlan ou pizarro
je sais pas qui doit être devant l'autre mais c'est mal connaître l'aura de gary medel en amerique du sud que de dire ça. Pour avoir croisé pas mal de chiliens il est juste considéré comme un dieu là bas, largement autant que zidane l'a été en france, dans un autre style certes, un peu plus proche du pitbull mais quand même c'est du sérieux.
1 réponse à ce commentaire.
Le Veron de la Serie A 1996-01, c'était le sommet.
Juan Sebastian Veron quel joueur c'etait effectivement, de la Samp a la Lazio en passant par Parme... Son transfert a MU l'a un peu tué meme si il a ressucité lors de son retour a l'Estudiantes...

Petit HS mais cette equipe de Parme qui gagne contre mon OM en 1999 est fabuleuse...
Une defense a 3 hallucinnante: Cannavaro - Sensini - Thuram
Fuser - Vanoli en essuie glaces sur les cotés
2 Milieux recuperateurs Boghossian - Baggio (Dino)
Veron en 10 (que dire de +)
et 2 attaquants incroyables Chiesa et Crespo
Barton_fink Niveau : DHR
Et un banc de velour.. Fiore, Balbo, Asprilla, Sartor.. C'est dire que niveau de la serie A quand on voit que cette equipe a jamais pu faire mieux que 4eme hormis la premiere saison d' Ancelotti
Le Parme des années 90, c'était quand même la grande régalade entre Nevio Scala avec son 5-3-2 jouissif et la version Malesani.
Entre les deux? Carlo Ancelotti, qui termine deuxième derrière la Juve de Lippi.
Propre.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Franz, j'allais justement en parler, le Parme que je préfère (en terme de qualité de jeu) reste celui de Nevio Scala, notamment celui de la période 93-95 avec Benarrivo, Asprilla, Melli, Brolin, puis Fernando Couto, Sensini, l'immense Gianfranco Zola...
Oui oui, et surtout il y avait Dino Baggio (l'un des joueurs les plus sous-côtés des 90's) qui avait sali la Juventus en finale C3 1995.
La finale C2 1993, c'était ultra spectaculaire.
Stojanovic enchaîne les bavures mais honnêtement, vrai festival des italiens.
Il y avait ce bon vieux George Grün.
Je me rend compte avec honte que j'ai oublié de mentionner le gardien de but qui n'etait autre que le grand, l'immense Gianluigi Buffon...
Et pas moins que Gianluigi Buffon dans les cages !
Comme toi, j'ai vraiment adulé cette équipe.
Dommage que des soupçons de dopage assombrissent rétrospectivement sa performance, notamment en termes de qualité de jeu.
Plus spécifiquement, cette défense en zone à trois unique à l'époque s’arque-boutait probablement sur une pharmacopée de premier ordre.

Alain-Bertrand Pissefroid.
Super-Pippo Niveau : CFA
Et Gigi dans les cages !
9 réponses à ce commentaire.
Cafu cremes Niveau : CFA2
Les 3 pénos ratés de Palermo lui auront valu quasi dix ans sans être convoqué en selection. Malgré la concurrence quelle injustice. C'est ce genre d'attaquants qui m'ont toujours fait regarder d'un oeil envieux le foot sud américain.

Les images étaient plus rares quand j'étais jeune et il m'apparaissait toujours que les stades ne vibraient pas de la même façon; que la rage et l'envie des joueurs étaient une émanation de la folie dans les tribunes.

On en voit peu des joueurs comme Palermo, bien que très talentueux je me demande si l'Europe saura produire ce genre de personnalité et les emmener au plus haut niveau désormais.

Martin j'ai du voir une quarantaine de tes matchs à tout casser mais je t'aime. Et je te souhaite de fracasser les cages au fond de ton jardin jusqu'à tes 100 ans.
Tu as tout resumé mon ami... C'etait dur de voir du foot Sud Am mais quand on en voyait, on avait les yeux qui brillent...


Jai trouvé un TOP 10 de ses meilleurs buts a la bombonera

https://www.youtube.com/watch?v=m2BywndOa9M

Au passage quand j'entends les glorieux anciens (Pelé, Maradona, Platini etc...) se lamenter sur le niveau technique des joueurs d'aujourd'hui, j'ai juste envie de leur demander quel joueur de leur époque, eux compris, était capable de renvoyer de la tête, aux quarante mètres, un dégagement de gardien dans les buts (j'ai un souvenir d'un but de l'inter équivalent en champion's league il me semble).

