Ils ont marqué le foot sud-américain (de 50 à 41)

Après les tops européens, voici le classement des joueurs qui ont marqué le football sud-américain. Aujourd'hui, les joueurs classés de la 50e à la 41e place.

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50. Javier Zanetti


« Les histoires d'amour finissent mal en général » , disait la chanson. Il faut dire que les Rita Mitsouko chantaient leur rengaine en 1993, soit deux ans avant l'arrivée de Javier Zanetti à l'Inter. Avant ça, l'Argentin faisait tranquillement ses classes au pays, avant de filer en Italie en 1995, à vingt-deux ans. Nouveau président de l'Inter, Massimo Moratti était alors à la recherche d'un nouveau milieu de terrain polyvalent, et lorgnait dans un premier temps sur Ariel Ortega. Mais une fois Zanetti repéré, Moretti n'a plus voulu personne d'autre que ce jeune international argentin. L'histoire était en marche. Vingt et une saisons plus tard, Javier Zanetti disait adieu aux Nerazzurri après plus de 850 matchs disputés, une Ligue des champions, une Coupe de l'UEFA, cinq Scudetti, quatre Coupes d'Italie, et bien d'autres. Une carrière d'anthologie au cours de laquelle Zanetti a tout donné pour son club, jonglant entre les postes, passant du milieu de terrain à un rôle de latéral, parfois à droite, parfois à gauche, toujours sans broncher et en mettant son hallucinante capacité à conserver le ballon au service des siens. Forcément, son après-carrière sportive était toute trouvée, et Zanetti est aujourd'hui vice-président de l'Inter. Seul bémol, il n'a jamais rien gagné avec l'Argentine en 145 sélections, avec laquelle il a perdu deux finales de Copa América. AD

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49. Adolfo Pedernera


Deux équipes sud-américaines ont particulièrement marqué le football du continent : La Máquina de River Plate et le Ballet Azúl de Millonarios. Un point commun entre les deux ? Adolfo Pedernera. Formé à Huracán, l’attaquant argentin se révèle à River, où il deviendra le cerveau de l’attaque redoutée que formaient Juan Carlos Muñoz, José Manuel Moreno, Ángel Labruna, Félix Loustau et lui-même. En 1946, il quitte le club de Buenos Aires, après un conflit avec Labruna et le président Antonio Liberti. Deux ans plus tôt, il fondait avec d’autres joueurs Futbolistas Argentinos Agremiados, sorte de syndicat des footballeurs, qui mènera la grève de 1949. Celle qui permettra à de nombreux Argentins d’aller découvrir le jeune et fructueux football colombien. Avec Millonarios, à Bogota, Pedernera remporte quatre championnats et mène le Ballet Azul avec maestria. Le gaucher se retire en 1955, à Huracán, et entame une carrière d’entraîneur qui le mènera même à Boca. Mais c’est bien à River qu’il laisse à jamais sa trace. « River, c’est le football, le sport. J’y ai grandi, j’y suis devenu un homme. » RC

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48. Luis Monti


Il est le seul joueur à avoir disputé deux finales de Coupe du monde avec deux sélections différentes. Et certainement le seul qui l’a longtemps regretté. Luis Monti, milieu défensif révélé à San Lorenzo à qui le football argentin doit aujourd'hui le fameux poste de « cinco » , était de la partie en 1930, lors du clásico du Rio de la Plata en finale du premier Mondial. Une rencontre que Monti a jouée « mort de peur » , comme le racontait Francisco Varallo, l’un de ses coéquipiers. La raison ? Monti avait reçu des menaces de mort avant le match. L’Uruguay remporte la finale et Monti devient l’ennemi public numéro un, le responsable de la défaite argentine. Il croit sa carrière ruinée, mais une offre provenant d’Italie arrive. Un contrat avec la Juventus proposé par deux émissaires : Marco Scaglia y Luciano Benti. Deux espions envoyés par Mussolini, ceux-là même qui avaient menacé Monti de mort avant la finale contre l’Uruguay. Monti accepte et deviendra un membre important de la Juve du Quinquenio de Oro (1931-1935). Naturalisé, il dispute et remporte le Mondial 1934 avec l’Italie, là encore avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête et les menaces du Duce. À la fin de sa carrière, Monti déclarait : « Si en Uruguay je gagnais, on me tuait. Et si en Italie je perdais, on me fusillait. C’était trop pour un footballeur. » RC

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47. Ángel Labruna


Ángel Labruna sur le banc de River, c’est une gueule, un titre après dix-huit ans de disette, et une cravate, noire, avec la fameuse bande rouge. Récemment, River Plate a présenté un maillot en hommage à l’attaquant de La Máquina.


« El Feo » , le moche en VF, meilleur buteur de l’histoire du championnat argentin et de River, est un amoureux de son club, pour lequel il a planté 292 buts en matchs officiels. Outre ses neuf titres avec la Banda Roja, Labruna a prouvé son amour pour River quand il a embrassé une carrière d'entraîneur. Alors sur le banc de Talleres, il réunit les anciens joueurs de River qui jouent alors à la T, avant un match contre Boca Juniors : « Ce n’est pas un match comme les autres pour nous. C’est comme un River-Boca, marchez-leur dessus » , comme le raconte Juan José López, ancien joueur de River et Talleres. Le club de Córdoba gagne 4-0. « Après chaque but, Ángel gueulait "goooool de River". » RC

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46. José Luis Chilavert


Il est l’homme qui parlait à ses défenseurs en guarani et a failli entraver les rêves de l’équipe de France. Gardien de but du rugueux Paraguay, l’immense Chila dégoûte les attaquants bleus, jusqu’à ce fameux but en or de Laurent Blanc. Capitaine courage, José Luis va alors relever ses hommes un par un. Crier, conseiller, consoler, José Luis l’a fait toute sa vie. Il a même distribué quelques mandales quand on s’en prenait à sa meute. Ruggeri, Abreu et Asprilla en ont fait les frais. Mais plus encore que pour son caractère, ses coups de sang ou son talent sur sa ligne, c’est pour sa frappe de mule que Chila est entré dans la légende. L’homme au maillot floqué d'un bulldog tirait aussi bien les penaltys que les coups francs. Ce qui lui a permis d’inscrire huit buts sous le maillot de sa sélection et 36 avec Vélez Sársfield, un club où il est une icône. Un statut qu’il s’est offert aussi à Strasbourg, en offrant la Coupe de France 2001 au club après avoir inscrit l’ultime tir au but. AJ


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45. Neymar


Finalement, peut-être que YouTube n'a pas toujours tort. Car quand Neymar était encore ce joueur de Santos réputé incroyable dont l'Europe commençait à parler bruyamment, une partie des observateurs avaient rapidement mis le holà. Pourquoi s'emballer sur un jeunot qui, certes, est capable d'enchaîner plus de dribbles que dans un jeu vidéo, mais dont personne ne sait s'il parviendra à s'adapter au football européen ? Des avertissements insuffisants pour calmer les ardeurs des soupirants, prêts à toutes les folies pour attirer sa crête blonde. C'est finalement Barcelone qui a gagné le gros lot en 2013, et depuis, Neymar a prouvé qu'il était de la trempe des plus grands. Qualités techniques et athlétiques d'une autre planète, intelligence de jeu en progrès constant, instinct de buteur hors pair, Neymar ne s'est pas fait prier pour envoyer balader les critiques. Associé à Suárez et Messi au sein de la diabolique MSN, il a déjà commencé à empiler les titres. Et à la tête d'une équipe du Brésil en manque de figure de proue, c'est lui qui, du haut de ses vingt-deux ans, a porté le pays entier lors de la dernière Coupe du monde, dont il a raté la fin à cause d'une vilaine blessure. Auteur (déjà) de 49 buts en 73 sélections avec la Seleção, Neymar risque d'avoir envie de prendre sa revanche très rapidement. AD