Je conviens cependant qu'avec les ballons de l'époque de Pelé, ça confinait au suicide...
C'etait pas de la tete, il me semble que tu parles du but fantastique de Stankovic contre Schalke 04... c'est le gardien pr le coup qui degage de la tete

https://www.youtube.com/watch?v=jbzLln1CAQo

Yeeeeeeeesssssssssss, c'est bien à celui là que je pensais.
Pas de la tête effectivement, mais quel niveau technique !
Stankovic bordel, quelle patte lui aussi...
Thanks.
Super-Pippo Niveau : CFA
DEJAN STANKOVIC, je suis milanista mais je le kiffais.
Super-Pippo Niveau : CFA
D'ailleurs le gardien c'est Neuer.
Ces 3 pénos de Palermo pèsent pourtant bien peu comparé au triple raté d'Higuain dans les finales de mondial et copa america.
7 réponses à ce commentaire.
Georgesleserpent 2.0 Niveau : Ligue 2
@Barton
A moins de se baser sur des données factuelles telles que le nombre de but, le palmarès voire l'influence sur l'évolution du jeu, un classement est par définition subjectif.
Maintenant, effectivement on peut critiquer la forme, mais arrêtez avec "l'objectivité du classement".
Barton_fink Niveau : DHR
C'est justement le fait de melanger toutes les nations qui fait perdre l'objectivité. Zahovic a plus marqué le foot slovene que CR7 le foot portugais et les mettre tous les 2 dans un classement n'aurait pas de sens. Après on peut mettre bebeto devant neymar ou l'inverse, et la effectivement, c'est l'appreciation de l'auteur qu'il ne sert à rien de remettre en cause.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Complètement d'accord avec Barton Fink : comment départager Kempes et Socrates ? Didi et Schiaffino ? Garrincha et Di Stefano ? Riquelme et Francescoli ? Cubillas et Rivelino ? Objectivement ou subjectivement, c'est un exercice impossible car on peut difficilement comparer leur apport à leur propre football national...
2 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Bon je m'étais promis de ne plus commenter la place d'untel ou untel (oui c'est subjectif, je sais) donc je vais éviter de m'étonner que Palermo soit devant Andrade et Alberto Spencer et Taffarel devant Gilmar et Mazurkiewicz... De toute façon, je pense que ça fera plus criser notre ami Penarol que moi. ^^

Deux joueurs particulièrement mythiques dans cette dizaine :
José Andrade, que l'on peut peut-être considérer comme l'une des premières stars du football, aussi bien pour ses performances que pour ses folles soirées dans le Paris des années 20 (où il fréquenta notamment Joséphine Baker).
Et puis Alberto Spencer qui est pour moi un cas d'école. Légende du grand Penarol des années 60, plus grand footballeur équatorien de l'histoire et surtout considéré comme l'un des meilleurs attaquants sud-américains du XXe siècle... Et pourtant malgré ça, il est resté relativement méconnu en Europe. Sans doute parce qu'il n'a jamais participé à une CDM mais ça reste une incongruité de l'histoire du foot...