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44. Zizinho


Ademir et Zizinho constituaient sans doute l'une des plus belles doublettes d'attaquants de l'histoire de l'équipe du Brésil. Leur plus gros problème, c'est qu'ils resteront tous les deux associés à tout jamais à la Coupe du monde 1950, et au match perdu face à l'Uruguay au Maracanã. Toute sa vie, Zizinho en personne jurera être hanté par la date du 16 juillet. Ademir a pourtant fini meilleur buteur de la compétition, et Zizinho en sera élu meilleur joueur, mais le mal était fait. Attaquant vedette de Flamengo, de Bangu, puis du São Paulo FC, Zizinho a quand même eu droit aux éloges qu'il méritait, et avait été surnommé le « Léonard de Vinci du football » par des journalistes italiens venus au Brésil pour suivre le Mondial 1950. Plusieurs années plus tard, Pelé déclarera même que Zizinho est le joueur qu'il admirait le plus. En complément, Flavio Costa, entraîneur brésilien en 1950, s'était permis d'affirmer : « Il n'était peut-être pas meilleur que Pelé, mais ce qui est certain, c'est qu'il n'était pas moins bon que Pelé. » Mais le monde n'aura pas l'occasion de les voir associés puisqu'en 1958, Zizinho ne participe pas à la Coupe du monde remportée par le Brésil emmené par Pelé. Après sa retraite sportive, Zizinho surprend en se lançant dans une carrière d'inspecteur des impôts. AD


43. Oscar Ruggeri


La carrière d’Oscar Ruggeri a longtemps suivi celle de Diego Maradona, le défenseur central débutait avec lui à Boca avant d’être son partenaire et même parfois son capitaine sous le maillot albiceleste de 1986 à 1994. Le temps d’amasser une Coupe du monde, une autre perdue en finale, et deux Copa América en 91 et 93. Défenseur dur sur l’homme, limite vicieux, flirtant toujours avec les règles, celui qu’on surnommait « El Cabezón » (la grosse tête en français) savait aussi marquer des buts importants. Souvent de la tête, évidemment. Mais Ruggeri, c’est d’abord un formidable meneur d’hommes et un gagneur. La preuve, l’homme a remporté la même année (en 1986), la Copa Libertadores, la Coupe intercontinentale et la Coupe du monde. Un privilège qu’il partage uniquement avec le Roi Pelé. Reconverti entraîneur, Ruggeri semble avoir perdu son mojo. Il n’a rien gagné depuis le banc. Reste un mérite indiscutable, celui d’avoir lancé dans le grand bain le Kun Agüero. AJ

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42. Luis Cubilla


Uruguay-URSS, quarts de finale du Mondial 70. À cinq minutes de la fin de la prolongation, un centre au deuxième poteau finit par ricocher dans les pieds de Luis Cubilla. Opposé à deux défenseurs soviétiques, l’Uruguayen perd le ballon. Six mètres, c’est ce que tout le monde croit. Mais l’attaquant se jette dans les pieds de son vis-à-vis et à la vitesse de l’éclair, se ramène le cuir sur son pied droit pour centrer vers Victor Esparrago, qui finit le travail de la tête. Un vrai tour de magie. De Peñarol à Nacional, Luis Cubilla (38 sélections, onze buts et trois participations en Coupe du monde) a remporté le championnat uruguayen à neuf reprises, ainsi que trois Copa Libertadores. La première ? Lors de l’édition inaugurale, en 1960, avec les Aurinegros. L’adversaire ? Les Paraguayens d’Olimpia. Mais vingt ans plus tard, il sacre le club d’Asunción, en tant qu'entraîneur. « Cubilla a changé la mentalité des footballeurs paraguayens en emmenant Olimpia à la conquête de la Copa Libertadores et la Coupe intercontinentale, en 1979. À partir de ce moment-là, les Paraguayens ont commencé à croire en leurs forces et en leurs qualités » , expliquera plus tard Carlos Alberto Kiese, qui évoluait sous ses ordres. Mais l’histoire d’amour est aussi faite de querelles. En 2012, Cubilla a attaqué en justice le club d’Olimpia, réclamant le paiement d'une dette de 300 000 dollars. Il décède un an plus tard. Sans avoir touché le pactole. FL

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41. Leônidas da Silva


Ce 5 juin 1938, des cordes s’abattent sur Strasbourg. Il faut s’imaginer le terrain boueux, le ballon lourd et gorgé d’eau. Nous sommes en prolongation de Pologne-Brésil, en Coupe du monde, et Leônidas laisse échapper une chaussure sur le terrain. Qu’importe, le Brésilien poursuit son action et inscrit le sixième but de la Seleção en chaussettes ! La France découvre le « Diamant noir » , un joueur spectaculaire qui restera comme l’un des premiers artistes du ballon rond. « Qu’il soit à terre ou dans les airs, cet homme en caoutchouc a le don de prendre le contrôle de la balle et de décocher des frappes surpuissantes au moment le plus inattendu » , décrit à l’époque Raymond Thourmagem dans Paris Match. L’attaquant brésilien de Flamengo termine meilleur buteur du tournoi avec huit buts. Pour la première fois, le Brésil compte les Paulistes et les Cariocas réunis en sélection lors d’une Coupe du monde. Mais sans sa vedette, laissée au repos, le Brésil se fait éliminer en demi-finales. Le sacre planétaire attendra. Pour la postérité, Leônidas, lui, restera l’homme ayant popularisé la bicyclette sur un terrain de foot. FL

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Par Léo Ruiz, Florian Lefèvre, Alexandre Doskov, Arthur Jeanne et Ruben Curiel
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Dans cet article

Chilavert. Quand il a signé à Strasbourg, j'étais comme un dingue. J'avais l'impression que notre bonne vieille D1 devenait la piste aux étoiles !
Puis non, on a bouffé notre pain noir. Il y avait aussi Farid Mandragon à Metz aussi, mais je ne me souviens plus si c'est la même année.
Et puis question gardien, comme c'est juste les sudam et pas les latinos, on aura jamais ce bon vieux Campos dans le classement aussi.. Il aurait bien mérité lui.
Barton_fink Niveau : DHR
Oui en 2000-2001 et franchement j'ai pas souvenir d'un gardien aussi desicif que lui tout au long de la saison. Il avait sauvé Metz a lui tout seul
oui c'était l'un des meilleurs de france si ce n'est le meilleur cette année là.

Dommage qu'il avait un faux passeport (comme les brésiliens de st E), il a gardé les cages de galatasaray pendant un moment ! Un sacré gardien, par contre il capté jamais un balon, toujours repoussé des poings.
2 réponses à ce commentaire.
Hâte de voir l'héritage que va laisser Neymar dans 20 ou 30 ans par rapport à d'autre mecs présents dans ce classement... Il va devoir profiter du retrait progressif de Messi et de Cr, tout en priant pour retrouver une Seleçao compétitive pour s'imposer comme l'un des tops joueurs de ce classement. Il en a les qualités, à mon sens, mais est-ce qu'il aura le mental...
Note : 1
Neymar, véritable icône Auriverde, car seul assez bon joueur dans un désert générationnel, a d'ores et déjà laissé une plus grande marque en Amérique du Sud que Paderna, Labruna ? Moi j'ai vu hier face au Fc Seville, comme depuis 3 ans, un joueur avec quelques fulgurances et plein de déchets qui par exemple perd 2 fois le ballon a force de s'emmêler les pinceaux dans des dribbles (les 2 fois; le défenseur n'a pas eu besoin de le contrer mais à récupérer tranquillement le ballon ...
Je veux bien qu'avant c'était pas forcément mieux, mais faut pas déconner.
Pederna c'est mieux *
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
10 lettres. Pas mieux ?

Perdernera.
Sorry for inconvenience.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Ahahah je me suis planté aussi dis donc, je crois qu'il y a une malédiction autour du nom de ce mec.

P-E-D-E-R-N-E-R-A
floyd pink Niveau : CFA
Pfffioouu !
Ha oué quand même. C'est marqué socios du Barça pour toi mais c'est vraiment le cas ?
Parce que déclarer que Neymar est un "joueur avec plein de déchets"... c'est violent hein.
Parce que je dis pas qu'il est parfait mais ça sent la mauvaise foi de dire des truc comme ça quand même.
5 réponses à ce commentaire.
Zanetti...Putain Zanetti...pfff. Javier Zanetti. Je crois que c'est pour ce type qu'on a défini la notion de respect.
Barton_fink Niveau : DHR
Je sais pas ce qui me retient.. la peur peut etre..?

https://www.youtube.com/watch?v=PmnpuTXHrxI
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Pouarf, Chilavert quoi !

Rien que le voir devant Gilmar, Mazurkiewicz ou Fillol représente un crime de lèse-majesté. J'ai toujours considéré ce type comme une ignoble tête de lard. Après bien sûr, si tu l'as dans ton équipe, si t'es supporter de Vélez ou San Lorenzo, ce type est ton idole comme Flucklinger à Metz ou le grand Fabien Piveteau au HAC.