Quant à Veron, quel joueur et quelle qualité de passe lorsqu'il évoluait à Parme et à la Lazio ! Certains matchs, il perdait quasiment aucun ballon. Malheureusement sa plus mauvaise décision aura été son départ à MU, il ne s'est jamais vraiment relevé de son passage là-bas.
Et mon plus grand regret pour l'Argentine reste cette Coupe du monde 2002 : Bielsa aux manettes, un Veron alors au top de sa forme et puis Ayala, Pochettino, Samuel, Sorin, Zanetti, Simeone, Ortega, Aimar, Kily Gonzalez, Claudio Lopez, Crespo, Caniggia, Batistuta... Ils avaient survolé les éliminatoires et sur le papier c'était vraiment une "dream team", peut-être l'une des plus belles équipes d'Argentine que j'ai vues, qui avait tout pour être championne du monde ! Encore aujourd'hui, je n'arrive pas à m'expliquer leur échec (comme celui de la France à ce même Mondial)...
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Par rapport à ma première phrase, je dis ça mais j'adore Palermo hein, autant être clair. Une légende absolue de Boca et comme dit notre ami Cafu, un joueur typiquement sud-américain (et même rioplatense) jusqu'au bout des ongles !
je pense que l'Argentine de "2002" a été forte trop tôt sans doute a son top entre 2000 et fin 2001.
Ces joueurs majeurs (en rajoutant un qui aurait dû l'être : Redondo) sont vieillissants à la Coupe du Monde en Corée au 1er rang desquels le leader naturel Batistuta. Quant à Veron il s'est déjà perdu à United.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
T'as raison pour Veron à MU mais il avait été très bon lors des éliminatoires.
Quant à Redondo, je plussoie. Je suis un immense fan du joueur (dans mon top 3 des joueurs préférés) et son rendement en sélection reste mon plus grand regret : on parle d'un des plus grands milieux relayeurs des années 90 (et sans doute le plus classe et le plus élégant) et pourtant je sais pas combien il a de sélections avec l'Argentine mais bcp trop peu pour un joueur de son talent. Redondo aurait dû être le leader de l'Albiceleste, je crois que je pardonnerai jamais à Passarella sa non-sélection pour cette histoire de cheveux longs (après, peut-être qu'il y avait d'autres raisons, j'en sais rien) !
D'ailleurs si l'Euro 2000 est la compétition la plus dense qu'il m'ait été de voir, je reste persuadé qu'une Coupe cette année là aurait été encore plus énorme. C'est simple toutes les grandes nations sont dans une forme olympique, hormis l'Allemagne.
Portugal et Espagne étaient déjà outillés pour remporter un trophée même s'ils ne savaient pas encore gagner.
l'Argentine était incroyablement forte, le Brésil était certes orphelin de Ronaldo mais avec un Romario renaissant et un Rivaldo à son sommet. Le Cameroun sans rival en Afrique.
Pour @Alain Proviste (et les autres), voici le petit portrait que j'ai écrit sur Redondo pour mon bouquin.
Il y a le contexte et les citations d'époque (beaucoup de monde oublie que Bielsa ne voulait pas de Redondo).

Le joueur le plus élégant qui soit. Fernando Redondo avait tout pour lui : technique, intelligence, finesse et classe éternelle. Sur et en dehors du terrain.
Blessé lors de son passage au Milan AC, il refuse de toucher son
salaire tant qu'il ne joue pas. Une décision qui vous définit un homme.
Avant ça, l'artiste a régalé le monde entier de son football. Comme
peu.
À Tenerife tout d'abord, puis au Real.
Un homme est au centre de cet émerveillement footballistique, Jorge
Valdano.
L'ancien coéquipier de Maradona en sélection est l'entraîneur de
Tenerife et provoque le déclic chez Fernando : « C'est un personnage hors du commun. Il ne complique pas les choses. Son football est créatif et offensif. Il ne se soucie pas de son rival et du terrain. Il veut jouer c'est tout ».
Forcément, l'élève s'imprègne de cette philosophie et s'en va à Madrid pour atteindre le sommet de sa carrière.
Deux victoires en LDC, avec notamment une finale étincelante en 2000 face à Valence histoire de ponctuer une campagne de Champions League magique. Un geste est resté dans toutes les mémoires, celui d'Old Trafford lors du quart de finale retour (2-3). Bloqué par Henning Berg, il efface le défenseur d'un grand pont via une talonnade, avant de glisser un amour de plat du pied à Raúl qui marque.
Ce but, c'est Redondo résumé en une action : inspiration et créativité, le tout avec une bonne dose de génie et une vista parfaite.
Redondo gère le tempo et fait sauter les lignes mieux que personne,
grâce à son pied gauche de velours. Il fait la passe au bon moment, avec une maestria exceptionnelle. Le contre-pied est son hobby, et il le pratique sur la pelouse.
De plus, sa conservation de balle est sans égale : lui prendre le cuir revient à gagner au Loto.
Muni d'un compas à chaque œil, Redondo est la rampe de lancement
qui rassure ses coéquipiers avec des prises de décisions pensées à
l'avance. Un dandy unique du ballon rond, qui ne trouvera quasiment
jamais son bonheur en sélection.
L'Albiceleste et lui, une déception. Une immense déception, et ce
depuis le plus jeune âge.

Carlos Bilardo veut le prendre pour un stage de préparation en vue de la Coupe du monde 1990 mais Redondo refuse afin de poursuivre ses études de sciences économiques. Version officielle, car dans le fond il est évident que le football défensif prôné par le sélectionneur argentin ne le fait pas bander. Où quand l'idée de bien jouer au ballon pèse plus que la dictature du résultat.
Deuxième couac, avec Daniel Passarella cette fois-ci.
Le double champion du monde prend l'Argentine en main après la
World Cup 1994 et impose des principes... bizarres.
Pour lui, jouer avec les cheveux longs est un souci : « On a calculé qu'un joueur aux cheveux longs se les réaccommode près de cent fois par match et qu'il perd donc sa concentration ». Huum... d'accord...
Redondo refuse de couper sa tignasse et fait donc une croix sur
l'Albiceleste. L'affaire prend forme et Diego Maradona choisit son camp, à sa façon : « Et si un joueur à l'habitude de se toucher les couilles, on les lui coupe aussi ? ».
En septembre 1995, les deux hommes s'entretiennent. Redondo reste
sur sa position. De son côté, Passarella évoque un conflit sur le
positionnement du merengue comme désaccord majeur. Le joueur
dément formellement : « Le thème de la position s'est discuté cinq minutes, pendant lesquelles j'ai dit préférer jouer au centre, et ne s'est pas vraiment débattu, car le désaccord préalable était la longueur de mes cheveux. Le menteur, c'est Passarella ! ».
Puis début 1997, le sélectionneur fait une petite marche-arrière dans la presse en lui ouvrant timidement la porte (« Il est invité »). Mais Fernando ne compte pas s'asseoir sur sa fierté, exige que Passarella retire ses propos mensongers : le boss refuse et pas de Mondial 98 pour Redondo.
À trois mois de la Coupe du monde, le sélectionneur se dédouane : «
J'ai fait mon devoir. Et au-delà des différences qu'il y a pu avoir après les premières réunions avec Redondo, j'ai reconsidéré la question et j'ai décidé de l'appeler avant notre match en Colombie. Et c'est lui qui a refusé. Moi, je veux des joueurs comme Verón, Simeone ou Ortega, affirmant qu'ils viendraient à pied. Si j'appelle un joueur qui croit qu'il nous fait une faveur en venant jouer, il irrite mon groupe et m'irrite moi-même ». Passarella veut des guerriers alors que le Madrilène conçoit le football comme un art. Forcément, l'entente est impossible.

Puis après le Mondial, Marcelo Bielsa prend les rênes de la sélection.
El Loco fait clairement comprendre à Fernando qu'il n'est pas sa came, en lui laissant cependant une chance. Redondo l'a saisie puis décide de se consacrer à son club. Fin de l'histoire avec l'Albiceleste.
Redondo aura remporté la Copa America 1993 (merci Batigoal et
Sergio Goycochea) et disputé une seule Coupe du monde. C'était en 1994, et en quatre matchs seulement, il marqua la compétition de son empreinte. Floqué du numéro 5, Redondo revisite le dictionnaire des gestes techniques. Coup du sombrero, contrôles pot de colle, râteaux, crochets, passes de l'extérieur, etc. Des une-deux aussi, comme sur le but de légende de Maradona face à la Grèce dont il est au départ.
Si seulement l'Argentine l'avait eu avec lui en 1998...

Redondo déclara un jour : « Je crois pourtant qu'il est plus facile de gagner en jouant bien. Et le plaisir, alors, est double ». Quand l'esthète parle, on écoute.
Mon joueur préféré All Time. Il est celui qui incarne le mieux l'idée que je me fais du football Argentin. Sa place surprenante de 8ème du top 100 Sofoot m'a définitivement convaincu de visiter plus régulièrement ce site.
Je me souviens d'un pote à qui je parlais de Redondo en permanence entre 1999 et 2000 et qui me répondait "bof bof". Le lendemain de son match face à United en 1/4 de finale de C1 dans le théâtre des rêves, ce pote est juste venu me saluer en me disant : "Redondo c'est quelque chose". Pas beaucoup de mots ou de geste, juste de la simplicité dans son compliment comme pour mieux lui rendre hommage. El Principe, c'est l'anti joueur YouTube par excellence.
Redondo il est le footballeur Argentin tel que je l'idéalise.
La relation Redondo - Maradona qui n'a duré que 2 matchs en Coupe du Monde reste pour moi la relation technique la plus merveilleuse qui soit: le Génie et la Grâce.
Le match Argentine vs Nigeria de 1994, j'ai dû le regarder en entier au moins 50 fois entre 1994 et 1996, c'est pas une blague.
Oui, Maradona a tout gâché.
Le Roumanie/Argentine, c'était le feu. La première mi-temps, un bijou, rien d'autre.