Je ne dis pas qu'il fut mauvais, loin de là, il fut un courageux portier et surtout un immense meneur de troupe, mais sans cette capacité à jouer haut et transformer de temps à autre quelques coups de pieds arrêtés, bref sans cet aspect fantasque, spectaculaire et au final relativement superflu, je ne crois pas qu'il occuperait une telle place dans l'inconscient collectif.

En fait, ce gars c'est juste un mélange de Jourdren et Ruffier avec le pied gauche d'Adriano.
Barton_fink Niveau : DHR
Ouai pareil.. Bon un charisme quand meme et du style, mais en tant que gardien pur, y'a des dizaines de goals latinos qui le depassent largement. Sans compter qu'on nous a bassiné avec le mur infranchissable qu'il aurait été en 98 contre la France. Il a fait 2, 3 arrets pas plus et pas d'exploit. Le reste c'etait 10 paraguayens devant lui.

Du coup ca me fait repenser a ma VHS les meilleurs moments des bleus 1998 avec l'integrale de la finale.. qu'est ce que j'ai pu la mater cette k7
Ahah, t'y vas fort mais je suis plutôt d'accord sur tout.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Un peu d'accord mais pas complètement. Je m'explique : pour moi, Chilavert est en-dessous de Fillol, Mazurkiewicz, Carrizo et Gilmar, par exemple, mais je le mettrais quand même pas loin de la 5e place (plus ou moins à égalité avec des Roque Maspoli, Hugo Gatti ou Higuita). Faut pas oublier qu'il a vraiment tiré le Paraguay vers le haut et été pendant des années le dernier rempart du Velez de Bianchi, le tout avec un leadership indiscutable... et rien que pour ça, je le trouve particulièrement marquant dans l'histoire du football sud-américain ! Je rappelle qu'on parle des joueurs les plus marquants (ce qui implique d'autres paramètres que les performances et le talent pur), pas forcément des 100 meilleurs stricto sensu...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Je suis d'accord Alain, particulièrement sur son importance au Vélez. Mais sa place dans ce top et surtout le lien de Barton_Fink où il crache au visage de Roberto Carlos m'ont fait voir rouge.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Je dois bien être le seul mais perso, la place de Chilavert dans le top 50 ne me choque pas plus que ça (ce qui me surprend, c'est surtout qu'il soit devant des Fillol, Mazurkiewicz et Gilmar). Entre ses performances avec le Paraguay et Velez, son charisme, son leadership, le fait qu'il marque des coups-francs et des pénos, sa forte personnalité, son palmarès en club, etc, je trouve qu'il fait bien partie des joueurs réellement marquants de l'histoire du football sud-américain, qu'on l'apprécie ou non (et je répète que je ne parle pas de talent pur)...
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Je me faisais cette réflexion Alegria, tout ce qu'on dit sur Chilavert (le charisme, le style fantasque, l'autorité, le côté gardien buteur), on pourrait presque l'étendre à René Higuita qui sera sans doute cité dans la suite de ce classement.
Je vois déjà d'ici les cris d'orfraie à la simple perspective d'imaginer Higuita dans les 40 premiers d'un top sud-américain : moi aussi je trouve ça beaucoup trop haut (je l'aurais cité dans ce top évidemment mais plutôt en fin de classement, en tout cas pas dans les 50) mais d'un autre côté, on est obligé d'admettre que Chilavert et Higuita ont marqué à leur façon le football sud-américain, autant pour leur personnalité et leur style que pour leurs performances. Et puis Higuita, c'est quand même la coupe de cheveux, le coup du scorpion, les sorties kamikaze et le mec qui t'arrête je ne sais plus combien de pénos en finale de Libertadores 89 avec l'Atletico Nacional !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Absolument d'accord, de par leur style, leur poids et leur singularité, ils méritent d'y être. Mais c'est de la 1ère, 2ème fournée grand max (pas mal cette règle de mesure : "untel, mouais, c'est de la 1ère fournée de top 100, pas plus.")

Higuita, j'aimais beaucoup sa fantaisie, sa folie douce, mais lui, j'aurais détesté l'avoir dans mon équipe (contrairement à Chilavert). Sa sagouinade contre le Cameroun face à Milla, c'est impardonnable, surtout quand tu représentes un pays aussi dingue de foot que la Colombie.
Ce commentaire a été modifié 3 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Ces débats me rappellent d'ailleurs ceux qu'on avait eus pour Paolo Rossi, classé 9e du top italien.
Pour le coup, je cite So Foot :
"Paolo Rossi fait-il partie des 10 plus grands joueurs italiens de l’histoire ? Non, clairement pas. Fait-il partie dans ce cas des dix meilleurs attaquants ? Non plus. En revanche, il est indéniablement de ceux qui ont le plus marqué l’histoire du football italien."

Je pense qu'on peut étendre cette remarque à certains joueurs sud-américains qui seront sans doute classés trop haut dans ce top au regard de leur valeur véritable et de leur carrière (Chilavert, Recoba, Higuita, Valderrama...).
Quel gros connard, le mec fait 20 cm de moins que lui, pas loin de 35 kilos aussi (80 si tu enlèves le poids des cuisses), et il vient lui cracher à la gueule comme ça devant les caméras. À moins que Roberto Carlos ait violé sa fille, je vois vraiment pas ce qui peut justifier ça.
10 réponses à ce commentaire.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  16:55  //  Aficionado del Uruguay
Note : 5
Bon, je sors de mon boycott volontaire et je vais tenter de mettre un peu de bonne volonté (et aussi parce que le message d'Alegria m'a touché...).
Je vais également tenter de suivre les conseils du bon vieux Alain Proviste et tenter de faire abstraction du classement.

@Saprissa, mon avis sur Chino Recoba ?

Comment dire... Il fait partie de toute une liste de joueurs que "j'adore détester". C'est à dire de tous ces joueurs emblématiques de Nacional ayant marqué ce club et qui valent même au supporter de Peñarol que je suis un minimum de respect et même d'admiration secrète...

Petite anecdote, ma famille est de Piedras Blancas à Montevideo, la maison familial se situait (et se situe toujours) à même pas 300 mètres du stade de Danubio, le club du quartier.
La ou moi et mes frères avons tapé nos premiers ballons en culotte courte dans toutes les équipes de jeunes du club. Mon frère aîné, qui travaille aujourd'hui à l'UAF est née la même années que Chino, et a donc joué avec lui en équipe de jeunes du club.

Et ce que j'ai à t'en dire n'a rien de sensationnel, il mettait tout les autres gamins à l'amende techniquement dés ses 10-12 ans, et il se dégageait déjà de lui une certaine nonchalance et une tranquillité en sa qualité technique qui lui attira pas mal d'ennuis avec ses coéquipiers (j'ai un nombre incalculable d’anecdotes racontés par mon grand frère de mecs qui voulaient ou lui ont amocher la gueule à cause de son arrogance et de son coté "sur de moi même"). Bref, de la pure jalousie car tout le Monde savait que Chino irait sans doute loin dans le football dés ses 13-14 ans... Un gars qui dés le départ ne laissait personne indifférent.
Je me souviens de sa première saison chez les pros, je devais avoir 14-15 ans et j'assistait à tout les matchs du Danubio à domicile en tant que ramasseur de balle ou en tant que simple spectateur (les jeunes du club pouvait entrer gratuitement à l'Hippodromo).
Cette saison la, il a littéralement ÉCLABOUSSÉE le pays de son talent. Je ne me rend compte qu'avec le temps de la chance que j'ai eu d'avoir pu assister à toute cette saison à ses exploits individuels, son talent et sa classe.

Je me souviens particulièrement de la réception de Nacional en 95 ou il avait illuminer le match et fait tourner tout les Bolso en véritable bourrique. Bon, ça n'a pas suffit pour gagner, mais quel souvenir !: https://www.youtube.com/watch?v=9BOISnNW0p4 (la vidéo ne montre malheureusement que les buts...).

S'ensuit ensuite le pire choix de sa carrière, préférer signer à Nacional alors que Peñarol lui tendait les bras, mais bon, passons..
Ensuite, un départ pour l'Italie, seul championnat européen qui était alors diffuser en Uruguay dans les 90's, ce qui nous a donc permis de ne pas perdre sa trace.

Et la, je doit reconnaître que même s'il était toujours capable de formidables fulgurance de temps en temps, il aurait quand même pu aller bien plus haut sans cette nonchalance qui, je l'ai déjà dit, a toujours été son gros défaut...
Avec la sélection ? Son malheur est surtout d'avoir connu la pire Celeste de l'histoire, celle allant de 2000 à 2008...
Il fut quand même l'un des seuls si ce n'est le seul rayon de soleil de toute cette fade période (ce but dingue contre l'Argentine...).

Donc oui, un super joueur, mais un gros gout de gâchis également, je suis donc assez partagé. Ma préférence va la pour le coup à Diego Forlàn si je devait les classer, même si le style de Chino a mes faveurs, Forlàn a pour lui une régularité que Recoba n'a malheureusement jamais eu...
Barton_fink Niveau : DHR
Juste par curiosité, ou mets tu Abreu par rapport à Recoba? Et dans l'histoire recente du foot celeste?
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  17:07  //  Aficionado del Uruguay
C'est une blague ?

(en tout cas, tu m'a bien fait marrer :) )
Barton_fink Niveau : DHR
Non non, juste avoir l'avis d'un uruguayen m'interesse. Il m'a toujours fasciné par sa fougue. Comment on le perçoit au pays?
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Peñarol mi Amigo !

Tu ne peux pas savoir combien ça me réjouit de te recompter parmi nous ! Cet exercice aurait cruellement manqué de sel sans ta contribution.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  17:24  //  Aficionado del Uruguay
Note : 1
Tout dépend de quelle point de vue tu te place.
C'est carrément une légende pour les supporters de Nacional, ce n'est qu'un pitre pour ceux de Peñarol...

Objectivement, le joueur en soit ne m'a jamais vraimment enthousiasmé, mis à part se fougue et ses qualités de leader incontestable. Il ne doit ses séléctions qu'au manque de concurrence qu'il y'eut longtemps en Seleccion (nos deux attaquants étant alors Zalayeta et Abreu, hum...)

Mais je dois bien reconnaître tout de même que son manque de superficiallité me l'a, avec le temps, rendu assez sympathique, oui.
Barton_fink Niveau : DHR
Vale amigo..

Oui c'est vrai que ton erudition nous a manqué. Le fait qui ai dit que Forlan n'avait peut etre pas sa place dans un top 50 uruguayen m'a laissé songeur.

Reste avec nous juste a la fin du classement mais si tu as des envies d'ecorcher vif!
ThomasDandy Niveau : Ligue 2
 //  18:21  //  Amoureux de Lyon
Super commentaire, ça mérite d'être souligné.
Merci de ta reponse tres complete et tres interessante comme a chaque fois...

Comment devient on supporter de Penarol quand on a grandi a 300M du stade de Danubio?
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  18:54  //  Aficionado del Uruguay
Note : 1
Ça se transmet de pére en fils...
Mes parents ont enmennagés à Piedras Blancas lorsqu'ils se sont marier, et il se trouve que la maison qu'ils ont acheter se situe à 300 métres de l'hippodromo.
Mais il m'a toujours été formellement interdit de supporter le Danubio, même si j'ai une sympatie évidente pour ce club, ma famille est manya depuis notre arrivée en Uruguay, que ce soit du côté paternel ou maternel...
Mehmet Scholl Niveau : CFA
J’espère que ton boycott n’était pas du à mon intervention passée, crois moi, ça n'était vraiment pas le but

Bref, passons outre tout cela et content de pouvoir te lire à nouveau sur ce sujet mais râle pas sur le classement hein !! ;)
10 réponses à ce commentaire.
Pedernera si bas dans le classement...celui qu'on appelait 'le Maestro'...l'idole de Di Stefano lui même, ça me flingue un peu ma journée. C'est quand même fou ce que River a sorti comme joueurs énormes...
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  17:06  //  Aficionado del Uruguay
Note : 2
Tiens Borracho, y'avait longtemps que je t'avais pas croiser ici...

Pedernera ? Tu sais, on parle la d'un classement qui a mis Palermo devant Spencer, Medel devant Nasazzi et Taffarel devant Gilmar et Mazurkiewicz, donc inutile de te dire qu'il ne vait pas grand chose...

Mais je suis totalement d'accord avec toi, Pedernera mériterait d'être au moins dans les 20, tout comme Labruna, Moreno, Boyé et tellement d'autres, quand je pense qu'ils ont réussi à mettre des Piazza, Vidal ou Ortiz dans ce classement...

Qu'est ce que cela me ferait rire de voir Di Stefano devant Pedernera, Labruna ou Moreno...
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  17:44  //  Aficionado del Uruguay
Note : 2
Je ne dis vraimment pas ça par nationalisme, mais le football rioplatense jusqu'a la fin des années 50, puis sud-américain était largement supérieur au football européen jusque dans le milieu des années 60, l'Uruguay et l'Argentine collaient des valises aux sélections européenes à chaque tournée sur le Vieu Monde.

Il était impensable pour Mussolini de laisser sa Nazionale se faire ridiculiser par quelques salopard d'oriundis...

Le gouvernement fasciste avait d'ailleurs tenté des 1928 de convaincre les plus talentueux oriundis argentins et uruguayens de rejoindre la Squadra, mais ils refusérent tous car ils avaient d'excellent salaire au pays (pour l'époque, je veux dire...).
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  17:47  //  Aficionado del Uruguay
Me suis tromper de destinataire sur ce message, disculpe ;)
Même constat pour Pedernera. Ce n'est pas propre à ce classement, la grande génération de la Maquina est systématiquement oubliée ou sous-estimée quand on évoque les plus grands joueurs de l'histoire.
La raison selon moi est l'absence de coupe du monde disputée à leur époque. Je pense à une édition qui aurait eu lieu en 1946. Même si malheureusement la situation du monde ne le permettait pas, quel mondial extraordinaire ça aurait été! L'Argentine donc en costume de favori mais aussi l'Uruguay déjà au top, le Brésil avec un Zizinho au sommet et un Leonidas toujours présent et revanchard après sa frustration de 1938 et comme outsider l'Italie où le calcio avait déjà repris ses droits avec l'ossature du Grande Torino.
De même la Libertadores n'existait pas encore et les a aussi privé de palmarès international en club, ils se sont contentés du trophée disputé contre le champion d'Uruguay, remporté à plusieurs reprises.
Pourtant cette génération a quand même remporté (avec l'Argentine) 4 Copa America en 5 éditions (et une 2ème place) entre 1941 et 1947, ce qui est un record.
FredAstaire Niveau : DHR
Dans le même ordre d'idée, imagine le nombre de Tours de France pour Coppi et Bartali de 1940 à 1946, si ...
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Totalement d'accord !
On en parlait d'ailleurs sur l'article précédent. Un Mondial en 46 aurait été extraordinairement relevé ! Déjà l'Argentine, avec une ossature basée sur la Maquina de River, aurait eu une équipe absolument sublime. Et en face, le Brésil de Zizinho, Leonidas et Ademir, l'Uruguay encore très forte à cette époque avec les futurs champions du monde 50 et l'Italie de Mazzola et des joueurs du grande Torino. Ca fait déjà quatre gros favoris, sans compter la Suède, la Yougoslavie, la Hongrie, l'Angleterre...
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  19:51  //  Aficionado del Uruguay
Note : 2
On pourrait également faire le même constat avec le Peñarol 1948-54 qui prit la place et remplaça ce River Plate sur le continent.
Equipe qui donna à la Céleste la colonne vertébrale lors de la CDM1950 avec des Maspoli, Varela, Andrade, Ghiggia, Miguez, Schiaffino...
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Très juste amigo, je ne l'ai pas cité car je connais mal le Penarol d'avant les 60's, je craignais donc de dire une connerie... et puis de toute façon, tu es là pour en parler ! ;)
C'est exactement l'autre exemple que j'avais en tête.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Puisque l'on parle des grandes équipes sud-américaines des années 40-50, comment ne pas mentionner également les Millonarios de Bogota et leur fameux "Ballet Azul" (cité dans l'article d'ailleurs) ? Au début des années 50, c'était certainement l'une des meilleures équipes au monde, emmenée par Pedernera mais aussi Di Stefano et Nestor Rossi, immense milieu argentin (et ancien de River lui aussi) qui sera sans doute zappé dans ce top... Ils avaient battu une bonne partie des cadors européens, dont le Real, lors de leurs tournées sur le Vieux Continent.
Ouep, une bonne équipe de mercenaires :)
Rossi, je pense qu'il y sera, il a quand même une très grosse réputation en Argentine, voire en AmSud tout court.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Les Millonarios qui étaient d'ailleurs entraînés par un certain Hector Scarone.
Mais comme je devine qu'on va me faire la remarque, je rappelle quand même que l'arrivée subite de stars étrangères dans le championnat colombien en 48-49 fut notamment due à la situation économique en Argentine et à la grève des footballeurs argentins. Du coup, les contrats des nouveaux joueurs et même le championnat colombien dans son ensemble pouvaient presque être considérés comme hors-la-loi, aucune indemnité de transfert n'ayant été versée aux clubs d'origine des joueurs arrivés en Colombie (à vérifier, certains s'y connaissent sans doute mieux sur ce sujet)...
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
@ Dip, héhé j'attendais cette remarque, d'où mon com précédent. ;)
A ce sujet d'ailleurs, la FIFA considérait que les joueurs appartenaient toujours à leurs clubs d'origine étant donné qu'elle ne reconnaissait pas cette ligue "renégate". D'où le cas Di Stéfano par exemple, le Real l'a repéré lors de la fameuse tournée des Millonarios, je crois bien qu'ils ont directement négocié auprès de River alors que le Barça était en contact avec les colombiens. On connaît le mic-mac qui s'en est suivi...
Ton commentaire m'a curieusement rappelé le titre d'une comédie avec Michel Galabru, "Celles qu'on n'a pas eues" qui se déroulait dans le compartiment d'un train où quelques voyageurs racontaient ce qui aurait pu être, pour eux, un moment d'amour inoubliable mais qui, de par la tournure d' évènements indépendants de leur volonté, n'avait pu avoir lieu.
Cette coupe du monde 1946, qui n'a jamais vu le jour, aurait certainement, été l'une des plus intéressantes de l'histoire.
Pour revenir à ce mondial virtuel de 1946, c'est d'autant plus regrettable que l'Italie et l'Argentine seront frappées par le destin et n'auront pas l'occasion de participer à 1950 ou alors avec une équipe passablement amoindrie. L’Italie par la catastrophe de Superga qui décime le Torino et l'Argentine par la grande grève de 1949 et ses répercussions (suspension de ceux qui sont partis en Colombie) et aussi l'age déjà avancé de ses cadres (Labruna, Pedernera, Moreno).
@FredAstaire
Bartali oh que oui, la guerre a stoppé sa carrière entre 26 et 31 ans, les plus belles années pour un cycliste. Il gagne le Tour en 38 et en 48. Rien n'indique qu'il en aurait gagné 10 (car il y a avait un fort protectionnisme des équipes françaises vis à vis des italiens), mais son palmarès aurait tout de même été hallucinant, ne serait-ce qu'en terme de Giro et de classiques italiennes.
Coppi c'est différent, plus jeune, il n'avait que 25 ans à la fin de la guerre et rien n'indique qu'il aurait rivalisé avec Gino le Pieux avant 1946. Son seul fait d'armes avant guerre, c'est un Giro où il profite de la chute et la blessure de son rival.
17 réponses à ce commentaire.
Bien le re-bonjour ami manya...tu es de quel coté de l'Atlantique en ce moment? Comme je n'arrive pas à 'réagir' sur ton commentaire, je t'envoie message décalé...
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  17:16  //  Aficionado del Uruguay
Bien content de te revoir ici, amigo ! :)