Pour Redondo, il régalait au Real. Le Clasico 1997-98 (2-3 pour le Barça), attention. Quand Redondo enrhume Ferrer ppur le centre et le la minasse de Suker, faut s'accrocher
Plus beau match de la Coupe du Monde, assurément. Même si pour des questions de prestige certains auront retenu le Bresil vs Pays-Bas, en 1/4 de finale, pour du coup cette fois la deuxième mi-temps.
Super-Pippo Niveau : CFA
Rien que pour sa déclaration, Maradona c'est un génie. Puis merci pour cet approfondissement sur Redondo.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Merci pour le partage, Franz. Très joli portrait.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Merci Franz ! Que dire sur Redondo ? La classe ultime, l'élégance, la technique... C'est simple, parmi tous mes joueurs préférés depuis le début des années 90 (j'inclue pas Diego, Zico et Platoche que je n'ai vu jouer que quelques années), y a un top 2 qui se détache : Baggio et Redondo ! Fan absolu !
De rien.

J'ai aussi écrit sur Baggio, jferais tourner ça à l'occasion
14 réponses à ce commentaire.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Je n'ai jamais accroché avec Taffarel, mais j'avoue qu'hors coupe du monde, je ne l'ai que très peu vu jouer (quelques matchs période Parme et l'UEFA avec le Gala).

Il m'apparaît comme un bon gardien mais je n'arrive pas à lui trouver de qualité qui le fasse sortir du lot.

Sa constance peut-être ?
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Assez d'accord avec toi, bon gardien, assez régulier mais pas non plus extraordinaire. En tout cas, pour ce qui concerne les gardiens brésiliens, il reste nettement derrière Gilmar qui n'a aucun égal dans l'histoire de la Seleçao.
Plus récemment, Julio César à l'Inter a évolué une ou 2 saisons à un niveau que Claudio n'a jamais approché.
Ronniesheva Niveau : CFA
dida aussi
3 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Vu qu'on a quand même bcp critiqué votre top depuis hier (pas de Brésil, Argentine et Uruguay séparés, untel devant tel autre, etc), je vais quand même rendre justice aux auteurs et à So Foot : depuis vos cinq tops sur les grands pays européens avant l'Euro, c'est la première fois que j'attends aussi impatiemment vos articles chaque jour ! Donc oui, ça aurait pu être mieux (en faisant des tops distincts comme précisé plus haut) mais on ne va pas bouder notre plaisir non plus. Merci quand même !
FredAstaire Niveau : DHR
C'est que tu as loupé l'Equipe.fr cet été; car un top 100 sud-américains (sur des critères objectifs: performances en équipe nationale, en club, impact dans le jeu et les esprits) a déjà été fait: de mémoire: Pelé, Maradona,Garincha, Messi,Ronaldo, Di Stefano,Friedenreich,Sivori, Leonidas, Zico (Gilmar était bcp plus haut). On verra!
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Ah non je m'en souviens en effet. Mais c'est pas vraiment le classement en lui-même que j'attends (trop subjectif et forcément trop de trucs où je serai en désaccord), plutôt les quelques lignes sur chacun des joueurs (et même articles pour les 10 derniers, j'espère) et donc l'occasion de partager nos souvenirs et anecdotes respectives les concernant.
2 réponses à ce commentaire.
Cafu cremes Niveau : CFA2
Concernant Veron la réponse de Sir Alex est parfaite. Il faut ne jamais l'avoir vu en Serie A pour le trouver mauvais.

Il avait absolument toutes les qualités nécessaires à son poste et une frappe de poney sous pot belge. Quel magnifique joueur il était et lui aussi est revenu dans le club de sa vie pour y terminer sa carrière. C'est pas rien quand on connait l'histoire du club et qu'on sait que son père y a écrit les plus belles pages. Le tout en étant le sosie de Sean Connery.
Barton_fink Niveau : DHR
Il jouait trop reculé à MU et avait subi une campagne infame pendant des mois venant du daily mail & co être soit disant un agent infiltré avant le fameux Argentine England de 2002
L'anecdote de l'échauffement avec Scholes qui se termine en blessure pour Veron juste après son arrivée à MU est succulente...
Veron recalls the training programme at Manchester United and in particular an episode involving Paul Scholes who defied the notoriously bad Manchester weather by shooting without a prior warm up. When the Argentine tried to emulate his former Old Trafford colleague, he admits he “pulled a muscle from my knee to my hip”.
Read more at http://www.sport.co.uk/football/veron-r … les/39957/#lAIvBHoOZvOIJVQC.99
3 réponses à ce commentaire.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Mazurkiewicz, je le voyais tellement, mais tellement plus haut.
Enfin bref, l'important c'est qu'on puisse en discuter.

Un chouette hommage musical :

https://www.youtube.com/watch?v=5twrMBra6bg

Sofoot franchement, arrêtez tous les 3 mois de rendre le site de moins en moins convivial.
13 messages :je ne peux en voir que 2 mêmes en utilisant la flèche, beaucoup de contributeurs sont partis ces 6 derniers mois ( pas que pour ça biensûr)
Cafu cremes Niveau : CFA2
Je plussoie c'est terriblement frustrant ces commentaires cachés d'autant que l'idée d'afficher les réponses en arborescence est pas mal du tout je trouve
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Pas mieux... C'est mieux quand on clique sur "afficher tous les commentaires" pour les voir sur la droite mais ça marche pas nickel à chaque fois. Dommage car en effet, l'arborescence des coms avec les réponses est plutôt une bonne idée.
2 réponses à ce commentaire.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Pour les hispanophones, je signale aussi qu'il existe sur youtube une sympathique interview de Spencer par... Pelé.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Mince, j'ai écrit une bêtise ?
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Bref, les gens qui parlent espagnol. D'ailleurs même Pelé parle espagnol dans la vidéo.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Ben non, hispanophone c'est correct, je vois pas le pb (l'interview en question est en espagnol, pas en portugais, même si c'est Pelé qui interroge Spencer).
4 réponses à ce commentaire.
Les mecs qui depuis hier disent sans cesse 'un top 100 brésil, un top 100 argentin, bla bla, ça aurait plus de sens, etc.", sincèrement, passez votre chemin.
Il est où l'intérêt de ramener sa gamelle pour dire que c'est pas pertinent ni objectif ? Vous ne pouvez pas juste kiffer des articles qui nous rappellent ou nous font découvrir des joueurs (pour les plus jeunes) ?

Bien sûr que SF aurait pû le faire (et forcément que ce serait plus complet etc, on en est tous conscients), mais nan, ils ont décidé de le faire ainsi, point barre, si ça vous plaît pas, soit vous vous y collez, soit vous passez votre chemin, ciao. J'espère que ça ne va pas être comme ça jusqu'à la fin de ce top, et/ou sur les prochains à venir.

Il est quand même bien plus sympa l'espace commentaires quand on reparle de bons moments de football plutôt que de tirer à vue sur l'article.

Détendez-vous et profitez un peu.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
T'as raison, je fais mon mea culpa, je vais essayer de ne plus y penser (même si c'est assez frustrant). ;)
1 réponse à ce commentaire.
Palermo c'est un peu comme Edmundo : dès joueurs modernes qui sont devenus des légendes locales à un moment où le football était déjà quasiment uniforme, mais qui malgré tout ne semblaient pas fait pour jouer en Europe , ni même plus paradoxalement faits pour leur équipe nationale.
J'aime beaucoup la comparaison meme si autant j'adore Palermo, autant Edmundo je ne le porte pas dans mon coeur... Palermo au moins a ete fidele a Boca, pendant qu'Edmundo a ecumé tous les clubs bresiliens tout en essayant de revenir a Vasco tous les 3-4 ans...
Edmundo avait un coté obscure que palermo n'avait pas non plus sans parler de son histoire de conduite en etat d'ivresse ou il tue 3 personnes...
1 réponse à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
@ Alegria, idem je voyais Mazurkiewicz plus haut, tout comme Andrade et Spencer.
Andrade, je connais un peu moins car j'avoue quelques lacunes sur le foot des années 20. Mais pour Alberto Spencer, je pense qu'il paie le fait de ne jamais avoir disputé de CDM. Mais quand même... Le mec est encore aujourd'hui le meilleur buteur de l'histoire de la Libertadores et avec le grand Penarol des 60's, il a remporté trois Copa Libertadores et deux Coupes Intercontinentales, en marquant quasiment à chaque fois. En 61, il met un doublé lors du 5-0 infligé au Benfica d'Eusebio, au Centenario. Et en 66, je crois qu'il marque à l'aller et au retour face au Real (deux victoires nettes et sans bavure du club uruguayen) ! C'est pas rien !
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Adolfo Valencia... J'avais quasiment oublié ce mec, qui est moins resté dans les mémoires que les Valderrama, Asprilla, Rincon et Higuita.
Pourtant il a participé au mythique Argentine-Colombie de 93, quand les Cafeteros s'étaient imposés 5-0 au Monumental en éliminatoires du Mondial 94 (je crois même qu'il avait marqué un but ce soir-là, à vérifier) !
Merci pour ce top So Foot !!!
Je n'ai pas commenté sur les places 91-100 car je ne le découvre qu'aujourd'hui et les comms sont déjà très nombreux ...