Suis à l'Est, aprés un séjour de presque 3 mois au pays, ou j'ai eu la chance de rencontrer par hasard Julian Speroni dans un café de Recoleta. On a disuté un petit quart d'heure, et, je ne sais pas pourquoi, il m'a fait penser à toi (ancien de Platense vivant en Angleterre depuis 15 ans, sans doute...). Je sais j'ai de drôles d'idées parfois...
Penarol,

Ta présence est une plus value non négligeable. Ce sont des personnes comme toi qui font la valeur de ce site.

Je tai plus lu que n importe quel des auteurs de sofoot.com et j'espère te relire encore.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  18:30  //  Aficionado del Uruguay
Merci l'ami, c'est trés sympa mais tu me fais la bien trop d'honneurs...
3 réponses à ce commentaire.
Suis je le seul à parcourir ce classement avec la voix de Omar da Fonseca dans la tete? Frrrrrappasse de vie!
el.maestro Niveau : DHR
C'est aussi mon cas des que je vois un Argentin dans le classement. Et je dois dire que c'est plutôt joussif !
1 réponse à ce commentaire.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  17:40  //  Aficionado del Uruguay
Note : 1
Sinon, et pour en revenir à la série d'aujourd'hui, elle met clairement en évidence le grand River Plate des années 42-46, celle de Pedernera et Labruna certes, mais égelemment des Loustau, Pontoni, Moreno, Boyé ou Mendez...
Équipe qui, pour rappel, fut d'un tel niveau qu'elle contraignit le jeune Di Stefano à partir s'agguérir en prêt pendant un an et demi à Huracan, avant de revenir à River, sans toutefois écraser ses conccurents, loin de la...

Merci aussi de rappeler l'existence de ce vieux Luis Monti, qui mériterait à mon avis de figurer bien plus haut dans ce classement.

En plus de Monti, le régime de Mussolini convainquit également Enrique Guaita et Luis Orsi de rejoindre l'Italie dés 1932 et de porter le maillot de la Nazionale en 1934. Provoquant l'annulation de la participation argentine car l'Albiceleste était alors dépourvue de sa colonne vértébrale qui lui avait permise d'atteindre la finale 4 ans plus tôt.

Le régime fasciste tenta égalemment de naturaliser bon nombres d'oriundo uruguayens et brésiliens, provoquant le retrait à son tour de l'Uruguay et l'envoie par le Brésil d'une équipe B pour disputer la compétition.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  17:44  //  Aficionado del Uruguay
Note : 1
Je ne dis vraimment pas ça par nationalisme, mais le football rioplatense jusqu'a la fin des années 50, puis sud-américain était largement supérieur au football européen jusque dans le milieu des années 60, l'Uruguay et l'Argentine collaient des valises aux sélections européenes à chaque tournée sur le Vieu Monde.

Il était impensable pour Mussolini de laisser sa Nazionale se faire ridiculiser par quelques salopard d'oriundis...

Le gouvernement fasciste avait d'ailleurs tenté des 1928 de convaincre les plus talentueux oriundis argentins et uruguayens de rejoindre la Squadra, mais ils refusérent tous car ils avaient d'excellent salaire au pays (pour l'époque, je veux dire...).
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  17:45  //  Aficionado del Uruguay
Oups, désolé pour le doublon...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Merci pour ces précisions l'ami.

Où est-ce qu'on signe la pétition pour que l'Italie restitue son étoile ?

:)
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Ses étoiles d'ailleurs.

N'oubliont pas qu'au sortir de la finale de 38, Szabó, le gardien de la Hongrie a eu cette phrase lourde de sens : « On a pris quatre buts, mais au moins on leur a sauvé la vie. »



Pour 1934, j'avais plutôt lu ça comme motif:

En el Mundial de Italia 1934, Argentina concurrió con un equipo amateur a raíz de que los nuevos clubes afiliados a la AFA en la era profesional no estaban dispuestos a ceder a sus figuras a un viaje de 13.000 kilómetros en barco hacia el Viejo Continente. Las consecuencias estuvieron a la vista: caída por 3-2 frente a Suecia en Bologna, en el único partido que ha jugado el conjunto albiceleste en la Copa y luego se marchó a su casa.

Car l'Argentine était bien présente mais avec une équipe d'amateurs.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  19:59  //  Aficionado del Uruguay
Oui, c'est vrai, l'Agrentine envoya bien une équipe de coiffeurs pardon...
Equipe qui ne fit malgrés tout pas pales figure, loin de la (cf arbitrage pour le moins scandaleux face à la Suède...)

Sinon, pour la nouvelle professionnalisation des clubs argentins, je n'y croit pas une seule seconde...
A priori il y avait également une sombre affaire de grève des joueurs pros cette année-là suite à la fusion entre la Liga Argentina de Football et la Asociación Argentina de Football, mais bon difficile de savoir ce qui s'est réellement passé.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  20:51  //  Aficionado del Uruguay
J'ai ma propre opinion sur cette affaire, mais je la garderais pour moi, je te propse cependant deux pistes qui me paraissent fondamental dans cette histoire: Eliecèr Gaítan et Évita Perron...
Je suis en train de lire ce bouquin sur Boca: http://img-tmk.tematika.com/tapas/sitio/515926g0.jpg , il évoque effectivement la piste Evita et ses connivences dans le football de l'époque.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  21:29  //  Aficionado del Uruguay
Tu tape dans le mile l'ami, fort et pile dans le mile ! ;)
Bon, parfois je ne comprends pas tout, l'auteur est un juriste de formation et il a un style pour le moins alambiqué. Il retrace l'histoire de Boca en 4 volumes, c'est très instructif. Je vais devoir m'arrêter au tome 2 pour l'instant, impossible de trouver le 3e volet a un tarif honnête en Europe, pourtant c'était le volume qui m'intéressait le plus car il traite notamment du grand Boca des 70's-80's avec les Gatti, Mouzo, Pernia, Benitez, Mastrangelo, Felman, Perotti, Brindisi etc
Difficile de s'instruire correctement sur le football SudAm en France!
FredAstaire Niveau : DHR
Penarol, je t'adore, mais il semblerait que tu aies un problème avec Di Stefano.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  20:00  //  Aficionado del Uruguay
Non, je n'ai absolument aucun problème avec lui. C'est même une personne qui m'est assez sympathique.
Je fais juste remarquer que je trouve sa popularité et même son talent réel très surfait par la propagande médiatique européenne, voila tout...
el.maestro Niveau : DHR
Très surfait c'est peut être vite dit quand même. Comme dit plus haut, je te lis à chaque fois avec passion, mais effectivement tu sembles avoir un soucis avec di stefano. Certes le foot européen était sans doute moins relevé que le foot sud-américain a l'époque (je te crois toi et Alain proviste sur parole quand vous dites ça) mais de là à dire que Don Alfredo est surfait à cause de la propagande médiatique... j'ai quand même un doute, même si je ne connais pas comme toi le foot de l'époque. Il a littéralement marché sur l'Europe du foot, placé le réal sur la carte mondiale du foot et démoli un à un tous les concurrents potentiels de son club (en Europe toujours, il est vrai), entre autre le Barça et ses hongrois de l'époque pour ne citer que son plus proche rival (club pour lequel il a failli signer). Si le réal est devenu grand c'est quand même en grande partie grâce à lui.
Tu mets souvent en avant le fait qu'il a du partir de river a l'époque car il ne pouvait pas se faire sa place dans cette équipe . Soit. Mais quel âge avait-il ? Ce n'était qu'un gamin, et s'imposer gamin dans une dream team, tu conviendras avec moi que cela n'a rien d'évident, même pour les (futurs) plus grands.
Sache que je ne dénigre absolument pas tous les joueurs que tu évoques et que tu classerais devant di Stefano, je vais être franc avec toi je ne les connais quasiment pas, car pas du tout spécialiste du foot sudamericain. Mais en revanche j'ai quand même une passion pour le foot européen et surtout espagnol, et tout ce qu'on peut lire sur di stefano est formel. Mais plus que cela, ce sont les archives vidéos de lui que j'ai pu visionner (ce qui est sans doute ton cas également): et la il faut se rendre à l'évidence, le gars a juste marché sur tout le monde en Europe, comme s'il était en avance. Et puis nombre d'anciens immenses joueurs le considère comme une des référence, ce qui n'est certainement pas parole d'evangile, mais peut quand même donner une certaine indication sur le bonhomme
Allez sur ce continues d'apporter ta contribution sur ce classement, que je continue à découvrir tous les jours un paquet de chose sur le foot uruguayen . Et pour cela, merci
Plus que des extraits d'archives, il y a quand même quelques matchs entiers en ligne le concernant, c'est toujours mieux que rien:

http://footballia.net/players/alfredo-s … ano-laulhe
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
NOOOOONNNNNNN !!!!!!

Mais qu'est-ce que c'est que ce site ?! C'est une dinguerie ! Dip, je t'aime mec (même si tu viens probablement de saccager ma vie sociale pour les mois à venir).
el.maestro Niveau : DHR
considèrent*
mes excuses, je viens juste de me relire !
Ahah, bienvenue au club, ça m'a déjà ruiné ma vie sociale (ma femme ne veut plus entendre parler de ce site). Par contre profites-en vite parce que je sens qu'à un moment ou un autre l'UEFA et la FIFA vont leur tomber dessus.

Je dois pas être le seul à le connaître ici :)
18 réponses à ce commentaire.
Tu fréquentes les beaux quartiers amigo...Recoleta, rien que ça! Speroni a ouvert un resto à Londres il me semble, un bon gardien qui avait fait une très honnête carrière à Dundee -où j'ai longtemps habité après les 'événements' des années noires- et ensuite en Angleterre. Suis de retour sur Núñez et Palermo pour l'hiver, rien de mieux qu'un peu de soleil et de chaleur...

On ne va pas parler des résultats de Platense qui ne sont pas très brillants...ni de River (qui mise toute sa saison sur une seule compétition avec tous les aléas que cela comporte), l'équipe ne semblant pas savoir comment garder un résultat ces derniers temps.

On verra où se situe Moreno (beaucoup le considèrent encore comme le plus grand joueur argentin de tous les temps)...Corbatta aurait également été assez drôle à évoquer, un joueur SoFootien dans toute sa splendeur.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Moreno, pour moi c'est top 10 incontesté au niveau continental !
Et oui, un Corbatta, qui fit d'ailleurs partie de la fameuse Albiceleste des Carasucias en 57, aurait bien mérité une petite place (mais je pense qu'il n'y sera pas)...
Est ce que Houseman y est? Parce que si tu mets Houseman, tu mets aussi Corbatta.
Concernant Moreno, pas mal de gens le placent au dessus de Maradona mais bon pour le coup on ne saura jamais s'il était aussi bon ou pas.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Je n'ai pas vu Houseman encore et j'ai bien peur qu'il soit absent, ce qui pour moi serait un oubli majeur (car il aura été marquant aussi bien côté football que par sa vie rocambolesque) !
Quant à Moreno, en terme de niveau à proprement parler, je peux difficilement juger... Disons que ce qu'a fait Maradona au Mondial 86 suffit pour moi à le placer au firmament du football argentin. Néanmoins je placerais quand même Moreno dans le top 3 Argentine.
Oui Moreno est sûrement dans le Top 3/Top 5 argentin.
Je ne sais pas non plus si Antonio Sastre est déjà passé dans le classement, ou s'il sera purement et simplement zappé (ce qui serait une anomalie).

Un truc qui pourrait t'intéresser si tu n'es pas encore tombé dessus, un top argentin (forcément subjectif mais assez bien fait je trouve, l'auteur a aussi fait un top brésilien, uruguayen chilien, péruvien... sur son blog):

http://glavisted.blogspot.fr/2012/10/se … ntina.html

Enjoy! :)
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Merci, joli top !
Et tu as raison concernant Sastre, je ne l'ai pas vu passer et je crois qu'il n'y sera pas malheureusement... On parlera des absents à la fin de ce top, je me suis fait ma petite liste perso, je pourrai comparer à ce moment-là.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  20:10  //  Aficionado del Uruguay
Oh tu sais, je m'y suis rendu par pur hasard...

Les résultats de Platense et de River, on en reparlera une autre fois, d'autant que je ne peut pas trop fanfaronner avec ce qui se passe actuellement à Peñarol...


A l'actif de SoFoot, ils ont parler de Piendibene, à une place indigne certes, mais quand même...
Il y'a peut-être de l'espoir pour Corbatta ou Moreno, qui sait, croisons les doigts...
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Malheureusement mais je pense que Corbatta n'y sera pas (tout comme Grillo, Maschio, Angelillo, Cruz et d'autres)... Pour la bonne et simple raison qu'aussi talentueux ait-il été, je l'imagine mal devant Pedernera ou Labruna. Mais je peux me tromper, sait-on jamais...
Quant à Moreno, je pense en revanche qu'il sera cité, enfin je n'ose pas imaginer le contraire. Il est tout simplement incontournable (comme d'autres en effet mais lui particulièrement) !
7 réponses à ce commentaire.
Georgesleserpent 2.0 Niveau : Ligue 2
@Alegria
Oh, on va se calmer, certes les méthodes de Benito ont été peut être un poil (mais pas plus) cavalières, mais, euh.... disons qu'il y a prescription.
Note : 1
Surtout qu'il faudrait que quelques autres rendent leurs étoiles.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Ahaha ! Tu sais bien que je taquine mon Giorgio ! Je me fous du nombre d'étoiles sur les maillots.

Mais quand même, cette diaspora (rafle ?) en Amérique du Sud couplée à l’Anschluss et ses conséquences sur le football Autrichien et Tchécoslovaque de l'époque ont considérablement faussé la donne.

Enfin, c'est tellement un détail le foot au regard de l'Histoire. T'as raison, laissons ça derrière nous.