En revanche je tombe bien pour celui ci, el loco Martin Palermo y figurant. Je trouve que c'est parfaitement le genre de joueur qui colle à l'idée de ce top. C'est clairement un mec qui a marqué le football. Non pas par son génie, car balle au pied il était à la limite de mériter une tomate dans le front pour un pro. Mais son placement, son jeu de tête et ses inspirations comme sa tête de 40 mètres, ou encore de s'accrocher à la barre transversale pour récupérer un ballon de la tête plus haut que les autres, sans compter ses nombreux buts du tibia, de l'oreille, ... ce mec tu pouvais l'insulté de la pire des manières sur un match tant il savait être maladroit, et le match suivant l'adulé, comme ce soir de match sous une pluie battante avec la sélection où il qualifie l'Argentine dans les arrêts de jeu pour le mondial 2010 face au Pérou. Ce qui vaudra à Maradona une glissade sur la pelouse façon phoque au Marineland d'Antibes ... J'en ai pleuré ce soir là à 2h du mat tant l'histoire était belle pour ce mec qui faisait son retour en sélection après tant d'année d'absence ...
Et puis finir meilleur buteur d'un club aussi mythique que Boca, oui il a bien marqué le football sud américain.

Un peu moins d'accord pour Medel, même si cela me fait plaisir de revoir le Pitbull passé par Boca. Au passage un jour de match, contre Arsenal à l'Emirates Cup, j'avais halluciné de voir à quel point il était petit. Le mec était à peine plus haut que le poteau de corner ...


Pour Veron pas de commentaire à faire, le mec c'est une légende à La Plata et en Italie. Gagner la Libertadores dans son club de coeur, comme son père 30 ans avant, franchement je pense pas qu'on puisse trouvé beaucoup plus classe ...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
T'as tout dit sur el loco, merci.

D'ailleurs So Foot papier lui avait consacré un superbe article y'a quelques années, j'arrive plus à retrouver le numéro, si quelqu'un l'a ?
Je viens de chercher, je n'ai pas trouvé (j'ai conservé religieusement les So Foot avec des articles sur Riquelme, Tevez, Pastore ou encore le spécial Maradona ... )
En revanche il y avait aussi en 2 ou 3 articles en version internet des articles sur toute la vie de Palermo.
C'est notamment là que j'avais appris qu'il avait été à l'école avec Battaglia, où il était son souffre douleur car il était nul balle au pied et l'autre passé son temps à lui foutre des petits ponts ... Et puis ils se sont retrouvés à Boca, on faillit se foutre sur la gueule lors d'un rassemblement où il partageait la même chambre, avant de finir copain comme cochon et de gagner tout les titres possibles même sur la scène mondiale ...
Honte à moi, c'était le mythique Schelotto avec qui il était à l'école !!! Actuel DT de Boca d'ailleurs !

D'avoir lu Séba Battaglia dans le top précédent m'a induit en erreur ...

Pardon messieurs !
O Alegria,

Le portrait énormissime de Bielsa, c'était dans le So Foot #119 - couverture van Gaal/Suárez/Pogba - septembre 2014 (tu la vois là : http://www.sofoot.com/so-foot-119-le-gu … 88529.html)
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Merci, l'ami ! Mais pour le coup, je parlais du loco Palermo !
En même temps, toujours se méfier, un loco peut en cacher un autre.
Étant donné la discussion, ça paraît plus logique effectivement HAHA