(plaisir de te recroiser, vieille canaille)
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  20:58  //  Aficionado del Uruguay
Une rafle, on peut dire ça oui...

La coupe du Monde 1934 est la premiére ou des interets autres que footbalistique ont pris le pas, c'est sur...
Georgesleserpent 2.0 Niveau : Ligue 2
Eheh bien sûr !

Après, sérieusement, malgré toute ma mauvaise foi concernant le foot italien, je suis pas dingue au point de nier les pratiques honteuses de Benito lors de cette fameuse CDM. C'était quand même un régime qu'on pourrait qualifier, par amour pour l'euphemisme, d'un peu borderline.
Par contre, 82 n'a pas été volée !!

Plaisir partagé l'ami, je constate avec plaisir que tu te fais plus présent ces derniers temps, de même que notre ami Peñarol, vous constituez un sacré bol d'air frais après la recrudescence de commentateurs pénibles (pour rester poli) qu'on se tape sur le site dernièrement.
FredAstaire Niveau : DHR
La première d'une longue série: 38, 54, 66,78 d'autres?
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Tout à fait, l'Italie a bien mérité ses CDM 82 et 2006 (contrairement à ce qu'aiment raconter certains Français ^^) ! Pour 38 j'ai du mal à me faire une idée, en revanche c'est vrai que celle de 34 a été obtenue dans des circonstances plutôt troubles...
Mais bon, globalement la Nazionale a bien mérité ses quatre étoiles quand on pense à d'autres années où elle aurait pu l'emporter : je pense à 78 où elle avait l'une des meilleures équipes du tournoi, ou à 94, à un penalty de Baggio près... En revanche, en 70, même avec Rivera et Mazzola alignés en même temps, je ne pense pas qu'elle aurait pu gagner. Le Brésil était beaucoup trop fort !
Si les zones d'ombre ont toujours plané sur 1934; par contre, j'ai rarement compris celles que l'on déploie régulièrement sur le succès de 1938 en France. Quant'aux coupes du monde que l'Italie aurait pu gagner, j'ajouterais 1990 où la sortie ratée de Zenga en demie contre l'Argentine, a privé la nazionale d'une finale à domicile. Ce revers m'a fait nettement plus mal, à l'époque, que la défaite de 1994 aux tirs au but; retenant l'équipe de Vicini plus complète et plus forte que celle de Sacchi qui était vraiment dépendante de Roberto Baggio.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
38 ne souffre aucune contestation, malgré les nombreux forfaits (notamment l'Argentine, l'Uruguay et dans une moindre mesure l'Autriche).

La vérité, c'est que la demie Brésil-Italie était une finale avant l'heure (la Hongrie étant encore alors un peu tendre malgré un Zsengellér en feu), et que le Brésil fut contraint de disputer 3 matchs en 5 jours (contre 2 pour l'Italie).

Ce quart de final contre la grande Tchécoslovaquie (match nul, à rejouer 2 jours plus tard) fut une authentique boucherie. Plánička, le génial portier tchécoslovaque se fera défoncer la clavicule (ce sera d'ailleurs son dernier match international), et Leônidas sortira lui aussi sur blessure, ce qui ne l'empêchera pas de participer au match 2 jours après.

Mais il est évident que cette succession de match et sa blessure sont les principales raisons qui ont poussé Pimenta à ne pas titulariser Leônidas contre l'Italie (contrairement à certaines versions qui parlent "d'excès de confiance").

Mais franchement, même avec le Diamant Noir, impossible d'affirmer que ce Brésil aurait pu disposer des italiens (Meazza, Ferrari, Colaussi et Piola en feu, ça te pose une attaque).
FredAstaire Niveau : DHR
Effectivement,38 ne fait pas partie des CDM sujettes à caution (c'est un euphémisme).
1938 était d'autant plus difficile à truquer pour Mussolini que les rapports entre la France organisatrice et l'Italie étaient des plus tendus.
Beaucoup d'immigrés avaient fui le fascisme et la Nazionale se faisait siffler partout, plus particulièrement à Marseille où la diaspora était la plus forte.
10 réponses à ce commentaire.
Ah ouais quand même! Labruna (20 ans de carrière à River, 2e meilleur buteur du championnat d'Argentine à 2 buts d'Erico) et Pedernera le maestro de la máquina derrière Neymar, mais bon sang qu'est ce qu'il a accompli le Neymar jusqu'ici pour être dans ce classement? (Par principe, tout joueur actif ne devrait pas pris en compte dans un classement de ce type). Rien que son match d'hier soir était à gerber.
Et donc Chilavert devant Mazurkiewicz et Gilmar.... OK.
J'aurai vu Zanetti plus haut dans ce classement... Quelle classe quand même.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
C'est marrant comment pour certains joueurs, le mot "classe" vient instantanément à l'esprit : Zanetti, Redondo, Rui Costa, Pirlo, Nesta, Socrates, Zico, Riquelme, Maldini, Francescoli, Laudrup, Bergkamp, Valeron...
1 réponse à ce commentaire.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  18:22  //  Aficionado del Uruguay
Note : 2
Bon, et sinon, Leônidas Da Silva...

Comme un nombre relativement important de sud-américain, je suis d'origine syrienne du côté paternel.

Mon grand-pére s'installa en Amerique du Sud à la fin des années 20, pour fuir les persécutions de l'administration française en Syrie aprés la grande révolte de 1925. Il s'installa donc à São Paulo d'abord, ou la communauté Arabo-chrétienne du Liban et de Syrie était (et est toujours) trés nombreuse et dont le rôle social et économique était trés important dans la cité Paulista des années 30.

Cette communauté principalement commercante financait, direct ou indirectemment pas mal de clubs de la ville, dont le célébre Sao Paulo CF. Ce qui valut par exemple au président de l'époque de se rétracter au moment ou Gyulia Mandi devait rejoindre le club à cause de ses idéaux sionistes, de peur de perdre les puissants soutiens financier du club...

Leônidas joua donc toute une saison dans le club de la communauté, le Sirío e Libanês CF, club que mon grand-pére allait donc souvent voir jouer face aux meilleurs équipes Paulista de l'époque.

Il sortait clairement du lot des joueurs de l'époque (et il y'avait de sacrées clients: les Friedenreich, Neco, Barbosa...).

Je ne vous décrit donc pas l'état de joie dans lequel il fut lorsqu'il apprit qu'a peine un an aprés son enménagement définitif à Montevideo, Leônidas signa à Peñarol...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Bon sang, c'est pour ça que je suis content de te retrouver l'ami. Merci de partager ça avec nous.
FredAstaire Niveau : DHR
On jubile devant tant de connaissances et d'anecdotes; on attend juste que le bon Alain Proviste revienne du boulot pour entrer dans la danse.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
héhé pour l'instant je suis encore au taf donc je dois me contenter de quelques remarques succintes. ;)
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Tout pareil que l'ami Alegria, ton retour est justement apprécié, hermano !
4 réponses à ce commentaire.
En tous cas Chilavert a marqué tous ceux qui étaient enfants en 1998... On avait une peur bleue d'aller aux penaltys.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Zizinho, au vu des émotions qu'il était capable de procurer, c'est quand même le patronyme le plus ironique de l'histoire du foot.
ça me penser à un truc: https://images-na.ssl-images-amazon.com … L1500_.jpg
Si tu ne connais pas, je te le conseille. Il y a un DVD bonus (qui à lui seul justifie l'achat du coffret) avec des (longues) interviews de Zizinho, Tostao, Pamplona, Zezé & Aymoré Moreira, Didi, Nilton Santos, Bellini, Pelé, Zico etc Faut voir les vieux parler du ballon rond, ça vaut le détour! (Notamment Zizinho et Didi).
Je vais me l'acheter je pense. Il est pas cher.
Ouais, chui deg', j'ai dû le payer 3 à 4 fois le prix actuel à lépoque! :)
La trilogie de docs est plutôt axée sur l'histoire de 3 jeunes qui veulent percer : un doc sur la système de détection des clubs et les jeunes qui tentent leur chance, avec des agents qui leur font miroiter n'importe quoi aussi, beaucoup de désillusions dans le lot (doc assez dur sur la réalité sociale dans le pays), 2e doc sur un jeune qui a réussi a surpasser tout ça et qui est jeune pro au Flamengo (c'est pas tous les jours rose avec les instabilités au niveau de la direction des clubs brésiliens et sudam en général mais au moins il est pro) et 3e doc sur une vieille gloire (Paulo César Lima/Caju, champion du monde 70 et bien connu du côté de l'OM) qui raconte l'après football et la gestion (financière) de la vie de tous les jour. + le DVD bonus des itw qui est vraiment une perle.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Merci pour le conseil, je connaissais pas mais je vais sans doute essayer de me le procurer aussi.
Excusez-moi pour les fôtes, je ne me suis pas relu.
Les docs vous plairont bien je pense, ils sont dans la pure tendance so-footienne.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  21:00  //  Aficionado del Uruguay
Tu est sudam, Dip ?
Non mais je porte un intérêt particulier à ce continent, sa culture et donc son football inévitablement!
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Héhé bienvenue au club Dip ! ;)
Next step: Petit séjour en Argentine :)
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Génial, je vais commander ça à O papá natal avant qu'Algiers ne me pique le dernier exemplaire ! Merci, entre ça et ton site de full matchs, c'est Noël avant l'heure grâce à toi !
Le forum est fait pour ça :)
11 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Très belle fournée encore, malgré quelques bizarreries du classement... Je sais, j'avais promis de ne plus m'en plaindre mais là, je peux pas m'empêcher de les relever. Comme pour quelques joueurs de la dizaine précédente, j'imaginais Labruna, Zizinho, Leonidas et surtout Pedernera bien plus haut !