Je vais me refaire le papier ce soir avant de dormir, Palermo est dans le #103 - couverture Falcao : http://www.sofoot.com/so-foot-103-falcao-166382.html ! Y a un Gigi Becali absolument monstrueux aussi dedans.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Merci, je vais relire le papier aussi du coup. J'ai plus qu'à retrouver le numéro 103 dans ma pile de So Foot !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Exact, le papier sur Becali est énorme !
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Effectivement sur Palermo, rien à rajouter !
Quant à Veron, tu fais bien de le souligner : revenir à Estudiantes pour remporter la Libertadores 2009, c'est la grande classe !
D'ailleurs en parlant de cet Estudiantes 2009, tu pourras peut-être me renseigner (toi ou un autre Argentin de So Foot) : ils avaient un avant-centre que je trouvais très bon devant le but (même si c'était pas un monstre de technique), Mauro Boselli. Il est devenu quoi ? J'ai l'impression qu'il a pas fait une grande carrière en-dehors de La Plata (il a aussi joué à Boca avant, si mes souvenirs sont bons)...
Mauro Boselli !!! J'adorais à Boca ! Mais justement il a souffert de la concurrence avec Palermo. Une concurrence déloyale car el loco commençait à être vieillissant mais il restait malgré tout sur la pelouse en reconnaissance de tout ce qu'il avait fait et aussi pour pouvoir battre le record de but du club ...
Ca c'était avant Estudiantes, après je n'ai pas trop suivi, je sais qu'en Europe, notamment au Genoa cela n'a pas trop fonctionné. Au dernière nouvelle je l'avais vu dans l'équipe frisson d'une des dernieres Libertadores, le FC Leon qui avait fait un gros recrutement avec notamment le retour au Mexique de Rafa Marquez. Il plantait pas trop mal, mais ça à bien 2-3 ans, je ne sais pas si il est toujours là bas ...
10 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
En parlant d'Alberto Spencer, pour les hispanophones, y a un docu qui lui est consacré, visible sur youtube (en trois parties) :
https://www.youtube.com/watch?v=QkocQlmlVl4
https://www.youtube.com/watch?v=7r5onw28od0
https://www.youtube.com/watch?v=rb3d5yz4awI
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Et un article sur lui assez synthétique :
http://www.toutlemondesenfoot.fr/blog/2 … lequateur/

Helenio Herrera le voulait dans sa grande Inter des 60's mais les dirigeants du Penarol s'y étaient opposés. Ca lui vaudra un statut de légende à la fois en Equateur et en Uruguay, ainsi que dans toute l'Amérique latine, mais le fait de ne pas avoir joué dans un club européen (comme de ne pas avoir disputé de CDM, l'Equateur étant alors trop faible) l'aura sans doute empêché d'avoir la reconnaissance qu'il méritait hors de son continent.
FredAstaire Niveau : DHR
Il me semble avoir vu à la télé la coupe intercontinentale Penrol-Benfica 1961 avec Spencer contre Eusebio, et m'être étonné de ne plus avoir revu Spencer après (une autre époque!)..
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Je pensais avoir édité mon com mais apparemment ça n'a pas marché. Je disais donc que dans cet article, l'auteur sous-entendait que c'était Spencer lui-même qui avait refusé un transfert vers l'Inter. Pourtant il me semble avoir lu ailleurs (je sais plus où) que c'était la direction de Penarol qui avait mis son veto à son départ. Quelle est la vraie version ? Peut-être que notre ami Penarol pourra nous renseigner...
Ceci dit, ce transfert aurait peut-être permis à Spencer de devenir une star en Europe mais au niveau purement sportif, il n'avait pas spécialement d'intérêt à quitter Montevideo, Penarol faisant alors clairement partie du top 5 mondial (avec Santos, le Real, Benfica, Independiente et justement l'Inter).
3 réponses à ce commentaire.
Classement de plus en plus curieux, Mazurkiewicz c'est quand même dans le top 5 des gardiens sud américains avec (peu importe l'ordre) Carrizo, Fillol, Chilavert et Gilmar/Carbajal.

A croire que beaucoup ne le connaissent que grâce à la feinte de Pelé...

Il ne fait pas bon d'avoir joué avant les années 70/80 dans ce classement.
Et puis Medel, sérieusement?
Ceni a été aussi marquant aussi.

Stéphane-Raymond Degrootvos
1 réponse à ce commentaire.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
Note : 2
Palermo devant Spencer et Taffarel devant Mazurkiewicz...
On s'enfonce de jours en jours...
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Ahah j'étais certain que ça allait te faire réagir ! :D
Copier-coller de mon premier com :
"Bon je m'étais promis de ne plus commenter la place d'untel ou untel (oui c'est subjectif, je sais) donc je vais éviter de m'étonner que Palermo soit devant Andrade et Alberto Spencer et Taffarel devant Gilmar et Mazurkiewicz... De toute façon, je pense que ça fera plus criser notre ami Penarol que moi."
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
On est d'accord, c'est complètement absurde mais je me suis promis de ne plus commenter le classement donc j'essaye de prendre sur moi et de me contenter de parler des joueurs mentionnés, sans prêter attention à leur place dans ce top. Je sais, c'est pas facile mais c'est la seule chose à faire sinon tu risques fort de t'énerver tous les jours... ;)
2 réponses à ce commentaire.
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