- Pedernera donc : je l'avais mis dans mon top 20 perso alors 49e, ça me choque autant que Tostao 56e ! On parle là d'"El Maestro", l'un des plus grands joueurs de l'histoire du football argentin, l'idole de Di Stefano et le stratège et cerveau de la mythique Maquina de River ! Aussi fin, élégant et technique que buteur impitoyable. Pour vous rattraper, j'espère que vous mettrez Moreno dans le top 10 (en tout cas minimum dans les 15/20)...

- Labruna : "l'Eternel", le serial buteur de la Maquina, le plus grand buteur de l'histoire de River (pour le championnat argentin tout court, je sais plus si c'est lui ou Arsenio Erico)... Une autre légende argentine, aussi bien comme joueur que comme coach !

- Zizinho : considéré comme le plus grand joueur brésilien de la génération pré-Garrincha/Didi/Pelé, ce qui veut tout dire ! Nul doute que s'il avait remporté la CDM 1950 (que le Brésil avait survolé avant la défaite face à l'Uruguay), on en parlerait comme l'égal de ses successeurs. C'est sans doute cette absence de titre mondial qui explique son relatif manque de notoriété en Europe. Immense joueur, sans doute l'un des plus sous-cotés de l'histoire du football !

- Leonidas : l'une des premières stars du football mondial, l'un des premiers joueurs à avoir incarner au niveau national le mythe du joueur brésilien génial et funambule. Comme Zizinho 12 ans plus tard, il aura pâti de la défaite brésilienne face à l'Italie en 38...

- Luis Cubilla : énorme joueur de la Céleste des années 60-70, qui aura surtout réussi la prouesse de devenir une légende des deux frères ennemis de Montevideo, empilant championnat, Libertores et Coupes Intercontinentales aussi bien à Penarol qu'au Nacional... ce qui n'est pas un mince exploit !

- Zanetti : classe, élégance, excellence, fidélité... Pas grand chose à rajouter, respect éternel !

- Chilavert : sa place me semble assez justifiée, pour moi dans le top 5 des plus grands gardiens sud-américains de l'histoire (avec Fillol, Mazurkiewicz, Carrizo, Gilmar). Outre ses grosses performances avec la sélection du Paraguay et le grand Velez des 90's, le plus notable était son immense leadership et son charisme ! Quand on parle de leader de défense et de crainte inspirée aux attaquants adverses, Chilavert se posait là !

- Neymar : j'ai vraiment du mal à le classer dans ce top, comme pour tous les joueurs encore en activité. D'un côté, sa capacité à tirer vers le haut la Seleçao et son nombre de buts en sélection hallucinant pour son jeune âge me font dire qu'il ne vole pas sa place dans le top 50. De l'autre, j'ai quand même du mal à le trouver plus marquant à l'instant T qu'un Pedernera ou des Tostao et Nilton Santos pour rester sur les Brésiliens (peut-être le sera-t-il en fin de carrière mais là, ça me semble prématuré)...
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Correction pour Leonidas : je voulais dire au niveau international, pas national.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Je me rends compte que j'ai omis de mentionner Oscar Ruggeri, excellent défenseur de l'Argentine 86, de Boca, River et Velez (du Real aussi mais son passage en Liga m'a moins marqué), très bon dans les duels (fallait se lever de bonne heure pour le passer)... Je l'aurais mis dans un top 100 sudam sans hésiter mais pour le coup, lui me semble classé un peu trop haut.
Oui, il est trop haut (c'est ce que j'ai pensé aussi en voyant l'article).
Ruggeri était bon au marquage et dans le jeu aérien et un vrai leader aussi, techniquement c'était un peu limité quand même.
3 réponses à ce commentaire.
J'avais déjà dit peu ou prou la même chose dans les classements européens, mais mélanger les joueurs d'époques révolues et les artistes actuels me laisse perplexe.

Neymar a, espérons-le, encore plus d'une dizaine d'années de scénario à fignoler. Cet espace de temps pourra à la fois le faire passer devant la plupart des joueurs que nous citons comme lui faire perdre son crédit actuel.
Ce classement est alors forcément injuste pour lui s'il casse tout par la suite et pour les autres s'il devient un nouvel espoir déchu (bien que je n'y crois pas).

C'est d'autant plus injuste que de nombreuses personnes citent ici son match d'hier dans la balance : les mauvaises performances de Tostao, Maradona, Zico ou Leonidas se sont diluées avec le temps, diluées dans les images et récits intemporels qu'ils nous laissent si gentiment. Neymar n'a pas cet avantage et tout le monde se rappelle de manière précise de ses dribbles ratés alors qu'il faut surtout prendre en compte sa Coupe du Monde 2014 qui est déjà historique (si, si, je vous l'assure) pour être en phase avec ce classement.

Tout ça pour dire que ça n'arrange ni Neymar, ni ses contemporains, ni les autres.

Cela dit, il existe chez moi une sorte de jouissance à voir le nom de ce grand de notre époque être associé à ces joueurs, ces équipes qui font maintenant partie de la légende. Ce genre de classement est le seul moyen de faire rencontrer ces époques qui ne devraient pas être compartimentées dans nos coeurs.
C'est comme lorsqu'on peut faire jouer Pelé et Maradona en même temps dans un jeu vidéo, c'est un peu une revanche sur la vie, sur le temps, sur l'histoire.

On devrait pas nous en priver.
Par ailleurs, plus le temps passe, plus je trouve cette Coupe du Monde 2014 digne et charismatique.

Mais je m'égare.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Assez d'accord sur le fond, c'est bien pour ça que des joueurs en activité ne devraient pas figurer dans ce genre de top (ou alors des joueurs en fin de carrière)...
2 réponses à ce commentaire.
Note : 2
Quand je pense à Zanetti, je me rappelle de sa joie toute chérubine après son but contre l'Angleterre à Saint-Etienne en 1998.

https://www.youtube.com/watch?v=zdSgyZC … sdreydbara

Je me souviens particulièrement de ce but car il changea à jamais ma vision du football : c'est la première fois que je compris que ce sport peut être joué avec de l'imagination et de la poésie.
Je me souviens de ma joie d'enfant sautillant dans la chambre de mes parents à la vue de ce but. Une joie confuse en ayant l'impression d'avoir assisté à quelque chose d'unique et de grandiose.

Petit, c'était mon but préféré du Mondial et je me délectais de sa présence dans les TOP de la compétition. Je n'avais d'yeux que pour ce subterfuge et le but d'Owen, qui avait marqué bien plus de gens, me paraissait être une vaste mascarade à côté de l'ingéniosité argentine.

Il y a une dernière chose qui me marqua dans ce but : dans sa joie, Zanetti montra sa cuisse gauche. Lui-même était surpris d'avoir réussi à marquer du gauche - j'apprendrai en grandissant qu'il n'était pas un grand buteur, mais après ce but le petit enfant que j'étais l'attendait au tournant.

PS : c'est passionnant de vous lire, j'aimerais tellement échanger sur l'ancien temps mais mes connaissances sont rudimentaires comparées aux vôtres.
Comme ma maman m'a toujours dit : "ne parle que quand tu penses avoir quelque chose à apporter. Sinon FTG"

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